Partager l'article ! SALLE 5 - VITRINE 4 ² : LES PEINTURES DU MASTABA DE METCHETCHI - 41. DU LAIT HUMAIN EN PARTICULIER: Nous no ...
Nous nous sommes quittés mardi dernier, vous et moi amis visiteurs, après avoir quelque peu pris conscience de l'importance du lait dans la civilisation égyptienne - quelque peu, seulement, car vous avez compris que j'escomptais bien développer plus avant ce très intéressant sujet lors de plusieurs autres interventions à venir - ; et aussi après vous avoir promis d'évoquer aujourd'hui plus spécifiquement le lait maternel, utilisé en réalité sous deux "aspects" : celui, tout à fait commun, d'une jeune mère (irtchet remetch - lait humain, spécifient les textes) et celui, plus particulier, d'une femme ayant accouché d'un enfant mâle.
Alors que bizarrement dans l'Assyro-Babylonie antique, pratiquement à la même époque, le lait maternel était considéré comme nocif, en Égypte, l'allaitement naturel, appelé mou bezaou, c'est-à-dire "eau de protection", - que ce soit d'ailleurs celui de la vraie mère ou celui d'une nourrice -, était reconnu pour mieux convenir aux nourrissons que celui d'un animal.
Selon feue Madame Christiane Desroches Noblecourt, il est vraisemblable que pour les Égyptiens, élever un bébé au sein était garant d'une meilleure santé, ce lait constituant un véritable antidote censé l'immuniser, à tout le moins pendant la période d'allaitement - 36 mois, semblerait-il, si je m'en réfère au Papyrus d'Ani du British Museum (EA 10470). Opinion que je me garderai bien de confirmer ou d'infirmer, n'ayant aucune compétence en la matière, même si, en tant que père et grand-père, j'ai bien là-dessus aussi ma petite idée.
Prolongement matériel ex utero de ce qui avait nourri le foetus dans le placenta, le lait maternel, vous le comprendrez très vite, amis visiteurs, qu'il soit considéré comme adjuvant ou comme excipient, eut une valeur de premier plan dans l'Égypte pharaonique, et plus spécifiquement parmi les pratiques médico-magico-religieuses : j'en veux pour première preuve ce test, consigné dans le Papyrus Ramesseum IV, censé pronostiquer le degré de viabilité d'un nouveau-né :
Une autre chose à faire pour lui le jour de sa naissance : un fragment de placenta broyé dans du lait lui sera donné pendant trois jours de suite. S'il le vomit, cela signifie qu'il mourra. S'il l'avale, cela signifie qu'il vivra.
Importance considérable, annonçai-je d'emblée. C'est à ce point vrai que deux passages du Papyrus Ebers que déjà je convoquai la semaine dernière, les §§ 788 et 796, prodiguent quelques conseils en vue d'examiner la qualité du lait qu'à son enfant une jeune mère serait amenée à donner :
Détermination d'un lait mauvais : tu constateras que son odeur est semblable à la puanteur du poisson "méhyt".
Détermination d'un lait consommable : son odeur est semblable à celle des morceaux concassés de rhizome de souchet comestible ; cela est un critère d'analyse.
Toutefois, s'il me fallait établir un semblant de hiérarchie, j'affirmerais sans hésitation aucune que bien plus apprécié encore fut le lait de femmes ayant accouché d'un garçon. Tout simplement parce que cet événement était assimilé à Isis enfantant Horus.
Véritable panacée pharmacologique, il était en effet notamment utilisé pour remédier aux dysfonctionnements oculaires que l'on devine préoccupants dans un pays baigné de soleil et parfois traversé par des vents soulevant la poussière de sable. Ainsi, dans le papyrus Ebers à nouveau, lirez-vous :
Autre remède pour chasser les substances rouges qui sont dans les yeux : feuilles d'acacia, malachite et lait d'une femme ayant mis au monde un enfant mâle.
Sera préparé en une masse homogène et appliqué sur les paupières. (Eb. § 408)
Permettez-moi de simplement préciser, sans évidemment préjuger du protocole de
guérison, qu'au milieu du XXème siècle encore, toujours selon Madame Desroches Noblecourt, dans certaines régions de France, dont le Massif Central, on instillait toujours ce type de lait pour soigner des douleurs au niveau des yeux ...
