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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 23:01
D'UN PRÉTENDU "INTERDIT" DU PORC  ?  - 2. TEXTES ÉGYPTIENS (Seconde partie)

 

 

     De la salle 23 du premier étage du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre où je vous avais emmenés mardi dernier, amis visiteurs, je vous propose ce matin de redescendre au rez-de-chaussée, en salle 14 dans laquelle, parmi tant d'autres "maîtres de vie" destinés à être conservés inviolés au plus profond de leurs "maisons d'éternité", comme aimaient à dire les Égyptiens avec cette poésie qui fleurit souvent au sein de leur langue, - comprenez : parmi tant d'autres sarcophages jadis enfouis dans les tombes, est exposée cette cuve oblongue en grauwacke de 2,85 mètres de longueur, 1,24 de largeur et 1,20 de hauteur. Datant de la Basse Époque, de la 30ème dynastie très exactement, elle avait appartenu à un certain Djedhor, prêtre d'Amon au 4ème siècle avant l'ère commune.  

     Avec son couvercle présenté verticalement tout à côté, elle avait été acquise sur fonds propres par Jean-François Champollion lors de son séjour en Égypte. 

 

     Si j'ai choisi ce matin d'attirer votre attention sur cet imposant monument, ce n'est certes pas uniquement parce qu'il constituerait à mes yeux un prétexte iconologique à la poursuite de notre enquête en cours qui consiste, - faut-il le rappeler ? -, à nous interroger sur les raisons qui motivent, chez certains, l'interdit de consommer de la viande porcine.

 

     Enquête que j'ai choisi d'étayer, dans un premier temps, avec des documents d'époque égyptienne : ainsi, mardi dernier, vous ai-je donné à lire tout à la fois des extraits des Textes des Pyramides (Ancien Empire), des Textes des Sarcophages (Moyen Empire) et du Livre pour sortir au jour (Nouvel Empire), selon la désignation que l'égyptologue allemand Richard Lepsius donna à cet inestimable corpus funéraire.  

 

     Sachant que ce ne sera que la semaine prochaine que nous nous pencherons sur l'importance déterminante du regard porté par les auteurs grecs et latins sur le porc, il me siérait maintenant, dans un second temps, et toujours au sein de la littérature égyptienne de l'époque, d'aborder deux dernières sources importantes : le Livre des Portes et ce qu'il est convenu de nommer Papyrus du Delta.

 

     Envisageons d'emblée, voulez-vous, le Livre des Portes.

   

     Il s'agit d'une composition funéraire qui apparut pour la toute première fois dans la tombe de Horemheb (XVIIIème dynastie) et qui fait état des portes fortifiées scandant la progression de la barque de l'astre solaire dans l'Au-delà ; portes toutes gardées par des génies et/ou des serpents cracheurs de feu ; portes censées séparer entre elles les heures du parcours de Rê, chaque nuit, dans le monde souterrain ; portes délimitant un espace d'un certain volume dans lequel, à tout le moins pour les dix premières divisions horaires, figurent de 9 à 12 dieux momiformes.

 

     Vous aurez évidemment compris, amis visiteurs, qu'à l'extrême fin de cet ensemble, au bout de la 12ème heure, la barque du soleil s'étant jouée des épreuves qui eussent éventuellement pu la freiner arrive sans encombre au terme de son parcours nocturne : émergeant des eaux du Noun, elle sort enfin hors des ténèbres.

 

    Ceci précisé, quelle pourrait donc être selon vous la raison qui a ce matin motivé mon choix d'attirer votre attention sur la cuve de Djedhor ?

 

     Vous vous doutez, je pense, qu'à l'instar du sarcophage de Séthi Ier au Soane's Museum de Londres, ou dans l'Osireion d'Abydos, ou dans l'hypogée de Ramsès Ier, ainsi que dans ceux de ses successeurs Ramsès II, III, VI et VII, voire plus tard, dans quelques autres tombes de particuliers cette fois, ce monument du Louvre propose lui aussi, notamment sur ses faces externes, des passages du Livre des Portes

 

     Dont celui sur lequel je voudrais maintenant insister : la figuration de la salle du "Tribunal d'Osiris" et de la scène du "Jugement", qui s'y déroule à la 5ème des 12 heures de la nuit.

