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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 00:00

 

 

     

     "Tout autant qu'il travaille la présentation formelle de ses tableaux-dans-le-tableau, Vermeer en manipule la fonction symbolique. En économisant à l'extrême les moyens de la représentation, il en renforce l'effet visuel au sein de la toile. Ses tableaux-dans-le tableau ont une présence manifeste, parfois plus insistante que chez ses contemporains, et la force de cette présence accentue le sentiment du sens moral ou "emblématique" dont ils investissent la toile. Mais ce sens demeure souvent incertain, insaisissable. Tout se passe comme si Vermeer faisait jouer le motif courant du tableau-dans-le-tableau de façon à la fois à faire entendre qu'il y a "du sens" et à interdire toute prise claire et distincte de ce sens."     

 

 

 

 

     Daniel ARASSE

L'ambition de Vermeer

 

Paris, Éditions Klincksieck, 2016

p. 50

 

 

     La semaine dernière, amis visiteurs, je vous avais annoncé définitivement clos le dossier des cuillères dites "à la nageuse".

 

     Puis, ces derniers jours, plongé tout à la fois dans le superbe catalogue de l'exposition Vermeer et les Maîtres de la peinture de genre qui vient de fermer ses portes à Paris, ainsi que, en parallèle, dans l'excellent ouvrage que l'historien de l'art Daniel Arasse avait voici un quart de siècle précisément consacré au "Sphinx de Delft", et dont sciemment j'ai repris ce matin en guise d'exergue un extrait, je me suis souvenu d'un article paru à l'automne 2011 dans la revue trimestrielle Égypte, Afrique & Orient, n° 63, publiée alors par le Centre d'égyptologie avignonnais, auquel sur mon blog j'ai déjà fait allusion, et dans lequel l'égyptologue belge Nadine Cherpion proposait une très intéressante réflexion sur La danseuse de Deir el-Médîna et les prétendus "lits clos" du village, au sein de laquelle, magistralement, elle décode quelques-uns des symboles sexuels ou érotiques qui font florès, vous ne l'ignorez plus maintenant je l'espère, dans l'art de l'Égypte antique.

 

     Et pour ce faire, d'y avancer de pénétrants développements comparatifs avec des peintures d'artistes de ce qu'il est convenu d'appeler l' "École du Nord", notamment Johannes Vermeer et ses jeunes femmes jouant du virginal

 

     (Permettez-moi de rappeler qu'il vous suffit de cliquer sur les termes écrits en rouge pour, dans mes articles, être toujours dirigés soit vers un texte plus ancien, soit vers une explication ou vers une illustration qui s'y réfère, - comme ce sera fréquemment le cas aujourd'hui avec les tableaux des peintres que nous aborderons.) 

 

 

     Parmi de nombreux et divers documents présents dans l'art égyptien évoqués par Madame Cherpion aux fins d'étayer son propos, vous ne serez nullement étonné que l'un d'eux retienne plus spécifiquement mon attention ce matin puisqu'il s'agit d'une cuillère dite "à la nageuse" que j'avais eu l'heur d'admirer à Paris, au printemps 1993, à l'exposition dédiée à Aménophis III, le Pharaon-Soleil, aux Galeries Nationales du Grand Palais : la superbe provenait du Musée Pouchkine de Moscou où elle y porte le numéro d'inventaire I. 1a 3627 et où mon ami Alain Guilleux l'a désormais immortalisée.

 

Cuillère "Pouchkine" - © Alain GUILLEUX

Cuillère "Pouchkine" - © Alain GUILLEUX

 

     En ivoire peint et en ébène, d'une longueur de 19, 5 cm, cette belle "naïade" porte pour seuls "vêtements", caractéristique non-anodine, un collier, une ceinture de  hanches et une perruque arrondie.

 

     Outre la particularité de soutenir une fleur de lotus en guise de cuilleron muni d'un couvercle, elle présente, comme vous le constaterez plus spécifiquement ci-après grâce à un effet de miroir, celle, originale, d'exhiber sur chaque jambe une petite représentation stylisée peinte du nain Bès, génie ventripotent aux longs bras, favori de la déesse Hathor, censé d'une part protéger les parturientes ainsi que les nouveau-nés et d'autre part, notamment quand il joue d'un instrument de musique, considéré comme dieu du libertinage ; ce qui l'autorisa par ailleurs à lui aussi orner certaines cuillères exhumées de divers mobiliers funéraires.

 

 

Gros plan du "tatouage" stylisé du génie Bès sur chaque cuisse de la jeune femme - © Alain GUILLEUX

Gros plan du "tatouage" stylisé du génie Bès sur chaque cuisse de la jeune femme - © Alain GUILLEUX

     (Merci à toi pour l'immense cadeau que tu nous fais, Alain, à mes lecteurs et à moi-même, en acceptant de m'adresser tes clichés en vue d'illustrer ma présente intervention.) 

