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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 23:00


     Deux semaines se sont écoulées, ami lecteur, depuis qu'ensemble, nous avons quitté la salle 4 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre. Deux mardis pendant lesquels je vous ai convié en Belgique.

     Virtuellement, s'entend. Car dans la réalité, j'étais bien présent à Paris, au Louvre, sans vous, mais avec toutefois deux autres passionnés, Louvre-boîte (http://louvreboite.over-blog.fr/) et Louvre-passion (http://louvre-passion.over-blog.com/), de manière à peaufiner mes notes anciennes et y ajouter un grand nombre de nouvelles à propos des vitrines qui, la dernière fois où j'arpentai ces lieux magiques, étaient en cours de restructuration. Dans l'optique aussi, et sans mauvais jeu de mots, d'y réaliser un certain nombre de clichés des différentes salles que je vous ferai bientôt découvrir ...

     (Par parenthèses, nous serions les trois seuls, ici sur le Net, à traiter de ce grand musée !)


     Quand de mon propre et discret petit hôtel du quartier Saint-Denis - Les Halles qui, lui, l'est nettement moins, je ralliai cinq jours durant le musée, il me plut, entre autres itinéraires possibles, d'emprunter la rue Etienne Marcel, du nom de ce célèbre prévôt des marchands pendant la guerre de Cent ans, assassiné par les bourgeois de Paris le 31 juillet 1358 et auquel on doit aussi le début de la construction du mur d'enceinte de la capitale dont les soubassements sont si bien mis en valeur sous le Carrousel du Louvre.
 

    
                                                                                                               
       Artère commerçante rectiligne s'il en est, comme bien d'autres à Paris, cette rue qui lui a été dédiée dans le quartier où, précisément il perdit la vie, héberge non seulement la Poste centrale de la capitale, mais présente en outre la particularité de proposer nombre de boutiques de mode dont l'une, arborant fièrement le nom d'une célèbre marque anglaise, expose à chaque devanture, au lieu des mannequins habituels, des dizaines et des dizaines de vieilles machines à coudre Singer, tant convoitées par les amateurs ...  


     A l'intersection de la rue Etienne Marcel avec celle, tout aussi tracée au cordeau, qui porte le nom du Palais des rois de France, je tourne à gauche, en angle droit, longeant toujours les bâtiments postaux; et dans l'ombre encore fraîche et humide de ces matins de juin, me dirige, le coeur et le pas alertes, vers "mon" Musée, que je ne vais pas tarder à apercevoir, là-bas, baigné de soleil.

        

     Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, germano-pratins jusque dans les fibres les plus intimes de leur être, fréquentèrent assidûment "Les Deux Magots".
    
     Sur ma droite, avant de déboucher rue de Rivoli, je devrai moi me contenter de seuls "Deux écus" ...

Crise oblige, les temps changent !




      Quelques mètres encore, et me voilà à l'angle tant attendu : IL se déploie devant moi, sa façade Est caressée d'une lumière avec laquelle seuls les trésors qu'il recèle peuvent rivaliser : celle de l'attente et la patience récompensées, permettant d'accéder à la Connaissance, à la Beauté à l'état pur ...


     Comme tout un chacun, de cette majestueuse façade, j'en admire la Colonnade voulue par Louis XIV, à l'ordonnancement parfait et pour la paternité de laquelle les spécialistes en Histoire de l'Art ne parviennent toujours pas à accorder leurs compas : s'agit-il de Claude Perrault, le frère de Charles dont les Contes bercèrent notre enfance, et qui, il faut le reconnaître, emporte beaucoup de leurs suffrages; ou de Louis Le Vau, de Charles Lebrun, voire de François d'Orbay ?

                                                                                                                                                      
 
    Quoiqu'il en soit, cette prestigieuse oeuvre d'architecture qui encadre un des côtés de la Cour Carrée, sur laquelle semble maternellement veiller l'église Saint-Germain l'Auxerrois, détient à mes yeux une seconde valeur : c'est en effet derrière ces hautes fenêtres du rez-de-chaussée et du premier étage, que se présente une partie, la plus importante, du Département des Antiquités égyptiennes.



                                
                                                                                                                                                                 

     Et il me plaît à penser qu'au-delà de bien des siècles, de leur salle respective, la 22 pour l'un, la 25 pour l'autre, presque au centre de chacune des deux moitiés de la Colonnade, Le Scribe accroupi et Aménophis IV / Akhenaton veillent tous deux sur chacune des rosaces gothiques du monument religieux qui leur fait face...


     La plus importante, notais-je ci-dessus, mais pas la seule.


 
    Car si je tourne à droite, en direction du quai François Mitterrand, en direction du Pont des Arts, c'est le côté Sud qui s'offre alors à mes regards, là où, derrière ces hautes fenêtres grillagées du rez-de-chaussée, se déploient quelques-unes des premières salles du circuit thématique.

 

     Et notamment, la salle 5 à l'entrée de laquelle je vous donne rendez-vous, ami lecteur, mardi prochain ...  

      

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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commentaires

Alouette 19/06/2009 14:00

jolie balade ! si cela vous intéresse, je propose le même genre de balades sur Toulouse
nous n'avons pas le Louvre, mais quand même de jolies choses
à bientôt

Richard LEJEUNE 19/06/2009 22:18



Il y a effectivement de jolis coins à Toulouse. Mais surtout, surtout, le ciel sublimement bleu et le soleil qui donne à la couleur des briques cet éclat
qui fait l'essentielle particularité de la ville ...  



