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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 23:01


     Staromestska radnice, l'Hôtel de Ville de Prague, sur la Place de la Vieille Ville devant lequel je vous avais, souvenez-vous, donné rendez-vous samedi dernier ami lecteur, fut érigé au XIVème siècle et connut, comme bien d'autres édifices pragois, quelques avatars inhérents à la vindicte nazie de 1945.




     La tour qui le flanque, si elle date seulement d'une trentaine d'années après la construction de l'édifice (1364), ne reçut la splendide horloge astronomique, objet de tant d'admiration aujourd'hui (et qui, bien évidemment, n'est pas celle que vous apercevez tout au-dessus de la face est), qu'à l'extrême fin du XVème siècle.

     Sur le site de Radio Prague (www.radio.cz/fr/article/12345), la journaliste Jaroslava Gregorova indique clairement que cette horloge fut conçue (en 1490) par Maître Hanus, et ne fait aucunement allusion à l'atelier de Nicolas de Kadau qui, selon Wikipedia pourtant et tous les bloggeurs qui y ont puisé la substantifique moelle à l'origine de leur article, en serait, en 1410, le premier concepteur. 

     Ce Hanus, donc, horloger de génie à l'origine ou non de ce chef-d'oeuvre, a le bien triste privilège de susciter deux légendes associées à son nom : si la première insiste sur sa colère de n'avoir jamais été rémunéré par la municipalité, ire qui aurait débouché sur sa décision de saboter le mécanisme, la seconde, plus draconienne, plus mutilatrice aussi, fait état du supplice qui lui fut infligé de manière que, devenu définitivement aveugle, il soit ainsi empêché à tout jamais de réaliser une pièce semblable pour une autre ville. 




     Quoi qu'il en soit de ces fables, peu ou prou avérées, cette petite merveille tomba bel et bien en panne après son inauguration. Quelque septante années de recherches furent alors nécessaires avant de trouver la personne idoine à même de la remettre en parfait état de fonctionnement.

     Cette horloge, qui fut également réparée en 1948 suite à l'incendie que lui infligèrent les Allemands lors de leur déroute à la fin de la guerre, avait été enchâssée au sein d'un oriel gothique aménagé sur la face sud de la tour. Elle surmonte aujourd'hui un calendrier saisonnier circulaire, ajouté au XIXème siècle, constitué de douze cercles accolés les uns aux autres dans lesquels ont été reproduits les différents travaux inhérents aux douze mois de l'année agricole. Au milieu de ce cadran figure l'élément héraldique central du blason de Prague, qu'entourent, en regard des scènes de la vie paysanne, les douze signes zodiacaux.


     


     Ces imposants cadrans sont tous deux assortis de quatre personnages allégoriques dont un ange brandissant bouclier et épée parmi ceux du dessous, immobiles, alors que ceux qui encadrent l'horloge astronomique proprement dite sont à considérer comme des automates : en effet, un mécanisme subtil leur permet de s'animer à chaque fois que vont sonner les heures, de 9 à 21 heures très exactement.




     De gauche à droite, la Vanité est personnifiée par un homme qui, ostensiblement, s'admire dans un miroir qu'il passe d'un geste lent devant son visage, et l'Avarice, à ses côtés, symbolisée sous les traits d'un commerçant juif au nez délibérémment crochu occupé à agiter sa bourse.

     Leur faisant pendant, de l'autre côté de l'horloge, la Mort, squelette dégingandé, d'une main sonne le glas grâce à la clochette dorée qu'il agite frénétiquement, tandis que de l'autre, il manie le sablier du Temps. Enfin, semblant systématiquement tourner le dos à la Mort, dernière allégorie de l'ensemble, la Convoitise emprunte la silhouette d'un prince turc, jouant de la mandoline, et dodelinant du chef.

     Ces statues, qui datent elles aussi de 1948, ont en fait remplacé les marionnettes initiales qui s'étaient non seulement abîmées au fil du temps, mais que l'incendie nazi avait définitivement rendues inutilisables. Toutes véhiculent sans discernement des croyances et des symboles ancrés dans la mémoire populaire de la fin du Moyen Âge.  


    Cette première animation en entraîne immédiatement une autre, juste au-dessus : c'est en effet le squelette qui donne le signal de l'ouverture de deux petites fenêtres rectangulaires dans l'encadrement desquelles on peut apercevoir, malgré la distance qui nous en sépare, douze apôtres qui passent ainsi lentement de l'une à l'autre, emmenés par Saint Pierre.

 



     Et après que, le temps du défilé apostolique, les deux fenêtres se sont refermées pour quelque cinquante-cinq minutes, un coq doré, ajouté tout en haut de l'oriel à la fin du XIXème siècle, émerge de la sienne et annonce la mort prochaine ...