 

 

     Arrivés à ce point de mon exposé, vous ne manquerez certainement pas de vous interroger sur la raison pour laquelle, alors que j'avais affirmé la semaine dernière avoir apposé le point final à ce dossier des cuillères dites "à la nageuse", je décide tout de go de bouleverser mes intentions premières et de vous convier à un rendez-vous supplémentaire.

 

     A la page 303 du catalogue de l'exposition Aménophis III mentionné il y a quelques instants, Arielle P. Kozloff, Conservatrice au Cleveland Museum of Art, analysant cette "nageuse au lotus", comme elle la nomme, propose, à l'instar de toutes les autres cuillères d'offrande de ce type iconographique précis, d'y voir tout naturellement une figuration de la déesse-mère Nout, personnification de la voûte céleste, évoluant sur les eaux primordiales du Noun éternel,  ainsi que je vous l'ai dernièrement expliqué.

 

     Et Madame Kozloff de conclure ses propos en indiquant que si cette cuillère lui paraît être unique en son genre, d'autres Égyptiennes, - l'une peinte dans la TT 341 de Nakhtamon, une autre sur une coupe en faïence bleue exposée au Rijksmuseum de Leyde, aux Pays-Bas, une autre encore servant de manche à un miroir dans les collections du Musée de Khartoum, au Soudan, d'autres enfin, très colorées, décorant les murs de certaines maisons de Deir el-Médineh, celles qu'évoquent Nadine Cherpion dans l'article précité -, manifestement toutes danseuses et/ou musiciennes jouant de la flûte ou de la lyre, toutes figurées nues mais arborant toutes collier, ceinture de taille et perruque -, portent étrangement une effigie stylisée de Bès sur chacune de leurs cuisses.

 

     Vraisemblablement toutes aussi, si j'accrédite la thèse avancée par Madame Cherpion, à cause de leur nudité, de ce tatouage, du style de leur perruque et des bijoux dont elles sont parées, étant si pas des prostituées, - entérinant de la sorte l'impression qui était déjà celle de l'égyptologue française Madame Jeanne Vandier d'Abbadie en 1938 ; impression qui devint par la suite vérité première chez maints de ses consoeurs et confrères -, à tout le moins des courtisanes, des "demi-mondaines", des libertines ou des femmes qui visiblement voulaient faire comprendre qu'elles étaient "disponibles" pour un mari, certes, mais aussi pour un amant, voire un client ...

 

     Et d'insister également sur le fait qu'à l'Antiquité déjà, un rapport étroit exista entre instruments de musique et érotisme : rappelez-vous ce que je vous ai  d'ailleurs tout récemment expliqué concernant la déesse Hathordivinité suprême de la danse, partant, de la musique, notamment du jeu de harpes.

 

     Mais, m'interrogerez-vous certainement : quel est le rapport avec Vermeer de Delft et d'autres artistes hollandais de son époque ?      

 

     Aux fins de vous répondre, je propose de nous tourner vers certains de ces tableaux avec scène musicale vus à la récente exposition du Louvre, notamment "Femme assise à son virginal", de la National Gallery de Londres. Mais aussi "Le Concert", provenant du Musée Isabella Stewart Gardner de Boston qui, très probablement eût pu venir à Paris s'il n'avait été dérobé en 1990 et jamais retrouvé depuis : y  remarquez-vous, sur le mur du fond, un tableau-dans-le-tableau, à savoir : "L'Entremetteuse", que Vermeer a copié de son compatriote Dirck van Baburen ?

 

     Convenez-en, l'oeuvre n'est certes pas placée à cet endroit pour d'une manière totalement gratuite décorer un intérieur cossu. Non, considérez-là en tant qu'une sorte de message de compréhension permettant de nûment connoter les deux toiles au domaine de l'érotisme. 

 

     Et il en est de même avec la présence d'une figuration d'un Cupidon, nullement anodine dans cet univers dédié à la musique, notamment dans "Femme debout devant son virginal", appartenant à la National Gallery de Londres.

 

     Ces tableaux-dans-le-tableau, comme les appelle Daniel Arasse, choisis par Vermeer possèdent un sens réel, manifeste, souhaité, et pas vraiment celé.

 

     En outre, si vous prêtez un attention soutenue aux élégantes jeunes femmes, qu'elles soient assises ou debout devant leur instrument, vous me concéderez que jamais elles ne le regardent en le jouant mais, les yeux délibérément tournés vers vous et moi, elles donnent plutôt le sentiment soit d'attendre l'arrivée de quelqu'un, soit d'accueillir celui qui déjà vient d'entrer, - mari, amant ou client ; en tout cas, partenaire amoureux espéré -, avec un regard "insistant et même coquin", affirme Nadine Cherpion. 

