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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 00:00

   

 
     Dans la chapelle funéraire du mastaba d'Akhethetep que je vous ai fait visiter en détail les précédents mardis depuis le 30 septembre, vous vous souvenez assurément, ami lecteur, avoir rencontré, gravé dans un des registres du murd nord un défilé de porteuses d'offrandes. Vous vous rappelez probablement aussi le symbole qu'elles véhiculaient : chacune d'entre elles était en fait la personnification d'un des domaines agricoles à la tête desquels se trouvait le haut dignitaire défunt.

     Quand vous entrez dans cette salle 4 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre qui nous occupe pour l'instant, et avant de pénétrer dans la chapelle sur votre droite, vous ne pouvez que rencontrer une vitrine (portant le numéro 1) qui vous propose un autre cortège, en ronde-bosse cette fois, de ces mêmes porteuses d'offrandes. Qui, par parenthèses, avec une sorte de clin d'oeil voulu par les Conservateurs, sont disposées de manière telle qu'elles semblent précisément toutes se diriger vers le monument d'Akhethetep.


VITRINE  1


Cinq-porteuses-d-offrandes.jpg
 

 

  

     Toutes les statuettes de jeunes femmes de ce défilé reconstitué, à l'exception de la dernière, proviennent des hypogées de la nécropole d'Assiout, la Lycopolis des Grecs, dans les collines de la rive gauche du Nil, en Haute-Egypte.


(Cliché de Maxime Du Camp, 26 février 1850)



     Toutes aussi amènent, ou devaient amener, une volaille vivante qu'elles avaient dans la main droite, tandis que de la gauche, elles maintiennent en équilibre sur leur tête une caisse de jarres de bière. Est-il vraiment nécessaire de préciser le côté symbolique de ces aliments ? A eux deux, ils représentent en fait tous les produits agricoles et d'élevage que pouvaient proposer les différents domaines du défunt.    


   
   
    















      Vêtues d'une jupe longue et blanche maintenue par deux bretelles qui passent entre les seins (E 11 990), à gauche ou d'une robe dont la seule bretelle passe aussi entre les seins (E 11 991), à droite, ces deux statuettes d'environ 64 cm de hauteur, posées sur un socle, ont été réalisées en bois de tamaris peint.

    
En nettement moins bon état, (E 11 992), le troisième exemplaire d'une hauteur de 56, 3 cm, en bois de ficus quant à lui, a perdu l'extrémité du bras droit, partant la volaille que devait tenir la main.


     Il fut retrouvé à Assiout toujours, mais dans le caveau de la tombe n° 7, celle du célèbre chancelier Nakhti, dont le Louvre peut s'enorgueillir de posséder plusieurs objets : salle 16, tout d'abord, consacrée aux tombes où, dans la vitrine 3, on peut admirer notamment ses sarcophages intérieur et extérieur, ses sandales, des bijoux lui ayant appartenu ainsi qu'une de ses statues; et, au premier étage, dans la salle 23 consacrée au Moyen Empire, une autre de ses statues (vitrine 8).                       


     Remarquez ce détail original de la tenue de la jeune femme : le long collier descendant pratiquement jusqu'au nombril.

 




 


    L'avant-dernière statuette, à sa suite (E 12 001), également en bois de ficus peint, de plus ou moins 50 cm de hauteur est encore plus abîmée que la consoeur qui la précède : les jambes ainsi que la volaille qu'elle devait tenir dans la main droite ont également disparu.

     Ces quatre porteuses d'offrandes toutes mises au jour à Assiout datent de la XIIème dynastie, soit des environs de 1 950 A.J.-C.   









     En revanche, et pour clôturer ce petit défilé, beaucoup plus récente est la cinquième figurine (E 20 575), en bois peint, d'une hauteur un peu inférieure à 50 cm, très bien conservée pour sa part : elle fut en effet exhumée dans la tombe d'un certain Pakhetemhat, à Antinoé, cité égyptienne élevée sur la rive orientale du Nil par l'empereur Hadrien, au IIème siècle de notre ère, afin de perpétuer la mémoire d'Antinoüs, son jeune amant qui s'était noyé dans le fleuve.

     Vous aurez simplement noté, ami lecteur, que bien que plus proche de nous puisque datant de l'époque romaine, la robe de la dame est parfaitement identique à celle de la deuxième porteuse d'offrandes ci-dessus, sans compter le fait que sa présence dans le tombeau prouve que même sous la domination étrangère, les anciens rites autochtones semblent toujours maintenus. 