    
     Mais comment se présente cette célèbre horloge astronomique ?, - ou astrolabique comme certains préfèrent la définir, arguant que son cadran a la forme d'un astrolabe, cet instrument originairement destiné à mesurer la hauteur des différents astres par rapport à l'horizon, connu des Grecs déjà, véritablement mis au point par les Arabes au VIIème siècle de notre ère, et dont se servirent certains navigateurs du XVIème pour partir à la découverte des terres nouvelles.





     Le fond même du cadran représente à la fois la Terre (cercle bleu central), surmontée, toujours en bleu, par la portion du Ciel visible au-dessus de l'horizon.  

     En dessous, en noir, un autre cercle figure la partie non visible du Ciel. Et de part et d'autre, inscrits en latin, les moments intermédiaires : à gauche, aurora et ortus (aurore et lever) et à droite, occasus et crepusculum (coucher et crépuscule). L'ensemble nous indique que l'on trouvera tout normalement le soleil, la journée, dans la partie bleue du cadran et, la nuit, dans la partie noire; il précise également qu'il figurera dans la partie brune de gauche à son lever, et dans celle de droite à son coucher.   

     Vous aurez remarqué que cet espace supérieur du fond du cadran est compartimenté : treize lignes le relient en effet au cercle bleu central, délimitant ainsi douze segments numérotés en chiffres arabes noirs qui correspondent évidemment aux douze heures d'une journée. 

     Quant aux chiffres romains qui ornent la circonférence du fond fixe, ils permettent d'indiquer l'heure locale de Prague, qui correspond à l'heure normale d'Europe centrale  - CET = Central European Time, en anglais -, et qui est utilisée toute l'année par maints pays africains, et par l'Europe, Portugal et Îles Britanniques mis à part, pendant seulement l'époque de l'heure d'hiver (qui, pour nous, commence la nuit prochaine).

     Je présume que ces quelques indications vous auront permis de déduire que le XII de la partie supérieure du cadran équivaut à midi, et que donc celui du dessous marque minuit.
     
     Je me dois aussi d'ajouter, avant de terminer ma description de ce fond fixe, que les trois délimitations concentriques dorées qu'on y voit correspondent, pour le cercle central contenant la silhouette de notre Terre, au Tropique du Capricorne, pour le cercle intermédiaire, à l'Equateur et, pour le plus grand, celui qui touche les chiffres romains, au Tropique du Cancer. 

     Enfin, quelques éléments, mobiles quant à eux, viennent animer l'horloge astronomique : un cercle zodiacal, une grande bande rotative externe noire présentant des nombres inscrits en écriture gothique permettant d'indiquer la quantité d'heures écoulées depuis le coucher du soleil, un petit astre solaire en réduction sous une main droite dorée et, à l'autre extrémité, un modèle réduit de lune.

     La conception même de ce joyau d'horlogerie, j'aime à le préciser, reflète elle aussi les "connaissances", - je devrais plutôt écrire les "croyances" -, géocentriques qui étaient celles qui continuaient à prédominer au Moyen Âge arrivant en droite ligne de la Grèce antique : la cosmologie d'Aristote et l'astronomie de Ptolémée qui avaient péremptoirement fait croire que la Terre constituait le centre même de l'Univers et que le Soleil et les planètes tournaient autour d'elle.

     L'inanité de ces notions fut définitivement démontrée lors de cette extraordinaire mutation mentale qui intervint au XVIème siècle, aux conséquences qui sous-tendent aujourd'hui encore notre mode de pensée, et que scientifiques et philosophes ont baptisée "Révolution copernicienne", suite aux théories héliocentriques prônées alors par l'astronome polonais Nicolas Copernic (1473-1543) démontrant pour sa part que c'est le Soleil qui se trouve au centre de l'Univers, et que c'est notre Terre qui, en un an, tourne autour de lui.  

     Cette assertion fut toutefois vigoureusement contestée et catégoriquement rejetée par l'Eglise catholique parce qu'elle bouleversait tout l'édifice qu'elle avait mis des centaines d'années à édifier. Tout comme, je l'ai déjà précédemment évoqué ici, les avancées concernant le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique égyptienne que nous devons au Figeacois Jean-François Champollion furent au début du XIXème siècle mêmement combattues par le Vatican sous prétexte qu'elles faisaient considérablement reculer la chronologie chrétienne alors en vigueur : il était inconcevable qu'il y eût eu des hommes sur Terre avant la naissance du Christ !!!!    

     Ceci étant, que peuvent donc exactement lire sur cette horloge les plus "doués" d'entre nous ?

