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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 23:00

  

   Lors de notre visite à l'intérieur de la chapelle funéraire du mastaba d'Akhethetep exposée dans la salle 4 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, mardi dernier, vous vous souvenez probablement, ami lecteur, avoir rencontré, sur le mur du fond, la paroi ouest donc, une représentation de deux portes disposées côte à côte : il s'agisssait, vous avais-je alors précisé, de ce que les égyptologues appellent qui "stèle-porte", qui "stèle fausse-porte".



     A la différence de celles exposées au premier étage de ce musée, dans les deux grandes vitrines intitulées "Galerie d'étude" de la salle 22 consacrée à l'Ancien Empire, la double stèle fausse-porte d'Akhethetep se révèle assez rudimentaire, assez fruste par manque de légendes épigraphiques.

     Mais qu'est exactement une stèle fausse-porte ? Que faut-il comprendre quand nous rencontrons semblable monument dans un musée ou in situ, dans les chapelles des mastabas visités sur le site de Saqqarah, par exemple ?

     C'est à la IIIème dynastie qui, "officiellement", donne le coup d'envoi de l'Ancien Empire; à cette dynastie encore qui vit régner le pharaon Djéser, bâtisseur de la pyramide à degrés de Saqqarah; à cette dynastie toujours qui choisit Memphis, dans le nord du pays,  comme capitale politique et qui, il faut le reconnaître, établit les bases mêmes de la civilisation égyptienne classique qui allait perdurer trois millénaires; à cette IIIème dynastie donc qu'apparut, de manière encore sporadique, la stèle fausse-porte.

     A ces temps anciens, il s'agissait plutôt d'une niche de culte présentant l'aspect d'une porte avec ses montants, son tambour - cylindre gravé au nom du défunt censé représenter le rouleau du store de vannerie qui surmontait les portes des maisons égyptiennes de l'époque - et chapeautée par un linteau au-dessus duquel figure l'incontournable scène du repas funéraire. Le tout, bien évidemment taillé et gravé dans la pierre.

     Permettez-moi d'insister sur le fait que cette stèle ne fut nullement taillée à l'image d'une vraie porte, mais bien d'une niche en forme de porte et que, de ce fait, elle peut présenter de une jusqu'à trois paires de montants, de une jusqu'à trois paires de dénivellations; montants et linteaux formant donc son encadrement.

     Dès l'origine, semblabe stèle funéraire revêt deux fonctions essentielles : elle constitue l'endroit principal où s'effectue le culte rendu au défunt, lié nécessairement au service régulier du dépôt des offrandes alimentaires sur la table de pierre placée en guise de seuil à ses pieds (dans cette salle, elle est exposée dans la vitrine murale à droite de la chapelle sur laquelle, bien sûr, je m'attarderai dans un prochain article spécifiquement consacré à cette vitrine 2) et dont la liste, nous l'avons vu la semaine dernière, est gravée sur la paroi sud de la chapelle (mur de gauche). Mais elle matérialise aussi le passage entre le monde des vivants et celui des morts. Rappelons-nous que, globalement, l'ensemble figure une façade de maison avec une porte et, au-dessus, une fenêtre au travers de laquelle, à l'intérieur, nous pourrions assister au repas du propriétaire.

     Un détail extrêmement important, une convention de l'art égyptien que j'ai déjà eu l'opportunité d'évoquer : le type de relief choisi par l'artiste, vient ici corroborer mon assertion de la manière la plus éclatante. Je vous avais en effet expliqué dans un article d'avril dernier que la gravure en léger relief était en Egypte le plus souvent employée à l'intérieur des monuments et, inversement, que celle réalisée en creux s'appliquait sur les parois extérieures de ces monuments. 
(Vous m'autoriserez à ne point ici développer derechef  les raisons de ce choix, largement évoquées dans l'article sus-mentionné.)

     Parallèlement, bien sûr, dans un mastaba ou un hypogée, une scène gravée en bas-relief est censée se dérouler à l'intérieur, tandis qu'une gravée en creux représente quelque chose qui se passe ou se trouve tout naturellement à l'extérieur.