Le Papyrus 3027 du Musée de Berlin stipule qu'il peut guérir les "maux" des nourrissons - comprenez les coliques :
Moudre finement des extrémités de tiges de papyrus et des graines mêlées à du lait d'une femme ayant mis au monde un fils.
Si on en donne à l'enfant une mesure, il passera le jour et la nuit dans un sommeil salubre.
Il fut également indiqué pour soigner l'incontinence urinaire des jeunes enfants.
A son sujet, le Papyrus médical 10059 du British Museum donne à lire des paroles
incantatoires qu'il était bon de réciter sur un onguent confectionné aux fins d'apaiser d'éventuelles brûlures, Isis étant censée les prononcer :
Je sais comment éteindre cela avec mon lait, l'eau de guérison qui est entre mes seins. Je verse mon lait sur tes membres, mon fils et tes muscles guérissent. Je fais que le feu s'éloigne de toi aussi puissant qu'il était.
A dire sur (des feuilles d') acacia, des sablés d'orge, des coloquintes cuites, des coriandres cuits.
Fais-en une masse à mélanger avec du lait d'une femme ayant mis au monde un enfant mâle.
Tu banderas cela avec une tige de ricin.
Enfin, et pour à nouveau évoquer le contexte magico-médical, au-delà de ses fonctions nutritionnelles, au-delà de ses qualités thérapeutiques, ce lait spécifique était lui aussi réputé pour établir un protocole divinatoire. Ainsi trouve-t-on sur un autre document d'époque aujourd'hui conservé à Berlin (Pap. 3038), conseil d'un test en vue de déterminer si une femme pourra ou non être mère : il y est question de morceaux de pastèque à malaxer avec du lait d'une femme ayant accouché d'un enfant mâle ; à verser dans son vagin : si elle vomit, elle enfantera, alors que si elle a des vents, cela signifie qu'elle n'enfantera pas.
Ici au Louvre, pour autant que tout à l'heure vous vous rendiez en salle 16, vous découvrirez dans la vitrine 4 un objet avec embout (E 14468 bis), de quelque 20 centimètres de long, propre à effectuer cette injection. Au point de départ, corne de bovidé, l'ustensile fut exhumé jadis de la tombe 1382 du cimetière ouest de Gournet Mourraï.
Il daterait du milieu de la XVIIIème dynastie.

Cette franche utilisation du lait d'une mère d'un bébé de sexe masculin dans la pharmacopée égyptienne antique semble avoir encouragé les artistes à réaliser des récipients spécifiques dont le modelé - pour celles et ceux, nombreux, qui ne savaient pas lire - induisait sans conteste le "médicament" qu'ils renfermaient.
Les archéologues ont en effet mis au jour, essentiellement dans des sépultures féminines, des petits vases anthropomorphes à l'effigie d'une femme assise sur ses talons tenant dans son giron un bébé mâle qui prend - a pris ou va prendre - le sein.
Le Louvre détient une de ces "bouteilles à lait" (AF 1660), dont je ne possède malheureusement que photographies monochromes, son site internet n'en proposant nul cliché. D'ailleurs, l'objet n'est même pas mentionné dans sa base de données officielle : peut-être parce qu'il se trouve toujours dans les réserves ...
Toutefois, et pour que vous visualisiez ce type d'objet, il m'a semblé opportun de vous
montrer celui, semblable, superbe, en terre cuite rouge, qu'expose le Musée des Antiquités de Leyde, aux Pays-Bas, datant probablement de la fin du Nouvel Empire ou des débuts du premier
millénaire avant l'ère commune.
Comme existent également d'autres fioles quasiment identiques, mais dépourvues toutefois du nourrisson, certains égyptologues qui les ont abondamment étudiées pensent - je ne dis pas : affirment - que les unes auraient donc contenu du lait de femmes venant d'accoucher d'un garçon et les autres, tout logiquement, de celles ayant donné naissance à une fille.
Permettez-moi, amis visiteurs, de clore notre entretien en attirant votre attention sur la conception qu'avaient les riverains du Nil antique quant à la formation de l'embryon : ils pensaient en effet que, si le sperme de l'homme était à l'origine de l'élaboration des os et des nerfs, le sang pour sa part faisait se transformer le lait maternel en chair.
Le Papyrus Jumilhac E 17110 appartenant au Louvre (mais non exposé) l'atteste sans ambages quand il proclame :
Et Rê dit à l'Ennéade : "Quant à ses chairs et à sa peau, sa mère les a créées avec son lait ; quant à ses os, ils existaient grâce à la semence de son père".