     Bien évidemment, l'heure locale indiquée par la main jaune sur les chiffres romains. Mais aussi, l'heure, en douzièmes de jour, notifiée par la position du soleil sur les courbes dorées : il était donc pratiquement 15 H. à Prague, quand j'ai pris cette photo; et nous étions dans la neuvième heure du jour depuis le lever du soleil.
En outre, la main toujours, mais posant sur les chiffres gothiques, détermine l'ancienne heure tchèque.

     Parallèlement, et là je m'adresse aux vrais connaisseurs en la matière - dont je ne suis absolument pas -, cette horloge astronomique indique également la position du soleil et celle de la lune dans le ciel, le signe zodiacal dans lequel l'on se trouve, ainsi que, grâce à la petite étoile, le temps sidéral.

     Après lecture de toutes ces explications que j'espère avoir présentées de manière relativement simple et compréhensible, je pense ne point trop m'avancer, ami lecteur, si j'en conclus que cette spectaculaire réalisation, incontournable rendez-vous de tous les touristes qui se pressent à Prague, se révèle prodigieuse d'ingéniosité, de technicité avérée et poussée, pour l'époque de la création de tout ce mécanisme, à son plus haut degré de perfection.

 

 

 

ADDENDA - 25 novembre 2010

 

    Suite à une appel à l'aide envoyé en juin 2010 aux fins de répondre à un questionnement concernant la petite étoile présente sur l'horloge ci-dessus que m'avait adressé un de mes lecteurs et après un échange passionnant avec un autre connaisseur, Pierre Lagarde m'a fait parvenir en début de semaine trois clichés illustrant une conférence qu'il a récemment donnée sur le sujet après être venu à Prague pour y "étudier" la célèbre horloge.

 

     Je vous les livre ci-après, sans un seul commentaire de ma part, bien incompétent que je suis en cette matière.

 

     J'espère qu'ils répondront à l'attente des plus passionnés d'entre vous ...

 

Horloge Prague -1-

 

 

Horloge Prague -2-

 

 

 

Horloge Prague -3-

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Publié par Richard LEJEUNE - dans RichArt
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commentaires

Richard LEJEUNE 05/12/2010 10:58


Après la question d'Hervé ci-dessus, j'ai contacté M. Pierre Lagarde au Canada et reçu de sa part trois clichés que j'ai ajoutés à mon article initial.


Ce dimanche, Hervé nous a envoyé, à M. Lagarde et à moi-même, la réponse que je vous livre ci-après :


Bonjour, à tous les deux,

Bravo pour ces diapositives à Pierre !

Merci de me corriger si besoin.

On peut donc dire que l'astérisque :

- indique la position du point vernal sur le zodiaque tropical,

- indique l'heure sidérale,
le tout en devant prendre en compte la précession.

Mon calcul de la date et heure de la prise de photo initiale semble correct ?

En tout cas bravo pour votre désir à chacun de faire progresser autrui, chacun dans sa spécialité !
Au plaisir de vous relire

Hervé.


Hervé 19/11/2010 21:26


Bonjour Richard et Pierre, y a t-il du nouveau concernant les vérifications sur site des données concernant cet astérisque ?


Richard LEJEUNE 20/11/2010 08:08



     Bonjour Hervé.


 


     Merci de revenir sur un sujet qu'à vrai dire, tout entier obnubilé par l'égyptologie, que ce soit les déambulations dans les salles du
Département des Antiquités égyptiennes que nous poursuivons, mes lecteurs et moi, au Musée du Louvre chaque mardi ou les découvertes de tombeaux dans la nécropole d'Abousir où, le samedi, nous
accompagnons les égyptologues tchèques, j'ai un peu oublié. Et, par la même occasion, je n'ai pas pris des nouvelles de Pierre Lagarde après son séjour à Prague.


Il est aussi vrai qu'ici même, il avait promis de nous tenir au courant ...


 


     Ceci posé, je vais ce matin lui envoyer un mail pour nous rappeler à son bon souvenir ; et, bien évidemment, je vous rendrai compte de son
éventuelle réponse.


 


     A bientôt


 


     Richard



Pierre Lagarde 09/06/2010 16:49


Cher Richard

Ma réponse s'adressait à Hervé et je vous prie de ne pas la prendre comme s'appliquant à vous. Et, je ne voudrais pas que nous nous quittions sur une note discordante.

À ma manière et comme vous, je crois avoir une âme de chercheur. Notre but est de chercher à comprendre et à trouver le pourquoi des choses, ce que je m'applique à faire depuis une quinzaine
d'années.

Je suis membre d'un club d'astronomie depuis ce temps et de la Fédération des astronomes amateurs du Québec qui compte 1600 astronomes répartis dans 37 clubs. Je participe au congrès annuel et je
donne des conférences dans les clubs de ma région depuis plus de dix ans, soit depuis que je suis à la retraite.

