Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 00:00

 

     La figure du père n'est pas une figure bien connue, dont la signification serait invariable et dont on pourrait suivre les avatars, la disparition ou le retour sous des masques divers ; c'est une figure problématique, inachevée et en suspens ; une désignation susceptible de traverser une diversité de niveaux sémantiques, depuis le fantasme du père castrateur qu'il faut tuer, jusqu'au symbole du père qui meurt de miséricorde.

 

 

Paul RICOEUR


Le Conflit des interprétations.

Essais d'herméneutique

Paris, Seuil, 1969

p. 458

 

 

 

 

     En promettant de se revoir de manière à évoquer l'image du père dans l'Egypte ancienne, nous nous sommes quittés ce samedi, souvenez-vous amis lecteurs, après avoir déchiffré quelques hiéroglyphes du fragment peint (E 25507) exposé dans la vitrine 4 ² de la salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre qui mettaient en exergue l'amour réciproque entre Metchetchi et son fils aîné, Ptahhotep.  

 

     Nous voici donc à nouveau réunis ce matin pour plus spécifiquement envisager la nature des relations réciproques entre un fils et son père, du temps de son vivant, avant de, lors de notre prochain rendez-vous du samedi 17 décembre, prendre en considération celles qui continuent à les unir au-delà de la mort terrestre.

 

 

     La terre des pharaons n'y faillit pas : à l'instar de toutes les civilisations du monde, quelles qu'en soient les époques, le père se décline sous trois aspects bien distincts mais présentant néanmoins entre eux des rapports intriqués puisqu'il est tout à la fois celui qui engendre, celui qui assure nourriture et protection et celui qui instruit.

 

     D'aucuns, parmi vous, auront très probablement déjà entendu parler d'un certain Aménophis ou Amenhotep, fils de Hapou, scribe royal puis vizir du pharaon Amenhotep III, considéré ultérieurement comme un Sage et dont un des couvercles (D 4) de ses sarcophages successifs est exposé en salle 14, là-bas au bout du rez-de-chaussée, immédiatement après la "Crypte d'Osiris".

 

 

Sarco-Amenhotep--fils-de-Hapou.jpg

 

     Ce n'est nullement pour attirer votre attention sur la figuration de la déesse Nout étendant ses bras ailés en guise de protection que je convoque ici ce haut dignitaire aulique mais pour vous faire remarquer l'appellation qui est sienne : Amenhotep, fils de Hapou.

Et qui constitue en fait une sorte d'exception.


 

     En effet, les noms de famille tels que nous les connaissons aujourd'hui - et que, par parenthèses, nous avons hérités des surnoms attribués au Moyen âge pour différencier tous ceux qui, dans nos villages, portaient le même prénom, avant qu'ils ne deviennent, par la volonté de François Ier et de son Ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, nos patronymes officiellement reconnus par l'Administration -, les noms de famille donc n'existaient pas en Egypte antique : hommes et femmes étaient traditionnellement désignés par leur seul prénom. Parfois, dans quelques cas rares, pour lever le voile de l'homonymie ou pour exciper d'un certain prestige social, l'indication d'une filiation se faisait en accolant à celui du fils, le prénom paternel - comme ci-avant pour Amenhotep dont le père s'appelait Hapou - ou, parfois même, maternel.

 

     En revanche, et parce que les liens patrilinéaires n'avaient à leurs yeux qu'une importance franchement secondaire, ce sont plutôt des mentions concernant par exemple la transmission héréditaire d'une profession que nous rencontrerons plus volontiers dans les sources égyptiennes définissant une personne ; du type : Un tel ..., prêtre et fils du prêtre un tel ...  

 

     Aussi importante puisse être à nos yeux d'Occidentaux la reconnaissance officielle de notre paternité, chez les Egyptiens, ces liens de sang auxquels nous tenons tant, n'étaient pas particulièrement mis en évidence. Pis : cette notion qui, pour nous, se révèle automatiquement liée à la procréation, pouvait purement et simplement être reniée si le fils ne répondait pas aux attentes de son géniteur.

 

     Ainsi, lit-on sur cette stèle de Sésostris III (Moyen Empire, XIIème dynastie), retrouvée à Semna, en Nubie, et actuellement à Berlin :

 

     Et quant à tout fils de moi qui affermira cette frontière qu'a établie ma Majesté, ce sera mon fils, mis au monde pour ma Majesté, à l'image du Fils-Protecteur-de-son-Père, celui qui affermit la frontière de celui qui l’a engendré.