De l'importance du lait dans la civilisation égyptienne, avais-je préalablement annoncé
...
(Bardinet : 1995, 139-53 et 311 ; Daumas : 1980 : 27-32 ; Desroches Noblecourt : 1952, 49-67 ; Jean/Loyrette : 2010, 99-114, 152, 165-82 et 215 ; Lefebvre : 1960, 59-65 ; Spieser : 2007, 1727 ; Vandier : 1961, 124, XIX, XII 24-25)

Les dessins au porte-mines
de Jean-Claude VINCENT
Cette femme assise en terre cuite tenant un bébé est belle et attendrissante.
Me croiras-tu si je t'avoue que j'ai pensé à toi en lisant et en rapportant ici les propos de Madame Desroches Noblecourt ???
Cela ne doit pas être si difficile de trouver une jeune maman qui vient de mettre au monde un bébé mâle ... Faut-il encore que tu y croies !!
Je ne sais à quel récipient du Louvre vous faites allusion, Tifet.
Toujours est-il que ceux présentant ainsi mère et bébé de sexe masculin furent typiquement prévus pour contenir le lait des mères d'enfants mâles ...
Ceci posé, dans un deuxième ou troisième temps, chacun peut mettre ce qu'il souhaite dans n'importe quel flacon ...
Pourvu qu'on ait l'ivresse
!!
Le prisme au travers duquel votre regard se pose sur la civilisation égyptienne que mes interventions donnent à voir m'étonne de plus en plus, non seulement par son acuité mais, peut-être ou surtout, parce qu'il me déstabilise par une vérité basique qui n'avait même pas effleuré mon esprit, aux antipodes qu'il est de semblable distanciation.
Mais non, pas "Beurk !", chère Fan.
Permettez-moi de simplement rappeler ce que j'ai souvent précisé dans mes interventions : nous ne devons pas tomber dans le piège de considérer avec nos mentalités, nos idéologies, nos façons d'agir contemporaines les actes et pensées d'une civilisation qui a vécu dans un tout autre contexte socio-politique, socio-économique et socio-religieux il y a, de surcroît, 5000 ans d'ici !
Je l'ai mentionné dans l'article, souvenez-vous : il y a ici simplement référence mythologique à Isis ayant enfanté Horus, personnages incontournables dans la pensée égyptienne. Et pas du tout volonté de dénigrer le féminin au profit du masculin !!!
Oui ! Je me souviens maintenant. J'aurais peut-être dû prendre cet exemple plutôt qu'aller chercher celui du Musée de Leyde ... Mais bon : cela nous fait voyager ...
Je viens de me rendre sur votre blog où, nulle part me semble-t-il, vous n'écrivez qu'il s'agit d'un pot à onguents !
J'ai évidemment relu mon commentaire qui répondait à votre question de savoir où se trouvait cet objet, et nulle part non plus je n'indique qu'il s'agit d'un flacon pour cosmétiques.
Par parenthèse, le cartel du Louvre auquel je vous renvoyais n'est pas plus disert quant à sa destination ou son origine !
Ceci posé, je maintiens les propos tenus dans mon article d'hier : même si le sexe du nourrisson n'est pas apparent - car parfois il l'est, comme si l'artiste avait voulu faire mieux comprendre encore l'origine du contenu du récipient -, il s'agit bien pour moi d'une "bouteille" destinée à contenir le lait d'un enfant de sexe masculin.
J'avance cela non pas gratuitement mais d'évidence en fonction de la documentation qui est en ma possession.
Cela peut évidemment s'envisager sous cet angle, merci Montoumès.
Mais qu'on le veuille ou non, - et ceci poursuit ma réponse à Fan -, la primauté - je n'écris pas le dénigrement - du masculin sur le féminin est un fait de civilisation, de toutes les civilisations, à toutes les époques.
Prenons dans la politique un exemple contemporain : bien des peuples - pas tous heureusement - ne sont prêts d'accepter un dirigeant féminin. Pour quelques Margareth Thatcher, Angela Merkel ou autres femmes au pouvoir dans le monde, combien d'hommes ???
Faut-il rappeler les difficultés que rencontra, voici 5 ans, Ségolène Royal pour se faire admettre au rang éventuel de Présidente de la République - même au sein de son propre parti ? Faut-il rappeler d'autres difficultés qu'eut François Mitterrand quand il nomma Edith Cresson comme Premier ministre ?