Je consacre énormément de temps à ma passion. À titre d'exemple, j'ai mené il y a deux ans une expérience sur la hauteur du Soleil sous la supervision d'un éminent professeur de physique. Au cours
d'une période de six mois, j'ai pris des mesures à midi heure locale de la hauteur du Soleil et de son ombre. Cela m'a permis de comprendre l'équation du temps et de l'expliquer lors de
conférences.

Je vous suis très reconnaissant de m'avoir permis de m'exprimer vià votre blog pour trouver une réponse à mon interrogation sur cette fameuse étoile à la limite du Bélier et des Poissons. Je crois
avoir trouvé la réponse sur le site Lunar Planner en examinant attentivement la figure qui représente les 3 zodiaques en fonction d'un même point vernal à l'équinoxe du printemps et en répartissant
sur chacun des 3 cercles les dates des signes.

J'ai présentement en mains tous les éléments me permettant de vérifier les 18 et 19 septembre prochains la précision de l'horloge, notamment l'heure sidérale, celles du lever et du coucher de la
Lune et du Soleil, la phase de la Lune ainsi que le nom des constellations dans lesquelles les astres se trouveront réellement dans le Ciel à ce moment-là. Je pourrai donc comparer ces données avec
les signes du zodiaque de l'horloge dans lesquels se trouveront le Soleil et la Lune et la position de la petite étoile. À titre de renseignements, voici les données que j'ai obtenues pour fin de
comparaison à partir du lociciel Starry Night et de l'excellent logiciel COELIX de mon confrère québécois Jean Vallières.

Le Soleil est dans la Vierge en septembre et en octobre. Il se lève le 18 à 06:42:13 et se couche à 19:09:43. Lever à 06:43:43 le 19 pour un coucher à 19:07:31.

La Lune est croissante, entre premier quartier et pleine lune. Le 18 elle est dans le Sagittaire, le lendemain dans le Capricorne. Lever à 16:36 le 17, coucher le 18 à 01:24. Elle se lève à nouveau
le 18 à 17:02 pour se recoucher le 19 à 02:32.

À midi heure locale de Prague le 18, l'heure sidérale est 10:46:40. Le lendemain à midi, l'heure sidérale est 10:50:36,6.

Je vous livrerai probablement le résultat de mes comparaisons à mon retour de voyage.

Je vous remercie de votre attention. Vous êtes un vrai gentleman. Votre blog est d'une richesses inestimable et je vous félicite pour votre oeuvre.
Pierre


Richard LEJEUNE 09/06/2010 17:41



     Oula ... Je ne sais trop par où commencer ...





     D'abord, effectivement, Pierre, j'avais considéré votre précédent commentaire comme m'étant personnellement adressé ; d'où ma réponse,
nullement acrimonieuse, mais uniquement pour vous assurer de l'hospitalité de mon blog.





     Ceci posé, je suis extrêmement touché par les quelques dernières phrases de votre message : il m'agréerait, oui, que vous me fassiez
connaître le résultat de votre réflexion scientifique devant l'horloge de Prague : tout en espérant vraiment qu'elle ne sera pas le seul but de votre séjour dans la capitale tchèque,
j'accueillerai également avec plaisir vos impressions sur la ville elle même.





     Venons-en maintenant au dernier paragraphe : je vous remercie très sincèrement pour ces appréciations extrêmement laudatives. Mais je
voudrais simplement signaler que je ne compose aucune "oeuvre" : il s'agit d'un modeste "travail" de passionné, comme le fut, je pense, ma carrière d'Enseignant trente-trois années durant.


L'oeuvre en réalité, elle est dans les musées, et notamment au Département des Antiquités égyptiennes du Louvre que j'essaie de présenter à mes lecteurs à la lumière
de mes quelques connaissances et de ce dont je dispose dans ma bibliothèque. Elle est aussi sous le sable du désert d'Abousir que fouillent inlassablement des archéologues tchèques depuis un demi
siècle : c'est, vous le savez, l'objet de mes articles du samedi.





     Et pour ma part, comme j'aime à le répéter depuis fort longtemps, je ne suis qu'un simple passeur de mémoire ... comme tant d'autres
amateurs, comme tant d'autres  "mordus".





     Je fus très heureux de cette rencontre virtuelle transocéanique ; et attends bien sûr de vos nouvelles à l'automne prochain.





     Amicalement,


     Richard



Pierre Lagarde 09/06/2010 02:07


Merci pour votre réponse. Désolé d'avoir pris de votre temps. Le débat ne se poursuivra pas.
Pierre


Richard LEJEUNE 09/06/2010 07:28



     Ne soyez donc pas chacun aussi désolés !





     Merci à Hervé de poursuivre ses recherches : c'est pour moi hautement passionnant, même si je suis très en retrait ...





