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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 23:00

 

    L’article qu’écrivit Louvre-passion le vendredi 9 mai dernier dans lequel il relatait une exposition consacrée à Marie d’Orléans, belle-soeur de notre premier souverain belge, appela chez moi quelques souvenirs historiques à propos de notre dynastie, et plus spécifiquement de la feue reine Elisabeth.

 

                                 


Le fait qu’en ce mois de mai, de manière traditionnelle, son nom soit associé au concours musical qu’elle mit sur pied avec le violoniste belge Eugène Isaye n’est certes pas non plus étranger à ma réflexion.

 

 

 

 

     Si précédemment, j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer le mécénat artistique de notre actuelle reine Paola (en faveur de Jan Fabre, notamment), celui, très éclectique, de l’épouse du roi Albert Ier, demeure pour la Belgique un phare de notre vie culturelle extrêmement important. Notamment grâce à ce prestigieux concours musical international (le C.M.I.R.E.B., selon la mode tant répandue des acronymes) - une année consacré au piano (où se révélèrent, entre autres artistes de renommée internationale, les Français Pierre-Alain Volondat et Frank Braley), une année au violon (ce sera 2009), une au chant ( en ce mois de mai) et une dernière à la composition d’une oeuvre pour orchestre, - que la souveraine honora de son patronage et de sa présence pratiquement jusqu’à son décès en 1965, à 89 ans.

 

     Mais indépendamment de cette option musicale, la reine Elisabeth, on le sait peut-être un peu moins, se prit aussi d’intérêt pour l’égyptologie. Il est vrai qu’au début de son règne, Howard Carter, grâce au mécénat de Lord Carnarvon, venait, après quelques années de fouilles quasiment infructueuses dans la Nécropole thébaine, de découvrir le tombeau de Toutankhamon.

 

     Evénement considérable s’il en fut que la mise au jour de cette tombe que l’on crut un instant inviolée, et des trésors inestimables qu’elle contenait encore.

 

     C’est dans cette optique qu'elle souhaita pouvoir assister, en compagnie de son jeune fils Léopold (le futur et très contesté roi Léopold III) à l’ouverture de la chambre funéraire. Et dans la foulée, insista pour être accompagnée d’un éminent égyptologue qui la guiderait.

 

     Dans un précédent article que j’avais consacré à la deuxième vitrine de la salle 3 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, j'ai déjà eu l'opportunité de faire allusion à cet homme, incontournable dans le paysage scientifique belge de l'époque : il s'agit de Jean CAPART.

 

     Et c'est tout naturellement à lui que revint ce privilège royal. Nous étions en février 1923. Conservateur au Musée du Cinquantenaire, il avait alors 46 ans.

  


     Il était né en 1877. Il faut savoir qu’à la fin du XIXème siècle, les études d’orientalisme n’étant pas encore organisées dans les universités belges, le jeune homme qui, tout adolescent déjà, s’adonnait avec la fougue de son âge au déchiffrement des hiéroglyphes, se vit contraint de d’abord passer par des études de droit qu’il concrétisa par l’obtention de son diplôme à l’Université de Bruxelles, en 1898.

 

     Son mémoire sur l’Histoire du droit pénal égyptien ancien lui ouvrit bien des portes et lui permit, entre autres, de rencontrer les plus grandes sommités du monde égyptologique de l’époque, le Français Gaston Maspero en tête. Capart avait alors 21 ans.

 

     En 1900, il entre au musée du Cinquantenaire comme Conservateur-adjoint de la section égyptienne. Deux ans plus tard, il devient chargé de cours de la toute première chaire d’Egyptologie que connut notre pays, à l’Université de Liège. (Avant Bruxelles !)

 

     En 1905, en mission pour acheter des antiquités, il est autorisé par Gaston Maspero à ramener à Bruxelles la chapelle funéraire du mastaba de Neferirtenef (que j'ai précédemment déjà évoquée).

 

                                                                                 


     C’est le Professeur Capart et cet épisode de sa vie qui ont servi de base à Edgard P. Jacobs pour faire le portrait du Docteur Grossgrabenstein, notamment comme ici, dans le premier tome de Le Mystère de la grande pyramide, intitulé Le papyrus de Manéthon (Bruxelles, Editions Blake et Mortimer, 1993, p. 53)




     Au fil des ans, Jean Capart centupla la collection bruxelloise du musée qui, au départ, se résumait à quelques cercueils et momies. Très belle et intéressante collection que je vous convie de découvrir, ami lecteur, si d’aventure d’ici à septembre prochain vous veniez dans notre capitale visiter l’exposition des peintres flamands de la collection privée de la reine Elisabeth, d’Angleterre cette fois ...

