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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 01:00

 

 

 

     Si d'aventure il vous arrivait de feuilleter un Livre pour sortir au jour, comme le définissaient les Égyptiens eux-mêmes, - un Livre des Morts, communément et erronément appelé de nos jours -, vous rencontreriez certains titres qui, assurément, interpelleraient votre esprit rationnel.

 

     Ainsien tête du chapitre 44, liriez vous :

 

      Formule pour ne pas mourir une seconde fois dans le domaine des morts.

 

et mêmement, du 46 :

 

     Formule pour ne pas périr, pour demeurer vivant dans le domaine des morts.

 

 

     Qu'estimeriez-vous devoir comprendre par semblables propos ?

 

     Voilà, pour le rappeler rapidement, ce qui termina notre conversation la semaine dernière, amis visiteurs,  et ce qu'aujourd'hui il me siérait de développer plus avant !

 

 

     Dans un premier temps, il vous faut prendre conscience qu'en réalité pas moins de trois mondes coexistaient au pays de l'antique Kemet : le monde des vivants, bien sûr, puis les très luxuriants et très convoités "Champs d'Ialou",

 

 

Champs-d-Ialou---TT-1--de-Sennedjem--Photo---OsirisNet-.jpg

 

 

également nommés Champs des Offrandes, sorte de monde élyséen au sens des Grecs ou de paradis, selon les chrétiens : là y jouissaient d'une vie éternelle ceux des Égyptiens qui, grâce à leur déclaration d'innocence, avaient échappé à la vindicte du monstre dévoreur guettant au pied de la balance divine qui pesait les âmes des défunts, dans la grande salle du Tribunal d'Osiris.

 

     De sorte que dans leur conception eschatologique, ce que l'on pourrait appeler la première mort, la mort physique ici-bas, n'était qu'un passage en vue d'accéder à la belle harmonie dans l'Au-delà, en vue de bénéficier de la magnificence de la "Campagne des Félicités".

 

      Grâce ci-dessus à la célèbre représentation de la paroi est du caveau de sa tombe à Deir el-Medineh (TT 1), vous pouvez vous rendre compte de la vision qu'en eut par exemple, pour son épouse et pour lui-même, le maçon privilégié de la communauté des ouvriers de la "Place de Vérité"- entendez la nécropole royale thébaine - , que fut Sennedjem, sous le règne de Séthi Ier, à la XIXème dynastie. 

 

     Cette scène, ou une de ses semblables, accompagnait souvent sous forme de vignette le chapitre 110 du recueil de formules funéraires que je citai à l'instant et dans lequel, nommément, ces lieux célestes étaient évoqués :

 

     (...) Ici commencent les formules de la Campagne des Félicités et les formules de la sortie au jour ; entrer et sortir, dans l'empire des morts ; s'établir dans le Champ des Souchets, (...) y être glorieux, y labourer, y moissonner, y manger, y boire, y faire l'amour, faire tout ce que l'on a l'habitude de faire sur terre (...)

 

 

     Parallèlement à ces deux mondes, les Égyptiens en concevaient un troisième : celui de la deuxième mort, bien plus crainte, bien plus redoutée dans la mesure où elle n'autorisait pas la seconde vie tant souhaitée. Ce trépas "définitif" était haï, exécré parce qu'il représentait la destruction du ba de ceux qui n'avaient pas respecté l'ordre et la justice, de ceux qui n'avaient pas vécu selon les préceptes de la Maât. 

 

     Il faut savoir que l'annihilation du ba, principe immatériel faisant partie de l'identité d'un individu, était consubstantielle à celles de son ombre et de sa puissance magique et débouchait sur l'impossibilité de devenir un "akh", un mort transfiguré, glorifié, - glorieux, comme l'indique la traduction de Paul Barguet ci-dessus. C'est-à-dire l'impossibilité d'être admis parmi les dieux pour y jouir de la vie éternelle.

 

     C'est ce que précise une autre composition funéraire, le Livre des Cavernes. On peut en effet y lire cette intervention de Rê, à propos de ceux qui n'ont pas été reconnus par le Tribunal divin (IX, 4) :

 

     Je siège dans le Bel Occident pour présider contre eux le tribunal, de manière à détruire leur ba, à exterminer leur ombre, à détruire leur corps, à leur ôter toute gloire.