     Quant à vous, Pierre, non seulement vous ne me prenez aucun temps, mais il m'apparaît  qu'au point où vous en êtes, Hervé et vous, le
débat devrait se poursuivre : Hervé a déposé ci-avant un commentaire qui devrait, me semble-t-il, précisément faire avancer ce "tête à tête".





     Je ne vois absolument aucun inconvénient que vous veniez sur mon blog poursuivre la confrontation de vos opinions, bien au contraire. Et je
trouverais vraiment désolant que vous vous arrêtiez en si bon chemin sous prétexte que vous pensez l'un et l'autre me gêner.


 


     Ceci mis au point, il vous est loisible à tous deux de considérer le contraire.


     A votre meilleure convenance ...



Hervé 09/06/2010 00:39


Cher Pierre, voici un nouveau commentaire qui va faire durer le débat (désolé Richard). Il s'agit bien du zodiaque tropical, car le point vernal (équinoxe d'automne) était appelé aussi "le premier
point du Bélier". Du fait de la précession des équinoxes il s'est effectivement déplacé pour être maintenant au 2/3 du signe des Poissons. J'ai simulé avec "Stéllarium" et le fichier Excel sur
l'horloge l'écart en heure indiqué entre l'heure solaire et l'heure sidérale.
J'ai pris comme base la date et heure donnée par Richard soit le 05 aout 15h00 : le fichier Excel annonce heure solaire III, heure sidérale XII soit 9 heures de décalage.
Pour l'an -150 le Soleil est bien dans la constellation du Lion (08h43min) et le point vernal entre le Bélier et les Poissons.
Pour l'an 2009 le Soleil est placé dans la constellation du Cancer (09h02min).
Si je déplace l'heure sidérale sur la table du zodiaque tropical à 2/3 dans la constellation des Poissons et que j'applique à la louche la même correction Je suis dans le tiers de la constellation
du cancer sur le fichier Excel et Stéllarium.
Tout ceci pour moi (et de manière purement "informatique") à quelques minutes prés et compte tenu de la technique d'époque l'horloge m'a bien l'air d'être à l'heure.
@tronomiquement...
Hervé.


Pierre Lagarde 08/06/2010 05:01


Ce message se rapporte à la date de la photo prise par monsieur Lejeune le 5 août 2009.

Sur la photo, on remarque que le Soleil se trouve dans le Lion, à environ 4 cases dépassées la ligne séparative des signes Lion et Cancer. Les dates tropicales du signe Lion sont du 23 juillet au
22 août. La date donnée par la position du Soleil serait donc 20 jours (4 cases x un peu plus de 5 jours) après le 23 juillet, ce qui nous donnerait le 12 août. La date pointée par le Soleil serait
donc erronée.

Il est possible de trouver les dates tropicales, sidérales et astronomiques des signes sur Wikipédia sous la rubrique "Astrologie sidérale". Le tableau est pour l'année 2002. (Les dates sidérales
du Lion sont du 16 août au 15 septembre et celles astronomiques du 10 août au 15 septembre).

Amicalement,
Pierre


Pierre Lagarde 08/06/2010 03:43


Petite erreur! Au début du paragraphe commençant par les mots "Compte tenu de", il aurait fallu lire "l'heure sidérale" au lieu de "l'heure solaire".


Pierre Lagarde 08/06/2010 02:04


Merci Hervé pour vos commentaires.J'avais déjà retracé sur Wikimedia le cadran animé de Willy Leenders,lequel cadran est dans le site que vous nous avez donné. Il fait d'ailleurs partie de ma
présentation PowerPoint dans laquelle je commente chacun des éléments de l'horloge et explique son fonctionnement.

Le seul doute dans ma présentation est la justesse de l'heure sidérale apparemment donnée par l'astérisque qui est attaché à la ligne séparative des signes Bélier et Poissons.

Selon mes recherches, il existerait 3 zodiaques. Le zodiaque tropical datant de 150 ans après J.-C. dont se servent encore plusieurs astrologues, le zodiaque de l'astrologie sidérale introduite en
occident en 1944 et le zodiaque astronomique réel dont les limites officielles des constellations ont été rectifiées en 2000.Il est connu que la distribution sur le cercle zodiacal des 12 signes et
les dates de ces derniers diffèrent d'un zodiaque à l'autre.

J'ai étudié plusieurs photos de l'horloge. Il m'apparaît que les signes astrologiques sur le cadran zodiacal sont ceux du zodiaque tropical. Cette prétention s'appuie sur le fait que le point
vernal du 21 mars donné par l'astérisque se trouve à la ligne séparative des signes Bélier et Poissons. Cela est typique au zodiaque tropical.