 

    Les plus fidèles d'entre vous auront tout de suite reconnu la célèbre "Pesée du coeur" du défunt, ce que suivant les cas, les égyptologues nomment "Psychostasie", ou "Confession négative" ou encore "Déclaration d'innocence", qu'évoque le chapitre 125 du Livre pour sortir au jour dont, en février 2009 déjà, je vous avais expliqué les tenants et aboutissants.

 

     Ne disposant malheureusement pas dans ma photothèque personnelle d'un gros plan de sa représentation sur la cuve de Djedhor qui eût pu vous permettre de la comprendre - il n'est pas toujours possible de tout photographier ! ; n'étant point autorisé d'en importer ici une copie publiée dans une revue égyptologique française, je ne vois qu'une solution : vous la décrire succinctement, sachant que si vraiment de visionner cette "Scène 33" du Livre des Portes, il vous faisait plaisir, vous n'auriez qu'à feuilleter les planches rassemblées à la fin de l'article de Colleen Manassa référencé en note infrapaginale, et notamment la seizième, grâce au lien que je vous y fournis.

 

    Qu'y verrez-vous ? Osiris portant la couronne Atef, trônant au-dessus d'un escalier, avec sur chacune des neufs marches, un des dieux de l'Ennéade qu'il préside. Devant lui, la presque traditionnelle balance pour juger les défunts ; presque, me dois-je de souligner car ici, le support axial a bizarrement pris l'aspect d'un personnage momiforme qui soutient le fléau au bout duquel pendent les deux plateaux habituels. 

 

    Face à Osiris assis, là où l'on s'attendrait à trouver la dépouille funèbre, vous apercevez une barque sur laquelle se tiennent un cochon et deux cercopithèques, ces derniers un bâton à la main. C'est le même terme égyptien qui, en écriture cryptographique, désigne à la fois ces singes mais également une des appellations de Thot, censé protéger l'oeil d'Horus ; ce qui donne à penser qu'il vous faut concevoir le couple de singes comme des hypostases du dieu Thot. 

 

     Mais le plus important à comprendre, c'est la légende qui accompagne ce tableau particulier : d'abord elle définit le porc comme un "avaleur", comme "celui-qui-avale; ensuite, elle prête ces propos à celui des singes qui le suit (traduction de Marc Gabolde) : ce dieu est apparu, qu'il fasse que soit recraché ce qu'il a avalé.

 

    Qu'en déduisez-vous, amis visiteurs, maintenant que vous avez mardi dernier suivi mes explications à propos de la formule 157 des Textes des Sarcophages ?

 

     Effectivement, que vous êtes là en présence d'un porc séthien encadré par deux babouins maniant bâtons qui, parce qu'il a attenté à l'oeil d'Horus que, vraisemblablement, il a gobé, est menacé aux fins de l'obliger à le régurgiter. Car, ne l'oubliez pas, avaler l'oeil du dieu, c'est dissimuler l'astre lunaire à la vue des Égyptiens ; c'est, en d'autres termes provoquer le chaos puisque retours cycliques le pays ne connaîtra plus !

 

     Voilà donc "notre " porc coupable d'une action hautement répréhensible portant atteinte au pays tout entier, jugé devant le Tribunal d'Osiris et les dieux de l'Ennéade et, comme l'indique la légende accompagnant la scène, obligé de rendre ce qu'il a ingurgité !

 

     Comment toute cette histoire va-t-elle se terminer ?

 

     Eh non, rassurez-vous : je ne vais pas vous contraindre à patienter jusqu'à la semaine prochaine. Puisque vous êtes ici à m'écouter, je vous garde un instant encore ... pour que nous puissions découvrir ensemble un nouveau document détenu par le Brooklyn Museum de New York : un papyrus mythographique habituellement appelé "Papyrus du Delta" et qu'a étudié l'égyptologue français Dimitri Meeks :

 

     "Or donc, le porc avait mutilé l'oeil de Rê et avait avalé quelque chose de ses écoulements. Lorsqu'on lui demanda, il répondit : "Je n'ai pas avalé cela".

    Mais il sortit de ses chairs comme maladie-hemet-za."