 

     Il fit montre aussi de théories, souvent hardies pour l’époque et allant totalement à l’encontre des idées généralement admises par ses pairs. Ainsi, fut-il un des premiers à mettre en lumière le fait qu’une civilisation ne suive pas - comme on le croyait naïvement avant lui - les lois d’un progrès continu : il est tellement banal d’écrire actuellement que l’on reconnaît sans plus aucune discussion possible que la courbe d’évolution d’une société admet et des périodes d’acmé et des périodes de déclin que l’on a peine à croire qu'il dut, quant à lui, batailler pour que cette notion soit au moins débattue, avant d’être définitivement adoptée.

 

     Très vite aussi, et avec énormément d’intelligence, Capart se tourna plus spécifiquement vers l’art de l’Egypte antique. Sa bibliographie sur le sujet dépasse d’ailleurs l’entendement. Dans ce domaine, précisément, c’est à lui que l’on doit d’avoir attiré l’attention sur le fait qu’il ne fallait pas prendre la datation gravée sur le socle de maintes statues pour vérité première : beaucoup d’entre elles étaient des usurpations (souvenez-vous, ami lecteur, de mon article sur le Sphinx de la crypte du Louvre). Ainsi grâce à ses investigations, et surtout son oeil avisé, l’on sait maintenant que bon nombre de statues de Ramsès II, par exemple, constituent en fait des remplois d’oeuvres bien plus anciennes.

 

     En 1920, il publie ses Leçons sur l’art égyptien. Livre qui constitue en fait un compendium de son enseignement tant à l’Universités de Liège que de Bruxelles.

 

     En 1925, devenu Conservateur du Musée du Cinquantenaire, il transforme radicalement ce qui n’était alors qu’un musée de curiosités comme tant d’autres en un véritable établissement scientifique : il fut ainsi le tout premier à accréditer de manière pratique une des idées forces de la muséologie contemporaine, à savoir allier le côté scientifique et le côté éducatif.

 

     Quatre ans plus tard, et grâce à ses efforts, ce musée, suite à un arrêté royal, prit l’appellation que nous lui connaissons maintenant : Musées royaux d’Art de d’Histoire (M.R.A.H.) 

     Dans ces années-là toujours, et avec le soutien moral et financier de la souveraine belge, suite à des entretiens qu’ils avaient eu tous deux lors de leur voyage en Egypte au moment de la découverte de la tombe de Toutankhamon, Jean Capart fonde la F.E.R.E., c’est-à-dire la Fondation Egyptologique Reine Elisabeth et, en parallèle, met sur pied un bulletin périodique qui, pendant des dizaines d’années, paraîtra deux fois l’an et rendra compte des travaux des égyptologues du monde entier. Actuellement, un seul numéro par an poursuit cette oeuvre d'envergure. (Depuis 2005, et afin de se conformer à la législation belge relative aux associations sans but lucratif, la F.E.R.E. a été contrainte de quelque peu modifier sa dénomination pour désormais s'appeler l'Association Egyptologique Reine Elisabeth - A.E.R.E.)

 

     En 1930, autre grand moment, Jean Capart organise, dans le cadre du centième anniversaire de notre Indépendance, parallèlement avec les nombreuses festivités que connaît notre pays, la première semaine internationale d’égyptologie et de papyrologie. Depuis lors, la F.E.R.E. héberge le siège de l’Association Internationale des Egyptologues et Papyrologues.

 

     Servi par une mémoire prodigieuse, Capart n'eut de cesse de rapprocher certaines pièces dispersées dans le monde entier et qu’il avait rencontrées, parfois, à des années d’intervalle. Ainsi, la grande "découverte" de sa vie fut indéniablement, en 1935, le morceau manquant du papyrus Amherst : il s’agissait en fait d’un document ramené par le futur Léopold II de son premier voyage en Egypte, en 1854, relatant les minutes d’un procès mettant en scène, à la XXIème dynastie, sous le règne de Ramsès IX, des pilleurs de la Nécropole thébaine. (Voir annexe ci-dessous)

 

     Des fouilles qu’il mena à Elkab, à quelque quatre-vingts kilomètres au sud de Louxor,des travaux qu’il publia, des cours qu’il dispensa, des "trésors" muséaux sur lesquels il attira l’attention, je pourrais encore et encore vous entretenir, ami lecteur, pour compléter ce portrait d’une des plus grandes et passionnantes figures de l’égyptologie belge. Mais point trop n’en faut : il me semble qu’à la lecture de cet article vous aurez déjà compris combien cet éminent scientifique aura marqué d’une empreinte indélébile les études égyptologiques ... mais aussi les amateurs de bandes dessinées.

