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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 01:00

 

 

     "J'ai visité, l'est, la Libye et toute sa côte qui voit le désert tomber dans la mer et l'Égypte qu'aucun mot ne saurait décrire. Je n'ai offert à la Grande Égypte que mes "compétences" en anthropologie physique ..., j'ai en effet organisé, à Grenoble, dans le cadre d'un très important congrès d'égyptologie, un colloque (dit table ronde) sur l'anatomie de ces gens de génie, les mettant tristement à nu pour ne parler que de leurs dépouilles, ce qui est, je dois dire, bien réducteur, au cœur d'un pareil festival d'art, de sciences, de lettres et de culture. J'ai publié, en collaboration avec un collègue tchèque, Eugen Strouhal, les travaux de ce colloque."

 

 

Yves  COPPENS

Origines de l'homme, origines d'un homme - Mémoires

 

Paris, Odile Jacob, 2018

p. 233

 

 

 

 

     Grâce à l'exergue de ce mardi de rentrée après la semaine de congé consentie par la Belgique à son enseignement non-universitaire, vous comprendrez aisément, amis visiteurs, que j'introduise mon propos du jour en épinglant, parmi d'autres, simplement intéressantes, une lecture jouissivement passionnante qui constitua, pour moi, le plus volumineux sachet débordant de confetti ... archéologiques et paléontologiques de ces jours de vacances dits "de Carnaval".

 

     Si d'aventure, ainsi que je vous le conseille vivement, vous vous plongiez dans les mémoires de ce grand savant né en 1934, vous constateriez qu'il s'attarde notamment sur l'Afrique et, de toute évidence, sur l'Éthiopie, si proche de la Nubie et de l'Égypte antiques, sans trop pointer vers ces deux dernières, sauf dans le petit extrait ci-dessus où il définit les Égyptiens de "gens de génie" ...

 

     Dans cette expression si simple et si vraie, vous décèlerez une des raisons pour lesquelles il m'a plu de vous confier ma récente lecture et d'en extraire ce menu paragraphe au sein des quelque 450 pages que compte l'ouvrage. Une autre considération a également motivé mon choix : permettre à ceux d'entre vous que cela intéresserait d'accéder à l'intégralité des interventions du colloque égyptologique de septembre 1979 mentionné par Yves Coppens, grâce cette proposition de lien sur lequel il vous suffira de cliquer pour découvrir, dans un premier temps, ne fût-ce que les titres des contributions des divers participants internationaux et, dans un second, le texte lui-même de chacune d'entre elles. 

     Enfin, une dernière raison justifie à mon sens ma présente, - et peut-être un peu longue ? -, introduction presque en guise d'hommage : ce qu'explique le paléoanthropologue français dans le deuxième des trois "livres", en réalité des trois grandes parties de ses "Mémoires", section qu'il aurait pu, précise-t-il, intituler "L'Afrique", ce qu'il y explique donc, me permet de subsumer l'homme égyptien en particulier sous l'espèce des homininés en général, originaires de cette corne de l'Afrique, - de la "hanche de l'Afrique", préfère-t-il écrire -, de ce berceau de l'humanité sur lequel, sa vie durant, il n'a cessé de se pencher pour mettre au jour les raisons de l'émergence de l'Homme, étroitement liées qu'elles sont à la nécessité, pour son ancêtre préhumain de s'adapter aux conditions créées par une crise climatique, (un assèchement). (op. cit., p. 201)

 

 

     En cette troisième salle du Département des Antiquités égyptiennes du Louvre parisien où je vous ai ce matin donné rendez-vous, amis visiteurs, la subsomption sur laquelle j'ai à l'instant attiré votre attention, me semble être judicieusement corroborée par la présence de grands panneaux didactiques habillant l'embrasure de chacune des trois fenêtres donnant sur la Cour Carrée, sur notre gauche donc, à nous qui sommes arrivés de la salle précédente pour y admirer d'entrée le socle de Nectanebo II. 

