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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 23:00

 

      A nulles rives dédiée, à nulles pages confiée la pure amorce de ce chant ...

D'autres saisissent dans les temples la corne peinte des autels :

Ma gloire est sur les sables ! ma gloire est sur les sables ! ...

Et ce n'est point errer, ô Pérégrin,

Que de convoiter l'aire la plus nue pour assembler aux syrtes de l'exil un grand poème né de rien, un grand poème fait de rien ...

 

 

 

SAINT-JOHN PERSE

Exil, II

 

dans Oeuvres complètes,

Paris, Gallimard, La Pléiade,

p. 124 de mon édition de 1972

 

 

 

 

      Six papyri et vingt-six ostraca actuellement connus permettent, étudiés de manière synoptique, de reconstituer ce que les égyptologues estiment être l'intégralité - quelque 335 lignes - du Roman de Sinouhé. Nonobstant les nombreuses études philologiques qui lui furent consacrées, l'oeuvre n'a toujours pas véritablement révélé tous ses secrets.

 

     Cela se conçoit aisément dans la mesure où le moment le plus important de son intrigue - que nous avons découvert ensemble mardi dernier, souvenez-vous amis lecteurs -, à  savoir : quand Sinouhé, qui accompagnait l'héritier présumé, Sésostris Ier, dans son expédition contre le pays des Libyens, surprend, à son corps défendant, des propos échangés entre un émissaire du Palais et un autre des fils d'Amenemhat Ier, tout récemment décédé ; conversation qui, vous l'avez constaté, le trouble au plus haut point.

 

     Moment crucial donc, mais qui reste à jamais pour nous nimbé de mystère, rien ne nous étant, nulle part dans la composition romanesque, divulgué réellement.

 

      Les exégètes, toutefois, pensent qu'il s'agissait d'allusions à un complot vraisemblablement fomenté par un des princes prétendant au trône qui aurait causé la mort soudaine et violente du roi. Cet attentat, survenu après le repas du soir, est par ailleurs narré dans une autre oeuvre littéraire relativement contemporaine, l'Enseignement d'Amenemhat Ier, destiné à son fils Sésostris Ier.

 

     Parce qu'il est évident que Sinouhé n'aurait pas dû entendre les propos qu'il a interceptés, il cherche à se cacher dans des buissons de manière à laisser passer sans être vu l'armée égyptienne qui le talonne.

 

     Ce danger écarté, quittant les terres libyennes, il se dirige vers le Nil en se promettant bien de ne pas revenir dans la capitale, ce qui le précipiterait entre les mains des conjurés.

 

     Apeuré, pris de panique, probablement convaincu de l'imminence d'un conflit d'envergure, notre héros décide de s'enfuir pour chercher refuge en pays asiatiques sans en référer à Sésostris Ier, son maître, et sans l'avertir de la conspiration ourdie contre son père.

 

     Sur la carte ci-après, il m'a paru intéressant de signifier en traits interrompus rouges l'itinéraire parcouru en Égypte qu'il mentionne dans son récit. Comme m'a semblé opportun, après la lecture de ce dernier, de vous fournir quelques explications supplémentaires aux seules fins de géographiquement mieux appréhender les données topographiques dont il rend compte dans les termes spécifiques à son époque.


 

 

Sinouhé - Itinéraire

 

 

 

     Je traversai le Maâti (1) aux environs du Sycomore (2) et approchai de l'enceinte de Snéfrou (3).

Je passai une journée à la lisière d'un champ. C'est lorsqu'il fit jour que je me mis en route.

Je rencontrai un homme qui se tenait debout sur le bord du chemin : il me salua avec respect, moi qui le craignais.

C'est quand vint le moment du repas du soir que j'arrivai à la rive des boeufs.

Je traversai l'eau sur une barge dépourvue de gouvernail (4) grâce à la force du vent d'ouest.

Je passai à l'est de la carrière de pierres, sur la hauteur de la Dame de la Montagne rouge (5).

Je me mis en route vers le nord et atteignis les Murs du Prince (6) fait pour repousser les Asiatiques et pour écraser les coureurs des sables.

     Je m'accroupis dans un buisson dans la crainte que me voient les gardiens du fortin qui était surveillé ce jour-là. Je me mis en marche au moment du soir et lorsque j'atteignis Peten  (7), le jour se leva.

