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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 23:00

 

      Moi, m'inclinant en votre honneur d'une inclinaison sans bassesse,

J'épuiserai la révérence et le balancement du corps ;

Et la fumée encore du plaisir enfumera la tête du fervent,

Et le délice encore du mieux dire engendrera la grâce du sourire ...

 

 

SAINT-JOHN PERSE

Amers, Invocation, 4

 

dans Oeuvres complètes,

Paris, Gallimard, La Pléiade,

p. 262 de mon édition de 1972

 

 

 

 

     Alors qu'avec une éloquence certaine Sinouhé terminait, en un emphatique éloge, d'exalter les mérites martiaux de Sésostris Ier, Amounenchi, le prince du Rétchénou supérieur qui l'hébergeait et l'avait interrogé sur les conséquences que pourrait avoir sur le pays le décès du vieux roi, conclut à propos de l'héritier du trône devenu souverain à part entière :

 

      Assurément l'Égypte est heureuse, elle sait qu'il est puissant.


 

 

Sesostris-Ier.jpg



 

       Puis, sans transition aucune, il poursuit :

 

      "Vois, tu es ici. C'est avec moi que tu es : ce que je ferai pour toi sera bon."


      Il me présenta à ses enfants ; me maria à sa fille aînée ; fit que dans son pays je me choisisse le meilleur de ce qu'il possédait à la frontière d'un autre pays étranger : c'était une belle terre qui s'appelait Iaa. Les figues y poussaient ; et ausi la vigne : le vin y était plus abondant que l'eau. En grande quantité également son miel et son huile de moringa. Tous les fruits étaient sur ses arbres. L'orge y croissait ainsi que l'épeautre. Tout le bétail s'y trouvait en abondance.

 

     Certes, beaucoup de choses m'échurent en raison de l'amour qu'il me portait : il me fit chef d'une tribu parmi la meilleure de son pays ; fit préparer à mon intention nourriture et boissons, comprenant du vin chaque jour, de la viande bouillie, de la volaille rôtie, sans compter le petit gibier sauvage du désert que l'on prenait au piège pour moi et que l'on déposait devant moi, indépendamment des apports de mes chiens. On faisait pour moi de nombreuses douceurs et il y avait du lait dans tout ce qui était cuit.

 

     Je vécus là un grand nombre d'années. Mes enfants étaient devenus des hommes robustes, chacun maîtrisant sa tribu.

 

     Le messager qui remontait ou descendait vers la Résidence royale (1) s'arrêtait auprès de moi car je faisais s'attarder tous les Égyptiens : je donnais de l'eau à l'assoiffé, remettais l'égaré sur le chemin et secourais celui qui avait été volé.

 

    Aux Bédouins, disposés à se quereller avec les gouverneurs étrangers, je m'opposai. Et voici que le prince du Rétchénou fit que je passai trois années durant en tant que commandant de son armée. Tout pays étranger contre lequel je marchai, je lui donnai l'assaut, de sorte qu'il était chassé de ses pâturages et de ses puits. Je massacrai ses troupeaux, emmenai ses sujets, saisis leur nourriture, tuai les gens qui s'y trouvaient par la force de mon bras, par mon arc, par mes actions et mes mouvements, ainsi que par mes plans habiles.

 

     Je trouvai faveur en son coeur. Il m'aima car il savait que j'étais brave. Il me plaça avant ses enfants car il avait vu la force de mes deux bras.    

 

 

 

Notes

 

(1)  qui remontait ou descendait vers la Résidence royale : à la Cour de Sésostris Ier, à Licht (Moyenne-Égypte.)

 

     Il semblerait que Sinouhé joue là un rôle d'agent diplomatique au Rétchénou : rappelez-vous, amis lecteurs, que dans l'introduction de ce roman, il se présentait, entre autres titres et fonctions, comme l'administrateur en chef des domaines des souverains dans les terres asiatiques. 

Souvenez-vous également du conseil qu'il prodigua à Amounenchi de nouer des relations diplomatiques avec Sésostris Ier que nous avons lu la semaine dernière au terme du portrait qu'il fit du nouveau souverain. 

Convenez enfin que ce panégyrique prononcé "hors frontières" prouve l'indéfectible loyauté de Sinouhé vis-à-vis de la personne royale, partant, de son pays ...   

(Nous aurons encore l'occasion par la suite de rencontrer d'autres témoignages de sa fidélité au roi prouvant qu'il continue manifestement à servir les intérêts de l'Égypte en terres asiatiques.) 