 

 

     Dans ce texte tardif - il date en fait de la XXVIème dynastie saïte, soit des 7ème et 6ème siècles avant notre ère -, vous aurez remarqué que l'on retrouve le "porc avaleur" mais augmenté de quelques détails supplémentaires non négligeables : ainsi, sont reprises les parties du mythe que déjà vous connaissez grâce à la Formule 157 des Textes des Sarcophages et le chapitre 112 du Livre pour sortir au jour sur lesquels j'ai insisté mardi dernier. Remarquez toutefois que ce n'est plus l'oeil d'Horus qui est l'objet du préjudice séthien, mais celui de Rê.

 

     Remarquez aussi que le porc s'exprime - probablement pour la première fois, avance l'égyptologue Youri Volokhine -, : il ment en niant le forfait dont on l'accuse.

 

     Remarquez enfin, et ceci me semble bien plus important encore, car gros de conséquences futures : d'avoir ingurgité l'oeil divin et/ou ses écoulements rend visiblement l'animal malade.

 

    Voilà donc qu'apparaît à la fin de l'histoire autochtone de l'Égypte - les Perses, puis les Grecs vont bientôt s'emparer du pays -, pour la première fois dans un récit mythologique, une connotation médicale qui laisse entendre que le porc a contracté une maladie de peau.

     

     Voilà donc - et la pensée occidentale ne sera pas la seule à l'entériner par la suite, à tort, bien évidemment ! -, le porc associé à cette maladie hemet-za que mentionne le Papyrus du Delta et qui correspond à la lèpre dont vous n'ignorez pas qu'elle fut jusqu'en des temps très proches des nôtres à l'origine de ségrégations et d'exclusions sociales d'importance : rappelez-vous ces mises à l'écart dans des bâtiments appelés léproseries, lazarets (du Lazare de la Bible), ladreries, maladreries, etc.

 

     De théologique qu'il était au départ, nous l'avons vu la semaine dernière, le pseudo-interdit du porc prend dans l'Égypte tardive une connotation ressortissant au domaine des maladies cutanées.

 

     Le mythe pouvait alors s'amplifier dans ce sens : les auteurs classiques grecs et romains ne tarderont pas à s'en emparer.

 

     Mais cela est une autre histoire pour laquelle, cette fois, je vous fixe vraiment rendez-vous la semaine prochaine, le 5 mai.      

    

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

BARGUET  Paul

Le Livre des Portes et la transmission du pouvoir royal, RdE 27, Paris, Klincksieck, 1975, pp. 30-6.

 

 

 

CARRIER  Claude

Le Livre des Portes, dans Grands livres funéraires de l'Égypte pharaonique, Paris, Cybele, 2009, pp. 168-280.

 

 

 

 

GABOLDE  Marc

Une interprétation alternative de la "Pesée du coeur" du Livre des Morts, Égypte, Afrique & Orient 43, Cybele, Octobre 2006, pp. 11-22.

 

 

 

MANASSA  Colleen

The Judgment Hall of Osiris in the Book of Gates, RdE 57, Paris, Éditions Peeters, 2006, pp. 109-50. 

Librement téléchargeable grâce à ce lien :

https://www.academia.edu/323244/The_Judgment_Hall_of_Osiris_In_the_Book_of_Gates

 

 

 

MEEKS  Dimitri

Mythes et légendes du Delta d'après le Papyrus Brooklyn 47.218.84, MIFAO 125, Le Caire, 2006. 

 

 

 

VOLOKHINE Youri

Le porc en Égypte ancienne. Mythes et histoire à l'origine des interdits alimentaires, Liège, Presses universitaires de Liège, 2014.

 

 

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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commentaires

christiana 01/05/2015 11:31

En regardant la photo de la cuve de Djedhor avant de lire la suite de l'article, j'ai cru que cette cuve servait à égorger les cochons :-)

La peste porcine est une maladie qui n'est pas transmissible à l'homme, on le sait aujourd'hui mais jusqu'au Moyen-âge, on le pensait.

