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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 15:58

     Un premier inventaire fut élaboré entre l'avènement de l'Empereur Napoléon III, en 1852, et le 16 février 1857. Il comprenait 5 451 numéros précédés du N (pour "Napoléon"), recouvrant 8 695 objets, certains numéros ayant été attribués à un lot d'objets identiques ou de même nature. Parfois, ces numéros sont précédés des lettres Inv. (pour "Inventaire"). Cela ne change strictement rien, ces objets étant repris dans l'Inventaire Napoléon, assortis du même numéro et précédés de la lettre N.

 

     Au début de la rédaction de l'Inventaire Napoléon, les différentes pièces furent classées par catégories, auxquelles on attribua une lettre :

A pour les statues;
B pour les bas-reliefs;
C pour les stèles;
D pour les sarcophages, les tables d'offrandes et les objets divers...

 

    Mais au fil des années, devant le nombre toujours croissant des objets entrant au Louvre, ce système fut abandonné.

     A partir de mars 1857, un inventaire E (pour "Egypte") fut mis sur pied, - il est actuellement toujours d'application - répertoriant les pièces de E 1 à E x milliers, suivant leur ordre d'arrivée au Musée. Ainsi, le polissoir (E 32 653), dans le catalogue de Deir el-Médineh, (Andreu : 2002, 199) constitue-t-il le numéro le plus élevé que j'aie repéré.

 

    En outre, on peut trouver des mentions portant les lettres :

 

- A.M. (pour "Auguste Mariette"), I.M. (pour "Inventaire Mariette") et S (pour "Serapeum") lorsqu'il s'agit d'objets rapportés par Mariette, après ses fouilles à Memphis.

 

- A.F. (pour "Ancien Fonds") ou S.N. (pour "Sans Numéro").

 

     Il s'agit là de pièces pour lesquelles les étiquettes d'origine (N ... ou E ...) ont été décollées suite aux manipulations dans les réserves ou aux déménagements des collections lors de la Deuxième Guerre mondiale.

 

     En 1939, quelques jours avant que n'éclate le conflit, les oeuvres du Louvre furent acheminées vers le château de Chambord, d'où elles furent réparties par la suite vers d'autres lieux sûrs des environs. Et c'est ainsi que la collection des antiquités égyptiennes fut transportée à Courtalain, près de Châteaudun. 
(Nicholas : 1995, 110).

 

     Les appellations A.F. et S.N. sont donc provisoires et disparaissent au fur et à mesure que le véritable numéro d'inventaire est retrouvé.

 

(Kriéger : 1960, 92-7)

 

(J’ai néanmoins trouvé des références Al ... peintes sur certaines pièces des galeries d’étude du circuit chronologique, dont j’ignore totalement l’origine ! - Mais peut-être toi, ami lecteur, éclaireras-tu ma lanterne ?)

 

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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