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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 23:05

     Après avoir envisagé avec vous, amis visiteurs, depuis mars 2014, les monuments exposés de ce côté sud de la vitrine 6 de la salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre aux fins d'en retirer la substantifique moelle de ce qu'ils avaient à nous révéler concernant les repas des Égyptiens, tant pour ce qui concerne les légumes et les fruits que les produits carnés qui, selon que l'on était "puissant ou misérable", se composaient de morceaux de premier choix ou plus simplement d'intestins, de foie, de cervelle ou de langue après avoir, la semaine dernière, évoqué les lieux d'abattage et de dépeçage des animaux consommés, et alors que dans moins d'un mois probablement nous nous acheminerons vers le meuble suivant, je m'en voudrais de n'avoir point attiré votre attention sur une dernière possibilité de nourriture.

 

    M'autorisant dans un premier temps des pièces immédiatement avant les modèles de cour de boucherie ici devant vous posées et que j'ai délibérément laissées pour, - oserais-je employer cette expression ? -, la "bonne bouche", j'escompe dès ce matin prendre quelques mardis supplémentaires pour vous faire goûter de la volaille, puis définitivement clore le meuble.

 

SALLE 5 - VITRINE 6, CÔTÉ SEINE : 30. DE L'OIE ... ni d'un jeu ni du Capitole ...

     

     Même si cette double vitrine, jamais, n'y fit allusion, vous devez savoir qu'au-delà du boeuf, du porc et d'autres animaux, les Égyptiens ne dédaignèrent pas lhérisson, voire aussi la souris, puisqu'il appert, si j'en crois l'égyptologue français Pierre Tallet, que leurs petits ossements ont parfois été identifiés dans l'estomac de certaines momies analysées.

    Ne réside-t-il pas là un éclectisme au sein duquel nos pratiques alimentaires pourraient peut-être puiser afin de trouver une solution pour accompagner les araignées, les vers et les criquets sautés promis pour les proches décennies à venir  ?

 

    En revanche, comme déjà je l'ai signalé, souvenez-vous, lors de notre rendez-vous du 20 avril 2012, je puis difficilement accréditer ses propos quand dans cette énumération, il cite l'hyène, s'appuyant  sur la scène de gavage bien connue réalisée en léger relief puis peinte, au premier registre du mur nord de la chambre A 13 du mastaba de Mererouka qu'à défaut d'avoir réellement visité, vous trouvez décrit sur l'excellent site d'OsirisNet, préférant pour ma part emboîter le pas à un de ses confrères, l'égyptologue Pierre Montet, quand il affirme que les riverains de la vallée du Nil ne considéraient pas de tels carnassiers comme nourriture acceptable tant pour les vivants que pour les défunts, ajoutant que de les gaver relevait d'une tout autre finalité : celle de dissuader l'hyène de se repaître de gibier quand elle était requise pour participer à une chasse dans le désert.

 
 

Gavage des hyènes - Mererouka (OsirisNet)

 

 

     Ce dont toutefois vous devez être certains, amis visiteurs, c'est de l'engouement général pour diverses volailles, dont l'oie que, plumée, troussée et  prête à rôtir ou à simplement cuire, ils représentèrent si fréquemment sur les tables d'offrandes mises au jour dans leurs complexes funéraires ; et ce, dès l'Ancien Empire.

 

     Que ce soit pour sa chair ou parce qu'élevée par les gens du peuple, elle constitua un mets peu coûteux qui, à l'instar d'autres volatiles tels que pigeons, canards, grues, hérons, cailles et perdrix, sans oublier maints oiseaux des régions aquatiques, fut indéniablement apprécié : souvenez-vous de ces scènes de chasse dans les marais, de ces filets hexagonaux dont ils se servaient pour les capturer ; souvenez-vous aussi de ces théories de porteuses et porteurs d'offrandes chez Akhethetep, croisés ici même, dans une salle précédente, à l'automne 2008 ...

 

     Mets apprécié aussi au point de vouloir s'assurer de sa présence dans l'Au-delà : la "pancarte" du mastaba de Ptahhotep ne stipule-t-elle pas en effet l'apport de 121 200 oies ro (comprenez : "cendrées") et, dans les mêmes proportions, d'oies tcherep ("rieuses") ?