 

 

 

Notes

 

  

(1)   Le Maâti : les égyptologues ne sont pas encore parvenus à se mettre d'accord sur la réalité géographique de ce terme.

 

(2)   Le Sycomore : sanctuaire dédié à la déesse Hathor, proche de Guizeh.

 

(3)   L'enceinte de Snéfrou : allusion au complexe funéraire de Snéfrou, à Dachour, au nord de Licht, la capitale officielle de l'époque. Vous remarquerez, amis lecteurs, que, se gardant bien de revenir au palais pour les raisons que j'ai expliquées d'emblée ce matin, Sinouhé bifurque alors et se dirige vers le nord-est.

 

(4) ... dépourvue de gouvernail : Sinouhé traverse le Nil sur une embarcation sans gouvernail parce qu'uniquement prévue pour transporter du bétail et non des passagers.

 

(5)   La Montagne rouge : le Gebel el-Ahmar.

 

(6)   Les Murs du Prince : à l'encontre de ce que d'aucuns pensent, à savoir qu'il s'agirait d'une ceinture de murs fortifiés, le Professeur Malaise insista lors de nos travaux sur le fait que des fouilles effectuées dans la région avaient permis de déterminer l'existence d'un ancien canal dont le tracé allait de Péluse jusqu'à Kantara, puis du lac el-Balach vers le lac Timsah.

 

     Parallèlement, il fit référence à un texte qui précisait que Mérikarê, souverain de la Première Période intermédiaire, avait déjà projeté de creuser un canal entre une forteresse appelée les "Chemins d'Horus" et les lacs Amers. N'ayant finalement pas été réalisé, Amenemhat Ier, - Prince fait pour repousser les Asiatiques, comme l'indique Sinouhé -, l'aurait par la suite entrepris avec une finalité défensive dans la mesure où les terres accumulées par son creusement, mises sur les côtés, auraient servi de bastions, de fortins qui, toujours selon le narrateur, n'auraient  vraisemblablement pas été gardés en permanence.

 

     Merci à Franck Monnier, interlocuteur de choix, pour les pénétrantes discussions qu'en juin dernier nous avons échangées à propos de ces Murs du Prince : ouvrage qui, égyptologiquement parlant, fit et fait encore couler beaucoup d'encre quant à sa situation et son aspect précis.

 

     Il appert de nos confrontations d'opinion que si, au départ des termes égyptiens employés pour notifier la construction en question - jnb, au singulier et jnbw, au pluriel -, les uns traduisent par "canal" quand d'autres préfèrent "murailles", "forteresse" ou "réseau de fortins", il est grandement nécessaire que l'on se penche sur ce problème de manière à définitivement l'éclaircir ...

 

     Pour sa part, Frank s'attelle à écrire un article sur le sujet qui devrait incessamment paraître au sein d'une revue d'égyptologie montpelliéraine librement accessible sur le Net (ENIM).

 

     Pour ce qui me concerne, reprenant par là l'esprit d'un passage d'un courrier qu'il m'adressa, je conclurai qu'il me paraît actuellement plus sage de ne considérer ces "Murs du Prince" que comme un ensemble d'ouvrages visant à protéger d'invasions asiatiques ennemies la frontière septentrionale de l'Égypte.

 

 

(7)   Peten : ce terme étant suivi du hiéroglyphe déterminant les pays étrangers, Sinouhé nous indique qu'il a donc là quitté l'Égypte.

 

 

 

     A suivre ...

 

 

 

     (Je ne rappellerai jamais assez tout ce que cette mienne traduction doit à l'enseignement, aux conseils avisés et aux corrections pointues du Professeur Michel Malaise qui, voici près d'un quart de siècle, guida mes premiers pas dans l'apprentissage de la langue et de l'écriture égyptiennes.)

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Littérature égyptienne
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commentaires

Améthyste 09/09/2012 16:23

L'armée égyptienne le talonnant, je conçois bien que Sinouhé n'ait pu prendre le risque de prévenir Sésostris Ier, son maître vénéré, car il est écrit dans "Des circonstances d'un exil..." : "le
Faucon", soit Sésostris Ier, "s'envola avec sa suite sans faire en sorte que son armée le sût." J'en déduis que Sinouhé serait arrivé beaucoup trop tard, certainement après l'armée, ou peut-être
aurait été tué avant d'atteindre son but. Donc, le héros de ce roman historique n'a pas failli...
Je suis restée songeuse en lisant : "... et atteignis les Murs du Prince fait pour repousser les Asiatiques et pour écraser les coureurs des sables." Persuadée qu'aucune coquille ne pouvait
échapper à votre vigilance, je me demandais pourquoi "fait" ne s'accordait pas avec "Murs". En me reportant enfin à votre note n° 6, je me tapai le front : mais bien sûr ! car vous aviez repris,
heureusement pour ma compréhension tarasbicotée, cette partie de phrase : "Prince fait pour repousser les Asiatiques".
Est-il utile d'ajouter que je me passionne pour vos récits ?
Merci infiniment pour ce cadeau précieux !