 

     D'ailleurs, dans d'autres tableaux ressortissant à la même thématique musicale, un personnage masculin se tient déjà parfois proche de l'instrument, ce qui renforce une impression d'intimité au sein de ce couple, une impression de moment de séduction ...

     Daniel Arasse indique même, p. 114 de son étude référencée dans ma bibliographie ci-dessous, que tout homme présent notamment dans les scènes musicales, - personnage masculin qu'il nomme "figure d'intrusion" -, constitue autant de variations sur un motif à résonance érotique : le galant interrompant une musicienne.  

 

     Indéniablement, même si ces toiles peuvent faire l'objet, - et l'ont d'ailleurs fait -, d'analyses polysémiques, elles imposent une estampille particulièrement sensuelle qui n'est certes pas à balayer d'un revers de main.

 

     J'ajouterai enfin que certains contemporains de Vermeer s'exprimèrent plus ouvertement encore en nous offrant leur propre vision de scènes musicales : ainsi, Eglon van der Neer et "Le luth accordé", prêté au Louvre par l'Alte Pinakothek de Munich ou Frans van Mieris et sa "Joueuse de théorbe", par la National Gallery of Scotland d'Édimbourg qui, selon la notice de la page 147 du catalogue, rédigée par Adriaan E. Waiboer, Conservateur en chef de la National Gallery of Ireland de Dublin et par ailleurs un des Commissaires de l'exposition, donnent à voir, je cite : "l'image artificielle d'une prostituée sexuellement aguichante, vêtue à la mode hollandaise du début des années 1660 et assise dans un intérieur luxueux", dans une attitude, ajoute-t-il un peu plus loin, "lascive". 

 

 

     Personnellement, je prends bonne note de ces intéressantes interprétations. Mais vous, amis visiteurs, comment vous positionnez-vous sur ce point précis : cette jeune beauté tatouée ornant le manche de la cuillère du Musée Pouchkine de Moscou fut-elle à vos yeux une femme aux moeurs légères, une filles de joie, comme l'écrit en toutes lettres Madame Cherpion, à l'image des musiciennes croisées chez certains peintres hollandais ou, plus prosaïquement, personnifia-t-elle comme toutes les autres la déesse Nout, ainsi que l'affirme Arielle P. Kozloff ?

 

     A vos claviers ! Le débat est ouvert ...

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

ARASSE   Daniel, L'ambition de Vermeer, Paris, Éditions Klincksieck, 2016, passim.

 

 

CHERPION  Nadine, La danseuse de Deir el-Médîna et les prétendus "lits clos" du village, Égypte, Afrique & Orient n° 63, Avignon, Centre d'égyptologie, 2011, pp. 55-72.

 

 

KOZLOFF Arielle P., Instruments rituels, dans Aménophis III : le Pharaon-Soleil,  Paris,  Catalogue de l'Exposition  au Grand Palais, Éditions RMN, 1993, p. 303.

 

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commentaires

FAN 17/06/2017 17:25

Je vous ai lu avec beaucoup d'intérêt, Cher Richard et Alain et je dois dire que je serai dans mon analyse d'amateur plutôt en harmonie avec celle d'Alain! En ce qui concerne "la petite cuillère" Je suis plutôt pour la symbolique de la continuation du défunt, et quant à "la jeune fille à son virginal" elle aussi n'est pas dans une maison close même si à cette époque, les filles restaient souvent enfermées! elle veut juste se faire plaisir et faire plaisir , si auditeur ou auditrice se trouvent présents! je ne parlerai pas des autres auteurs, je ne les connais pas assez bien ! Bisous Fan

Richard LEJEUNE 18/06/2017 07:59

Merci chère Fan d'avoir participé au débat en donnant ici votre avis ...

