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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:00

 

 

     Dans le droit fil de mes précédentes interventions consacrées à différents animaux de l'Égypte antique tout à la fois révérés et sacrifiés, - la légitimation de semblables cruautés consistant à "transformer" ces pauvres bêtes en ennemis désireux d'attenter au bon ordre de la société tout entière ; rappelez-vous l'oryx ! -, je voudrais, avec vous amis visiteurs, aborder ce matin la raison de la présence de bovins dans l'iconologie de l'offrande alimentaire.

 

N 1393

(Louvre - Fragment Chapelle d'Ounsou N 1393 - © Photo RMN / Les frères Chuzeville) 

 

 

    Et pour ce faire, vous inviter à (re)lire un ancien article datant du 10 mars  2012.

 

     Avant d'envisager avec vous la représentation dans un futur proche de l'apport de produits spécifiques ne ressortissant plus au domaine de la nourriture, j'aimerais aujourd'hui, devant la vitrine 4 ² de la salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre exposant une quarantaine de fragments peints provenant du mastaba de Metchetchi,  poursuivre l'évocation d'offrandes au défunt semblables à celles que nous avons rencontrées, le 28 février dernier, évoluant toujours vers la droite ; c'est-à-dire, souvenez-vous, faisant partie des registres du mur sud de la pièce. 

 

     Permettez-moi de simplement rappeler que cette convention quant à la direction empruntée par ces défilés de serviteurs du ka était tributaire du fait que, sur le mur du fond, à l'ouest donc, c'est-à-dire là où se situait l'empire des morts, étaient gravées les stèles fausses-portes au pied desquelles certains membres de la famille se devaient de déposer les offrandes alimentaires sur une pierre destinée à cet effet.

 

     Et dans le droit fil de ce rendez-vous que nous eûmes précédemment pour expliquer les différentes manières de sacrifier un oryx, j'escompte, dans un premier temps, évoquer ce nouvel éclat de 15 cm de hauteur et 23 de long, (E 25535), malheureusement fort endommagé, dont nous devons le cliché à l'excellence de SAS, (Merci Madame),

 

 

47.-Fragment-E-25535--SAS-.jpg

 

 

et qui, manifestement, devrait éveiller en vous quelques souvenirs, récents ou plus anciens.

 

     Si d'une main, cet homme agrippe deux ou trois canards, c'est surtout de ce qu'il tient de l'autre qu'il m'intéressera dès ce matin de vous entretenir : vous distinguerez en effet qu'il porte une patte de boeuf. Comme celle, rappelez-vous, qu'un peu plus avant dans cette même vitrine, nous avions entraperçue chez un autre serviteur se dirigeant quant à lui vers la gauche, précédant son collègue portant un vase de sang. 

 

 

Fragments E 25530 et E 25536 (2009)

 

 

     Comme aussi, en la précédente salle 4, dans la chapelle funéraire du mastaba d'Akhethetep que nous avions visitée en octobre 2008.

 

 

Akhethetep.jpg

 

 

     Ce geste d'emporter le khepechpièce de choix, selon ce qu'affirment les textes, faisait partie intégrante d'une thématique iconographique récurrente au niveau des reliefs et des peintures funéraires : nous en avions vu un autre exemple en décembre 2008 dans la chapelle d'Ounsou, toujours en salle 4, au registre supérieur du fragment (N 1393) :

 

 

N-1393.jpg

 

 

il s'agit de ce que les égyptologues ont pris l'habitude de nommer scène de boucherie.

 

     Même si, à plusieurs reprises, les animaux vivant en hordes sauvages aux marges du désert firent l'objet de sacrifices - je pense à la gazelle, à l'antilope et surtout à l'oryx -, force est de reconnaître que, pour la plus grande majorité de ces figurations, ce fut celui du boeuf - animal apparemment le plus consommé par les classes aisées de la société -, que les artistes égyptiens nous donnèrent à voir.

 

     Semblables représentations, il faut le savoir, générèrent naguère cette antienne que tant je décrie : l'art égyptien ne serait qu'accumulation de poncifs. Que triste monotonie. Qu'insupportable tautologie !

 

     Faisons fi, une fois pour toutes, de ces exaspérants clichés dans le chef de certains critiques et abordons sans plus tarder le sujet précis pour lequel j'ai souhaité la petite introduction d'aujourd'hui.

 

     Mon propos, vous le constaterez, ne portera pas sur les différentes races de bovidés que connut l'Égypte dans la mesure où, en mai 2009 déjà, je vous en avais succinctement proposé une nomenclature - qu'il serait peut-être intéressant de vous remettre en mémoire. Aussi, me contenterai-je de simplement signaler que, le plus souvent, ce fut le boeuf ioua, engraissé en étables pour la circonstance, qui eut l'honneur de cet abattage frappé au coin du rituel ; le nega, boeuf des prairies, plus farouche, plus maigre aussi - ceci pouvant expliquer cela -, fut quant à lui bien plus rarement choisi. 