 

     Risquant dès lors d'être avalés par la "Dévoreuse", monstre hybride qui n'attendait que cette éventualité, les Égyptiens, vous le comprendrez aisément, se devaient de tout tenter pour maîtriser cette deuxième mort, de tout tenter pour la dominer, pour y échapper. 

 

     Et c'est dans cet esprit qu'il nous faut envisager l'obligation de s'entourer dans la tombe, aux fins de perpétuer le souvenir des biens terrestres, d'un viatique pour l'Au-delà, que ce soit de nourriture ou d'objets pénétrés de pouvoirs apotropaïques. Dans cet esprit encore, l'impérieuse nécessité d'avoir entièrement placé sa vie terrestre sous l'égide de la Maât. Dans cet esprit enfin, la stricte observance des différents rites, dont l'indispensable pratique de la momification proprement dite, non pas pour cacher la destruction du corps, - évidence physique s'il en est ! -, mais pour avoir prise sur elle.

 

     De sorte qu'il convient de reconnaître que c'est sur la croyance en un certain nombre de gestes magiques que reposait le concept de seconde vie d'un individu : par la magie, le taricheute rassemblait sous l'aspect de momie les éléments constituant un être que son décès aurait pu séparer, dissoudre, anéantir ; par la magie, ce défunt ayant recouvré sa pleine intégrité physique, pouvait alors être considéré comme un nouvel Osiris et, dès lors, bénéficier d'une bienheureuse résurrection post mortem ; par la magie, à la fois de l'image et du Verbe, il avait l'assurance de subsister dans l'éternité même si, d'aventure, ses descendants omettaient d'assumer leurs devoirs cultuels.

 

 

     Au terme de ces deux derniers rendez-vous que nous nous sommes fixés, amis visiteurs, la semaine dernière et ce matin, j'espère avoir démontré que les Égyptiens de l'Antiquité jamais ne cherchèrent à occulter la mort : non seulement, ils la conçurent comme une réalité irrécusable mais, en outre, ils en firent la condition apodictique, sine qua non, diraient les latinistes, de la Vie, première ou seconde, ici-bas ou ailleurs ...

 

     Et d'ajouter, offrant ainsi plus ample audience à une théorie de mon ami Dimitri Laboury, Professeur à l'Université de Liège, qu'ils eurent de la mort et de l'existence souhaitée dans l'Au-delà une approche relativement optimiste : si les "maisons d'éternité" que les privilégiés se firent ériger, si l'embaumement dont ils furent l'objet, si les offrandes, essentiellement alimentaires, dont magiquement ils disposaient leur permirent de croire à une totale protection pour leur futur, à une pérennité sans tache, à une seconde vie bienheureuse, n'est-ce pas parce que celle qu'ils avaient connue sur terre leur avait pleinement satisfait ?

 

     Quel plus bel hommage, quel plus bel hymne à la Vie, - dans ses deux acceptions temporelles : celle d'avant la mort physique et celle d'après -, les habitants des rives du Nil ne nous offrent-ils pas là, eux qui intégrèrent la mort parmi les événements de l'existence de manière à accréditer leur croyance en une régénération, une renaissance, un éternel retour  ?

 

     Qui, après ces deux derniers rendez-vous précédant les vacances d'hiver, peut encore considérer un seul instant ces femmes et ces hommes qui tant aimaient la vie au point d'en souhaiter deux, comme des êtres hantés par le spectre de la mort ?   

 

     Va, afin que tu reviennes ! Dors, afin que tu t'éveilles ! Meurs, afin que tu vives !,

rencontre-t-on déjà dans diverses formules des Textes des Pyramides.

 

     Voilà qui résume parfaitement ce que l'égyptologue italien Sergio Donadoni nommait l'optimisme cosmique des Égyptiens ...  

 

 

***

 

 

     Je sais gré à Thierry Benderitter d'avoir accepté, dès le début de nos relations épistolaires, que je puise de son remarquable site OsirisNet l'un ou l'autre document iconographique, - dont celui qui aujourd'hui chapeaute notre conversation -, aux fins d'illustrer mes interventions ; et cela sans même le déranger pour lui en demander à chaque fois nouvelle autorisation.