P.S. Car, vérification de dernière minute, avant d'être à l'origine, en 1954, du Docteur Grossgrabenstein dans une des aventures de Blake et Mortimer, Jean Capart avait déjà inspiré un autre de nos grands dessinateurs, Hergé, qui l'avait ainsi croqué, en 1948, dans Les 7 boules de cristal, sous les traits d'Hippolyte Bergamotte.   


(Van de Walle B./Gilbert P./Werbrouck M./Hombert M., Hommages à Jean Capart, Chronique d'Egypte 44, Bruxelles, F.E.R.E., Juillet 1947)


Annexe

     En 1993, de passage dans un petit village du sud de la Belgique nommé Redu où, depuis près d'un quart de siècle, des dizaines d'habitations sont devenues des bouquineries, je tombai par le plus grand des hasards sur une fine plaquette d'une quinzaine de pages due à la plume de Jean Capart (et d'ailleurs autographiée et signée de sa main en 1947, donc quelques mois avant son décès) : il y relatait l'histoire de sa découverte d'un fragment du Papyrus Amherst que j'ai résumée ci-dessus.

     Je ne résiste pas, ami lecteur, au plaisir de vous en livrer quelques extraits :

     "Le mardi 5 février de cette année [1935], j'arrivai de bonne heure au Cinquantenaire, sachant que j'allais y trouver quelques antiquités dont S.M. le Roi avait bien voulu autoriser la remise à notre département égyptien. Il s'agissait de divers souvenirs rapportés de la vallée du Nil par le Duc de Brabant, le futur Léopold II, lors de ses voyages en 1854 et 1862-63. Je me rappelais les avoir examinés sommairement dans une vitrine au Palais de Bruxelles, il y a quelques années déjà. Je savais qu'ils consistaient en statuettes de faïence, en idoles de bronze (...) J'étais naturellement fort heureux de pouvoir ainsi ajouter à nos séries archéologiques quelques spécimens dont plusieurs combleraient des lacunes, mais j'étais loin de m'attendre à ce que ce lot d'antiquités pût me réserver une découverte sensationnelle.

     Mon attention se porta tout de suite sur une figurine de bois
(...) c'est une de ces statuettes funéraires, de facture peu soignée, avec une inscription peinte au nom de Khay, chef de travaux et scribe royal dans le temple du roi. Généralement ces figurines creuses, posées debout sur un socle, servaient de réceptacle à un papyrus funéraire. Pour le spécimen qui nous occupe, le socle avait disparu et une étoffe, manifestement ancienne, apparaissait au dehors. Quelle idée ! Y aurait-il quelque chose encore dans la cavité ? Je tire lentement le linge et je puis à peine en croire mes yeux de voir surgir un rouleau de papyrus, d'une bonne vingtaine de centimètres en hauteur, qui paraît être dans un état de conservation remarquable. Deux menus fragments détachés permettent de reconnaître une large écriture hiératique. Ma première impression fut qu'il s'agissait d'un papyrus funéraire et je remis à l'après-midi le soin de poursuivre mon investigation.

     Le moment venu, je commençai par soulever de la pointe d'un canif le pli extérieur du rouleau. Mes lecteurs comprendront-ils le sentiment étrange qui m'envahit au moment où je pus lire, à haute voix pour les assistants qui m'entouraient, la date de l'an XVI du pharaon Ramsès IX (1126 environ A.J.-C.) ?

     Cette date de l'an XVI de Ramsès IX est fameuse dans les annales de l'égyptologie. C'est celle du célèbre papyrus Abbott, au British Museum depuis 1857.
(...) C'est par lui que nous avons connu, pour la première fois, les péripéties de l'enquête ouverte contre les voleurs qui pillaient la nécropole de Thèbes. 

     Avions-nous retrouvé une pièce nouvelle à joindre au dossier dont le papyrus Abbott est le document central ?

