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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 23:00

 

     Lors d'un de nos précédents rendez-vous devant le linteau de l'entrée du mastaba de Metchetchi exposé ici dans la première vitrine 4 de la salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, j'avais,  vous vous en souvenez certainement, amis lecteurs, longuement évoqué la notion de perspective dans l'art de la statuaire colossale des souverains égyptiens à partir du règne d'Hatchepsout, au Nouvel Empire.

 

     Mardi dernier, juste avant de me rendre à Paris où je passe aujourd'hui ma dernière journée de visites d'expositions, nous avions ensemble quelque peu détaillé l'extrémité gauche de cet imposant fragment de calcaire

 

Extremite-gauche-du-linteau-E-25681.JPG

 

pour nous attacher à la figuration du père, en taille dite héroïque et du fils, conventionnellement plus petit.

 

     C'est précisément à cette présentation de Ptahhotep en réduction que je voudrais  ce matin accorder une  ultime fois mon attention en guise de point final à l'étude de ce monument. 

 

 

     Vous aurez probablement remarqué qu'il m'arrive parfois d'émailler mes considérations égyptologiques de l'un ou l'autre extrait d'ouvrages de philosophie que je lis en parallèle, pour me délasser ... Et notamment, ces dernières semaines, ceux du philosophe français Maurice Merleau-Ponty (1908-1961).

 

       Son oeuvre maîtresse, Phénoménologie de la perception (Editions Gallimard, Collection "Tel" n° 4) retient pour l'instant plus particulièrement mon attention. A la lumière de cette lecture, et plus spécifiquement des passages dans lesquels il évoque les notions de profondeur et de perspective, j'ai franche envie de reconsidérer la théorie habituellement prônée par les égyptologues à propos de la taille des personnages sur une représentation funéraire telle que celle que nous avons ici devant nous. 

 

     Permettez-moi, d'emblée, de préciser que ce que je vais  maintenant développer n'engage que ma propre réflexion ; et d'ajouter qu'il serait par ailleurs extrêmement intéressant qu'elle soit lue et évidemment commentée, voire éventuellement combattue par vous, fidèles amis lecteurs ou - on peut toujours rêver - par des  historiens de l'art qui, d'aventure, rencontreraient mon blog, pour autant que tous, vous m'opposiez des arguments solidement étayés ... 

 

     Mon hypothèse est simple : et si l'artiste avait volontairement représenté le fils du défunt de manière réduite pour faire état de la perspective ? Ce qui signifierait que l'idée de convention symbolique généralement chère aux égyptologues pourrait ne pas être exacte.

 

     Me mit la puce à l'oreille, cette remarque du grand savant belge Jean Capart à propos d'une représentation semblable dans la tombe de Nefer-Seshem-Rê, à Saqqarah :

 

     "Le fils est debout, remplissant l'espace laissé libre entre la ligne du sol et la pointe antérieure du pagne de son père, ce qui pourrait servir à montrer que les proportions des personnages dans les reliefs égyptiens sont déterminées surtout par l'espace laissé libre et non par l'intention de donner au défunt une taille héroïque, comme on le prétend parfois." (C'est moi qui souligne.)

 

     Pour une raison totalement différente de la mienne, je vais y venir, Jean Capart n'accréditait donc déjà pas trop, au début du siècle dernier, la notion de codification, de convention  pour expliquer la différence de hauteur des figurations humaines.

 

    J'avance, pour ma part, que si le lapicide antique avait désiré représenter Ptahhotep tel qu'il était dans la réalité, c'est-à-dire aux côtés de son père, à peut-être seulement deux ou trois mètres de distance, convoquant un principe élémentaire de perspective, il l'aurait obligatoirement figuré rapetissé, suivant en cela une réflexion développée par Merleau-Ponty (p. 295 de mon édition 2001 de l'ouvrage que j'ai mentionné en introduction) : la profondeur est tacitement assimilée à la largeur considérée de profil.

 

     En m'autorisant de la distinction qu'établit le philosophe français, p. 301, entre perspective perçue et perspective géométrique,  je pourrais ici estimer que l'artiste graveur a usé d'une perspective perçue par son regard sans toutefois la rendre véritablement géométrique.

 

     En d'autres termes, le fait d'avoir figuré le fils plus petit que le père ne relèverait alors nullement de cette convention établie dès les premiers balbutiements de l'art égyptien qui voulait que le défunt soit de taille supérieure par rapport à toutes les autres personnes qui l'entourent mais bien plutôt d'un choix délibéré de l'artiste de traduire de la sorte ce qu'il constate quand il regarde les deux hommes côte à côte ; donc, ce que donne en réalité la vraie profondeur.