     Merci Thierry pour la confiance dont tu m'as toujours honoré.

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

BARGUET  PaulLe Livre des Morts des anciens Égyptiens, Paris, Éditions du Cerf, 1967, pp. 86-7 et pp. 143-5.

 

 

CANNUYER  Christian, Une rémanence de la "seconde mort" des anciens Égyptiens dans l'hagiographie copte ? in La langue dans tous ses états, dans Acta Orientalia Belgica XVIII, Michel Malaise in honorem, Liège, Société belge d'études orientales, 2005, pp. 263-4..

 

CARRIER  ClaudeTextes des Pyramides de l'Égypte ancienne, Tome I : Textes des Pyramides d'Ounas et de  Téti, Paris, Cybele, 2009, § 134 a, pp. 66-7.

 

 

DONADONI  Sergio, L'homme égyptien, Paris, Éditions du Seuil, 1992, p. 308. 

 

 

GUILHOU  NadineLa mort et le tabou linguistique et rituel en Égypte ancienne, dans MARCONOT J.-M. et AUFRERE S. H., L'interdit et le sacré dans les religions de la Bible et de l'Égypte, Montpellier III, Université Paul-Valéry, 1998, pp. 25-37.

 

 

LABOURY  DimitriL'Égypte et la mort. Rites et croyances funéraires dans l'Égypte antique, in Ombres d'Égypte. Le peuple de Pharaon, in Catalogue de l'exposition au Musée du Malgré-Tout, Treignes Éditions du Cedarc, 1999, pp. 53-9.

 

 

***

 

     À toutes et à tous, amis visiteurs, je souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année, d'excellentes vacances aussi pour certains et, à plus longue échéance, une profitable année 2017.

 

     Je vous propose d'éventuellement retrouver ÉgyptoMusée à partir du mardi 10 janvier prochain.

 

     Richard

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Mort et Au-delà ...
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commentaires

TIFET 08/01/2017 16:24

Je voulais juste cher Richard vous souhaitez une excellente année égyptienne ! et même si je ne vs laisse plus souvent de commentaire, je ne vous oublie pas......il faut faire face à ce monde barbare dans lequel on veut nous entrainer aussi je ne citerai qu'une pensée de Gandhi "la haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais..........Permettez que je vous embrasse bien amicalement. TIFET

Richard LEJEUNE 09/01/2017 11:12

Très heureux de recevoir vos vœux, chère Tifet.
Pour ma part, je vous suis également au sein de votre parcours d'artiste et des expositions qui jalonnent votre vie. Et cela me réjouit sincèrement pour vous.
Puissent leurs portes à nouveau rester ouvertes toute l'année à venir aux fins d'accueillir votre talent.

Merci aussi pour cette belle citation de Gandhi.

Très amicalement,
Richard

Cendrine 01/01/2017 01:40

Cher Richard, je vous souhaite, ainsi qu'à vos proches, une myriade de succulents petits bonheurs pour 2017, avec la santé, le plaisir de la découverte et toujours de l'amitié à partager. Je vous fais de gros bisous, amicalement!
Cendrine

Richard LEJEUNE 06/01/2017 08:35

Grand merci à vous pour ces vœux que vous m'adressez, chère Cendrine.

Puisse 2017 non seulement répondre au plus grand nombre se souhaits qu'il vous arrivera de formuler, votre époux et vous-même, mais aussi que pour vous s'illuminent à perpétuelle demeure de nombreux fanaux balisant le chemin vers l'amélioration de votre état de santé ...