(Desroches-Noblecourt/Vercoutter : 1981, 115)

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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commentaires

lady_en_balade 06/11/2008 20:06

J'ai lu avec intérêt ce nouvel article, de même que j'ai essayé de suivre vos explications techniques dans les commentaires (mais là, je suis à peu près sûre d'avoir tout oublié dans quelques jours ... ne m'en veuillez pas trop, Richard).
Ce que je retiens avant tout de ces porteuses d'offrande est la grâce fragile de ces statuettes, qui a défié les siècles. Mais aussi l'évocation de la vie quotidienne sur les bords du Nil ... les coutumes ... les rites. Ces porteuses d'offrandes deviennent alors d'émouvants fantômes, qui sous forme de statuettes viennent nous raconter leur histoire séculaire ...

Richard LEJEUNE 06/11/2008 20:42



Et il en est ainsi, Lady, des vestiges des civilisations qui nous ont précédés : tous ils nous racontent, quand on a l'opportunité de les "questionner" et
de les "comprendre", un moment précieux de notre propre passé.  



Louvre-passion 05/11/2008 21:55

Sur la dernière porteuse d'offrande cela illustre l'extraordinaire longévité de la civilisation pharaonique et encore plus celle de l'esprit Egyptien. Ainsi à propos de l'exposition "Bonaparte en Egypte" je suis frappé de lire des commentaires d'égyptologues qui disent que cette permanence existe toujours en ce début de XXIe siècle.

Richard LEJEUNE 06/11/2008 08:39



Je ne connais évidemment pas les documents auxquels tu fais allusion : je n'ai pas encore vu l'exposition à l'Institut du Monde arabe et ne me suis pas encore
procuré le catalogue.

Mais ta réflexion ne m'étonne guère : j'ai déjà lu à plusieurs reprises que les plaies étaient encore souvent béantes des exactions commises par certains soldats de l'armée
d'occupation. Et que les édiles du pays ont en son temps fort tempéré la fougue des autorités françaises qui avaient décidé de commémorer avec faste le bicentenaire de cette Campagne de
Bonaparte. 
Ceci pour le côté négatif.
Quant au côté positif, la pérennité de l'esprit égyptien que tu épingles, les ouvrages de Robert Solé, journaliste du Monde, y font référence à longueur de pages, que ce soit
dans son "Dictionnaire amoureux de l'Egypte", ou dans "L'Egypte, passion française".    


Ceci étant, il me tarde de lire un article de ta main en guise de compte rendu de l'exposition de l'I.M.A. et de voir ainsi précisées tes assertions ci-dessus ... 



Montoumès 05/11/2008 13:42

Merci pour ce complément d'informations.

En effet comme vous le précisez, le matériel retrouvé dans la tombe de Toutankhamon. Toutefois, n'ayant que peu d'indice sur la manière de faire, et sachant que le mobilier a été en parti usurpé, de même que peut-être la tombe l'a été, on peut considérer que cet empilement fut la conséquence d'un empressement. Peut-être les autres tombes suivaient une logique tout autre... ne serait-ce que vis-à-vis de la taille "ridicule" de la tombe de Toutankhamon...

Pour en revenir à "nos" porteuses d'offrandes, j'ai relu avec attention les deux articles que vous m'avez suggéré : vous y avez d'ailleurs à juste titre illustré un paragraphe à l'aide d'une photographie de l'une d'elles.
Si certaines représentations paraissent logique, si on les imagine dans un "environnement 3d", et en faisant abstraction de l'aspective, d'autres me tourment quelque peu. J'ai souvenance qu'Akhethetep regarde sur les "montants" de la porte vers l'intérieur du mastaba (j'espère ne pas me tromper...): si cela paraît logique pour les porteuses d'offrandes qui entre dans la tombe (la chapelle ?), pourquoi lui - à l'inverse - n'en provient pas ?

Richard LEJEUNE 06/11/2008 08:19



Les représentations d'Akhethetep sur les différentes parois de sa chapelle funéraire sont celles d'un dignitaire qui vérifie si tout ce qui lui permettra de jouir de
ce dont il aura besoin lors de sa seconde vie dans l'au-delà se met en place avec efficacité. C'est en fait l'image magnifiée d'un défunt assis ou debout suivant les activités qu'il
contemple sans toutefois y prendre aucune part. Il est totalement passif.

En vérité, il n'est pas représenté sur toutes les parois de sa chapelle : il n'apparaît en effet pas sur le mur sud, là où se trouve la "fente" permettant à ses statues entreposées dans le
"serdab" de bénéficier des aliments déposés sur la table d'offrandes. Il n'apparaît donc pas sur ce mur parce que, par l'intermédiaire de ses trois statues, il se trouve dans la
pièce située derrière. 