 

     Après de nombreuses années, les égyptologues ne se sont toujours pas accordés pour déterminer avec certitude si ces scènes de dépeçage rendent compte de ce qui se passait couramment dans les domaines d'un Ty, d'un Mererouka, d'un Metchetchi ou s'il s'agit d'un sacrifice ponctuel, c'est-à-dire effectué lors de l'enterrement du maître, voire à une quelconque date anniversaire commémorant son souvenir.

 

     Quoi qu'il en soit, leur récurrence au bas des parois des chapelles funéraires, l'abondance des détails qui les distinguent les unes des autres, tous ces signes prouvant l'importance qui leur était accordée appellent d'évidence quelques approfondissements bienvenus.

 

     Raison pour laquelle, amis lecteurs, il m'agréerait que nous nous revoyions ici dans quelques jours pour autant qu'une nouvelle évocation de sacrifices sanglants ne vous rebute pas trop ...     

 

 

 

(Vandier : 1969, 128-85 ; Ziegler : 1990, 134)

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Publié par Richard LEJEUNE - dans L'Égypte en France
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 00:00

 

 

     Je vous l'avais promis lors de notre précédente rencontre, amis visiteurs : en prenant prétexte de ces petits modèles de boeuf (AF 9169 A-B-C) que vous croiserez à l'exposition du Louvre-Lens si vous vous y rendez d'ici au 9 mars prochain,

 

 

AF-9-169.jpg

 

 

vous allez faire plus ample connaissance ce matin avec les différentes races de bovidés que connurent les Égyptiens de l'Antiquité.

 

     Il vous suffira pour cela de cliquer sur ce lien vous conduisant à une étude que je leur avais consacrée le 19 mai 2009.

 

     Excellente lecture à toutes et à tous.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:48
MON "NOUVEAU" BLOG ...

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En milieu de matinée, devant mon refus récurrent d'obtempérer aux injonctions des administrateurs d'Overblog de migrer vers leur nouvelle version, il m'a été indiqué par courriel qu'ils fermaient momentanément l'accès à mon blog aux fins de leur permettre de procéder eux-mêmes à ce transfert.

Découverte faite de leur travail terminé, je m'aperçois qu'à l'exception de quelques photos que je pourrai sans difficulté aucune retrouver là où j'avais pris la précaution de les y stocker, cette nouvelle version ne m'apparaît pas de prime abord très différente de la précédente. Ainsi, il semblerait qu'ils aient tenu leur promesse matinale de faire en sorte que je ne sois pas dépaysé par rapport à mon environnement habituel.

Depuis deux heures heures maintenant, je visite et m'initie aux possibilités que cette version me propose pour continuer à m'exprimer comme avant. Je m'aperçois, notamment, - détail, m'objecterez-vous - , que je ne trouve pas la méthode qui me permettait d'aligner mon texte à gauche comme à droite, de manière à lui donner un plus bel aspect.
Mais grâce à de nouvelles explorations et beaucoup de patience, je pourrai probablement y remédier dans les prochaines heures ou prochains jours ...

Si, comme avant, amis visiteurs, vous recevez notification de la parution de cet article, auriez-vous l'amabilité de me le faire savoir

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Publié par Richard LEJEUNE
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 00:00

 

     Le 12 février dernier, avant de prendre congé de vous, amis visiteurs, aux fins de me réserver une semaine d'effervescenceS - celle d'un peu de carnaval et celle, nettement plus ambrosiaque, de délicieuses dégustations rémoises ; d'où ce pluriel accentué à "effervescence" qui n'était évidemment en rien une erreur orthographique ou une faute de frappe ! -, nous "abondonnions " à son bien triste sort un petit veau que nous avions croisé à l'exposition du Louvre-Lens, lové sur les frêles épaules d'un jeune moscophore égyptien.

 

     Délaissant l'esprit du vin, il me siérait, à partir d'aujourd'hui, de reprendre celui de nos précédents rendez-vous et d'évoquer pour vous la famille de ce tout jeune animal en portant, dans un premier temps, l'éclairage sur le travail essentiel que l'Égypte antique agricole attendait d'un bovidé ; puis, dans un deuxième temps, de brosser un tableau général des différentes races de bovins qu'elle connut.

 

     Premier volet, donc : ce modèle (E 27069) à Lens jusqu'au 9 mars prochain 

 

Labours-E-27069.jpg

 

 

mais que nous avions déjà admiré le 29 septembre 2009 dans la vitrine 11 de la salle 4 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, à Paris.

 

     Raison pour laquelle je vous invite à cliquer sur mes propos d'alors.

  

     Je vous en  souhaite excellente (re) lecture.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 00:00

 

     Mais où donc se rend ce jeune Égyptien, un petit veau sur les épaules ?

 

E-14-721.jpg

 

 

     C'est ce que vous découvrirez, amis visiteurs, en (re)lisant la seconde des deux interventions qu'à l'automne 2009 j'avais dédiées au moscophore du Louvre, présent à Lens jusqu'au 9 mars prochain.