 

 

Salle 3 - Vue d'ensemble - (©  Claude Field)

Salle 3 - Vue d'ensemble - (© Claude Field)

 

     Dans mon article inaugural du 9 janvier dernier, je soulignais, souvenez-vous, qu'à cette salle avait été attribuée l'appellation générique Le Nil " , mettant ainsi l'accent sur le fait que les artefacts y exposés plébiscitaient trois thématiques primordiales pour signifier l'Égypte ancienne dont ce fleuve constitue une indéniable colonne vertébrale ou, pour employer un terme emprunté au vocabulaire du Professeur Coppens, un incontestable rachis : le pouvoir politique, illustré dans la première vitrine à propos de laquelle vous devez maintenant être "incollables" ; le cadre physique et naturel, que nous découvrirons dans les semaines et mois à venir grâce au grand meuble vitré central et à l'admirable bas-relief sur le mur de droite, avant de terminer, probablement à la fin de l'année 2018, par l'évocation de la troisième et dernière d'entre elles, l'aspect religieux.

 

     Concevez dès lors qu'il n'est pas anodin, pour mieux éclairer votre parcours, que les Conservateurs en charge de cette salle aient jugé pédagogiquement indispensable d'introduire ces trois différents axes de réflexion en vous permettant de mieux visualiser ce pays antique à partir d'une cartographie que je vous propose d'à présent découvrir grâce à de nouvelles et récentes prises de vue qu'ont aimablement accepté de réaliser pour moi une lectrice des premiers temps de mon blog, rencontrée au Louvre où elle travaille et que, selon son souhait, je nommerai par les trois premières lettres de son nom : SAS, ainsi qu'un lecteur plus récent qui suit mes publications sur une de ses pages Facebook où il m'a désormais invité à les publier : Claude Field. 

     Tous deux, soyez chaleureusement remerciés.      

 

 

     La première grande carte dégrossit l'environnement géopolitique du pays 

 

CONSIDÉRATIONS CARTOGRAPHIÉES

en faisant état des différents peuples, éventuels ennemis, vivant en Égypte et dans les régions limitrophes, des Perses à l'est aux Libyens à l'ouest, des Kouchites au sud aux Hittites au nord.

 

     En bas à droite, dans la "Hanche de l'Afrique", l'Éthiopie, si chère à Yves Coppens.

 

     À l'extrême gauche se succèdent verticalement six "visions" de l'Égypte choisies à différents moments de son évolution politique  :

 

* à la VIème dynastie, soit aux environs de 2350 à 2200 avant notre ère ;

 

* au Moyen Empire, sous Sésostris III, soit aux environs de 1862-1843 avant notre ère ;

 

* à la fin de la deuxième période intermédiaire, vers 1650-1540 avant notre ère ;

 

* au Nouvel Empire, au moment de l'expansion de Thoutmosis III, vers 1479-1425 avant notre ère ; 

 

 

 

©  Claude Field

© Claude Field

 

* sous l'empire perse de Darius Ier, vers 524-405 avant notre ère 

 

* et enfin à l'époque ptolémaïque, sous Ptolémée III et IV, vers 246-205 avant notre ère.

 

 

 

     La deuxième carte met quant à elle à l'honneur la géographie physique du pays 

 

CONSIDÉRATIONS CARTOGRAPHIÉES

 

en indiquant par rapport aux sites les plus importants les matériaux susceptibles d'intervenir dans la production artistique, comme par exemple, ci-après, cet éclairage porté sur une région de Haute-Égypte, entre Elkab et Assouan ; ce qui vous permettra, quand vous lirez le cartel de l'un ou l'autre objet d'une des vitrines qui nous entourent, de localiser avec une précision certaine l'endroit d'où provint le matériau dans lequel l'artiste a façonné son oeuvre ... 

     

 

©  Claude Field

© Claude Field

 

 

     Le troisième et dernier panneau cartographique atteste plus spécifiquement des centres religieux du pays 

 

CONSIDÉRATIONS CARTOGRAPHIÉES

 

en adoptant le noir pour indiquer le nom des principaux sites cultuels, le rouge, pour la figuration des dieux et le jaune, celle des déesses.

     En outre, comme dans le nouveau gros plan ci-après de la région de Haute-Égypte entre Akhmim et Philae, vous visualiserez également la représentation symbolique typique de chacune de ces divinités du très riche panthéon égyptien.