J'en déduis qu'au moment d'une observation à Prague, le Soleil n'est pas dans le Ciel dans la constellation donnée par le signe où il se trouve sur le cercle zodiacal de l'horloge. Il est en
réalité dans le signe précédent à cause de la précession des équinoxes qui a entraîné le déplacement du point vernal au cours des ans. En effet, le point vernal se situe actuellement dans les
Poissons et non pas à la ligne séparative du Bélier et des Poissons, tel que montré sur l'horloge. De plus, le Soleil traverse sur la voute céleste 13 constellations et non pas 12, la treizième
étant le Serpentaire.

Compte tenu de tout ce qui précède, il m'est difficile de concevoir que l'heure solaire donnée par l'horloge soit exacte et que la date de l'observation soit correcte. Cette dernière se fait à
partir de la position du Soleil sur l'une des 72 cases ceinturant le pourtour du cercle zodiacal (chaque case correspond à un peu plus de 5 jours). Quelqu'un a-t-il été à même de vérifier la
justesse de ces 2 éléments sur place?

Enfin, je me permet à mon tour de vous suggérer un lien qui vous en apprendra davantage sur la question. Il est en anglais, langue que je ne maîtrise pas à la perfection. Le voici:
http://lunarplanner.com/sideralastrology.html

Monsieur Lejeune y trouvera sûrement lui aussi des informations intéressantes puisqu'il est fait mention aux pages 4 et 5 de l'époque d'Alexandre le Grand.

Cordialement,
Pierre


Hervé 06/06/2010 23:51


Bonjour,
L'astérisque (en forme d'étoile) donne l'heure sidérale. Ce temps sidéral est exclusivement réservé aux astronomes.
Pour faire simple :
Le jour sidéral correspond au temps que la terre met pour faire le tour sur elle même : soit 23h56'04''.
Le jour solaire correspond au temps que la terre met pour faire un tour pour retrouver le soleil sur lui même (passages au méridien) : soit 24h.
Cette différence de temps explique le réajustement mis en place par notre calendrier des années bissextiles (sauf les années divisibles par 100 (mais pas 400)).
Vous me semblez tous les deux intéressés par cette horloge astronomique. Aussi je vous propose de suivre ce lien : http://www.wijzerweb.be/prague.html
Vous y trouverez aussi un fichier excel permettant de simuler les mouvements de ce cadrant...
Au mois de mars l'astérisque sera au même point que la direction indiquée par la main et le soleil. Au mois de juin cet écart sera de 6 heures et septembre 12 heures...
Pour la photo il y presque presque 9 heures de décalage (prise aux alentours du 05 aout peut-être)...
Cordialement, Hervé


Richard LEJEUNE 07/06/2010 08:08



     Un tout grand merci à vous, Hervé, non seulement pour vos explications, mais aussi pour le lien extrêmement
intéressant que vous me faites parvenir.





     Tôt ce matin déjà, j'ai averti M. Lagarde de votre réponse sur mon blog : je ne doute pas qu'elle viendra le satisfaire.


 


PS. J'oubliais de confirmer un point de votre réponse : j'ai effectivement pris cette photo  l'année dernière dans le courant de
l'après-midi du 5 août.



Pierre Lagarde 02/06/2010 19:32


On peut accéder au site donné dans le commentaire précédent via Google en inscrivant "heure sidérale" puis en sélectionnant "A.S.C.T Section Astronomie" dans la liste.
P.L.


Richard LEJEUNE 03/06/2010 07:19



     Merci monsieur Lagarde pour les deux liens permettant d'arriver sur le site que vous me proposez : mais, vraiment, tout ce que je viens d'y
lire dépasse quelque peu mon entendement. Et sans forfanterie aucune, il m'est bien plus aisé de traduire des hiéroglyphes que de me pencher sur la voûte céleste ...


   


     Je pense qu'il ne faut pas trop attendre un retour sur mon article de l'automne dernier des lecteurs qui me suivent régulièrement.


     Mais peut-être qu'un jour le hasard ou une recherche spécifique fera qu'un nouvel arrivant - comme vous - donne son avis sur la question qui
vous préoccupe ...





     Quant au séjour que vous escomptez faire dans ce merveilleux musée à ciel ouvert que constitue la ville de Prague, je vous le souhaite aussi
remarquable que fut le nôtre l'année dernière.


     Et si, d'aventure, vous avez besoin d'un renseignement pratique, n'hésitez pas à me contacter personnellement.





     Bonne continuation dans vos recherches et projets.





     Cordialement,


     Richard LEJEUNE


 



Pierre Lagarde 02/06/2010 18:14


Merci monsieur Lejeune pour votre réponse. Je dois vous avouer que je ne suis pas un expert en la matière, mais un simple amateur d'astronomie qui adore observer le ciel avec son télescope.