     En ayant ces postulats bien à l'esprit, je vous propose d'examiner de plus près la stèle fausse porte ci-après : elle se trouve à Saqqarah, dans un mastaba de la VIème dynastie, celui d'Iroukaptah, chef de la voirie des abattoirs royaux.





     Vous constaterez aisément que l'ensemble est gravé en creux - donc, il s'agit bien d'une façade extérieure d'une maison; et que le tableau du repas funéraire apparaît, quant à lui, en léger relief dans la "fenêtre" au-dessus de la porte - ce qui signifie qu'il figure une scène se passant à l'intérieur de la maison.

   






     Processus qui me permet d'attirer votre attention, ami lecteur, sur deux points extrêmement importants à mes yeux :

1. Le artistes égyptiens se sont ingéniés à donner une signification précise à leurs oeuvres, persuadés qu'ils étaient du pouvoir de l'image. Semblable convention ne pouvait qu'accroître encore l'efficacité du décor qui n'avait pour but, ne l'oubliez jamais, que d'être utile au défunt.

2. En outre, et sans nul besoin d'explication supplémentaire, le détail du bas-relief et du relief en creux, anodin pour un oeil non avisé, avait en Egypte valeur sémantique. Bel exemple, à nouveau, qu'un élément décoratif peut exprimer une idée tout aussi bien qu'une légende hiéroglyphique accompagnant la scène. 


     J'aimerais revenir à présent sur chacune des deux fonctions essentielles de ce type de stèle.

   
     Passage entre le monde des vivants et celui des morts, avais-je signalé plus haut.

     Il s'agissait, par ce monument, je vous le rappelle, de donner l'impression de se trouver devant une façade de maison avec, évidemment, une porte en son milieu par laquelle le défunt avait tout loisir de sortir de son caveau situé tout au fond du puits - souvenez-vous de ce schéma d'un mastaba type dans mon article du 30 septembre -, et venir ainsi communiquer avec les vivants.




     Dans certains mastabas, d'ailleurs, l'artiste a parfois (mais rarement, il est vrai) représenté le défunt en ronde-bosse, (en réalité, il s'agit de son ka), dans l'embrasure de la porte, semblant émerger du puits et désireux de sortir au jour afin de venir recueillir les offrandes alimentaires. Ainsi, à Saqqarah toujours, dans le célèbre mastaba de Mérérouka, un vizir de la VIème dynastie, et par ailleurs le propre gendre du pharaon Téti. 



(Un merci tout particulier à Nikopol - http://egypte.nikopol.free.fr/ - qui m'a très gentiment autorisé à lui "emprunter" les deux derniers clichés.)



     Avec une porte en son milieu, viens-je d'écrire ci-dessus.
     Je m'en voudrais de ne pas être complet en ne vous signalant pas la représentation, comme ici chez Akhethetep, de deux fausses-portes sur la paroi ouest (la photo ci-dessous date de 1904, et a été prise lors du remontage de la chapelle qui venait d'arriver au Louvre). Apparues à partir du règne du pharaon Mykérinos, à la IVème dynastie, elles étaient prévues, c'est l'évidence même, l'une pour le défunt propriétaire de la tombe, l'autre pour son épouse.

 

 
    Au fil des siècles, d'ailleurs, l'évolution du décor de ce mur ouest des chapelles funéraires des mastabas fut patente : de pratiquement non décorée ou non inscrite, comme celle d'Akhethetep, la niche peut, à la VIème dynastie par exemple, recevoir une colonne de hiéroglyphes, voire même la représentation du défunt, debout, tenant une canne ou un sceptre. On peut aussi trouver, en dessous, plus petit que le propriétaire lui-même, l'un ou l'autre membre de sa famille, voire même, quelques serviteurs. Ainsi, si vous reprenez plus haut la photo de la fausse-porte d'Iroukaptah, malgré l'éclairage quelque peu "aveuglant", vous aurez tout loisir de distinguer ces détails. 