     Les préparatifs ne furent pas longs. Le rouleau fut placé sur d'épaisses feuilles de buvard saturées d'eau claire. On l'humecta et bientôt la première couche avait absorbé suffisamment d'humidité pour le dérouler sans risque. Quelle joie de voir apparaître la belle écriture, ferme autant qu'élégante, d'un bon scribe thébain, soucieux de montrer son savoir-faire dans une importante pièce officielle ! Au fur et à mesure que la page s'ouvre sur la table, on pose sur elle des lames de verre.

     Déjà les premiers signes de la seconde page apparaissent. Je lis des mots ou plutôt j'essaie de deviner des phrases, impatient de préciser la teneur du texte. Soudain, je reconnais les cartouches du roi Sekhemreshedtaoui, fils de Ra, Sebekemsaf.
(...)

     Je fis chercher dans la bibliothèque le catalogue des papyrus de Lord Amherst. Il y avait, en effet, en Angleterre, un document qui, depuis la mort de Lord Amherst, a passé dans la bibliothèque Pierpont Morgan à New-York. Ce document, connu sous le nom de Papyrus Amherst, a conservé partiellement le protocole de l'enquête sur le pillage de la pyramide de Sebekemsaf. Le passage le plus extraordinaire contenait les aveux du principal coupable.

     On jugera de notre surprise, de notre stupéfaction, lorque nous constatons, par un simple regard jeté sur une des planches du catalogue
(...) que le bord inférieur de notre nouveau papyrus se juxtaposait exactement au bord supérieur du papyrus Amherst et que, là où celui-ci ne laissait apercevoir que quelques fragments de signes, la pièce que nous étions en train de dérouler donnait leurs compléments. (...)

     On comprendra l'impatience que nous éprouvions tous maintenant à compléter l'histoire dont on n'avait pu lire, jusqu'à présent, que quelques lambeaux. Le déroulement s'acheva sans accroc et nous donna quatre belles pages où, sauf au début, il n'y avait pas la moindre lacune. Avant la fin de la semaine, le papyrus était encadré et photographié et dès le lundi suivant, j'en avais terminé la transcription, aidé par mon ancien élève, M. Baudouin van de Walle. Les passages mutilés du début pouvaient être restitués facilement, car les personnages qui s'y trouvaient énumérés étaient tous connus déjà par le papyrus Abbott.

    
(...) Le Duc de Brabant visita pour la première fois l'Egypte en 1854. Il est vraisemblable que c'est alors que le demi rouleau lui fut offert, tandis que l'autre moitié fut achetée au Dr. Lee par Lord Amherst en 1868. Notre fragment a sans doute été placé dans la statuette de Khay par le marchand indigène en vue de le garantir contre les dangers du transport. (...)

     De temps en temps l'étude des antiquités nous met en contact presque direct avec les hommes qui vivaient il y a des milliers d'années. Je n'ai jamais éprouvé ce sentiment d'une manière aussi vive qu'en lisant le papyrus qui, dorénavant et avec la permission de S.M. le Roi, sera connu dans la science sous le nom de Papyrus Léopold II."

(Capart : 1935)

 

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Publié par Richard LEJEUNE - dans L'Égypte en Belgique
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commentaires

fabrice Gérardy 26/01/2011 22:21


L'Egypte antique m'attire, mon voyage là bas il y a 4 ans est le plus beau voyage que j'ai fait avec mon épouse. Malgré la chaleur que je supporte mal, je suis revenu avec des souvenirs plein la
tête et les yeux. Que les dieux de l'Egypte et les nôtre préservent ces merveilles pour encore longtemps. Que la populasse d'aujourd'hui ne réduise pas à rien ces merveilles.


Richard LEJEUNE 27/01/2011 10:21



     Je ne pense pas vraiment que l'éveil du peuple égyptien - de la populace, comme vous l'écrivez péjorativement, ce qui me déplaît grandement
- , débouche sur des déprédations de monuments qui, pour eux comme pour nous, font partie du patrimoine de l'Humanité ! Ils ont bien d'autres chats à fouetter en ce moment où l'autocratie va,
j'espère, laisser la place à une vraie démocratie que de s'attaquer bêtement à ce qui constitue pratiquement leur unique source de revenus.


 


     Laissons donc les dieux de côté, voulez-vous et croyons plutôt en l'Homme, avec un grand H.