©  Claude Field

© Claude Field

 

     Aux antipodes d'un livre-guide jugé souvent encombrant, voire pénible à manipuler quand ce n'est pas fastidieux à "décrypter", plus immédiatement visuels, ces grands panneaux cartographiés qu'amignonne le halo naturel s'immisçant par les hautes fenêtres de la Cour carrée devraient vous permettre, amis visiteurs, pour autant bien évidemment que vous souhaitiez y déambuler en ma compagnie, de géographiquement situer les "trésors" que nous avons commencé à découvrir en cette salle 3 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, à Paris. 

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commentaires

C
Votre article m'invite, décidément, à faire ce petit voyage à Paris que je projette toujours et n'accomplis jamais. <br /> Cette expression-vision d'Yves Coppens parlant de la "hanche de l'Afrique" m'émerveille. Elle nous révèle, aussi, à quel point la cartographie, discipline si rigoureuse pourtant, s'apparente à la rêverie. Même si, depuis Baudelaire, nous le savions...
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R
Que j'aime votre première phrase, Carole !!<br /> Et le reste du commentaire aussi, d'ailleurs, ... mais pour d'autres raisons.<br /> Merci de votre présence fidèle.
F
Merci Richard de signaler que la géopolitique et sa cartographie est pour le moins très importante pour mieux comprendre l'histoire des peuples et de plus celle des égyptiens! si j'étais encore à Paris, je ferais du Louvre mon QG!!mais j'ai préféré le soleil non pas d'Egypte mais du Sud de la France!!!Bisous Fan
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R
Que je vous comprends, chère Fan, de préférer les régions plus ensoleillées du sud plutôt que notre grisaille du nord !
P
Merci Richard pour cet article encore passionnant. <br /> Yves COPPENS, pour moi, c'est la découverte de Lucy<br /> Pour mon mari c'était une vraie passion ; il faut que je recherche les livres que nous lui avons offert.<br /> Je ne suis pas allée sur le lien que vous nous offrez, que je garde précieusement, je le ferai sans aucun doute.<br /> Vos articles, que je lis avec attention, m'incitent à prévoir une visite au Louvre lors de mon prochain séjour à Paris. Il faudrait d'ailleurs que je prenne des notes pour mieux apprécier ma visite.<br /> Avec mes plus vifs remerciements (l'illustré Richard s'est encore enrichi - merci). Bien amicalement
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R
Quel plus beau cadeau peut-on me faire que me confier avoir envie, suite à la lecture de mes articles, d'aller, - ou de retourner -, au Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre ?<br /> Merci Maryvonne de l'avoir ici aussi exprimé.
C
Bonsoir Richard,<br /> Outre l'énergie pétillante et la couleur hautement reconnaissable de vos mots, je me suis régalée à la contemplation de ces cartes très bien conçues. Ainsi, à travers votre article, nous nous faisons chasseurs de trésors, des trésors de culture et de connaissances archéologiques. J'ai vu il y a peu de temps une émission dans laquelle Yves Coppens intervenait pour parler des capacités d'adaptation ambivalentes de l'être humain au sein d'un monde en métamorphose trop rapide. Il évoquait « sa » Lucy, les possibilités instinctives de l'être humain, le transhumanisme, les qualités adaptogènes d'animaux comme le cheval et d'anciens peuples qui honoraient les capacités des animaux. <br /> J'ai aussi beaucoup aimé ses propos sur la notion de « race blanche » qui pour lui n'existe pas ! Une fascinante intelligence que celle de ce monsieur et un passionnant voyage que vous nous proposez. La « carte des dieux » est particulièrement attractive, des dieux immobiles qui cheminent...<br /> Votre échange avec Alain concernant les dents m'a particulièrement remuée sachant que toutes mes souffrances, ma méningite chronique, ma propension à la septicémie et mon épilepsie s'inscrivent, en premier lieu, dans la rareté de ma pathologie dentaire. Les dents pour moi, c'est juste un enfer de toute ma vie malgré les formidables médecins que j'ai pu rencontrer et qui ont fait leur possible...