     Et comme si cela ne suffisait pas encore, s'y additionnent 11 100 oies semen (= "du Nil") !, avais-je aussi noté lors d'une autre de nos rencontres au cours de laquelle j'avais traité de la suralimentation forcée de certains animaux. 

 

             A cette liste, vous pouvez encore ajouter les oies ser ("grises") et les hedj, ("blanches") puisque les recherches égyptologiques ont relevé l'existence à l'époque d'au moins cinq catégories d'oies différentes.

 

 

     Celles sur lesquelles je vous propose de maintenant nous pencher (E 17239 - E 25189 - E 25190 - E 25191 et E 25192) sont répertoriées au Louvre parisien - à la fois sur les cartels et sur son site Internet -, comme étant des "Modèles d'oies troussées".

 

 

SALLE 5 - VITRINE 6, CÔTÉ SEINE : 30. DE L'OIE ... ni d'un jeu ni du Capitole ...

    

     Bizarrement, deux d'entre elles (E 25189 et E 25192) qui s'envolèrent cet hiver jusqu'au Musée du Louvre-Lens pour représenter l'espèce à la très belle exposition "Des animaux et des pharaons. Le règne animal dans l'Égypte ancienne", furent chacune identifiées par Noëlle Timbart, Doctorante en égyptologie, en tant qu'un "Modèle de canard prêt à cuire".

 

     Convenez, amis visiteurs, que voilà une bien étonnante mutation génétique opérée entre Paris et Lens !!

 

     Toutefois, et pour tempérer un humour que je ne voudrais point trop caustique, l'honnêteté intellectuelle m'invite à préciser que ce n'est pas la première fois, dans l'histoire de cette discipline, que des égyptologues animaliers mais pas nécessairement ornithologues patentés, s'interrogent sur de semblables figurations et s'opposent quant à déterminer si ce sont des canards ou des oies.

     Pour certains autres, comme le Suisse Philippe Germond, l'image de volatiles troussés destinés à être offerts aux défunts, symboliserait l'ensemble de la volaille, sans distinction d'une catégorie particulière.

 

     Au-delà de ces questionnements identitaires, que puis-je vous dire à propos de ces cinq  pièces déposées sur le sol de la vitrine, ici devant vous ?

 

     Qu'à l'instar des deux premières des trois figurines qui se succèdent tout en haut et que nous avions étudiées à partir de novembre 2013,

 

E 25212 - E 25213 et E 17238

 

elles entrèrent dans les collections du Musée en 1951, suite à une donation du gouvernement égyptien du roi Farouk en partage des fouilles entreprises par l'égyptologue français Jean Vercoutter sur le site de Kom ed-Dara, en Moyenne-Égypte.

 

    Qu'à l'instar aussi de ces trois petits personnages, elles constituent des simulacres, des modèles datant du Moyen Empire qui, comme je vous l'ai précisé mardi dernier, matérialisaient des thématiques qu'aux dynasties précédentes les défunts souhaitaient emporter dans leur maison d'éternité, afin, l'image valant l'action, d'être assurés de leur efficacité post mortem.

 

     Qu'à l'encontre de ces trois figurines en calcaire, elles furent confectionnées en un matériau plus "riche", la calcite, que certains savants préfèrent nommer "albâtre égyptien".

 

     Que leur longueur varie entre 13 et 15 centimètres.

 

     Qu'en tant qu'oies, à l'image de celles que l'on retrouve en guise de cuilleron dans les cuillères à offrandes, - et non "à fard", comme d'aucuns persistent à erronément les appeler -, dont je vous avais entretenu le 24 octobre 2011

 

 

N-1725-a.jpg

 

    

elles étaient empreintes d'éléments symboliques ressortissant au domaine de la pure sémantique, comme ce fut d'ailleurs très souvent le cas dans l'art égyptien : elles matérialisaient en effet un emblème hiéroglyphique qui pouvait se lire Geb, nom du dieu de la terre que certains textes funéraires appellent "Grand Jargonneur".