Tacite a raconté que les Juifs étaient sortis d'Egypte à cause de la lèpre:

" Plusieurs auteurs conviennent que la maladie de la lèpre s'étant fort répandue dans l'Egypte, le roi Bocchoris consulta l'oracle d'Hammon pour savoir le remède à cette incommodité. L'oracle lui dit qu'il fallait purger son royaume de ces sortes de gens, et les éloigner du pays, comme gens haïs des dieux. Bocchoris ramassa donc tous ceux qui étaient attaqués de cette maladie, et les fit conduire dans une vaste solitude, pour y périr de misère. Ces malheureux réduits en cet état, et ne sachant quel parti prendre, s'abandonnèrent aux larmes et aux plaintes ; mais Moïse, plus résolu et plus avisé que les autres, leur dit qu'il était inutile d'implorer le secours des dieux ni l'assistance des hommes, parce qu'ils étaient en horreur aux uns et aux autres ; mais que s'ils voulaient prendre confiance en lui, et le suivre, comme un guide envoyé du ciel, ils pourraient arriver sous sa conduite en un lieu de repos ; ils le suivirent donc à tout événement. Et comme ils étaient extrêmement fatigués de la soif, et n'attendaient plus que la mort, Moïse aperçut une troupe d'ânes sauvages qui venaient de paître ; il les suivit, et ayant rencontré un endroit couvert d'une herbe verte, il conjectura qu'il y avait par dessous une source d'eau : il fit creuser, et trouva de quoi désaltérer la multitude qui le suivait. Après sept jours de marche, ils arrivèrent dans la Judée, dont ils se rendirent maîtres. Ils observèrent le repos du septième jour, comme le terme de leur voyage, et la fin de leurs maux. Ils honorèrent l'âne, comme celui qui leur avait sauvé la vie, en leur montrant une source d'eau. Ils conservèrent une grande horreur du porc, en mémoire de la lèpre dont ils avaient été frappés, et à laquelle on dit que cet animal est fort sujet. "

Richard LEJEUNE 01/05/2015 11:42

Je connais, oui : c'est d'ailleurs un des textes qui figurent dans l'article à paraître mardi prochain ...

Carole 29/04/2015 01:38

Je n'avais jamais imaginé le porc en "avaleur de mondes". Mais l'idée me plaît assez. Peut-être finalement qu'on a transféré sur le porc-émissaire les tares qui affligent l'humanité elle-même, l'espèce la plus avide et insatiable de tout le genre animal.

Richard LEJEUNE 29/04/2015 09:51

Si pas "avaleur" de mondes, à tout le moins "avaleur d'astres" : il faut bien en effet qu'il y ait un "porc-émissaire", selon votre intéressante formule.
J'apprécie aussi votre "définition" de l'Humanité ...

Jean-Pierre 28/04/2015 19:40

Mais où sont donc passés Ramsès IV et V, cher Richard ?
Ont-ils été mangés par les petits cochons ?

Richard LEJEUNE 29/04/2015 10:12

Non, non, rassurez-vous, Jean-Pierre : ils n'ont pas été jetés aux pourceaux !
La momie de Ramsès IV a bien été retrouvée ; quant à Ramsès V, il serait probablement décédé de la variole, selon ce qu'indique Nicolas Grimal dans son "Histoire de l'Égypte ancienne".
Mais que voulez-vous ? : un peu comme dans toutes les familles, il existe toujours bien un fils qui ne gobe pas les histoires que son père raconte !
Raison pour laquelle, vraisemblablement, ceux-là - et d'autres après eux, puisqu'il y eut quand même 11 souverains à porter le nom de Ramsès ! -, n'ont pas cru bon de faire graver des extraits de récits mythiques faisant intervenir le porc dans leur tombe ou sur leur sarcophages ...

FAN 28/04/2015 17:29

Ah, ce cochon devient l'enjeu d'un mystère que vous nous faites découvrir petit à petit cher Richard!! De très belles recherches me font comprendre le pourquoi de ce recul de la viande de cochon!! Mais ce qui m'intrigue c'est que les grecs ne l'ont pas repoussé de leur menu quotidien! En revanche, je ne sais si vraiment ce cochon est responsable de la lèpre!! tout comme le ténia dont le boeuf est souvent le coupable!! J'attends la suite de cette histoire!! BISOUS FAN

Richard LEJEUNE 28/04/2015 17:39

Bien sûr que non, chère Fan, qu'il n'en est pas responsable : nos scientifiques contemporains l'ont prouvé ...

Alain 28/04/2015 11:10

J’aime bien cette façon de présenter cette histoire comme une enquête policière étalée dans le temps, des périodes anciennes jusqu’à nos jours.
Grâce à tes explications documentées avec une grande précision, je comprends mieux maintenant que les grecs et romains aient pu s’emparer avec gourmandise – ce n’est peut-être pas le bon mot ! - d’un tel mythe ayant une origine théologique.
Je ne connaissais, comme tout le monde, que les aboutissants de cette histoire de porc. Il est quand même étonnant que, de nos jours encore, un tel mythe très ancien puisse perdurer dans certaines religions.
Mais je m’avance, nous en saurons plus la prochaine fois.