Dans cette chapelle, les représentations d'Ahethetep sont toutes dirigées vers l'intérieur : si, par exemple, vous regardez la paroi de droite du petit couloir d'entrée, vous verrez tout de
suite qu'il tourne le dos à la porte.
Et comme vous l'avez très justement fait remarquer, porteuses d'offrandes, mais aussi serviteurs, y compris ceux qui halent ses statues sur un traîneau, tous se dirigent vers la
stèle fausse-porte à l'intérieur de la chapelle. Puisque c'est au pied de celle-ci qu'était la table d'offrandes. Puisque c'est par là que le ka du défunt était censé sortir de son caveau en
sous-sol et venir recueillir les offrandes alimentaires.
(Rappelez-vous, dans mon article du 21 octobre, j'ai fait allusion au fait que, dans le mastaba de Mérérouka, par exemple, la statue du défunt apparaît ainsi dans l'embrasure de la stèle
fausse-porte).  

Les représentations gravées d'Akhethetep n'ont donc aucune raison d'être tournées vers l'extérieur puisque se trouvaient originellement dans la tombe, dans le "serdab" en fait, des
statues le personnifiant. Et que la stèle fausse-porte lui permettait de venir s'approvisionner quand il le désirait.   



Montoumès 04/11/2008 13:47

Félicitations pour vos articles vraiment très intéressants !

As-t-on une idée de la manière dont été positionnées les porteuses d'offrandes là où elles ont été trouvées ? Regardaient-elles vers l'entrée de la tombe, vers une fausse porte, ou les a-t-on retrouvé éparpillées sans logique ?

Richard LEJEUNE 05/11/2008 09:49



Merci à vous pour cette appréciation; et bienvenue sur mon blog.

Les statuettes ici présentées n'ont pas été retrouvées dans la même tombe, ai-je précisé, même si la majorité d'entre elles proviennent de l'antique nécropole d'Assiout .
Le défilé de cette vitrine est donc tout à fait symboliquement reconstitué. 

Symboliquement par rapport à quoi ? Par rapport aux scènes gravées et peintes dans les chapelles funéraires. Nos statuettes sont des modèles réduits, comme sur d'autres thèmes, nous en verrons
encore au Louvre. Et dans cette salle 4, d'ailleurs ...

Si dans les tombeaux, le matériel funéraire entreposé pour accompagner le défunt dans l'au-delà y fut souvent entassé de manière totalement anarchique - je me réfère ainsi au seul hypogée
retrouvé (pratiquement) intact, celui de Toutankhamon, où tous les objets avaient presque été jetés les uns sur les autres, là où l'on pouvait encore trouver de la place -, dans les scènes
gravées et peintes des temples, des chapelles funéraires des mastabas, il n'en va pas du tout ainsi. 

Certains, comme feu l'égyptologue belge Roland Tefnin, parlent d'ailleurs, à juste titre, de "grammaire" du temple ...
En effet, des conventions strictes, fonction essentiellement des points cardinaux, règlent la décoration intérieure de ces monuments : rien n'y est représenté au hasard; chaque mur a sa
spécificité propre et, souvent, "répond" à celui d'en face ...
Et la direction donnée par l'artiste aux personnages qui y figurent, parfois différente si la paroi est à droite ou à gauche de l'entrée, par exemple, a valeur explicative souvent bien plus
évidente que ne l'aurait été un long texte hiéroglyphique.
 
Puis-je d'ailleurs, à ce propos, vous inviter à lire deux de mes plus récents articles, ceux des 14 et 21 octobre ? Ils illustreront plus en détails, je pense, ma présente
réponse. 

Cordialement.
Et à bientôt vous lire.
Richard 



Alain 04/11/2008 10:04

La dernière porteuse d’offrandes ressemble effectivement beaucoup à la première, plus ancienne. Par contre, la volaille qu’elle tient est manifestement beaucoup trop grosse comparée à son corps gracile. Le sculpteur semble plus intéressé par la volaille que par la jeune femme ?

Richard LEJEUNE 05/11/2008 09:25



Tu as tout à fait raison, Alain, cette volaille est disproportionnée : il est probable, à mon sens, que l'artiste a voulu attirer l'attention sur une réalité, la
nourriture, plutôt que sur un symbole, la jeune femme étant l'incarnation d'un domaine agricole.

De toute manière, l'art égyptien n'est pas, comme j'ai déjà eu l'occasion de le préciser, un art perspectif, mais bien un art aspectif : montrer l'essentiel, d'une manière ou d'une autre,
c'est-à-dire en bousculant nos conventions modernes, de ce qu'il veut faire passer comme message.

As-tu par exemple déjà remarqué, en y regardant attentivement que, dans certains cas, l'artiste a donné deux mains droites (ou gauches, suivant la direction vers laquelle il se tourne)
à l'un ou l'autre de ses personnages ? Ce n'est évidemment ni un hasard ni une incompétence ou une erreur de sa part ... 