Jean-Claude VINCENT 19/06/2009 00:00

Tu parles là de la campagne d'Egypte de Bonaparte : connais-tu Las Cazes? Je ne peux me taire, l'occasion est trop bonne. J'ai découvert ce week-end qui est cet éminent écrivain, disons plutôt confident... Pschtt : ne dis rien sur mon blog !

Richard LEJEUNE 19/06/2009 08:18



Oui, évidemment, mais sans plus : toute personne qui s'intéresse de près ou de loin à Napoléon Bonaparte rencontre automatiquement, au coin de n'importe
quel ouvrage sérieux, référence au Comte de Las Cases et de larges passages du célèbre et imposant Mémorial de Sainte Hélène qu'il rédigea à partir des notes qu'il avait prises lors
de son exil volontaire avec l'empereur.
 
Mais, très honnêtement, ces extraits mis à part et quelques petites anecdotes des intrigues qui brisèrent l'éprouvante monotonie de ce séjour confiné sur l'île, je ne connais pas grand chose
de sa vie (sinon qu'il vécut un temps à Bruxelles, comme d'autres célèbres écrivains d'ailleurs, avant de pouvoir rentrer en France), et n'ai certes pas lu l'ouvrage dans son intégralité
...  



Alain 18/06/2009 10:40

Je m’aperçois que mon commentaire posté hier n’est pas passé ou je l'ai mal envoyé. Je le remets.
Tu sembles connaître Paris mieux que moi qui y suis né.
Je pense que ta sortie parisienne aura été riche d’enseignement de toutes sortes. Dommage que tu sois tombé sur une période de temps pourri que cette ville réserve trop souvent.
L’amour que tu fais ressentir dans tes descriptions du Louvre, nous rend fier de posséder cette richesse de notre patrimoine national.
A bientôt

Richard LEJEUNE 18/06/2009 11:16



Je n'avais effectivement pas reçu ton commentaire, mais Overblog pose très (trop) souvent quelques petits problèmes ...

Tout à fait exact : je suis revenu avec des pages et des pages de notes nouvelles pour des vitrines maintenant terminées mais qui, lors de mon dernier séjour en 2007, étaient toujours en
restructuration; ainsi que près de 400 photos prises à l'intérieur du Département des Antiquités égyptiennes.

Que le temps ne soit pas différent de notre pluvieuse Belgique ne m'a pas cette fois trop gêné dans la mesure où j'ai pratiquement passé toutes mes journées au Louvre. Sauf le mardi, bien sûr,
puisque le Louvre est fermé, où j'ai déambulé des librairies spécialisées (Cybèle, rue Galande, notamment)  en musée ouvert tel, remarquable découverte parmi celles que j'ai
faites cette année, le musée Jacquemart-André au boulevard Hausmann.

Je n'ai évidemment pas la prétention de connaître Paris mieux qu'un Parisien, mais j'avoue que depuis des années que j'y passe au moins une semaine l'an, déambulant à pied de préférence, je me
suis familiarisé avec certains coins : il y a tellement, d'un quartier à l'autre, de références à l'Histoire de France que je ne puis m'empêcher de prendre plaisir à devenir pendant quelques
jours un "promeneur solitaire". Mais qui découvre de nouveaux petits bijoux à chaque fois.

Et quant à l'égyptologie, tu n'ignores évidemment pas qu'il y a çà et là, monuments et fontaines qui y font référence, résultats de la Campagne d'Egypte de Bonaparte; sans oublier tout le
quartier du Sentier, avec ses rues d'Aboukir ou du Caire où il suffit d'un peu lever les yeux au-dessus des boutiques pour voir des têtes d'Isis, entre autres, sculptées à même les façades
...


Un vrai régal ...



Jean-Claude VINCENT 18/06/2009 10:34

J'en vis beaucoup !
Ma marraine et son mari, travaillant ensemble, se rendaient régulièrement à l'usine SINGER de Tourcoing pour aller s'approvisionner et remplir l'arrière de leur minuscule Renault 4CV noire (je pouvais alors m'asseoir à l'avant sur les genoux) : j'étais émerveillé, à 5-6-7 ans, de voir cette caverne d'Ali Baba remplie de machines noires se ressemblant, effectivement, toutes !

Richard LEJEUNE 18/06/2009 11:32



Voici un nouvel épisode de ta vie que, en plus de ceux déjà parcimonieusement distillés depuis la création de ton blog, nous nous "piquerons" désormais de
connaître ... 



Jean-Claude VINCENT 16/06/2009 06:56

Joli préambule à la visite de la salle 5 à laquelle tu nous convies.
Tiens, ces machines Singer dont tu parles me rappellent tant de souvenirs lorsque, petit, j'accompagnais - pendant mes vacances scolaires de juillet - ma marraine, représentante Singer, dans les rues de Tourcoing.

Richard LEJEUNE 16/06/2009 13:53



Je ne sais si gamin, en une seule fois, tu en vis autant, mais ici, dans les deux vitrines qui se disposent de chaque côté de la porte d'entrée du magasin de
vêtements, il est vraiment impressionnant d'admirer l'alignement de tous ces modèles qui, d'un premier et trop rapide coup d'oeil, paraissent tous semblables ...



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  • : Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
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