Richard LEJEUNE 10/09/2012 07:55



     Non, bien évidemment, Améthyste, il n'est point nécessaire de préciser votre grand intérêt pour ce roman  : je le sens et je suis ravi
que nous puissions ainsi converser à son propos au fil de votre lecture.


 


     Sinouhé a pris peur après avoir intercepté les propos de complot contre la personne royale ; et aussi, à mon sens, de la réaction de
Sésostris s'il l'avait averti : il a dû craindre qu'étant ainsi bizarrement au courant, il tombe sous le chef d'accusation de faire partie des conspirateurs, voire même des assassins d'Amenemhat
Ier.


De toute manière, en fonction du sempiternel principe égyptien de la Maât, (principe de Vérité, Justice, etc. - pour faire bref), oui, il a bel et bien
failli ! Et conscient, il décide de se taire et fuir.


 


     Si "le Faucon s'envola avec sa suite sans faire en sorte que son armée le sût, c'est-à-dire, en d'autres mots, si Sésostris Ier se
rendit aussi rapidement à la Résidence, c'est, soyez en persuadée, parce qu'il voulait le premier, avant ses frères éventuels comploteurs, arriver au Palais de manière à prendre en main le
pouvoir qui lui revenait selon le droit de primo-géniture.


 


     Sur le point des "coquilles", vous êtes très aimable, Améthyste ; mais, je vous rassure, je ne suis qu'un homme, fait de tous les hommes
et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui, comme l'écrivit Sartre dans d'autres circonstances : il m'arrive aussi, malgré mes nombreuses relectures - l'âge est si ingrat, même si je ne
me considère qu'à l' "adolescence de la vieillesse" ! -,  - d'en laisser subsister.


     Heureusement, pour ces cas peu nombreux, je vous le concède, l'un ou l'autre lecteur ami veille ...


 


     Quant aux "Murs du Prince", vous aurez compris par mes notes infra-paginales faisant état de nos échanges avec l'égyptologue Franck
Monnier que bien des questions se posent encore à leur sujet. Ceci étant, certains traducteurs - qui, vraisemblablement, n'acceptent pas l'interprétation que nous donna le Professeur Malaise -,
conservent le masculin singulier - pirouette ! - en ajoutant une glose entre parenthèse : ... les Murs du Prince, (ensemble fortifié) fait pour repousser les Asiatiques. 


 


     Ce point du texte reste encore très loin d'être perçu par tous de la même manière. Votre compréhension, donc, n'était nullement
"tarabiscotée" !!


 


     Merci à vous pour vos commentaires et vos questionnements toujours bienvenus.



Cendrine 07/08/2012 17:22

Bonjour Richard,

Je viens savourer les aventures de ce héros et traverser, pas à pas, grâce à vous, des contrées où réel et magie s'entremêlent... La structure narrative est remarquable. Les images sont d'une
fascinante vivacité et à chaque instant, je perçois votre passion et l'émotion résultant des allusions à votre apprentissage. J'aurais beaucoup aimé connaître le professeur Malaise. Il me rappelle,
à vous lire, un de mes professeurs: Monsieur Michaud, historien d'art émérite et spécialiste de l'Orient hellénisé. J'ai navigué avec lui dans les mystères de Pétra, de Baalbek, etc... Du pur
bonheur!

Je n'ai pas pu utiliser le lien contenu dans votre newsletter car il ne marchait pas mais c'est encore une bizarrerie d'Overblog. L'essentiel est d'être parvenue jusqu'aux aventures de ce
personnage charismatique et attachant.

Un grand merci pour cette étude passionnante et pour tout le travail que vous effectuez. Je vous souhaite une excellente soirée. Amicalement

Cendrine

Richard LEJEUNE 21/08/2012 09:42



     Bonjour Cendrine,


 


     J'apprécie grandement que la talentueuse narratrice que vous êtes soit sensible à la langue de ce roman qui, en effet, se démarque fortement
d'autres textes de la littérature égyptienne antique.