     

     Dans un tout autre domaine, permettez-moi d'attirer votre attention sur les deux verbes ici employés : en effet, selon la sémantique égyptienne mais également la configuration du pays et la direction des vents, - soufflant toujours du nord vers le sud -, remonter signifiait naviguer vers l'amont, aller vers le sud puisqu'il s'agissait en réalité de remonter le Nil à la voile grâce au vent du nord ; et descendre - descendre sur le fleuve en direction de la Méditerranée - sous-entendait bien évidemment de naviguer vers le nord.

 

     De sorte que dans la transcription hiéroglyphique, un bateau avec voile P2.gif

servait de déterminatif aux deux expressions "voyager vers le sud" et "remonter le fleuve", tandis que le dessin d'une embarcation sans voile P1.gifaccompagnait les deux expressions contraires, synonymes elles aussi : "descendre le fleuve" et "voyager vers le nord". 

 

     Ceci posé,  vous aurez remarqué qu'il m'a fallu beaucoup plus de temps et de place pour rédiger cette explication en français que la vision du seul graphisme d'un bateau avec ou sans voile qui permettait à l'Égyptien de l'Antiquité de tout comprendre, lui, en l'espace d'une seconde ...

 

 

 

     A suivre ...

 

 

 

     (Je ne me lasserai jamais de rappeler tout ce que cette mienne traduction doit à l'enseignement, aux conseils avisés et aux corrections pointues du Professeur Michel Malaise qui, voici près d'un quart de siècle, guida mes premiers pas dans l'apprentissage de la langue et de l'écriture égyptiennes.)

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Littérature égyptienne
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commentaires

Améthyste 29/09/2012 18:50

En lisant qu'Amounenchi dit à Sinouhé : "ce que je ferai pour toi sera bon", je me souviens que dans votre publication "Premiers pas en terres d'Asie", une phrase semblable fut formulée par Sinouhé
: "Bon est ce qu'ils firent". Ces mots paraissent exprimer la qualité des attentions et soins reçus, de l'hospitalité offerte, mais vous l'aviez précisé dans votre note : "Sinouhé nous précise par
là qu'il fut bien traité".

Il me semble qu'Amounenchi fait tout ce qui est en son pouvoir pour garder Sinouhé près de lui, lui offrant plus d'amour et de richesses qu'à ses propres enfants. Le prince du Rétchénou sait
pourtant qu'un jour Sinouhé, bien qu'il soit devenu son plus loyal et plus courageux (j'allais écrire sujet tant les années passées auprès d'Amounenchi furent nombreuses : "Mes enfants étaient
devenus des hommes robustes...") administrateur, chef de tribu, puis commandant de son armée, donc, un jour, le quittera, abandonnant ses terres où tout ce qu'il peut souhaiter abonde. Il
retournera en Egypte...

Merci, Richard, de me permettre une fois encore d'imaginer le sort réservé à ce héros, devenu nôtre, tant ce roman historique et vos explications me fascinent. Mille mercis.

Richard LEJEUNE 30/09/2012 08:31



     C'est une profonde réflexion philosophique que vous entamez ici, Améhyste, avec votre commentaire : pourquoi agissons-nous de telle ou telle
manière alors que nous savons pertinemment qu'un jour, tout sera remis en question ?


Ne fût-ce que par notre propre mort, finalité que, trop souvent, l'on écarte ...


 


     Assurément, des pages et des pages, des livres et des livres n'y suffiraient pas pour en débattre ; et, d'ailleurs, y a-t-il UNE réponse
?



Cendrine 27/08/2012 11:41

Bonjour Richard,

Je vous remercie pour votre réponse à mon commentaire et pour votre visite sur mon blog. Nous aimons tous les deux ce Pont du Carrousel dont vous parlez de manière très poétique.

Pour répondre à vos questions, j'ai conclu mon article sur l'évocation du magnifique disque de Juliette Gréco et cité les vers d'Amélie Nothomb. Du coup, certains de mes lecteurs ont été ravis de
savoir que Juliette Gréco avait ciselé un nouveau bijou musical car ils n'en avaient pas entendu parler, ce qui est vraiment très dommage...
J'aime ces deux femmes qui ont cultivé chacune un personnage original et talentueux.
J'aime aussi beaucoup Sinouhé et le voyage auquel vous nous conviez à travers votre traduction éclairée.
Je vous souhaite une excellente journée, amitiés
Cendrine

Richard LEJEUNE 27/08/2012 12:02



     Chère Cendrine, ne me remerciez pas : il est tout à fait naturel - même si, parfois je me rends compte que mes réponses ne sont point lues
-, que j'adresse quelques mots à ceux qui prennent la peine de commenter mes interventions. Au-delà du plaisir que j'éprouve à écrire, ce me semble être la moindre des courtoisies.