     Sur un des panneaux latéraux, dès le début de la Vème dynastie, l'artiste ajoute parfois l'épouse du mort, face à lui de l'autre côté de l'embrasure, le regard tourné vers le centre de la fausse-porte, comme si elle s'apprêtait à la franchir.

     C'est le cas, à droite, sur ce panneau de bois de la stèle fausse-porte de Ika et de son épouse Imérit, prêtresse d'Hathor à la IVème dynastie.







     Quant au linteau supérieur, il est gravé d'inscriptions reprenant, comme parfois aussi sur certains montants latéraux, le nom et la titulature du disparu. Et dès la fin de la Vème dynastie, mais surtout à la VIème, à ces inscriptions s'est ajoutée la représentation de sa personne, à gauche, et tournée vers la droite.

     Dans la chapelle d'Akhethetep, cette architrave n'apparaît pas. Ou plus. Vous vous en apercevrez sans difficulté en reprenant la photo monochrome de 1904 présentée un peu plus haut. En effet, et pour des raisons non encore élucidées, les blocs gravés à son nom et pourtant bien arrivés, comme vont vous le prouver les deux documents d'archives ci-dessous, ont bizarrement disparu quand il s'est agi, en 1932, de remonter la chapelle dans la salle 4 où nous l'avons visitée ces trois dernières semaines.


 
                  


     L'autre des fonctions de cette stèle fausse-porte que j'ai aussi évoquées plus haut consistait à rendre là le culte funéraire classique permettant au défunt de s'alimenter. Il ne faut pas oublier qu'en Egypte antique, dans le cadre de ce culte rendu par la famille et les amis, pourvoir à l'alimentation du propriétaire d'une tombe constituait un acte de première importance. D'où, la présence au pied du mur de la massive table d'offrandes en pierre.

    

     Mais aussi, de la représentation, dans ce qui était au départ une sorte de fenêtre au-dessus d'une porte, de la scène du repas funéraire avec le défunt, placé également à gauche (j'y reviendrai), seul ou avec son épouse, assise de l'autre côté de cette table surchargée de victuailles, comme ci-contre, à nouveau sur la stèle fausse-porte d'Ika et Imérit. 









     En outre, précaution supplémentaire - les Egyptiens avaient-ils donc si peu confiance en leurs proches ? -, ils prirent également soin, comme expliqué mardi dernier,  de faire graver sur la paroi sud de leur chapelle une liste (appelée "menu" par les égyptologues) qui, dans certaines tombes, pouvait comprendre jusqu'à une centaine de plats !

     Rien n'étant donc apparemment laissé au hasard à ce niveau-là, on retrouve ainsi dans une même chapelle trois ou quatre allusions à ce repas qui devait assurer la survie du défunt : la table d'offrandes en pierre sur laquelle la famille venait déposer la nourriture, la scène du "banquet" gravée sur le mur nord, avec la théorie des porteurs et des porteuses d'offrandes amenant les produits des différents domaines (comme nous l'avons vue la semaine dernière), le "menu", sur la paroi opposée et enfin (mais pas chez Akhethetep), la même scène que sur le mur de droite en entrant dans la chapelle, à savoir le repas funéraire, reproduite dans la lucarne au-dessus de la fausse-porte.

     Ainsi placé en fronton de ce qui symbolise la façade d'une maison, ce tableau ne peut que rappeler le devoir primordial que détiennent famille et amis de pourvoir à l'alimentation du défunt.

     Nouvelle preuve, si besoin en était encore, qu'au niveau des conceptions égyptiennes, la magie de l'image joue un rôle primordial.



     Si je vous proposais ici, ami lecteur, un compte rendu exhaustif, je me devrais d'ajouter que ce "plateau" regorgeant d'appétissantes victuailles, n'a cessé d'évoluer lui aussi au cours des siècles et que, tout en conservant sa philosophie primitive, il a considérablement augmenté de volume : les pains sont ainsi devenus de plus en plus hauts et de plus en plus abondants, comme ici, chez Ptahotep.