<br /> C'est « épidermique » chaque fois qu'une personne parle des dents. <br /> Comment cela pourrait-il être autrement ?<br /> Toujours en danger de mort, sans oublier les douleurs qui ne me quittent jamais et qui virent trop souvent à l'atroce en dépit des traitements, à cause d'arborescences dentaires orphelines qui vont se greffer dans des organes qu'elles ne doivent pas toucher et qui altèrent, de manière constante, le fonctionnement de mes organes ! Je me transpose souvent dans d'autres époques et je me dis que j'aurais déjà été emportée par La Faucheuse... Déjà que j'ai failli ! Et pas qu'une fois !<br /> <br /> Je me dis toujours que si j'en avais les moyens financiers, une grosse fortune comme en possèdent certains humains, je créerais une fondation pour les dents. Pour ceux qui ne peuvent se soigner en ce monde, qui ont mal et risquent leur vie et je financerais aussi des recherches pour les personnes qui comme moi, ont des choses trop rares pour qu'un labo s'y intéresse vraiment...<br /> <br /> Apprendre à vivre avec la douleur si méchamment chronique, apprendre à résister malgré les hémorragies et tant de choses que je ne décris pas car elles effrayent les personnes au courant des détails et qui me soutiennent si gentiment... Je fais ce que je peux et j'aime beaucoup un livre qui s'appelle « Dictionnaire du langage de vos dents » d'Estelle Vereeck. Il y a tant d'empreintes holistiques dans les dents, sachant qu'il s'agit de petits morceaux d'encéphale cristallisée... Notre premier cerveau... On peut tisser une passerelle, d'une certaine façon, avec Lucy et Yves Coppens...<br /> <br /> Merci à vous pour ce très bel article, cette invitation à la culture et à la beauté. Bien amicalement !<br /> <br /> Cendrine
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R
Vous vous imaginez bien, chère Cendrine, que cet aparté avec Alain sur un sujet qui tant vous traumatise était aux antipodes d'éventuelles intentions malsaines. Je suis désolé qu'il vous ait entraînée à me confier derechef ce difficile parcours qui est constamment le vôtre, persuadé que j'étais depuis un certain temps que vous n'aviez plus évoqué vos déboires de santé que les médecins les avaient grandement atténués. Et là, pour moi, c'est à nouveau le coup de massue ! Combien m'affligent ces souffrances qui vous sont quotidiennes !<br /> <br /> Pour ce qui concerne "la couleur hautement reconnaissable de [mes] mots", détail par lequel vous entamez votre présent commentaire, je pense qu'ils constituent l'athanor commun offert par notre belle langue française, dans lequel toute personne qui désire y puiser choisit ceux qui lui permettront de concocter ses phrases. Tout simplement.
C
J'ai eu ma "période paléontologique" dans les années 70 où je fouillais et récoltais des fossiles (ammonites, coquillages,...) et je m'intéressais très fort aux temps géologiques reculés. C'est tout naturellement que j'ai "connu" Yves Coppens lors de la découverte médiatique de Lucy et sa façon si claire et simple d'expliquer les choses. beaucoup aimé son livre: Le Singe, l'Afrique et l'homme. Et puis j'ai eu moi-même un petit homme et d'autres chats à fouetter et j'ai perdu de vue Yves Coppens... <br /> <br /> "L'art dentaire en Égypte antique", de Pauline Ledent, c'est un gag?
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R
Un gag ? On le croirait bien. Mais non ! Je ne me permettrais pas ! J'ai le bouquin sur mon bureau depuis que j'ai ce matin répondu à Alain, ici et sur ma page FB. Voici un lien qui te donnera la possibilité de le visualiser : https://www.amazon.fr/Lart-dentaire-en-Egypte-antique-ebook/dp/B00KCPGPPW/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1519141562&sr=8-1&keywords=Pauline+Ledent<br /> <br /> En outre, je viens de taper son prénom et son nom dans Google et ai été stupéfait de découvrir d'autres dentistes en France qui portent le même patronyme !!<br /> <br /> Tout autre chose. En son temps, au sein d'un cycle de conférences d'une niveau certain que j'avais organisées à l'École Polytechnique de V. où j'enseignai 35 années durant, j'avais invité, quelques grands noms de la science de l'époque, Paul Damblon, Lise Thiry (qui s'occupait alors du dépistage du sida), Maurice Bucaille (qui fut médecin personnel d'Anouar el Sadate et qui s'occupa de la momie de Ramsès II, quand elle vint à Paris), Marie-Cécile Bruwier (qui dirige actuellement Mariemont) ... et Yves Coppens. Serais-tu venue l'écouter par hasard ? (C'était l'année scolaire 1990-91)