Je prépare depuis des mois une présentation "PowerPoint" sur l'horloge de Prague que je montrerai l'automne prochain aux membres de notre club d'astronomie. Je me rendrai auparavant à Prague pour
valider les renseignements que j'ai obtenus tout comme vous sur internet ainsi que mes déductions. J'espère entretemps que vos lecteurs pourront m'éclairer sur cette petite étoile qui indiquerait
l'heure sidérale selon certaines sources d'information. Donne-t-elle la juste heure sidérale? Là est la question.

J'aurais pu indiquer dans mon article que le point vernal est à 0 heure en ascension droite sur le cercle doré de l'équateur céleste. Je ne l'ai pas fait parce que je ne suis pas sûr que la
mécanique du cercle zodiacal permet de connaître la vraie heure sidérale au moment de l'observation.

Le calcul de l'heure sidérale est un calcul fort complexe et à cet égard je vous communique le site suivant pour plus d'informations.
www.astrosurf.com/toussaint/dossiers/heuredetoiles/heuredetoiles.htm

Merci pour vos renseignements sur l'Égypte.
Pierre Lagarde


Pierre Lagarde 01/06/2010 23:56


À l'avant dernier paragraphe,vous présumez que la petite étoile indique le temps sidéral. Je crois plutôt qu'il s'agit d'un astérisque, soit un signe en forme d'étoile indiquant le point vernal. Ce
point se trouve à la ligne séparative des signes astrologiques Bélier et Poissons du cercle zodiacal auquel la dite étoile est reliée par une tige.
Sur cette horloge, le Soleil et la Lune se déplacent tout au long de l'année sur un cercle doré représentant l'écliptique (leur trajet apparent dans le Ciel). Dans sa course sur l'écliptique, le
Soleil intercepte 2 fois au cours de l'année un autre cercle doré qui représente l'équateur céleste (projection imaginaire dans le Ciel de l'équateur terrestre).
La première fois survient vers le 21 mars, ce qui coincide avec le début du printemps dans notre hémisphère nord (équinoxe du printemps). Le Soleil est alors à la ligne séparative des signes
astrologiques Bélier et Poissons. On a convenu par principe d'appeler ce point d'interception LE POINT VERNAL.
La seconde fois arrive autour du 22 septembre, soit au début de l'automne (équinoxe de l'automne). Le Soleil est alors à la ligne séparative des signes Vierge et Balance.
Pierre Lagarde astronome amateur
L'Ancienne-Lorette, Canada


Richard LEJEUNE 02/06/2010 08:41



     Dans le paragraphe précité, en m'adressant directement aux spécialistes,  j'ai bien rappelé que je n'étais nullement un connaisseur en
matière d'astronomie - et je pense que mon blog est suffisamment éloquent pour déterminer le domaine qui correspond à ma passion personnelle.


     Il aura donc fallu que je patiente sept mois pour qu'un autre passionné conteste enfin la véracité de mes propos. Et j'en suis fort
aise.


 


     Merci à vous, Monsieur Lagarde, pour votre lecture attentive et cette mise au point qui en découle.





     Ceci posé, vous pensez bien que je ne me suis pas avancé à la légère ; que j'ai, à l'époque de notre séjour à Prague, scrupuleusement pris
note de ce que le guide - patenté, je présume - nous a expliqué devant cette superbe horloge.


Et que, rentré en Belgique, je me suis quelque peu documenté sur le Net, notamment sur Wikipedia auquel, je sais, il ne faut pas toujours accorder plein
crédit.


Mais comme et l'un et l'autre (http://fr.wikipedia.org/wiki/Horloge_astronomique_de_Prague) - sans oublier de mentionner d'autres sources qui allaient dans le même
sens -, me semblaient évoquer la même chose, j'ai donc pensé que cette petite étoile indiquait bien la direction des chiffres romains dorés permettant de déterminer le temps sidéral. 





     Je viens de relire attentivement mes sources et je vous avouerai bien franchement que je ne saisis pas très bien la distinction entre point
vernal et temps sidéral ; car pour le néophyte que je suis, les deux termes semblent en très étroite relation.


Sauf à penser que l'article de Wikipedia - qui les emploie tous les deux, comme vous le constaterez - est mal rédigé, voire erroné ...





     Quoi qu'il en soit, il est rare que je trouve d'aussi judicieux propos dans les commentaires de mes articles ; et je vous en suis réellement
reconnaissant.


Un seul petit regret m'anime : que cette correspondance entre nous ne porte pas sur l'égyptologie ... 





     Et pour précisément relier les deux domaines : je suppose que votre passion pour l'astronomie vous aura conduit virtuellement ou dans la
réalité des faits vers le célèbre temple d'Abou Simbel.