Et quant à celui qui l’abandonnera, qui ne combattra pas pour elle, ce ne sera pas mon fils, il n’aura pas été mis au monde pour moi.

 

        Il appert de toute évidence qu'engendrer ne représentait nullement le tout du concept de paternité : pour être père au sens où les Egyptiens l'entendaient, il fallait qu'un homme se reconnaisse en sa progéniture, non pas dans le seul contexte d'une référence biologique mais, plus spécifiquement, dans la manière d'être, dans la manière d'agir.

 

    Ne croyez évidemment pas, amis lecteurs, après avoir lu ces quelques mots de la stèle, que ce que j'avance aujourd'hui ne concerne que les rapports de la seule famille royale !

 

     Vous rappelez-vous ce Ptahhotep dont nous avions ici même découvert à partir de février dernier quelques-unes des maximes consignées sur le Papyrus Prisse ?

La douzième d'entre elles corrobore pleinement mon propos :

 

Si tu es un homme mûr,

A toi de faire un fils tel que le dieu le rende bien disposé.

S'il est droit et qu'il respecte ta manière d'être,

S'il prend soin de tes biens à la place qui est la leur,

Fais-lui toute espèce d'avantage.

C'est ton fils tel que l'a engendré pour toi ton ka (...)

Mais la semence est rebelle :

S'il se fourvoie et qu'il trangresse ta volonté,

S'il ne met pas en pratique ton enseignement, (...)

A toi de l'écarter, ce n'est pas ton fils,

Il n'est pas né de toi ...

 

 

     Et elle ne proclame rien d'autre, convenez-en, que ceci : un fils se doit d'être la "réplique" de son père, il doit être "tout ânkh", comme on disait alors, entendez "image vivante" de ce père qui le nourrit, le soutient, le protège - rôles qu'il partage d'ailleurs avec la mère - et dont il reçoit les principes éducatifs ; de ce père qu'il prendra comme modèle.

 

     Si tel n'était pas le cas, si cet héritier n'épousait pas les idées paternelles reçues, il ne serait simplement pas reconnu comme un vrai fils ! Et le patriarche, alors, perdrait son "bâton de vieillesse" puisque, toujours dans un des préceptes attribués à Ptahhotep, nous avions relevé qu'un aîné succédait à son géniteur afin d'être à même de lui assurer ses vieux jours et lui permettre, après un parcours voué au service du souverain, partant, de la société tout entière, de se retirer et de goûter au calme d'une fin de vie heureuse ...

 

 

     Revenant à cet enseignement, après avoir ce matin évoqué le procréateur et le nourricier, je voudrais à présent tout naturellement terminer notre entretien par quelques considérations à propos du père pédagogue, troisième aspect - et non des moindres dans la civilisation des rives du Nil antique - du concept de paternité.

 

     Ne jamais se lasser d'éduquer son fils, conseille la dixième instruction du Papyrus Insinger.

 

     Instruire, dans le but de socialiser : voilà une autre des fonctions que s'arrogeait le père égyptien.. Si l'on en croit les Sagesses, Maximes et autres Enseignements conservés sur papyri ou ostraca, ces codes du bien se conduire en société, ces chemins de vie comme ils étaient alors nommés, étaient prodigués, non pas à l'enfant, mais au jeune homme prêt à prendre la relève du père vieillissant, prêt à personnellement embrasser la vie professionnelle. Avec toujours en ligne de mire le bon respect de la Maât de façon telle qu'Isefet, le chaos, ne réapparaisse pas sous une forme quelconque et ne dérègle en rien la vie quotidienne.

 

     De manière inconditionnelle donc, un fils se devait de suivre les prescriptions, les mises en garde, les conseils de son père dont l'autorité, il nous faut en prendre conscience, ne relevait absolument pas d'un pouvoir absolu, d'un autoritarisme laissé à la discrétion d'un seul : ressentie comme légitime, elle reflétait simplement l'organisation de la société égyptienne telle que, de siècles en siècles, et depuis les temps les plus lointains, elle existait et avait indéniablement prouvé son bien-fondé.