Jean-Claude 04/11/2008 00:21

Ces statuettes d'égyptiennes porteuses d'offrandes sont si belles, tellement élégantes et raffinées dans le dépouillement, la simplicité ... On les imagine d'ailleurs aisément marcher, nullement épuisées par le poids des victuailles portées. De plu, visiblement, il faisait bon se promener les seins nus en Haute-Egypte! Personne ne devait s'en offusquer j'imagine ?

Les hommes avaient-ils eux aussi l'habitude et le droit de porter eux aussi des victuailles aux défunts ? En quoi consistait leur tenue ? Torse nu et pagne j'imagine ? Ou bien ?

amitiés,
Jean-Claude

Richard LEJEUNE 05/11/2008 09:07



L'élégance de ces jeunes femmes, qu'elles soient comme ici en ronde bosse ou gravées sur les parois des chapelles funéraires comme dans mon article du 14
octobre, est effectivement tout à fait remarquable. Rappelle-toi aussi, ces cuillères en forme de nageuses que j'avais présentées le 20 mai dernier, ou certains des poèmes d'amour adressés à
l'Aimée, notamment celui proposé le 15 juin : nous sommes dans la même mouvance esthétique : l'exaltation de la beauté féminine.

Pour ce qui concerne la nudité, j'avais résumé en tout début d'article, le 23 août, ce qu'il fallait savoir des codes moraux égyptiens en la matière : tu m'autoriseras, j'espère, de t'y renvoyer
afin de ne pas alourdir davantage cette réponse qui déjà sera longue.

J'ajouterai simplement qu'il existe un papyrus franchement érotique, un seul connu à ce jour d'ailleurs, détenu par le Musée de Turin : j'y ai fait allusion dans le quatrième article consacré à
Champollion, le 23 septembre en y présentant un des dessins plus que suggestif.

Quant aux défilés de personnages apportant des victuailles aux défunts, gravés et peints dans leurs chapelles, les égyptologues distinguent en réalité deux choses bien différentes.

1. Les porteuses d'offrandes évoquées dans le présent article symbolisaient chacune, avais-je précisé, un domaine agricole ayant appartenu au propriétaire de la tombe dans laquelle elles ont
été mises au jour : ici, elles apportent les mêmes vivres (de la bière et une volaille) et sur les parois gravées, des victuailles différentes mais, toujours, qui permettent de
caractériser la spécificité de la production de telle ou telle exploitation rurale.

2. En revanche, pour les hommes, le but semble tout autre : ils incarnent des personnes physiques, qui ont réellement existé : à savoir les serviteurs personnels du défunt. Ceux-ci
apportent, suivant la formulation classique : "mille pain, mille jarres de bière, mille cuisses de boeuf...", etc. C'est-à-dire ce dont il se nourrissait ici-bas et ce dont il désire pouvoir
continuer à profiter dans l'au-delà.

La symbolique de quelques aliments dans les représentations féminines fait place, avec les hommes, à une réalité tangible. Avec les porteuses d'offrandes, on exalte l'opulence des domaines
agricoles du dignitaire défunt; avec les hommes, on met en évidence la nourriture qu'il a véritablement consommée et qui donc lui sera nécessaire dans sa "demeure d'éternité" afin
d'assurer sa survie.
En outre, sur le mur qui fait face à ces scènes, on trouve, ai-je expliqué dans cet article du 14 octobre mentionné ci-dessus, un tableau qui reprend avec précision ce qui constituait le
quotidien de ses repas : c'est ce que les égyptologues ont coutume d'appeler le "menu".

Enfin, et pour clôturer mes réponses à ton questionnement pour ce qui concerne la tenue vestimentaire des hommes, en continuant à me référer à la chapelle d'Akhethetep exposée salle 4 du
Département des Antiquités égyptiennes du Louvre, je préciserai simplement que si beaucoup d'entre eux ont revêtu un pagne (très court ou s'arrêtant juste au-dessus des genoux), d'autres,
comme les moissonneurs ou les mariniers par exemple, portent une simple étoffe nouée à la taille et tombant en trois pans de manière à cacher le sexe. Certains d'entre eux d'ailleurs,
agenouillés et manifestement gênés dans leurs mouvements, ont même remonté et enserré ces trois pans de tissu dans la ceinture; d'autres, enfin, notamment dans la scène de chasse aux
canards à l'aide du filet hexagonal, sont parfaitement et naturellement nus. Naturellement, car tu l'auras compris, il ne s'agit nullement d'exalter là une quelconque connotation sexuelle ou
pornographique.

Ces quelques précisions, donc, en espérant ne pas avoir été trop long, et surtout en escomptant avoir fait le tour de tes bien intéressantes interrogations
...       



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