 


     Quant aux nouvelles chansons de Juliette Gréco, il est en effet regrettable que beaucoup en ignorent la récente sortie car non seulement
elles évoquent certains des ponts de la capitale mais, en outre, elles ont été écrites par quelques grands noms de la littérature française (et belge) contemporaine. Comme il fut également
dommage que je ne puisse en février dernier assister à l'un des trois rendez-vous qu'elle offrit à son public pour ses 80 ans, à Paris, au Théâtre du Châtelet ; là où, en 1987, puis en 1993, je
vins applaudir (à tout rompre et à chaudes larmes) la grande, l'immense, l'irremplaçable Barbara.


 


     Quant à Sinouhé, à demain pour de nouvelles aventures ...



Cendrine 26/08/2012 01:03

Bonsoir Richard,

J'ai replongé, avec délices, dans les aventures de Sinouhé, après avoir avoir goûté les vers sublimes de Saint-John Perse; guidée sur des terres de luxuriance et de puissants conflits par votre
remarquable traduction.

La fidélité de Sinouhé apparaît indéfectible. Animé par le courage et la loyauté, il accomplit, tout au long de son existence, un voyage initiatique vers la future pesée de son âme et se doit
d'être exemplaire au regard de sa terre sacrée. Ce lien avec la terre matricielle détermine ses attitudes et ses nombreuses décisions.
J'aime profondément l'évocation des céréales et du vin et je ressens des parfums, je devine des couleurs enivrantes.

Je vous souhaite un excellent dimanche et vous remercie de votre visite fort sympathique sur mon blog. Nous partageons visiblement une passion pour le Pont du Carrousel...

Avec mon amitié

Cendrine

Richard LEJEUNE 26/08/2012 10:15



     Bonjour Cendrine,


 


     Animé par le courage et la loyauté, il accomplit, tout au long de son existence, un voyage initiatique vers la future pesée de son âme
et se doit d'être exemplaire au regard de sa terre sacrée.





     Avec la sensibilité poétique qui est vôtre, vous avez ici parfaitement traduit une notion essentielle des concepts funéraires égyptiens.Je
vous en sais gré.


 


    Une passion pour le Pont du Carrousel, une passion pour tous ces ponts de Paris qui permettent de franchir la Seine ; une passion pour n'importe
quel pont, je pense, car ils constituent à mes yeux - et l'avatar de Van Gogh que j'ai choisi ici et que, par ailleurs, vous proposez également dans votre article, en est la parfaite illustration - la métaphore même du passage, du franchissement, de la soif de découvrir ce qu'il y a de
l'autre côté ; la métaphore de l'accès à l'Autre (dans le sens lévinassien du terme) ; de l'accès à la Culture ... tout simplement.


 


Aimez-vous Juliette Gréco ? Son dernier opus ?


Aimez-vous son texte dont je n'ai proposé qu'un court extrait dans cet article que je vous avais invité
à lire dans mon commentaire sur votre blog ?


Connaissez-vous Amélie Nothomb ?


 


Excellent dimanche à vous. 


 



TIFET 22/08/2012 23:26

Un bateau avec voile = voyager vers le sud ou remonter le Nil, un bateau sans voile = descendre vers le Nord, tout est tellement clair et simple quand vous nous expliquez cela cher Richard !
Apparemment notre Sinouhé est devenu un enfant du Prince du Rétchénou puisqu'il l'a marié à sa fille aînée, mais on peut se demander quelles sont les idées qui le poussent à agir ainsi ?

Richard LEJEUNE 23/08/2012 10:47



     Je présume que l'auteur du roman a voulu montrer que la loyauté de Sinouhé que j'ai abondamment épinglée dans les précédents commentaires de
ce matin, a été récompensée par son beau-père. Je m'autorise aussi à penser que sa bravoure, la force de ses bras comme il l'explique, ne sont pas pour rien dans la décision du Prince du
Rétchénou.



christiana 22/08/2012 18:18

Ne sait-on rien de son mariage avec la fille aînée? Qui était-elle? Je suppose qu'elle n'avait aucun autre intérêt que de lui donner des enfants puisqu'il y accorde moins d'importance qu'aux mets
dont il se nourrit. A ce propos, est-il vrai que le moringa est un puissant antioxydant efficace contre le cancer?
Et le vin, a-t-on une idée de ce qu'il pouvait être? Ressemblait-il au vin que nous connaissons ou à celui des romains?
"il y avait du lait dans tout ce qui était cuit", tiens! Revoici le lait...

Dommage qu'on ne puisse voir le graphisme du bateau avec ou sans voile...

Richard LEJEUNE 23/08/2012 10:43



     Effectivement, Christiana, de cette fille qu'il reçut en mariage et qui lui donna des enfants mâles, il ne sera plus jamais fait allusion
dans le roman.