 

     Car ce devoir d'éducation paternelle manifesté par les Sagesses était destiné, comme l'indique clairement Ptahhotep au début de la première section de l'épilogue du Papyrus Prisse d'Avennes, à être transmis de génération en génération : Il est bon de s'exprimer à l'intention de la postérité, car c'est bien elle qui écoutera cela

 

     En un mot comme en cent, en l'instruisant, tout père avait la conviction de faciliter l'entrée de son fils dans la vie sociale, tout en ayant à l'esprit qu'il deviendrait lui-même, plus tard, un futur éducateur pour son propre rejeton, et cela de manière que perdurent les préceptes des Anciens.

 

     De l'éducation comme un des beaux-arts transgénérationnels !

 

     Mais n'est-ce pas aussi cela que l'on nomme Culture, au sens philosophique du terme, parfaite antinomie du concept de Nature ?

 


 

 

(Assmann : 1983, 21-70 ; Vernus : 2001, 84-5 et 106

Partager cet article

Repost 0
Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
commenter cet article

commentaires

tifet 13/12/2011 22:38

"De manière inconditionnelle donc, un fils se devait de suivre les prescriptions, les mises en garde, les conseils de son père dont l'autorité, il nous faut en prendre conscience, ne relevait
absolument pas d'un pouvoir absolu, d'un autoritarisme laissé à la discrétion d'un seul : ressentie comme légitime, elle reflétait simplement l'organisation de la société égyptienne telle que, de
siècles en siècles, et depuis les temps les plus lointains, elle existait et avait indéniablement prouvé son bien-fondé."

Je pense que tout est résumé là !! c'était la conception de la société égyptienne même si de nos jours cela nous semble illégitime !

Richard LEJEUNE 14/12/2011 09:51



     En épinglant ce passage de mon exposé d'hier, vous éclairez effectivement là, Tifet, le sens même de ma réponse eu égard aux réticences de
Fan et de Jean-Pierre ...



JA 13/12/2011 21:45

Il faudrait que j'achète le bouquin "le conflit des interprétations" vaste sujet...
Je viens de voir le drame en Belgique, garder le moral
A bientôt
JA

Richard LEJEUNE 14/12/2011 09:47



     Merci Jocelyne. Bien qu'il semble maintenant certain qu'il ne s'agisse pas d'un attentat, cette fusillade menée par un seul homme visant la
foule présente sur la Place Saint Lambert, à Liège, hier vers midi trente, soulève une fois encore bien des questions inhérentes à la Justice de nos pays occidentaux qui, trop souvent et trop
prématurément, libèrent sous certaines conditions des prisonniers initialement jugés dangereux pour la société. 


 


     Paul Ricoeur - assez méconnu du grand public - reste à mes yeux un philosophe indispensable à lire pour mieux comprendre notre société : son
oeuvre est longue, comme le fut sa vie, d'ailleurs, puisqu'il vécut 92 ans, qu'il a consacrée à l'herméneutique et à la phénoménologie.


 


     Et dans cet esprit - toute petite parenthèse, si vous me le permettez -, il faut absolument lire, si le sujet vous intéresse et si vous ne
l'avez déjà dévoré bien sûr, son ouvrage paru en 2000, aujourd'hui en collection de poche, intitulé La mémoire, l'histoire, l'oubli. C'est une profonde réflexion d'une part sur le
trop de mémoire que symbolisent  toutes ces commémorations dont nos pays aiment s'offrir et, par ailleurs, le trop d'oubli pour certaines choses ; thème civique s'il en est !


Thème de la représentation du passé qu'il traîte là en trois parties en mettant l'accent sur la phénoménologie de la mémoire, l'épistémologie de
l'Histoire et l'herméneutique de la condition historique des humains que nous sommes ...    


 


Passionnant !



FAN 13/12/2011 18:16

Je suis interloquée par le fait que si le fils n'était pas et ne devenait pas la copie conforme du père, ce père le rejetait, il était ou devenait le fils de personne!! Quelle rigidité!! Il ne
faisait pas bon de naître handicapé ou être réticent à l'éducation du père!!Comme dit Vincent, la société restait figée avec ses principes!! Cher Richard, je suis allée approfondir mes recherches
sur les différentes textures des cheveux égyptiens et j'ai eu réponse à mes questions!! Je suis même allée chercher plus loin en m'intéressant à la Nubie!!Merci Richard de me faire travailler les
neurones!!!BISOUS FAN

Richard LEJEUNE 14/12/2011 08:59



     Effectivement, Fan, les fils aînés qui étaient réticents à cette conception paternelle du devoir à accomplir vis-vis de leur père pouvaient
se retrouver marginalisés simplement parce qu'ils perturbaient le bon déroulement d'une vie faite de certains principes librement consentis qui permettaient, depuis leur mise en place aux tout
débuts de l'histoire du pays, d'assurer une harmonie sociale non négligeable à leurs yeux.