 

     Voici le lien vers l'article qui répondra à votre questionnement : je vous en souhaite une très bonne lecture.

 

     Excellente semaine de congé de carnaval à toutes et à tous ; nous nous retrouverons le lundi 23 février ...

 

     

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 00:00

 

     " Veau, vache, cochon, couvée ... " : ils ont tous entrepris le voyage du Louvre à Lens !

 

 

Louvre-Lens---Hall-d-entree--20-10-2014--188.jpg

 

     Ce matin, amis visiteurs, je voudrais entamer avec vous la (re)lecture de la première des deux interventions de l'automne 2009 sur mon blog dédiées à un jeune porteur de veau, à un moscophore (E 14721) que bien avant les Grecs, l'art égyptien immortalisa.  

 

      Voici le lien vers l'article, sur lequel il vous suffira de cliquer ...

 

     Je vous en souhaite une excellente lecture.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 00:00

 

     Nous voici arrivés, amis visiteurs, au terme de nos quatre rendez-vous dédiés à l'étude de l'oryx en Égypte antique.

 

     Souvenez-vous que cette série de publications, après celles concernant les chiens et les chats, n'a d'autre raison d'être que vous permettre de relire d'anciens articles que je mets en rapport avec l'exposition  "Des animaux et des pharaons" présentée actuellement, - et jusqu'au 9 mars -, au Louvre-Lens, dans laquelle vous pourrez admirer cette très belle cuillère à offrandes E 3217.   


 

Oryx---Louvre-E-3217--c-Ch.-Decamps-.jpg

(Louvre - E 3217 (© Ch. Décamps)

 

 

     Cette ultime intervention escompte vous expliquer les motifs invoqués par les ritualistes égyptiens antiques aux fins de se débarrasser de semblable animal, considéré comme néfaste.

 

     S'il vous intéresse d'appréhender ces raisons, cliquez simplement sur ce lien.

 

     Excellente lecture à toutes et à tous.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 00:00

 

 

     Pénultième volet de l'étude que, voici trois ans, je consacrai à l'oryx en Égypte antique. Si de connaître les différentes possibilités mises en oeuvre par les officiants ritualistes pour le sacrifier vous intéresse, amis visiteurs, il vous suffira de cliquer sur ce lien.

 

 

Esna - Sacrifice oryx - Façade Est

(Temple d'Esna - © Martine)

 

 


Excellente lecture à toutes et à tous.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 00:00

 

     Avant-hier, amis visiteurs, j'ai souhaité vous faire (re)découvrir le premier d'une série de quatre articles parus voici exactement trois ans, dédiés à cet animal peu commun qu'était l'oryx dont plusieurs représentations figuraient au sein même des fragments peints arrachés au mastaba de Metchetchi sur lesquels, à l'époque, j'attirais votre attention, morceaux de parois que l'on peut toujours admirer dans la grande vitrine 4b de la salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre.

 

 

(Paris) 101

 

 

     C'est parce que l'exposition actuellement en cours au Louvre-Lens mettant en scène le bestiaire égyptien donne à voir au moins deux cuillères à offrandes qui épousent les formes de ce gracile animal que j'ai choisi de rééditer certaines de mes interventions d'alors et, ce matin, de vous en proposer une deuxième, qui explique les raisons pour lesquelles il apparaît dans des scènes funéraires.

 

     En voici le lien.

 

     Excellente lecture à toutes et à tous.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 00:00

 

 

     Cette série de rééditions d'anciens articles rencontrant incontestablement un vif succès sur mes pages Facebook, - d'après les statistiques communiquées par Overblog, EgyptoMusée a en effet enregistré les chiffres, "record" pour ce qui me concerne, de 12 493 pages vues et 6 148 visiteurs pour ce seul mois de janvier ; immense merci à tous ! -, j'ai jugé opportun, amis visiteurs, de la poursuivre, à tout le moins jusqu'au 9 mars prochain, date à laquelle se clôture la remarquable exposition du Musée du Louvre-Lens à laquelle, d'une manière tout à fait personnelle, je rends ici un petit hommage.

 

     Ainsi, après avoir les semaines dernières longuement évoqué les animaux familiers, voire domestiqués, ai-je choisi d'entamer février par quatre rencontres avec un herbivore peu connu parce qu'absent sous nos latitudes, mais qui, en Égypte antique, fit partie intégrante de certains rites cultuels aux fins d'exorciser le Mal : il s'agit de l'oryx, superbement représenté au Louvre, entre autres, par cette cuillère à offrandes E 3678. 

 

 

 E-3678--c-Ch.-Decamps-.jpg

  (Louvre E 3678 - © Ch. Décamps)

 

 

 

 

     Si d'aventure, cette nouvelle thématique vous intéresse, je vous convie à re(lire) la première des quatre interventions que, voici trois ans déjà, je lui consacrai.


 

     Pour ce faire, il vous faut simplement cliquer sur le présent lien.   

 

 

     Excellente lecture à toutes et à tous.

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  • : Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
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