Alain 14/06/2017 12:41

Ton article prête effectivement à discussion.
La musique et le libertinage… Les deux ne sont pas toujours liés comme j’en parlerai pour Vermeer.
Je ne comprends pas totalement le lien entre la peinture hollandaise et la thèse de Nadine Cherpion sur les « nageuses ».
Je vais te parler, en premier, de ce que je connais le mieux : l’art hollandais et Vermeer.
Tout d’abord je note une erreur dans ton article : la toile « Le concert » n’était pas à l’exposition du Louvre pour la bonne raison que ce tableau a été volé en 1990 dans le musée de Boston, et n’a pas été retrouvée à ce jour.
Il y a souvent des tableaux-dans-le-tableau dans la peinture hollandaise mais la symbolique n’est pas la même en fonction de chacun des peintres. En ce qui concerne Vermeer, Daniel Arasse exprime parfaitement dans ton exergue le côté insaisissable du sens que donne le peintre dans ses toiles.
Le-tableau-dans-le-tableau « L’entremetteuse » de Dirck van Baburen apparaît effectivement dans les deux toiles de Vermeer « Le concert » et « Femme assise à son virginal ». Dans la peinture hollandaise, le virginal, contrairement au luth, présente le symbole de l’harmonie et de la concorde. C’est pourquoi les spécialistes pensent que, dans les deux toiles de Vermeer, il s’agirait d’une composition illustrant le choix entre l’amour idéal (la femme assise devant le virginal) et l’amour profane (la prostituée de L’entremetteuse jouant du luth). Le tableau-dans-le-tableau serait donc présent pour faire un contraste entre la musique associée à l’amour défendu et celle associée à l’harmonie et la modération.
Pour « La femme debout devant son virginal », le cupidon dans le tableau accroché derrière elle, symbolise la pureté de l’amour et accentue la teneur morale de la toile de Vermeer.
Pas facile la symbolique Vermeer… Je ne pense pas que ces femmes jouant du virginal attendent un partenaire amoureux. Par contre, pour les toiles de Eglon Van der Neer « Le luth accordé » et Frans van Mieris « Joueuse de Théorbe », il ne fait aucun doute qu’il s’agit de prostituées aguichantes ou libertines. De plus, elles jouent du luth ou théorbe, et non du virginal.
Je reviens à la jolie nageuse tatouée sur les jambes. Le sens exact paraît plus complexe. Il y a un sens érotique certain comme tu l’as démontré, mais cet aspect sensuel est fait pour permettre au défunt de se régénérer. Je ne pense pas que l’artiste est voulu représenter une fille de joie ou libertine.
J’ai fait un peu long mais c’était intéressant.
Je n'arrive pas à envoyer avec des véhicules à sélectionner...

Richard LEJEUNE 15/06/2017 10:48

Immense merci à toi, Alain, pour la lecture attentive et pointue que tu as faite de mon article, en expert que tu es dans le domaine de la peinture ... ce qui t'a permis de rectifier mon propos erroné concernant une toile - le Concert - qui n'était pas présente au Louvre pour la raison que tu as avancée et dont j'ignorais complètement la teneur. Je vais de ce pas rectifier la phrase dans mon intervention.
Ici, je vais répondre à ton commentaire en suivant l'ordre de tes propos.

Nadine Cherpion établit dans son article un parallèle entre certains artefacts égyptiens à connotation érotique évidente, - dont, seul exemple que j'ai épinglé hier, la cuillère du Musée Pouchkine et son tatouage particulier et donc pas avec toutes les autres cuillères dites "à la nageuse" -, avec les jeunes femmes jouant du virginal chez Vermeer et d'autres artistes hollandais de son temps simplement parce qu'intervient souvent, dans les scènes érotiques égyptiennes, un instrument de musique comme dans ces peintures d'artistes hollandais où il a été prouvé qu'érotisme, amour vénal, prostitution sont extrêmement liés. C'est ce parallélisme entre musique et érotisme égyptien antique et en Hollande au Siècle d'Or que Nadine Cherpion, en faisant référence à ces peintres, a voulu mettre en évidence quand elle écrit textuellement, dans son étude p. 61, alors qu'elle évoque le "libertinage vénal" : "La meilleure comparaison qu'on puisse faire avec la musicienne du village de Deir el-Médina, ce sont les tableaux de Vermeer qui mettent en scène des sujets musicaux. Mais on pourrait aussi citer Ter Borch, son contemporain", ajoute-t-elle. (Je rappelle que ces musiciennes peintes dans certaines maisons de ce village égyptien portaient un tatouage de Bès, comme la "nageuse Pouchkine".)

Dans la suite de ton intervention, j'ai beaucoup apprécié les nuances que tu expliques existant entre la symbolique du virginal et celle du luth, entre amour idéal et amour vénal. Nuances qui, selon toi, séparent donc la symbolique des toiles de Vermeer de celle d'autres contemporains comme Van der Neer ou van Mieris : nos deux points de vue s'opposent donc complètement sur ce point-là ; et cela aussi, je le trouve extrêmement intéressant car cette opposition corrobore parfaitement la notion de polysémie, de pluralité des analyses à laquelle je faisais allusion dans mon article. Et cela te permet de répondre à l'interrogation qui clôt mon intervention d'hier.

Quel plaisir d'échanger avec toi ... et quel dommage que l'éloignement géographique nous empêche de le faire de vive voix !

Merci Alain.

(PS : tu as raison, moi aussi me perturbe l'obligation que nous avons après commentaires de déterminer les images correctes pour cette "protection Captcha" ...)

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