 


     Il nous faut toujours - et ceci n'est qu'une parenthèse, mais qu'il me semble nécessaire de souvent ouvrir - rester extrêmement prudents quand
nous réagissons à un fait de société ancien à l'aune de nos principes contemporains. Je ne veux évidemment pas signifier par là que nous devons tout accepter sans critique aucune, mais simplement
que nous devons être circonspects quant à nos jugements.   


 


     Votre dernière réflexion, chère Fan, me fait énormément plaisir : Ouvreur de chemins, tel je fus pendant mes années d'enseignant,
  tel je le reste avec vous par l'intermédiaire de ce blog.


 


     Ceci posé, il m'agréerait que la notion de partage de connaissances qui m'anime soit également la vôtre. Certes, je ne vous demande pas
d'ici nous faire un résumé de vos investigations. Mais, à tout le moins, auriez-vous l'amabilité de nous fournir les liens qui ont répondu plus avant à vos questions de manière que mes lecteurs
et moi-même puissions en bénéficier ? 



Ex-Louvre-passion 13/12/2011 17:46

Je trouve particulièrement intéressant le fait que les anciens Egyptiens accordaient une grande importance aux qualités morales de leur progéniture et veillaient donc avec soin à leur
éducation.
En d'autres termes il n'y avaient pas que les liens du sang qui comptaient.

Richard LEJEUNE 14/12/2011 08:38



     Très heureux, V., de constater que, malgré le fait que tu aies malheureusement décidé d'arrêter la rédaction de tes articles - pourtant
tellement nécessaires dans le paysage culturel parisien en général et du Louvre en particulier -, tu viennes encore visiter des blogs amis.


 


     Tu as parfaitement compris, pour ce qui concerne les relations père-fils, que le plus important aux yeux des Egyptiens, ne résidait pas dans les
seuls liens biologiques, mais qu'une éthique traversait leur mode de vie respectif. 


 


     C'est tout ce que je voulais hier démontrer.



J-P.Silvestre 13/12/2011 16:46

Pardonnez ma circonspection, Richard, mais la Société égyptienne que vous décrivez me semble figée. Le fils doit s'identifier à son père en toutes circonstances ; ce n'est pas le meilleur moyen de
progresser. Les Egyptiens considéraient-ils qu'ils étaient parvenus au faîte de la civilisation et peut-on les gratifier de cette particularité ?

Richard LEJEUNE 14/12/2011 08:31



     Je pense que oui, Jean-Pierre.


Ne nous déplaise, la civilisation égyptienne était essentiellement religieuse - les historiens ne la qualifient-ils pas de "théocratie" ?


Même si nous savons tous combien au nom de la religion, on brima et brida l'homme tout au long de l'Histoire de l'Humanité - nous constatons d'ailleurs, vous en êtes
conscient, qu'il en est malheureusement encore ainsi tous les jours dans certains coins du monde pas nécessairement très éloignés de notre porte -, il nous faut admettre que ce fut ainsi sur les
rives du Nil.


 


     Et donc, dans cette conception égyptienne, ces rapports transgénérationnels que j'ai quelque peu explicités dans mon intervention, faisaient
partie intégrante et importante de l'idéologie religieuse, de l'idéologie de vie des classes aisées.


 


     Qu'on l'accepte ou non, je pense effectivement qu'il leur était capital de respecter les principes de la Maât pour annihiler le chaos toujours
susceptible de réapparaître au détour d'une pyramide.


 


     A leurs yeux, pour que la vie soit sans heurts, il fallait que perdurent les préceptes des Anciens qui avaient, reconnaissons-le, fait leurs
preuves puisque l'Egypte, en ses frontières, vécut de très longues années de paix avant d'être l'objet de convoitises extérieures.


 


     Cette façon de faire, de concevoir, de vivre semble avoir été - c'est à tout le moins ce qui ressort des sources que j'ai compulsées - ressentie
comme parfaitement légitime, voire instamment souhaitée : n'est-ce pas ainsi que s'organisait la société depuis les temps immémoriaux ?