     Je me devrais d'ajouter également qu'en majorité, ces stèles funéraires proposant le classique et indispensable repas en bas-relief alors que tout le reste de la décoration est en creux proviennent essentiellement de la nécropole memphite de Saqqarah où elles sont apparues à la VIème dynastie.

     D'ajouter aussi que les égyptologues en ont exhumé des variantes, soit toute la scène du repas et le reste de la stèle fausse-porte travaillés en creux (pour d'évidentes raisons d'économie, déjà), soit le repas en bas-relief et ses inscriptions en creux, etc.

     D'ajouter enfin qu'au fil du temps, des artistes gravèrent, en ajout à toutes ces figurations s'apparentant à la manducation, une formule d'offrandes assurant au défunt de bénéficier, le nombre étant évidemment symbolique, de mille pains, mille cruches de bière, mille pièces de boeuf, mille volailles ...

(Sur la photo ci-dessus, cette formule se touve inscrite sous la table elle-même : chaque terme étant surmonté du hiéroglyphe de la fleur de lotus, indiquant le chiffre 1000.)


Toujours la magie de l'image ... et du verbe.
     

     Permettez-moi, ami lecteur, de terminer cette évocation de la stèle fausse-porte en précisant un dernier point : la présence du défunt à la gauche de la table supportant les mets dont il pourra bénéficier. Ce qui, vous vous en doutez, n'est pas un effet du hasard. Jamais, en Egypte !

     J'ai déjà précédemment eu maintes fois l'occasion d'insister sur le fait que, dans un texte hiéroglyphique "traditionnel", on lisait de droite vers la gauche; que les mots constitués de deux ou trois hiéroglyphes nécessitaient souvent, afin de connaître la catégorie sémantique dans laquelle ils se classaient, l'adjonction d'un signe supplémentaire appelé "déterminatif" par les égyptologues. (Revoir mon exemple du son "VER" dans cet article du 9 septembre.) Et que, en fonction de ce que je viens d'énoncer ci-dessus, ce déterminatif placé à la fin du mot, se trouvait donc à gauche.

     Ce principe d'écriture fut aussi appliqué aux représentations sur les parois des monuments, à très peu d'exceptions près, de sorte que l'on peut concevoir ici le défunt figuré à gauche de cette scène du repas funéraire comme un déterminatif géant à tout le texte qui le précède.

     Toujours et à nouveau l'intime relation entre l'image et le verbe ...

   

(Fischer : 1986, passim ; Lacau : 1967, 39-50 ; Ziegler : 1990, passim
                  

 
        

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commentaires

jean-marie Defossez 03/05/2010 21:10


Bonjour Monsieur,

J'ai aimé la lecture de votre article sur les stèles-portes.

Je suis auteurs de petits romans pour la jeunesse et aime l'égypte.

Accepteriez-vous de m'aider ? Je cherche un renseignement.

Da,s l'ancienne égypte, existait-il à usage de la population (ou au moins des cuisiniers des nantis) des pots à épices ou condiments gravés d'une inscription (hieroglyphiques) telles que "sel"
"thym, "origan" etc ?

Si vous avez l'envie de me répondre, je vous en remercie. Sinon, ce n'est pas grave.

Encore bravo pour la qualité de votre blog.

Bonne continuation.


Sincèrement,
JMD


Richard LEJEUNE 04/05/2010 08:31



Bonjour à vous,





Merci pour votre passage sur mon blog et l'appréciation élogieuse que vous y laissez.





Mais pourquoi, diantre, n'aurais-je pas envie de vous répondre ? Le but d'un blog n'est pas à mes yeux d'étaler de modestes connaissances, mais de faire "oeuvre"
utile, de permettre des contacts s'ouvrant sur un florilège de questions-réponses qui ne peuvent qu'être profitables à tout un chacun.





Je vais donc essayer de résumer ce que je sais par rapport à ce que vous me demandez.