 

     Prenant d'abord l'exemple d'une route qui, devant lui, fuit vers l'horizon, et d'un homme présent dans ce paysage, Merleau-Ponty écrit, p. 302 :

 

... un homme à deux cents pas n'est-il pas plus petit qu'un homme à cinq pas ? Il le devient si je l'isole du contexte perçu et que je mesure la grandeur apparente. Autrement dit, il n'est ni plus petit, ni d'ailleurs égal en grandeur : il est en deça de l'égal et de l'inégal, il est le même homme vu de plus loin.

 

     C'est donc ce passage précis qui m'a donné à penser qu'ici, mutatis mutandis, le graveur antique aurait peut-être bien considéré les deux hommes comme les bords de la route dans l'exemple de Merleau-Ponty : parallèles en profondeur, même si nous constatons que par volonté de décomposition de plan, il les a placés l'un devant l'autre, et de taille différente.

 

     Ce mien réquisit peut paraître osé, je vous l'accorde ... Tout droit sorti de mon cerveau bouillonnant, je le soumets à votre réflexion. 

 

     Dès demain, à mon retour de Paris, j'espère vraiment que nous pourrons en débattre ...

 

 

 

 

(Capart : 1907, 24

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commentaires

un voyageur qui passe 09/06/2011 18:34


Pauvre fils... de quoi vraiment souffrir d'un complexe d'infériorité !!!)))


Richard LEJEUNE 09/06/2011 20:12



     Oh que non ! Aucun complexe d'infériorité là dedans !


Vous comprendrez, en septembre prochain, quand nous reviendrons de vacances pour à nouveau nous attarder, en salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du
Musée du Louvre devant la seconde vitrine à porter le numéro 4, c'est-à-dire devant les fragments peints provenant du tombeau de Metchetchi, combien il était indispensable que le fils soit aux
côtés de son père ... et vice versa.



Thierry Benderitter 07/06/2011 11:11


Cher Richard,
Je connais les thèses de Dimitry Laboury, pour lequel j'ai une grande estime. Je pense qu'elles sont très intéressantes. Mais tu le soulignes toi-même : "il y eut bel et bien, à cette époque-là et
uniquement pour ce type de statues-là, prise en considération de la notion de perspective".
Les études sur la parallaxe dans les statues colossales, par exemple celles de Valérie Angenot, vont un peu dans le même sens.
Thierry Benderitter


Richard LEJEUNE 07/06/2011 13:22



     Merci Thierry pour ta réponse.


C'est simplement ce que je désirais savoir.


Il eût été à mes yeux dommageable que tu ignores le fruit des recherches du Professeuir Laboury. 



Thierry Benderitter 06/06/2011 14:52


Mon propos concernait les représentations en deux dimensions.

Thierry BENDERITTER


Richard LEJEUNE 06/06/2011 19:56



Ok.


 


Quant à ma question ?



Thierry Benderitter 05/06/2011 16:32


Cher Richard,
je ne peux pas souscrire à cette interprétation. En revenant aux articles fondamentaux (entre autres, ceux de Vandier, Montet, Schäfer et l'article fondateur "aspective" de Brunner-Traut) tout
indique que la perspective ne faisait pas partie des outils de l'artisan égyptien. Cette dernière est, par définition, subjective, puisqu'elle implique le regard de l'observateur sur le sujet d'un
certain endroit, au détriment de la réalité globale. Bien plus qu'une barrière technique, il s'agit d'une barrière culturelle et psychologique. Passer de l'aspective à la perspective suppose un
processus d'individuation et de retrait par rapport à la nature, et pour cela, il faut attendre les Grecs.
Les exemples sont nombreux, pour un citer un, je choisirai la représentation d'un coffre et de son contenant : l'artisan montrera un où plusieurs côtés du coffre (ceux qui lui semblent
importants)l'un à côté de l'autre, et le contenu dessus ou à côté.
On ne voit pas pourquoi, dans ce système, on aurait fait une exception pour les personnages du père et du fils. Il faut d'ailleurs remarquer que les artisans n'hésitent pas à représenter les
personnages secondaires l'un à côté de l'autre, se chevauchant, mais de la même taille.
Enfin, un article récent de Karol Mysliwiec (Father and son) montre des exemples où un pied du fils, représenté de petite taille, se confond avec celui de son père.
Bref, je ne peux pas accepter de voir, dans les représentations père-fils de l'Ancien Empire, l'ébauche d'une perspective.
Dr Thierry BENDERITTER
Membre de l'Association Internationale des Egyptologues (IAE)
www.osirisnet.net


Richard LEJEUNE 06/06/2011 12:39



     Grand merci à toi, Thierry, d'entrer dans le débat.