 


     L'harmonie avec le cosmos, l'harmonie avec les autres, voilà la finalité qu'ils recherchèrent inlassablement. Peut-on décemment leur reprocher
d'avoir voulu l'ériger en principe institutionnel ?    



Alain 13/12/2011 14:25

Après la citation de Jules renard mentionnée par Christiana : « Un père a deux vies : la sienne et celle de son fils » et celle de Nietzsche que tu indiques : « Si l'on n'a pas un bon père, on doit
s'en donner un », je questionnerais : quand le père est absent pour transmettre la « Culture », le « chemin de vie », où trouver le modèle ?

Richard LEJEUNE 14/12/2011 08:09



     Voilà un cas de figure auquel je n'avais pas songé, Alain, et qui pourtant, de nos jours à tout le moins, se présente plus souvent qu'on le
croit habituellement.


 


     Je t'avouerai bien humblement que, parce que dans les textes égyptiens que je connais,  - mais je ne suis évidemment pas omniscient -,
je ne l'ai jamais rencontré, je n'ai pas de réponse avérée à te donner.





     Personnellement, j'aurais tendance à penser - en comparaison avec d'autres époques - qu'alors le jeune homme se tournait vers son grand-père
ou un précepteur - j'évoque, ne l'oublions jamais, les seules classes aisées de la société égyptienne, celles qui ont laissé nombreuses traces de leur vécu -, aux fins que l'un ou l'autre se
substitue au père absent ...


 


     Mais, je le rappelle, ceci n'engage que ma seule réflexion et n'est nullement la conclusion d'une étude que j'aurais pu lire sur ce sujet
bien précis. Mon assertion est donc à prendre avec circonspection puisque je n'ai point matière pour la prouver.



christiana 13/12/2011 11:12

C'est un programme magnifique.
Concernant l'héritage des noms, je me souviens lorsque j'étais jeune :-( j'avais un ami égyptien qui s'appelait Nagui, Victor, Gatas. Nagui était son prénom, Victor, celui de son père et Gatas,
celui de son grand-père.
Je terminerai en laissant parler Jules Renard:
« Un père a deux vies : la sienne et celle de son fils ».

Richard LEJEUNE 13/12/2011 11:44



     Et tant que nous sommes dans les citations, Christiana, permettez-moi d'ajouter à la vôtre, si pertinente, celle de Nietzsche, également à
méditer, que l'on peut lire dans Humain, trop humain, (Oeuvres complètes, Paris, Coll. Bouquins, Ed. Robert Laffont, 1993, Tome I, p. 617, aphorisme 381) :


Si l'on n'a pas un bon père, on doit s'en donner un.



Montoumès 13/12/2011 09:03

La fin de l'année 2011... Que le temps passe vite ! Un premier billet en mars 2008, puis bien d'autres chaque semaine, et nous voila déjà à l'aube de 2012 :) Félicitations pour votre travail,
Richard !

Richard LEJEUNE 13/12/2011 09:29



     Après quelque 34 années de vie professionnelle exaltantes passées à "ouvrir des chemins", comme vient d'aimablement le rappeler
Etienne, le virus de la passion d'enseigner continue de m'animer ici, de manière virtuelle, depuis mars 2008, essentiellement grâce aux commentaires de mes fidèles lecteurs, tel celui que tu
m'écris ce matin, Montoumès ...


 


Merci à toi.



etienne 13/12/2011 00:31

bonjour cher Ouvreur de chemins,

Merci pour la paternité avec laquelle vous nous éduquer à cette civilisation si intéressante!
Redécouvrir Metchtchi avec vous est un bonheur.

Amicalement,

Etienne

Richard LEJEUNE 13/12/2011 07:55



     Bonjour et merci Etienne pour votre commentaire.


 


     Quelques mots pour simplement vous préciser que c'est en compagnie du père égyptien que nous terminerons cette année 2011 ...



Présentation

  • : EgyptoMusée - Le blog de Richard LEJEUNE
  • EgyptoMusée  -  Le blog de Richard  LEJEUNE
  • : Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
  • Contact

SI VOUS CHERCHEZ ...

Table des Matières (13-12-2012)

 

METCHETCHI

 

OU

 

Sinouhé - Hiéroglyphes

 

SINOUHE

Ou Encore ...

L' INDISPENSABLE



Les dessins au porte-mines

de Jean-Claude VINCENT

EgyptoMusée est membre de

Pages