A
Un petit complément à mon premier commentaire.<br /> Je reprends le colloque de Coppens qui est très intéressant sur l’anatomie des habitants.<br /> Je m’aperçois dans l’étude faite sur l’oasis de Dakhled sous la 26e dynastie que la stature des hommes était d’environ 1,70 m (ce qui paraît élevé pour l’époque), elle allait baisser ensuite peut-être du fait des invasions diverses.<br /> La moyenne d’âge au décès pour les hommes était de 50 ans et 40 ans pour les femmes. Le désert, plus sec, devait mieux conserver, et, peut-être, l’alimentation. Les enfants et les femmes comme toujours du fait de l’accouchement sont toujours désavantagés par rapport aux hommes. C’est l’inverse de nos jours, mais l’on ne peut comparer.<br /> Très bien faites les cartes géographiques du Louvre.
Répondre
R
Bravo pour cette assiduité, Alain : tu m'as l'air drôlement intéressé par le sujet !<br /> <br /> Plus éloigné de l'égyptologie, certes, mais extrêmement intéressant : as-tu lu son dernier bouquin, ses "Mémoires" en fait ? <br /> Ne t'attends pas à des "révélations sur sa vie d'homme privé, - un court chapitre sur sa paternité à 60 ans, excepté - ; mais sur sa vie de scientifique, sur toutes ses recherches archéologiques, sur ses voyages, sur "Lucy", bien évidemment, il est plus que disert. PASSIONNANT !
A
J’ai parcouru rapidement quelques chapitres du colloque égyptologique de 1979 organisé par Yves Coppens. J’adore ce scientifique qui sait expliquer de façon simple la complexité.<br /> Quand nous savons que, même à notre époque moderne, les pathologies dentaires nous posent toujours des problèmes peu agréables, j’ai étudié le paragraphe sur l’existence éventuelle de la profession dentaire au troisième millénaire avant J.C. <br /> L’étude des dents des momies démontre que ces pauvres égyptiens avaient de nombreuses pathologies dans ce domaine. Les techniques de soins, sans parler de chirurgie, ne devaient guère améliorer les choses. Comme, de plus, les dents malades étaient rarement extraites, j’imagine la suite : douleurs intenses (pas de doliprane) et décès très souvent. Il paraitrait même que le grand Ramsès II pourrait être mort d’une pathologie buccale… Il est vrai que cet homme, déjà âgé pour l’époque, ne devait guère être brillant, courbé par la maladie, ce qui obligea à fracturer son rachis cervical pour qu’il soit étendu droit à la momification.<br /> Pas marrant tout cela…<br /> Tes articles de rentrée commencent très fort.
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R
Ce qui commence très fort, Alain, c'est ta volonté, - qui tant me faisait déjà plaisir chez mes Étudiants et me réjouit tout autant chez certains de mes lecteurs -, de vouloir dépasser le seul stade de mes informations pour en savoir plus, pour plonger plus avant encore dans une thématique qui les intéresse.<br /> Il appert, d'après un ouvrage récent (2014) que j'ai lu sur "L'art dentaire en Égypte antique", de Pauline Ledent, que, l'alimentation jouant évidemment un rôle immense, les gens du peuple ont beaucoup plus souffert de l'usure de leur dentition parce qu'ils ne consommaient que très très peu de viandes et beaucoup de légumes crus, demandant une forte mastication, donc un plus grand contact entre les dents ; alors qu'au niveau des classes sociales plus aisées, bénéficiant d'une alimentation plus raffinée, de préparations culinaires plus élaborées, l'abrasion des dents était plus faible. En revanche, eux, souffraient bien plus de caries à cause de cette alimentation plus riche en aliments cuits et sucrés.

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  • : D' EgyptoMusée à Marcel Proust- Le blog de Richard LEJEUNE
  • : Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
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