Et que, dès lors vous n'ignorez pas - seule petite "connaissance" que je puis avoir dans votre domaine de prédilection -, qu'à l'époque antique, les architectes
orienteurs du grand temple de Ramsès II s'étaient manifestement ingéniés pour qu'à deux reprises l'année : en fait, au fur et à mesure que l'on se rapprochait du solstice d'été et de celui
d'hiver, les rayons du soleil pénètrent à l'intérieur. 


 


     De sorte qu'aux environs du 20 février et du 20 octobre uniquement, au tréfonds de l'axe qui conduit immédiatment au saint des saints, les
rayons lumineux éclairaient complètement les quatre statues assises : Ptah, Rê-Horakhty, Amon-Rê et, bien évidemment, Ramsès II en personne.





     Ce phénomène n'est bien sûr pas le fruit du hasard : il y eut là volonté, grâce aux rayons solaires, de revigorer Pharaon en tant
qu'incarnation terrestre de la divinité.


 


     Passionnant, n'est-il pas ?





     Cordialement,





     Richard LEJEUNE     



Nat 26/10/2009 15:27


La vue de cette fantastique horloge astronomique m'a immédiatement fait penser à celle de la cathédrale de Strasbourg (comment, tu vas là bas ??). Celle qu'on voit aujourd'hui à la cathédrale date
du XVIème siècle mais une première y avait été installée entre 1352 et 1354... Tout comme celle de Praque, les positions des planètes, le zodiaque, etc et de superbes automates font la joie des
visiteurs toutes les heures également... Combien d'années auparavant l'ai-je vu la dernière fois, ouh là, cela ne me rajeunit pas !


Richard LEJEUNE 26/10/2009 15:56



     Avant le commentaire de Jean-Claude et le tien, j'ignorais complètement que semblable "attraction" était également visible à Strasbourg : il
me faut avouer que la seule fois que je suis passé - trop vite - par cette ville, l'ensemble du bâtiment était entouré d'inesthétiques échafaudages et d'immenses grues qui m'avaient immédiatement
fait fuir.

     Et à vrai dire, nous n'y sommes plus retournés depuis, préférant consacrer notre temps à déambuler à Ribeau, Turkheim ou Kaysersberg, par exemple, tout en visitant
quelques amis viticulteurs de manière à renouveler chaque année cette partie de notre cave à vin consacrée à l'Alsace ... Car, tu l'auras compris, nous sommes à ce point amateurs des
richesses  de cette région située à seulement 4 heures de route de chez nous (il n'y a pas que les monuments, dans la vie !) que nous nous y rendons au moins une fois l'an; et parfois deux
quand l'envie des marchés de Noël nous prend ...



Jc.Vincent 24/10/2009 21:31


Autre réflexion, faisant suite à cette rigoureuse présentation, soutenue par un remarquable reportage photographique, de cette horloge astronomique (je me réjouis que tu ailles à Strasbourg), un
bijou d’ingéniosité et de technicité : je suis toujours en questionnement quant à la succession des générations, à travers les siècles, et à la transmission des savoirs. La technicité de cette
horloge, maintenant, n’est sans doute plus un mystère, et l’Homme serait aisément capable de la « recréer » sans doute, même si, à l’époque, il a fallu 70 années pour la « réparer ».

Ma question : comment, en passant à l’âge adulte et à la vie professionnelle, une personne réussit-elle à assimiler les connaissances des générations précédentes, des siècles qui l’ont précédé,
pour aller plus loin encore dans tout domaine scientifique, plus largement dans tout domaine de la connaissance ?

Ne prenons que l’exemple actuel d’un informaticien : comment peut-il exceller en la matière, alors que ce savoir n’existe que depuis peu et a suivi une évolution exponentielle qui doit être
difficile à rattraper, même pour un novice et passionné en la matière ?


Richard LEJEUNE 25/10/2009 08:59



Je pense, pour partiellement répondre à ta réflexion, que chez certains d'entre nous, le cerveau offre l'opportunité d'être plus exploité que chez d'autres : je ne
suis pas scientifique , mais il me semble qu'une volonté constante de s'en servir, de le faire "travailler" doit probablement motiver tout ce qu'il recèle ou peut receler à accepter d'autres
données encore. Et ainsi à faire profiter l'être humain que nous sommes de ses immenses capacités d'absorption.

En résumé, nous avons tous un trésor potentiel : à nous de vouloir ou non le faire fructifier ...



J-P Silvestre 24/10/2009 17:50


Je poursuis, sous votre égide, la visite de Prague avec grand intérêt.
Vous citez deux exemples de l'obscurantisme et du conservatisme (pléonasme) du catholicisme d'autrefois.
Deux traditions que le Pape actuel ne semble pas vouloir abandonner...


Richard LEJEUNE 25/10/2009 08:50



Effectivement, rien de nouveau sous le soleil (fût-il de Rê) ...
Mais pourquoi faudrait-il s'attendre à quelque chose avec ces gens-là ?



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