Le sel ne se conservait pas dans des récipients comme chez nous, mais sous forme de "pain". C'est ainsi que Bernard Bruyère dont j'ai abondamment relaté les fouilles
qu'il a menées sa vie durant dans le village des artisans de Deir el-Medineh, a retrouvé dans une des maisons 5 pains de gros sel (pétrifiés évidemment), dont le plus grand mesurait 23 cm de
long, 10 de large et 8 de haut.





Pour les autres condiments, mais aussi le sucre (en fait, le miel), le vin et l'huile, si l'on se réfère aux bas-reliefs peints ou gravés dans les tombes, ils
étaient le plus souvent conservés dans des vases de différents formats, ou de hautes jarres : seules les légendes hiéroglyphiques accompagnant ces scènes nous précisent le type de produit que ces
récipients contenaient.





Car à ma connaissance - et la visite virtuelle que j'effectue chaque mardi avec mes lecteurs au Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre le 
confirmera bientôt  dans la mesure où la salle 5 dans laquelle nous nous trouvons actuellement  n'expose rien dans ce sens -, il n'existait pas de petits pots spécifiquement marqués du
contenu.





Et de toute manière - détail sémantique d'importance -, ce n'eût pas été une notation hiéroglyphique, mais plus que très probablement en une cursive hiératique,
voire à partir du VIIème siècle avant notre ère, en démotique.


(Sur ces distinctions, puis-je me permettre de vous renvoyer à un article du 9 septembre 2008 consacré à Figeac et la Pierre de Rosette ?)





C'est par exemple le cas des jarres à vin retrouvées dans la tombe de Toutankhamon : dans un article du 10 mars 2009, j'explique qu'elles portent sur l'épaule une
inscription rédigée en hiératique, à l'encre noire, mentionnant tout à la fois le millésime, l'origine de la parcelle d'où provenaient les raisins, ainsi que les noms du propriétaire et du maître
de chai.


Les bouchons d'argile destinés à les clore étaient quant à eux parfois également estampillés de la sorte.





En n'étant absolument pas certain d'avoir répondu dans le sens que vous souhaitiez, j'espère néanmoins que mes précisions vous permettront, d'une manière ou d'une
autre, de compléter la documentation qui vous est nécessaire pour rédiger vos romans pour la jeunesse.





Cordialement,


R.L. 



Louvre-passion 23/10/2008 21:23

Quand aux repas funéraires je crois me souvenir que certaines inscriptions mentionnaient des "millions de pains, millions de pots de bières...". Ce qui fait que les défunts en avaient pour un bout de temps !

Richard LEJEUNE 24/10/2008 10:43



Pas tout à fait, Louvre-passion.
Les défunts en avaient pour un bout de temps, comme tu l'écris mais, ainsi que je l'ai mentionné, cela se comptait en milliers d'années (C'est une formule, évidemment ...).

Tu pourras le vérifier à ta prochaine visite au Louvre. Dès que tu seras devant une stèle funéraire représentant ce fameux repas, regarde soit au-dessus, soit sous la table remplie de
victuailles, et tu trouveras plusieurs fois le hiéroglyphe que j'ai reproduit tout à la fin de mon article, celui de la fleur de lotus : il équivaut à notre "1000".

Un des plus beaux exemples du Musée se trouve à l'étage du Département des Antiquités égyptiennes, dans la salle 22 consacrée à l'Ancien Empire, vitrine 5 : il s'agit de la stèle, que tu
connais certainement, de Nefertiabet (E 15 591).


Quant au terme million, tu l'as probablement effectivement déjà rencontré dans tes lectures, mais pas dans le contexte du repas funéraire : il fait partie de l'expression qui, chez les
Egyptiens, désignait le temple funéraire du souverain : "Temple de millions d'années". 



Cat 21/10/2008 11:02

Eh bien me voilà documentée sur les stèles fausses portes! En fait à cette époque les égyptiens s'occupaient autant des vivants que des morts. Quel boulot!

Richard LEJEUNE 21/10/2008 20:19



Peut-être même plus des morts qui étaient destinés à être des vivants dans l'Au-delà ...



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