Très amicalement,
Richard

Cendrine 23/12/2016 10:34

Cher Richard, votre réponse à mon commentaire m'a beaucoup émue. J'ai été "inspirée", avec le coeur et l'esprit par votre article. Merci également à Alain pour ses mots.
Le thème de la mort m'a toujours fascinée. Je suis quelqu'un de très souriant, en dépit de la maladie qui m'affecte j'ai toujours de l'humour en réserve et je dirais que la perspective de la mort initiatique me séduit, me réjouit même car rien ne s'achève, rien ne se détruit. J'y crois profondément. Je veux rester, comme la plupart des gens, le plus longtemps vivante en ce monde mais le prochain arrivera et j'espère que ce sera une aventure.
Vos propos déposés sur mon blog m'ont également beaucoup émue... Christophe a mis mon article en ligne la veille de l'attentat de Berlin, cela m'a d'autant plus remuée que je revois les visages des passants réjouis sur les Champs-Elysées bien que, comme je l'ai écrit, il régnait autour de nous une palpable fébrilité. L'inquiétude était partout et la présence des forces de l'ordre montrait bien que nous sommes en guerre contre quelque chose de vicieux, d'abject, d'incohérent et pourtant... Personne n'est à l'abri et même si j'ai fait en sorte de me changer les idées en étant sur les Champs-Elysées, il demeurait ce sentiment de malaise diffus comme si quelque chose pouvait survenir à tout moment.
La perception de la mort de ces terroristes est une énigme pour moi, je ne vois pas ce qui les incite à faire ce qu'ils font. Par quel mécanisme défectueux leur cerveau se met-il à fonctionner? Quant à vos petits-enfants, c'est sûr que c'est un "sale" monde que le nôtre mais je veux persister à croire qu'un peu partout, des personnes de "bonne volonté" offriront le meilleur d'elles-mêmes pour que les choses fonctionnent le mieux possible encore quelques temps. Il ne doit pas être facile de voir évoluer ses enfants et ses petits-enfants en se demandant ce qui leur arrivera mais même si ça peut sembler "innocent", gardons l'espoir. Quelle que soit notre religion ou notre spiritualité, la notion d'espoir est essentielle.
Sur de nombreux blogs, des personnes se demandaient si elles avaient encore envie de fêter Noël. Les réponses ont été houleuses parfois. Noël est synonyme de meurtrissure pour moi car j'ai perdu à ce moment-là ma maman et mon enfant. C'était il y a des années mais je n'ai pas renoncé à fêter ces instants. C'est dur, j'y pense, je comprends les personnes qui n'ont plus le coeur à rien et en même temps, continuer à avancer cultive cette fleur d'espoir qui nous est essentielle.
Je vous souhaite de très belles fêtes et pense bien à vous. Merci encore pour vos mots d'amitié.
Cendrine

Carole 23/12/2016 01:17

Je vous souhaite de très bonnes fêtes, qu'elles soient un petit moment d'éternité pour vous et votre famille.

Richard LEJEUNE 23/12/2016 07:36

Merci et bravo à vous, Carole, pour l'excellence de votre blog ...

FAN 21/12/2016 17:34

Je dois admettre que cette manière d'aborder la mort est un peu celle des autres religions!! seuls les noms diffères! Je lis que la deuxième mort (suite à la pesée de l'âme) ne laisse aucun recours par rapport au "purgatoire" des catholiques!! Bah, perso, j'aime lire et écouter les données scientifiques, cela me conforte mieux!! Joyeux NOËL 2016, cher Richard!!! Bisous Fan

Richard LEJEUNE 22/12/2016 10:23

Merci, chère Fan, pour ce commentaire frappé au coin de votre ressenti ...

Alain 21/12/2016 12:43

Cendrine est superbement lyrique sur ce thème de la mort : « notre part ondoyante d’ultimes ténèbres ».
Champ d’Ialou, Paradis, ou autre, à mes yeux, comme j’en parlais dans le dernier article, le seul paradis qui existe après la mort est notre présence dans l’esprit des autres. Pour certains parfois, une oeuvre leur permet de toujours exister. Sur ce point, je rejoins le commentaire de Christiana : « laisser une trace dans le cœur et dans la mémoire, ne fut-ce que d’une seule personne ».
J’ai entendu, hier soir, à propos du décès de l’inoubliable Michèle Morgan, un ancien de nos ministres de la Culture, très ému, dire : « On est tous un peu orphelin. Je ne sais même pas si sa carrière est terminée… Elle joue encore. » Ce « Elle joue encore », indique bien qu’elle est encore vivante dans sa mémoire.
Heureuses fêtes de fin d’année, Richard, à toi et ta famille.