 

     Rappelez -vous que la parèdre de Geb, dans l'ennéade héliopolitaine, était Nout, déesse du ciel, divinité primitive figurée aux plafonds de certaines tombes ou à l'intérieur de couvercles de sarcophages. De tout le panthéon égyptien, elle fut la seule à être représentée sous l'apparence d'une jeune femme entièrement nue pour autant qu'elle soit allongée sur l'étendue céleste. D'où, vous l'aurez compris, la relation avec les cuillères ornées telles que celle-ci (N 1725 a - Cliché : Louvre © Ch. Décamps), alliant ébène et ivoire, et que vous pourrez éventuellement une nouvelle fois contempler tout à l'heure, après notre rencontre, dans la vitrine 13 si vous vous rendez au premier étage ci-dessus, en salle 24.

 

     Les mythes religieux nous expliquent également que Nout, chaque soir, avale le soleil à son couchant qui, la nuit durant, traverse son corps de manière à renaître à l'aube nouvelle : existe-t-il plus beau symbole de  renaissance, de régénérescence d'un défunt que celui-là ?

 

     Ce couple, dans la conception cosmogonique héliopolitaine, eut aussi pour fils Osiris, dieu des morts. Pas étonnant, dès lors, que toutes les représentations d'oies, qu'elles soient gravées, peintes ou en ronde-bosse, fassent partie du viatique funéraire destiné à notamment préserver la vie post mortem en faisant offrande aux dieux que chaque défunt - devenu un nouvel Osiris parce que reconnu justifié par le Tribunal divin lors de la psychostasie -, sera susceptible de retrouver dans l'autre monde ; destiné aussi - c'est le cas de celles qui présentent des symboles à connotation érotique -, à permettre une régénération qui assurera au trépassé un devenir dans l'Au-delà semblable, si pas meilleur, à la vie qu'il a connue ici-bas et, surtout, qui lui permettra de recouvrer sa vigueur sexuelle à son acmé ; destiné enfin à le nourrir pour l'éternité : c'est évidemment le cas des cinq très beaux petits modèles que j'ai souhaité aujourd'hui vous permettre d'admirer.

 

    J'espère toutefois, amis visiteurs, que mes propos ressortissant au domaine de la conception symbolique de l'oie ne vous ont point lassés à l'instar de ceux d'un grand jargonneur et que, de ce fait, vous ne me précipiterez pas du haut de la roche tarpéienne, car j'ai encore à vous présenter l'animal sous différents autres points de vue ...

 

     S'il vous agrée de poursuivre cette introspection de l'oie en ma compagnie, je vous propose de nous retrouver tous devant cette vitrine 6 de la salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre mardi  26 mai prochain.

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

GERMOND Philippe

En marge du bestiaire : un drôle de canard ..., BSÉG 25, Genève, 2002, pp. 75-94.

 

MEEKS Dimitri/FAVARD-MEEKS Christine
Les dieux égyptiens, Paris, Hachette, 1995, p. 150.

 

MONTET  Pierre

Les scènes de la vie privée dans les tombeaux égyptiens de l'Ancien Empire, Paris/Strasbourg, Librairie Istra, 1925, p. 114.

 

PETERS-DESTÉRACT  Madeleine

Pain, bière et toutes bonnes choses ... L'alimenattion dans l'ancienne Égypte, Monaco, Éditions du Rocher, 2005, pp. 76 sqq.

 

TALLET Pierre

La Cuisine des pharaons, Arles, Actes Sud, 2003, pp. 54-65.

 

TIMBART  Noëlle

"Modèle" de canard prêt à cuire, dans Des animaux et des pharaons. Le règne animal dans l'Égypte ancienne, Catalogue de l'exposition au Musée du Louvre-Lens, Paris, Somogy Éditions d'art, 2014, notice p. 130.

 

VANDIER  Jacques

Manuel d'archéologie égyptienne, Tome V : Bas-reliefs et peintures - Scènes de la vie quotidienne, Paris, Picard, 1969, pp. 400-4.

 

E 25212 - E 25213 et E 17238

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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commentaires

Vecchioivo 31/05/2015 21:08

c'est Bastet, à peine entrevue entre les sarcophages du Panthéon, qui offre à mes yeux béats ce blog jubilatoire... Je me contenterai de vous lire, confit (comme ci-dessous!) et penaud, étant
éternellement néophyte en quasiment tout!