Je ne puis - et tous mes articles concernant la notion d'aspectivité que mit en exergue E. Brunner-Traut le prouvent - qu'être entièrement d'accord avec toi sur
cette notion précise qui caractérise l'art égyptien depuis sa création.


 


     Que l'hypothèse qu'ici je propose soit remise en cause me sied dans la mesure où l'argumentation des uns et des autres ne peut qu'être
profitable à tous : c'est, j'en ai toujours été convaincu, qu'ainsi l'on avance dans la réflexion.


 


     Mais si je te lis bien, tu contestes la présence de toute trace de perspective dans l'art égyptien à n'importe quelle époque. Que fais-tu
alors des théories prônées par le Professeur Laboury que tu as, je présume, lues puisque j'y ai dernièrement largement fait référence ?


 


Les rejettes-tu également ?



Montoumès 03/06/2011 10:30


Puisque vous nous y invitez, Richard, voici ma contre-critique, ou plutôt un simple point de réflexion : dans tous les mastabas de la même époque (pour ne pas reprendre la comparaison du Nouvel
Empire et du temple de R2 à Abou Simbel), on peut voir des scènes où des personnages sont bien représentés côte à côte (le second personnage étant plus suggéré pas son profil), ou encore, lorsque
la "focale" est plus longue, voir des personnages "déroulés" comme dans une bande dessinée. Pourquoi alors n'a-t-on pas usé de la "perspective" d'éloignement dont vous parlez pour représenter
entièrement ces personnages ? Est-ce également une question d'occupation de l'espace, qui dans ces cas-ci ne pouvait s'appliquer en raison de l'activité des personnages ?

Des exemples ici sur le registre médian : http://www.jmrw.com/Abroad/Egypte/Saqqara/pages/20060213-090508_jpg.htm


Richard LEJEUNE 03/06/2011 13:07



     Je pense, J., pour ce qui concerne précisément le cas que vous nous montrez dans le mastaba de Mererouka, qu'il s'agit ici de tout autre
chose : vous aurez remarqué que ces personnages agenouillés et "imbriqués", au centre du registre médian, sont de part et d'autre au nombre de trois. En réalité, il s'agit là de l'application
d'un autre code de l'art égyptien, voire même de l'écriture : représenter trois fois quelque chose pour simplement signifier la marque du pluriel, pour faire état d'un grand nombre ...



christiana 02/06/2011 17:49


Ainsi les Egyptiens pratiquaient déjà la perspective, bien avant les grecs? J'avoue que je suis béotienne en ce domaine mais pourquoi pas? Ca me plaît moi l'idée que vous osiez une opinion
audacieuse et différente des éminences grises de l'archéologie.


Richard LEJEUNE 03/06/2011 13:16



     Effectivement, Christiana, suivant en cela une étude de mon ami le Professeur Laboury, de l'Université de Liège, j'ai tenté de démontrer
ici que
les Egyptiens, à tous le moins à partir du règne d'Hatchepsout, appliquèrent les règles de la perspective à la statuaire royale colossale.


 


     En revanche, et comprenons-nous bien, l'hypothèse effectivement audacieuse que j'avance dans l'article de ce mardi n'engage en rien
aucun égyptologue patenté : fruit d'un cerveau bouillonnant, elle est tout à fait personnelle au simple amateur que je suis.



FAN 02/06/2011 11:23


SNIFF, SNIFF!!! J'ai mal lu, excusez ma vue!! En plus, je suis déçue de voir ce père si grand devant non pas un bébé mais un homme jeune qui ne demande qu'à devenir!!! Ainsi va le destin égyptien
dans la tombe du père!! BISOUS FAN


Richard LEJEUNE 02/06/2011 11:37



     Ne vous désolez pas, chère Fan, il nous arrive à tous de mal interpréter une phrase ...