Richard LEJEUNE 22/12/2016 10:21

Merci Alain pour ce commentaire qui emporte pleinement mon adhésion.

Jean-Pierre 20/12/2016 18:12

C'est agaçant cette manie qu'ont toujours eu les hommes de refuser le repos éternel apporté par la mort pour lui substituer une seconde vie imaginaire et abracadabrantesque !

Richard LEJEUNE 22/12/2016 10:10

Chez les Égyptiens, Jean-Pierre, nulle connotation abracadabrantesque, je vous assure mais plutôt une mise en oeuvre de toute une première vie aux fins que leur éternité lui ressemble, voire la surpasse ...

Cendrine 20/12/2016 16:19

Bien sûr, Richard, que nous allons vous retrouver après le temps des fêtes et poursuivre avec joie l'aventure sur Egyptomusée! Je vous souhaite plein de belles choses en compagnie des vôtres.

Cette poésie égyptienne de la mort est fascinante et vivifiante à souhait ! Je ne suis nullement interloquée lorsque je lis « Formule pour ne pas mourir une seconde fois dans le domaine des morts » ou « Formule pour ne pas périr, pour demeurer vivant dans le domaine des morts ». Sûrement parce que je partage -et je suis loin d'être la seule- de nombreuses convictions avec des êtres qui furent et pensèrent il y a si longtemps. Êtres dont les croyances ont navigué jusqu'à nous et traversé les mailles de la « modernité ».

A l'instar du Sidh celtique où s'entrelacent morts et successives renaissances, cet Autre Monde égyptien nous attire de l'autre côté du miroir où la mort n'est pas unique mais kaléidoscope de morts qui sont autant de portes que l'on franchit pour progresser.

Votre article a attisé mon imagination. Telle une exploratrice, je monte dans une barque, direction le royaume de la mort où l'on peut mourir plusieurs fois alors attention ! Je m'attends presque à voir surgir sur les flots nimbés de brume un mystérieux esquif sur lequel s'agite le docteur Who. Il a troqué sa veste redingote fantasque contre une grande cape noire qui claque au vent et nous explique que tout est relatif à commencer par la mort et que la Dévoreuse affûte au loin ses grandes mâchoires d'argent...

Cette Dévoreuse ne peut-elle être aussi le Monstre fondateur de notre Psyché ? Incarnant de manière très imagée le face à face avec notre part ondoyante d'ultimes ténèbres ? Nous devons donc tôt ou tard la regarder dans les yeux, argumenter et faire face à ses dents aiguisées pour renaître en toute sérénité.

Je me suis sûrement laissée emporter mais c'est dans ma nature, il me serait bien difficile de changer maintenant (sourire...) et puis c'est votre faute (sourire plus grand...) votre article m'a inspirée!

Je vous fais de grosses bises pour vous souhaiter de belles fêtes, à bientôt!

Cendrine

Richard LEJEUNE 22/12/2016 10:08

Chère Cendrine : qu'ajouter à ce sublimissime commentaire tout empreint d'un lyrisme roboratif ?
Immense merci à vous.

christiana 20/12/2016 09:57

Oups! J'avais pris du retard et j'ai dû retourner lire le post précédent pour comprendre cette belle réflexion sur la vie et la mort. La mort transcendée pour célébrer la vie... De tous temps les hommes ont été obligés d'accepter qu'ils devront mourir et de tous temps ils ont tenté d'adoucir la peur et la douleur du partir. La conscience de la mort est ce qui nous différencie des animaux.

Qu'estimeriez-vous devoir comprendre par semblables propos ?

Formule pour ne pas périr, pour demeurer vivant dans le domaine des morts.

Personnellement il me plait de comprendre que si on laisse une trace dans le cœur et dans la mémoire, ne fut-ce que d'une seule personne, alors on continue à vivre dans ses pensées...

J'ai un Panthéon dans la tête...

Bonnes vacances à toi aussi Richard et bonnes fêtes de fin d'année.

Richard LEJEUNE 22/12/2016 10:05

Merci pour ton commentaire, Christiana, dont j'épingle plus particulièrement : "J'ai un Panthéon dans la tête" ...

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