Je ne sais pas trouver si vous avez déjà débattu de la perle de Lattara, à l'origine du site "narbonnais"?

(post-scriptum: un aparté sur la présence -tutélaire?- de Bastet m'honorerait! ) Ivo

Richard LEJEUNE 03/06/2015 10:43

Je comprends mieux maintenant, Ivo, la raison pour laquelle mes lectures égyptologiques ne m'avaient jamais amené vers Lattara ...

Vecchioivo 02/06/2015 21:13

Pour Bastet, il semble que ce soit une volonté d'André MALRAUX, puisqu'elle
précédait son cortège funèbre. Merci pour la piste!

Pour Lattara, vous êtes tombé sur une épave. Ce qui m'amène à vous présenter,
à vous et aux lecteurs mes excuses confuses: il s'agissait en fait d'un ibis, et non
point d'une oie...! Fuite de mémoire, comme les ordinateurs!

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0828/m047283_7092-4_p.jpg

Richard LEJEUNE 02/06/2015 20:43

J'ai sur le Net trouvé réponse à votre question concernant Bastet au Panthéon de Paris, Ivo, ainsi que des photos de sa présence à deux endroits distincts ...

Au point de départ, une copie de la statue de la déesse chatte Bastet entra en novembre 1996, en même temps que les cendres transférées d'André Malraux, dans le caveau VI de la crypte, au fond à gauche, après le tombeau de Jean Moulin ; caveau qui contient également les tombes de René Cassin, le premier à droite en entrant et de Jean Monnet, face à celui d'A. Malraux : Bastet tourne le dos à J. Monnet et regarde A. Malraux.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cd/Bastet_Cat_in_a_tomb_in_the_PANTHEON%2C_Paris%2C_France.jpg


Si je me réfère aux déprédations du socle, c'est vraisemblablement la même statue que l'on a un temps placée dans la Nef centrale, près de la boule de laiton du Pendule de Foucault.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/51/Foucault_pendulum_pantheon_paris_2006.jpg


Quant à Lattara, merci à vous d'avoir attiré mon attention sur ce sujet : j'ai trouvé un premier document qui me semble intéressant, de quelque 140 pages, sur le site de Persée :

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/nauti_0154-1854_1994_mon_12_1_1142

Peut-être est-ce là que je vais "rencontrer" les perles incrustées de figurations d'oies ...

Vecchioivo 02/06/2015 18:33

Le simple mot "Lattara" tapé sur Gogol vous ouvrira les portes du port gallo-romain
ouvert sur la Méditerranée, avec son inventeur Henri PRADES, résistant, pédagogue, animateur d'un groupe archéologique amateur méprisé des "Instruits", inlassable fouilleur à l'entour de Montpellier, avant qu'un ouvrier agricole ne trouve dans une vigne (de 34970 Lattes) une perle dont les incrustations représentaient des oies égyptiennes....

(Ma question pour Bastet: que fait-elle au Panthéon?) Ivo

Richard LEJEUNE 02/06/2015 07:29

Bonjour à vous et merci, du Panthéon, d'être passé me voir, nouveau visiteur de mon blog ...

Non, je n'ai jamais ici évoqué Lattara pour la bonne et simple raison que j'ignorais jusqu'à ce nom avant de vous lire ...

Preuve s'il en est que je ne puis être d'accord avec votre " ...étant éternellement néophyte ..." ,je vais donc essayer de trouver sur le Net de quoi combler mon propre manque en histoire de la Narbonnaise.

Mais d'abord, et avant d'éventuellement rencontrer une documentation abondante, pourriez-vous me préciser ce qu'est exactement cette perle que vous évoquez et quel est son rapport avec la Bastet égyptienne ?

A bientôt vous lire ?

christiana 23/05/2015 15:12

Je ne suis pas spécialiste des oies et ne pourrais te répondre... Peut-être à Visé, cité des oies ont-ils des archives à ce sujet? Peut-être ne font-ils pas que les cuisiner?