Fabrice GERARDY 26/01/2011 21:33


Jean Capart a inspirer l'auteur de Blake et Mortimer et aussi Hergé où il apparait sous les trait du professeur Bergamote dans les 7 boules de cristal


Richard LEJEUNE 26/01/2011 22:14



Oui ...


C'est exactement ce que j'écris à la fin du présent article que vous me faites l'honneur de commenter :


"P.S. Car, vérification de dernière minute, avant d'être à l'origine, en 1954, du Docteur
Grossgrabenstein dans une des aventures de Blake et Mortimer, Jean Capart avait déjà inspiré un autre de nos grands dessinateurs, Hergé, qui l'avait ainsi croqué, en 1948, dans Les 7 boules de
cristal, sous les traits d'Hippolyte Bergamotte."



Louvre-passion 31/05/2008 13:28

Merci pour tes précisions, j'ai bien ces deux BD. Des classiques incontournables bien sûr !

Louvre-passion 29/05/2008 21:35

Donc grâce à cet article je connais désormais le visage de Jean Capart et j'apprends aussi qu'il a servi de modèle (volontaire ou non ?) à Hergé et Edgar P. Jacobs. Et mon petit bouquin est bien indique bien qu'il était directeur de la fondation Egyptologique Reine Elisabeth.

Richard LEJEUNE 30/05/2008 17:46



Volontaire ou non ?, me demandes-tu.

Dans le chef des deux créateurs, oui, bien sûr, mais avec quelques nuances : si dans les deux B.D. le personnage inspiré de Jean Capart détient bien et sa pilosité et sa stature, dans les
aventures de Blake et Mortimer, le Dr. Grossgrabenstein est tout comme lui égyptologue, tout comme lui entreprend des fouilles à Saqqarah et tout comme lui s'intéresse à un mastaba
...
(Je ne sais si tu possèdes cette bande dessinée; si oui, tu comprendras encore mieux ce que je viens d'écrire ...). En revanche, dans les aventures de Tintin, Hergé a pris quelques libertés
avec la réalité historique : Hippolyte Bergamotte, inspiré donc lui aussi de Capart, n'est pas égyptologue, mais archéologue; il ne fouille donc pas en Egypte mais en Amérique du Sud.
Néanmoins, quelques détails font toutefois référence à l'Egypte : la présence d'une momie (de Rascar-Capac - Il y a même moyen de jouer avec le premier R que l'on met à la place du
dernier C, et l'on a le nom phonétique de Capart); et la découverte d'un tombeau et les menaces de malédiction pesant sur d'éventuels profanateurs (Comment ne pas penser à
Toutankhamon dans la tombe duquel Capart emmena notre souveraine de l'époque ?) ...

Maintenant, dans le chef de Capart, certes non : il n'en eut jamais connaissance dans la mesure où il était déjà décédé quand furent publiées ces deux B.D.   



Cat 27/05/2008 10:21

Cet article m'a passionnée de bout en bout même si je me demandais où vous vouliez en venir en lisant les premières lignes. Quelle bonne idée que l'extrait que vous nous proposez à la fin. C'est vivant et plein de suspens!

Richard LEJEUNE 28/05/2008 19:53



C'est gentil, Cat, mais ce n'est pas mon article qui est passionnant, c'est la vie même de Capart : que j'aurais voulu être cet assistant qui déchiffrait
le papyrus en même temps que lui !

Que j'aurais aimé être un simple aidant, de seconde main, dans le désert égyptien, aux côtés d'un archéologue patenté mettant au jour, même pas un trésor, simplement une petite
statuette sans grande prétention.

Mais passeur de mémoire, pendant 33 ans, ce n'est pas si mal non plus ...

Merci pour votre commentaire.
A bientôt.
Richard 



Colette 27/05/2008 09:08

Merci pour les explications que vous m'avez donné hier soir.
Je suis allée une fois à Bruxelles pour y voir son musée et l'art nouveau dans la ville. Mais maintenant je ne peux plus bouger, j'aurai tant aimé voir l'exposition des tabeaux de la Reine d'Angleterre...Mais il faut savoir tout accepter...A bientôt Colette

Richard LEJEUNE 28/05/2008 19:55



Ne vous en faites pas, Colette : dès que j'aurai visité cette exposition des primitifs flamands de la collection personnelle de la reine d'Angleterre, j'en ferai
référence sur mon blog. Rien que pour vous ...

A bientôt
Richard



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