Richard LEJEUNE 28/04/2015 11:43

Je constate, avec un certain effroi, Alain, que plus en plus, certains font appel au passé historique ou mythique pour sous-tendre leurs actions ou, devrais-je plutôt écrire, leurs exactions !

Ainsi pour donner un exemple pris dans les événements du début des années nonante, rappelle-toi que Saddam Hussein avait pris "prétexte" que, tout comme son pays, le Koweit faisait partie d'un ensemble qui, 5000 ans plus tôt, s'appelait la Mésopotamie, pour l'envahir et l'annexer à l'Irakl !!!

Oui, mon "enquête" se poursuit, par mes lectures, d'abord, par mes articles qui en rendent compte ensuite. Et elle n'est pas encore terminée !

Cela me passionne ; heureux qu'elle intéresse aussi mes visiteurs ici, ou sur Facebook où, la semaine dernière, par exemple, elle a donné naissance à de nombreux et intéressants échanges de points de vue.
Ils "récompensent" mon travail de recherche ...

Richard-Alain JEAN 28/04/2015 10:21

Passionnant Richard.
Comme d'habitude.
Cependant, il doit s'agir plutôt de l'oeil lunaire, puis, cette maladie dans ce contexte mythologique et ses répercutions postérieures correspond mieux à un forme tuberculeuse (tumeur ganglionnaire du porc = truie=scrofa>scrofule>guérisons par application de cendres de porc au monastère de Syriaqous au nord d'Héliopolis).
Voir : Meeks, Delta, p. 218-219.

Richard LEJEUNE 28/04/2015 11:20

Tout à fait, Richard-Alain : Dimitri Meeks pense que dans ce Papyrus du Delta, il s'agit aussi de l'oeil lunaire. Mais au sein de cet article - que d'aucuns, en privé, m'ont déjà fait remarquer qu'il était "difficile" -, je n'ai pas jugé opportun d'insister là-dessus, même si Volokhine le note.

D'autres points seraient peut-être aussi intéressants à traiter - notamment une comparaison fine des versions d'un même mythe entre elles -, mais je me dois aussi de faire des choix pour rester dans une certaine marge de lisibilité et de compréhension qui rencontre l'ensemble de mon lectorat, et pas seulement quelques "spécialistes" ...

Etienne Rémy 28/04/2015 03:09

Merci Richard pour ton brillant article, je suis ravi de pouvoir progresser avec toi comme professeur!
Et oui je ne savais pas que le papyrus du Delta existait.
Toujours ravi de te suivre dans tes visites louvresques et toujours en découvrir plus grâce à toi!
Un régal!
Dans le cochon tout est bon et chaque article l'est autant! Et j'adore la cochonaille! :-)

Bien à toi!
Etienne :-)

Ps: deux minuscules coquilles se sont glissées dans la frappe, rassamblées avant le nom de Colleen Manassa et ensuite juste dans la ligne avant le nom de Gabolde. :-)

Etienne Rémy 28/04/2015 13:54

Pas de soucis tu sais combien j'aime à te lire et là tu m'as régalé!
Tu dis ne pas devoir écrire que pour les spécialistes mais aussi pour tous, j'aurais bien aimé un topo sur l'oeil lunaire...
Oui ça doit être avec mon smartphone qu'il y a eu un doublon.
Amitiés!

Richard LEJEUNE 28/04/2015 10:41

Merci Etienne pour ta lecture pointue : j'ai évidemment corrigé ces deux coquilles.
On a beau relire, on ne voit en fait que ce que l'on a envie de voir !!!
Ainsi pour le "ensuire", au lieu du "ensuite" attendu, n'ai-je pas compris ce que tu voulais dire : ce n'est qu'à une troisième relecture ce matin de cette portion de phrase presque lettre par lettre que je me suis enfin rendu compte que c'était "ensuire" que j'avais véritablement écrit ...

Bizarre, mon oeil !

Pourquoi m'as-tu envoyé deux fois le même message ? Encore une "facétie" d'Overblog ??

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