 


     Rencontrer des professeurs passionnés lors de nos études ne pouvait être que bénéfique aux étudiants que nous étions ... Et fort
heureusement, il en subsiste toujours bien l'un ou l'autre quelque part qui, aux futures générations, transmettra sa passion, quelle qu'elle soit ...



FAN 27/07/2012 16:49

Ouf, un peu de temps pour continuer à suivre cet exaltant roman!! Mais à propos, est-ce bien un roman? cela ressemble plutôt un "journal" !! l'auteur raconte ce qui se passe avec une telle
précision et un réalisme que l'on peut douter de son imaginaire, mais j'attends la suite de sa fuite!!! BISOUS FAN

Richard LEJEUNE 28/07/2012 07:20



     Et oui, chère Fan, il s'agit bien d'un roman, historique, et pour les raisons que j'ai expliquées - mais peut-être ne les avez-vous pas
lues, - le 11 juillet dernier à François, répondant à son questionnement après l'article du mardi 10.


 


    Quant à la suite, vous ne manquerez pas de la découvrir dès ce prochain mardi, et tous les autres encore en août et septembre ...



Christiana 26/07/2012 18:56

Ah oui! C'est très clair maintenant, je me rends mieux compte du "volume"? de l'oeuvre intégrale.

Richard LEJEUNE 26/07/2012 18:58



     Heureux de constater que le retraité n'a pas tout à fait perdu la main ...



Christiana 26/07/2012 14:57

Qu'à son début? C'est que je ne me rends pas compte de ce que peuvent représenter six papyri, vingt-six ostraca, 335 lignes... Je suppose qu'on ne calcule pas en lignes typographiques, en
caractères ou paragraphes comme dans Word... Mais qu'est-ce que cela représente comme quantité alors?

Richard LEJEUNE 26/07/2012 18:41



     Quelle excellente question que la vôtre, Christiana, qui va me donner le plaisir d'éclaircir les quelques premiers termes d'introduction de
cette intervention.


 


     Parmi les documents que j'ai cités, tous d'inégale importance quant au nombre de lignes du texte hiératique conservé, considérons que deux
d'entre eux sont essentiels : le Papyrus Berlin 3022, provenant de la collection Athanasi - que les égyptologues ont abrévié B - et le Papyrus Berlin
10499, trouvé au Ramesseum et, pour cette raison, abrévié R.


 


     Le Papyrus B contient 311 lignes, certaines verticales, d'autres horizontales rédigées à la XIIème dynastie : s'il se
révèle, par comparaison avec tous les autres manuscrits, que la fin du texte est complète, en revanche, il manque le début. 


 


     Début, soit 24 lignes, qui se trouve fort heureusement sur le Papyrus R avec le premier tiers du roman et quelques passages
du deuxième tiers déjà connus grâce au Papyrus B. Le Papyrus R datant pour sa part de la XIIIème dynastie est rédigé horizontalement.


 


     Grâce à eux deux, avec les 24 premières lignes de R et les 311 de B, nous pouvons donc reconstituer le
Roman de Sinouhé dans son intégralité, soit 335 lignes.





     Quatre autres papyri, de quelques pages, voire même seulement quelques lignes,  viennent compléter la série proposant, soit des
morceaux identiques aux papyri berlinois, soit quelques intéressantes variantes ou précisions nous permettant de mieux comprendre l'un ou l'autre passage.


 


     Ce qui prouve, par parenthèses, que ce texte fut beaucoup recopié dans les écoles : c'est ainsi qu'actuellement l'on a mis au jour 26
ostraca qui en proposaient des extraits, datant essentiellement des XIXème et XXème dynasties, et conservés pour certains aux musées du Caire, de Berlin et de Londres, pour d'autres dans des
collections d'égyptologues.


 


     De manière à les rendre plus accessibles à une translittération et à une traduction, les philologues ont retrancrit ces 335 lignes
hiératiques en lignes horizontales de signes hiéroglyphiques comme celles que j'ai proposées dans ma deuxième intervention (10 juillet), page qui correspondait en
réalité au début du texte jusqu'à : il me salua avec respect, moi qui le craignais.  