Richard LEJEUNE 26/05/2015 11:29

Des archives, à Visé ? Je ne sais pas, Christiana.
En revanche, ce que je sais, c'est qu'il existe une ferme où nous nous approvisionnons volontiers, mon épouse et moi, quand nos réserves du Périgord sont épuisées : il s'agit de la Ferme d'Artagnan (http://www.lafermedartagnan.be/index.php/gallery/two-columns)

FAN 21/05/2015 18:34

A que voilà une oie sacrifiée pour le régal des dieux et autres humains! Merci de me faire souvenir de cette superbe cuillère qui m'avait interpellé lors de ma 1ère visite au Louvre avec une enseignante en histoire! suis moins attirée la figuration des oies troussées! Finalement, on peut supposer qu'il n'y avait pas trop pénurie de nourriture carnée en vous lisant et que l'oie est toujours à l'honneur comme à présent lors des fêtes de fin d'année!!C'est un plat succulent, en effet! BISOUS FAN

Richard LEJEUNE 26/05/2015 11:22

Si l'homme égyptien avait l'opportunité soit d'élever soit de capturer quelques animaux et/ou quelques volailles, effectivement, Fan, l'on peut considérer qu'il ne souffrait pas trop de manque de provisions carnées. Mais je reste persuadé que ce ne fut pas toujours le cas pour tous !

Jean-Pierre 19/05/2015 15:01

Des oies g(r)avées... ne seraient-elles pas à l'origine de notre foie gras ?

Richard LEJEUNE 20/05/2015 10:59

Pas celles-là, en tous cas, Jean-Pierre. S'il existe bien des scènes de gavage peintes ou gravées dans certaines tombes égyptiennes, il semblerait, d'après les documents écrits actuellement connus, que c'était pour obtenir des volailles, - oies, grues, etc. -, les plus dodues possible. Aucune allusion n'est faite à une éventuelle consommation de foie gras : ils ne le connaissaient apparemment pas car si c'eût été le cas, je pense qu'ils ne se seraient pas privés de l'évoquer sur l'un ou l'autre mur de leur "maison d'éternité" aux fins d'en bénéficier dans l'Au-delà !

Alain 19/05/2015 14:18

J’aime beaucoup cette cuillère à offrandes que tu nous montres. L’esthétique de cette jeune femme semblant pousser sur l’eau, ou étendue céleste, cette oie joliment ciselée est superbe.
Tu parles de l’oie alors que je viens d’entendre aux informations que l’Europe semble vouloir rejeter notre foie gras pour cause de souffrance animal.
Cela est vrai pour la souffrance, mais c’est un peu hypocrite car le monde entier nous l’achète sans penser en le mangeant à la malheureuse oie (ou canard).

Richard LEJEUNE 20/05/2015 10:47

Tu auras évidemment compris, Alain, les raisons pour lesquelles j'aborde l'oie en ce moment, inhérentes au Louvre et évidemment pas à cette question ... qui n'est pas vraiment d'actualité dans la mesure où j'ai remarqué qu'ici sur le Net, il y en a qui s'invectivent depuis très longtemps sur le gavage.
Débat effectivement hypocrite mais qu'il semble de bon ton d'avoir entre partisans et détracteurs de cette pratique.
Mais ne nous voilons pas la face, pendant les mois de juillet ou d'août, les échoppes de foie gras dans le Périgord, notamment, sont loin d'attendre le chaland.

christiana 19/05/2015 09:47

Je me souviens très bien de cette magnifique cuillère à offrandes si délicate.
Les oies en albâtre sont elles aussi, très originales, très "art déco", par leur forme "enroulée" stylisée. J'aime beaucoup les objets en albâtre, j'en ai ramené quelques-uns de Volterra, dont c'est la spécialité, mais point d'oies...

Richard LEJEUNE 20/05/2015 10:31

Je trouve intéressante la dernière partie de ton commentaire Christiana parce qu'elle ouvre la porte à une question que je ne me suis pas encore posée et qui pourrait déboucher sur une éventuelle recherche à entreprendre : existe-t-il dans l'art d'autres civilisations semblables représentations d'oies troussées ? Et dans l'affirmative, avec ou non la même connotation funéraire ?

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