 


     Vous comprendrez un peu plus tard - quand j'aborderai les fragments peints du mastaba de Metchetchi exposés dans la vitrine voisine de celle
de ce linteau, salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre - la présence récurrente et nécessaire de la figuration d'un fils aîné dans la tombe de son père.



JA 02/06/2011 09:40


Certes il y a une réelle perspective de vue indéniable mais le père et le fils tiennent la même lance dans leur main, par conséquent ils sont bien l'un à côté de l'autre....

A bientôt,
JA


Richard LEJEUNE 02/06/2011 11:29



Voilà un argument qui pourrait être probant ...



FAN 01/06/2011 17:32


Cher Richard, nous avons chacun(une) un regard et une perception différente sur l'image offerte, mais ici, ce n'est pas vraiment une image, il y a l'écriture hiéroglyphique toute en symboles,
aussi, la perspective ne rentre pas en jeu si je puis-je dire, donc, il est normal que le fils soit représenté plus grand, il prend le pas sur le père qui bientôt s'effacera!!le père voit "grand"
pour le fils, toujours mieux, il faut être!!Je traduis cette image telle que je la ressens sans termes techniques!! A chacun sa vérité!!! J'espère que votre séjour parisien fut agréable!!! BISOUS
FAN


Richard LEJEUNE 02/06/2011 11:04



Merci, Fan, : mon séjour parisien fut extrêmement agréable, profitable et suprêmement intéressant ...


 


Pour revenir sur votre commentaire : je pense qu'il y a légère confusion dans votre esprit dans la mesure où ce n'est pas, comme vous me l'écrivez, le fils qui est
représenté plus grand que le père mais bien le contraire. Si besoin en était, les hiéroglyphes gravés au-dessus du petit personnage le prouvent de manière irréfutable : "son fils aîné, qu'il
aime, Ptahhotep", avais-je précédemment traduit.





     C'est donc bien le père qui est de taille "héroïque" et le fils figuré de manière réduite.



Alain 01/06/2011 12:03


J’avoue que je ne ressens pas vraiment cette notion de perspective dans la différence de taille entre le père et le fils qui devrait être très éloigné pour devenir aussi petit.
J’y vois plutôt le côté symbolique du fils hiérarchiquement inférieur au père. Il tient d’ailleurs, plus bas, le même bâton, comme une forme de lien qui le rattache à celui-ci et permet de montrer
qu’il est son successeur.


Richard LEJEUNE 02/06/2011 10:40



     Ta réflexion corrobore tout à fait l'opinion généralement admise. C'est imparable !


 


     Et si la notion de perspective défendue par Dimitri Laboury que j'ai présentée il n'y a guère trouvait ici ses
premiers balbutiements ???



J-P. Silvestre 31/05/2011 17:28


J'ai toujours été choqué par la propension des archéologues en général et des égyptologues en particulier à présenter leurs déductions comme des certitudes et non des hypothèses. Votre proposition
va très loin en ce qu'elle remet en cause certaines théories en évitant d'affirmer comme le font les exégètes. Voilà un domaine où vous pourriez exercer une influence si les historiens de l'art
veulent bien vous écouter. Dans le cas contraire, vous aurez vérifié l'adage : "Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre..."


Richard LEJEUNE 02/06/2011 10:31



     Mon cher Jean-Pierre, je ne suis, je le répète assez souvent, qu'un simple amateur ; passionné, certes, mais amateur, sans plus. De sorte
que je ne me permettrai jamais d'avancer de manière péremptoire ce qui à mes yeux pourrait constituer, je viens de l'écrire à Tifet, une exception à une sacro-sainte règle ...


 


     Quant à l'avis d'un historien de l'art, il m'eût plu de le lire ... 



TIFET 31/05/2011 15:15


Bonjour Richard, alors que dire de la statuaire ?? quand on regarde à Abou Simbel les statues géantes de Ramsès et la représentation de ses enfants à ses pieds.....quand on voit dans le temple de
Karnak, au niveau de la première cour la statue de Ramsès et la représentation de sa fille Benthana qui est au moins 5 fois plus petite, on peut se demander pourquoi cette différence de taille,
alors que les personnages sont sur le même plan, côte à côte, pour ma part je pencherai sur le fait que Pharaon voulait figurer en premier plan et "écraser" de sa grandeur (dans tous les sens du
terme) tous ceux qui étaient autour de lui !!!