 


     Pour vous répondre avec plus de précision encore, j'ajouterai qu'avec cette
phrase, nous arrivons à la 35ème ligne du roman et qu'à la fin du texte de ce mardi, nous en avons lu seulement 44.


C'est vous dire que nous sommes loin encore du dénouement !


 


     J'espère, malgré la longueur, avoir été clair, partant, répondu à votre
attente.


 


Richard


 



Christiana 25/07/2012 18:30

Quelle aventure, le voilà donc obligé de fuir en terre inconnue, l'exil... Et nous le suivons -concrètement- grâce à l'itinéraire tracé sur la carte, nous ne nous perdons pas dans des méandres
hermétiques grâce à vos explications très utiles.

Richard LEJEUNE 26/07/2012 07:35



     Et l'aventure n'en est qu'à son début, je vous assure ...



etienne 25/07/2012 11:51

C'est bon, le renvoi d'overblog fonctionne aujourd'hui!
Oui, j'ai travaillé dur pour avoir ce beau petit monde!

Ce serait un plaisir de t'accueillir Richard,
la porte t'es déjà ouverte!
Au cas ou?

Amicalement!

Etienne

Richard LEJEUNE 25/07/2012 12:12



     Ok. Merci Etienne de prendre le temps de me prévenir du bon fonctionnement d'Overblog aujourd'hui.


 


     Et merci pour toute ta gentillesse ...



François 25/07/2012 11:03

Non, non, Richard ! Je ne mettais aucunement en doute l'exactitude de ta traduction, mais m'interrogeais simplement sur la différence de mode de transport entre les bateaux avec gouvernail et les
barges sans, et ce en fonction du type de charge embarquée. J'ai du mal à comprendre la logique du système,

simplement !
François

Richard LEJEUNE 25/07/2012 11:28



     Ne te tracasse surtout pas à ce point de vue, François : j'avais
bien évidemment compris ton intention. Raison pour laquelle, d'ailleurs, tu remarqueras que j'ai épinglé l'excellence de semblable remarque car elle m'a permis, dans la réponse que je t'ai
adressée, d'élargir à la translittération et à une explication lexicographique de la traduction proposée ce que, décemment, je ne puis "imposer" au sein même de mon article, au risque, très
vraisemblablement, de faire fuir bien des lecteurs.


     Tandis que dans cette espèce d'aparté qu'est un commentaire - même s'il peut être lu par tous ! -, je m'y autorise.


 


     A bientôt donc, pour le résultat de tes investigations iconographiques.


Amitiés,


Richard


 


 



etienne 25/07/2012 02:44

Bonjour,

moi aussi, je n'ai pu ouvrir la page de ce billet du mardi via le lien reçu avec la newsletter des nouveaux articles( erreur d'overblog disant que cette page n'existait pas!).
Cependant en passant par le site directement, on peut bien sûr et heureusement te lire cher Richard!

Enfin nous voilà dans le vif du sujet!
Excellent!

Merci à Franck, ses travaux sont passionnants; il sera d'ailleurs le conférencier du mois de janvier pour l'association égyptologique Thot de Lorraine dont je fais partie et suis très fier d'avoir
pu faire venir Franck chez nous!
Il nous parlera des forteresses égyptiennes, sujet peu connu de notre public et de tous public en général je pense!

le programme des conférences de l'année scolaire prochaine, avec messieurs C.Cannuyer, S.Polet, Ph.Brissaud, F.Monnier,
D.Benoit, P.Vernus ...
voir http://www.thot-scribe.net/docs/tract_2012_2013.pdf

Amicalement,

Etienne.

Richard LEJEUNE 25/07/2012 08:01



     Encore une bizarrerie d'Overblog, apparemment ...


     Merci, Etienne, ainsi qu'à une précédente lectrice, d'avoir attiré mon attention sur ce "problème".





     Merci aussi à ceux qui, comme toi, se sont organisés pour venir me lire directement, faisant non pas confiance à l'indication d'Overblog
mais bien à la régularité métronomique de mes publications.


 


     Je viens à l'instant de reprogrammer cet article, présumant que cela fonctionnera maintenant tout à fait normalement. L'avenir des
commentaires me l'apprendra ...


 


     Tu as parfaitement eu raison d'attirer l'attention de mes lecteurs sur les futurs conférenciers de ton Association en leur fournissant le
lien vers ce bien alléchant programme.


Dommage que tant de kilomètres nous séparent ...