 


     Je vous avoue très sincèrement que je ne connais des applications actuelles du moringa que ce que je viens d'en lire sur Wikipedia - à prendre avec beaucoup de circonspection, donc.


 


     En revanche, pour ce qui concerne l'égyptologie, je puis avancer que le moringa peregrina, comme le nomment actuellement les
scientifiques, le bak, comme l'appelaient les Égyptiens de l'Antiquité, eut une importance considérable au niveau plus particulièrement du monde funéraire. En effet, l'huile produite à
partir des noix de ben, fruits de l'arbre bak en question, était utilisée par les taricheutes pour oindre le corps des défunts dans la mesure où, censé sortir de l'oeil d'Horus,
cet onguent avait la réputation de maintenir l'intégrité physique du cadavre.


     En outre, dans certains chapitres du Livre pour sortir au jour (souvent erronément appelé Livre des Morts), le défunt devenu un
nouvel Osiris est appelé : Celui qui est dans le moringa. 


 


     Pour ce qui concerne votre question à propos du vin, permettez-moi de vous conseiller la lecture de la deuxième partie de cet ancien
article, ainsi que les commentaires et réponses y apportées.


 


     Et enfin, pour vous être agréable et pour que tous mes lecteurs puissent également en profiter, j'ai quelque peu modifié la présentation de
la note faisant référence à la navigation sur le Nil en y ajoutant les deux hiéroglyphes qui servent de déterminatif au verbes naviguer vers le nord et naviguer vers le sud.


Merci à vous pour cette suggestion à laquelle je n'avais pas pensé.



FAN 22/08/2012 15:52

Le début semble être le "paradis" puis aussitôt l'on se retrouve en enfer!!la violence est présente sans état d"âme!! BISOUS FAN

Richard LEJEUNE 23/08/2012 09:31



     Tout à fait, Fan mais en cela, comme je viens de l'expliquer dans ma réponse à Carole, il reste fidèle à ses conceptions de loyauté envers
chacun de ceux dont son avenir dépend.



Carole 22/08/2012 15:18

Cela donne à réfléchir, cette succession : "Je donnais de l'eau à l'assoiffé... /... je massacrai... tuai..." Mais je pense que vous y avez songé.

Richard LEJEUNE 23/08/2012 09:29



     Cette succession d'actions bonnes et violentes donne certes à réfléchir, Carole, mais elle n'est nullement antithétique, elle n'est
nullement le fruit d'une opposition dans les sentiments qui animent Sinouhé.


Tout au contraire !  


 


     En effet, ce qui prime à mon sens, c'est l'indéfectible loyauté dont il fait preuve.


Ce roman historique, comme je l'ai défini d'emblée, ce roman qui narre les aventures d'un Égyptien en terres étrangères est aussi - et peut-être même avant tout -
celui de la loyauté : envers sa patrie d'origine d'abord - nous le découvrons et découvrirons encore dans la peau d'une sorte d'agent diplomatique qui met un point d'honneur à louer le nouveau
souverain ou à aider ses compatriotes quand besoin s'en fait sentir - ; envers sa patrie d'adoption ensuite de manière à ne point décevoir le prince du Rétchénou qui lui permet une formidable
ascension sociale sur ses terres en lui donnant une terre, sa fille aînée en mariage, une tribu et l'armée à commander, ce qui n'est pas peu !


 


     De sorte que toutes les actions narrées dans l'épisode de ce mardi ressortissent au même sentiment de loyalisme dont Sinouhé, jamais, ne se
départira.


 


     Et en cela, soyons conscients qu'en bon Égyptien qu'il est, soucieux d'assurer son avenir post-mortem, il continue à pratiquer la
Maât qui fut un jour déposée en son coeur par le dieu car sans cette notion essentielle pour accéder dans l'Au-delà, point d'accès au Tribunal d'Osiris, partant, point d'éternité
possible ...  



J-P.Silvestre 21/08/2012 18:51

Un grand mérite de cette époque : On n'avait pas peur d'affirmer sa duplicité. La bonté y cotoie la cruauté

Richard LEJEUNE 22/08/2012 12:28



     Que la bonté côtoie la cruauté ressortit à bien des civilisations qui ne sont pas qu'antiques !


En revanche, que ce soit un grand mérite comme vous me l'écrivez ne me paraît point avéré.



Selkis-C@t 21/08/2012 11:43

toujours un bonheur de se dire "c'est mardi". Et de redécouvrir le tandem Saint John Perse - Sinnouhé....

Richard LEJEUNE 21/08/2012 13:41



     Tandem osé, je te le concède ... mais qui me plut dès l'abord ; et qui a été judicieusement épinglé par quelques lectrices de choix, dont tu
fais partie.


 


     Cela m'agrée.


     Merci à toi.



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