Richard LEJEUNE 02/06/2011 10:25



     Vous avez entièrement raison, Tifet, de vouloir défendre ce point de vue universellement reconnu. Mais personnellement, dans le présent
article, je pars du postulat qu'il pourrait ne pas être généralisé à toutes les époques de l'art égyptien, qu'il pourrait constituer une erreur de vouloir l'appliquer à l'ensemble de la
production artistique. De sorte qu'ici, avec la représentation finalement assez récurrente d'un père et d'un fils dans cette position, nous pourrions avoir une exception à la règle ; nous
pourrions toucher du doigt une des prémices de la notion de perspective. Ce qui, je le souligne, ne remettrait nullement en question l'indéniable concept d'aspectivité que j'ai précédemment présenté ...


 


     Ceci posé, je me trompe peut-être ... ou sûrement.


Mais il m'a plu de proposer mon ressenti ... et d'ainsi susciter une réflexion et de découvrir, à mon retour de Paris, tous ces commentaires bien intéressants ...
 



Jc Vincent 31/05/2011 13:19


Oh finalement non : en agrandissant l'image pour mieux observer la position des pieds, j'hésite maintenant sur mon observation ci-dessus ...


Richard LEJEUNE 02/06/2011 10:06



Effectivement.


Je viens de regarder tous les clichés que je possède de ce linteau : sur une photographie prise de face, que j'ai ici
proposée, il est flagrant que les pieds "se perdent" dans la cassure et qu'ils ne peuvent en rien constituer un argument irréfutable.



Jc Vincent 31/05/2011 09:58


Einstein a dit "Inventer, c'est penser à côté."
Permets-moi de t'adresser cette citation apocryphe « élémentaire mon cher Watson ! » : ton raisonnement me paraît d’une logique implacable. Une logique que je me permettrai d'argumenter un peu plus
encore par une simple observation de la position des pieds : tu as remarqué que le pied droit du fils est entièrement caché par celui de son père, ce qui - me semble-t-il - (dé)montre un peu plus
encore sa situation en retrait ... ?


Richard LEJEUNE 02/06/2011 10:00



     J'avoue que je ne suis pas vraiment convaincu : la cassure de la pierre à cet endroit m'empêche de juger du bien-fondé de ta remarque.
Dommage, d'ailleurs, car elle aurait amené de l'eau à mon moulin ...



etienne 31/05/2011 01:18


bonjour Richard,
j'espère que votre voyage vous aura été profitable.

quant à vos idées bouillonnantes et bien, je dirais simplement que c'est remarquablement intéressant!

tout n'est-il pas qu'une histoire de regard, de point de vue?

amicalement!


Richard LEJEUNE 02/06/2011 09:49



     Bonjour Etienne.


     Mon séjour parisien fut, je ne l'ai jamais caché, essentiellement motivé par la visite au Louvre comme à la BnF
de l'exposition consacrée à Emile Prisse d'Avennes.


 


     Bien que pas très "grand public" - c'est-à-dire, non axée sur la présentation de pièces colossales ou d'objets en
or qui, il faut bien le reconnaître, attirent toujours un monde plus important que des parcours "didactiques", où il est nécessaire de s'attarder à lire de nombreux panneaux explicatifs - , j'ai
trouvé ces deux manifestations extrêmement intéressantes parce que très pointues.


 


     Ceux qui auront fait l'effort de les parcourir ne pourront plus ignorer, après cela, qui fut et ce que fit Prisse
d'Avennes pour l'égyptologie et les arts de l'Islam.


 


     Me croirez-vous si je vous confie qu'en la salle 12 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre,
je restai longtemps seul, occupé à prendre mes notes et mes photos ? Et quand d'aventure l'un quelconque touriste passait la tête, c'était pour jeter un rapide regard circulaire : "Circulons,
il n'y a rien de spectaculaire à voir ici, devait-il penser ...


 


     Quant à la BnF, où j'ai passé près de 3 heures à consigner par écrit ce qui était exposé - là, aucune
photographie possible ! -, je me suis rendu compte, à un moment donné, qu'il y avait plus de membres du personnel qui arpentaient la galerie Mansart que de visiteurs présents !!! 
 


 


     Ce qui est évidemment malheureux dans un sens mais qui, je l'avoue, me convenait très bien : un vrai bonheur que
celui de se retrouver quasiment seul, de regarder tout son soûl sans se préoccuper d'éventuellement gêner quelqu'un par un arrêt prolongé devant une pièce ou sans être bousculé en permanence
...


 


     Mais tout cela, j'escompte bien le raconter dans quelques futurs articles ...



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  • : Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
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