 



Carole 24/07/2012 21:53

Il est émouvant de constater qu'on peut en effet appliquer le terme de "roman", si "moderne" puisque le mot et les structures narratives que nous connaissons aujourd'hui nous viennent du XIIe
siècle, à un texte aussi ancien. Les anciens Egyptiens avaient donc tout inventé ?

Richard LEJEUNE 25/07/2012 08:46



     Carole, le retour de vacances ... Je vais donc pouvoir prendre plaisir à vous lire à nouveau ... jusqu'à mon tout prochain départ.


 


     Merci à vous d'être présente et d'avoir "bravé" les apparentes difficultés qu'ont hier rencontrées mes lecteurs pour prendre connaissance de
l'article de ce mardi.


 


     Je note avec bonheur que vous avez pris la peine de suivre les explications que j'ai données à François concernant les raisons pour
lesquelles j'ai préféré employer - à la suite de certains égyptologues patentés, bien évidemment -, le terme "roman" plutôt que celui de "conte".


 


     Je n'aurai certes ni l'outrecuidance ni l'imbécillité d'avancer que les Égyptiens ont tout inventé ! Nonobstant, je maintiens, contre l'avis
de beaucoup, notamment de ceux qui pensent que tout débuta avec les Grecs - et c'est sur ce blog une vieille antienne qu'il me sied de combattre - qu'ils ont initié à leur époque bien des
manifestations ressortissant au domaine de l'art, qu'il soit matériel ou littéraire.


 


     Et pour ce qui concerne plus spécifiquement l'oeuvre ici en question, vous aurez aussi probablement lu dans l'un ou l'autre des propos échangés
depuis une quinzaine de jours que nous sommes indéniablement, de l'avis de tous les égyptologues philologues, en présence d'un chef-d'oeuvre, tant au niveau de la langue employée, du vocabulaire
manifestement hors du commun et d'une phraséologie extrêmement recherchée et variée.


 


     De sorte que non, ils n'ont pas tout inventé, mais l'auteur de ce morceau d'anthologie a manifestement marqué d'une pierre blanche l'histoire
littéraire de son pays et, pour reprendre Kipling, universelle.   



bonardi denise 24/07/2012 19:03

Monsieur Lejeune votre commentaire de ce jour sur Sinouhé n'existe pas.

Cordialement.

Mme Bonardi Denise

Richard LEJEUNE 24/07/2012 21:59



     Vous m'étonnez, Madame ... Car peu de temps avant vous, un lecteur m'a laissé un commentaire. Ce qui signifie donc qu'il fut à même de lire
mon article de ce mardi ...


 


     Mais peut-être s'agit-il d'un problème ponctuel ... inhérent à Overblog ; ce qui ne serait nullement étonnant !


 


     Si cela devait perdurer, contactez-moi et je vous ferai parvenir le texte via votre boîte mail ...


 


Bien à vous.


Respectueusement,


Richard LEJEUNE



François 24/07/2012 17:28

Bien !
Nous voici lancés prudemment sur la route de l'exil...
Et toujours fan de toutes les explications complémentaires dont tu entoures ce récit.
Pas de gouvernail pour les animaux ? Curieux, car le bétail est tout de même une grande richesse et justifierait une aussi bonne navigation que le transport de personnel. Je vais de ce pas chercher
une justification iconographique à ce point de détail intriguant !

Logistiquement...
François

Richard LEJEUNE 24/07/2012 21:53



     Excellente remarque que la tienne, François, puisqu'elle m'invite, en me posant ce "problème", à me pencher plus avant sur ma traduction de
ce passage de la ligne 13 du Papyrus de Berlin qui, translittéré, donne :


"dja.n.i m ousekhet nn hemou.s" 


 


- dja = traverser un cours d'eau ; donc, ici, selon la forme verbale employée par le narrateur : Je traversai ;


- m = dans ;


- ousekhet = barge, péniche, bac ... ;


- nn = signe de la négation à intimer à la phrase ;


- hemou = gouvernail.


 


Ce qui, tout simplement, et sans aucune recherche littéraire particulière, signifie bien :


 


     Je traversai le cours d'eau sur une barge (une péniche, un bac ...) qui n'avait pas de gouvernail ... (sans gouvernail, dépourvue de
gouvernail ...)


 


     Je persiste et signe et maintiens donc ma traduction telle que je l'ai proposée ...



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