Cela signifie-t-il que les Français dénigrent les femmes ???
Ici ou ailleurs, je crois très sincèrement qu'il faut placer l'analyse sur un tout autre plan de réflexion !
Et quant à l'Égypte, je rappellerai que sur les plus hautes marches du palais se tinrent avant et après Hatchepsout quelques autres reines importantes.
Machiste, l'Égypte, vraiment ? Relisons lo'un des plus cités parmi les ouvrages de Madame Christiane Desroches Noblecourt, La femme au temps des pharaons : il dénonce, documents à l'appui, bien des idées reçues sur les rapports hommes/femmes chez les riverains du Nil ...
Vous avez mal lu Richard !! mais ceci dit ce n'est qu'un détail mais qui m'a interpellée à la vue de cette femme allaitant son enfant, je dois dire que la mienne a son enfant dans les bras mais j'ignore son sexe vu que l'on ne le voit pas ! est-ce un garçon ??? ou une fille ??? l'artiste n'a pas pris la peine de le préciser.......
Décidément, Tifet - et je vous prie de m'excuser - mais je ne comprends pas.
J'ai beau lire et relire votre texte, je ne vois toujours pas plus où vous mentionnez un pot à onguents.
Tout au contraire, vous corroborez parfaitement les propos de mon intervention d'hier quand vous écrivez que ce que vous appelez pots à pharmacie pouvaient avoir une forme permettant une reconnaissance des contenus.C'était exactement cela !
Pour répondre à votre dernière question, je reprendrai ce que j'ai également écrit hier : il semblerait que les "bouteilles" destinées à contenir du lait d'une maman d'un garçon comportent cet enfant dans leur décoration, alors que celles renfermant du lait d'une maman ayant accouché d'une fille ne présentaient aucune décoration particulière.
Me prendre la tête ?
Sûrement pas, Tifet : tous ces échanges me ravissent, n'en doutez point !
Surtout quand, comme ici, je ne comprends pas, quand je ne vois pas où j'ai pu commettre une erreur, quand je me dis que mes yeux, voire mes facultés intellectuelles faiblissent ...
En fait, pour moi : non, pot à onguents et pots à pharmacie ne sont pas synonymes.
Mais c'est probablement une question d'interprétation. Et là n'est pas l'essentiel, évidemment ...
Dans le cas qui nous occupe, ces "fioles" étaient bien façonnées pour contenir du lait d'une jeune mère d'enfant mâle : leur modelé "parlait" pour elles.
Et vous l'aviez déjà souligné dans votre billet de 2010.
de justicieux galéniciens ces Egyptiens d'il y a 5000 ans
A bientôt
JA
Que j'apprécie ces deux termes accolés, malheureusement devenus obsolètes !
Votre formule n'en est que plus belle qui fleure bon non seulement la langue d'antan mais, aussi, le vocabulaire particulier - je pense évidemment à votre "galénicien" - d'une profession qui, si mes souvenirs sont bons, est quelque peu vôtre.
Et pour en revenir à Hatshepsout, il est temps d'arrêter de dire que le "gentil fils" Thoutmosis III s'est fait usurper le pouvoir par la méchante Hatshepsout et que de fait il se vengea violemment en martelant ses effigies. Il n'y a pour moi qu'un souci théologique de lignée royale...
N'aie crainte, Montoumès, j'avais bien compris que tu ne justifiais par un "machisme" à l'égyptienne.
Et ma réponse - comme je l'ai noté - complétait plus un commentaire laissé par Fan que le tien propre. Mais il est vrai que pour une compréhension optimale, j'eusse dû l'ajouter à ce que je lui avais déjà envoyé auparavant plutôt que l'inclure à la suite de ton commentaire ...
Pour ce qui concerne Hatchepsout, contestes-tu les assertions que j'avais avancées dans cet article ? Si oui, il serait intéressant que tu précises tes propos ci-avant et, surtout, que tu me cites tes sources, que tu me donnes les références d'autres ouvrages à consulter sur ce sujet précis, car à mes yeux, il y eut bien un temps usurpation du pouvoir de la part de la reine et, par la suite, volonté de détruire son souvenir dans le chef de Thoutmosis III ...
A part les hiéroglyphes, les Egyptiens de l'ére des pharaons avaient-ils une autre forme d'écriture ?
Parce que, dans mon esprit d'ingénieur flemmard, comment peut-on exprimer tout ce que semble exprimer cette civilisation avec des signes qui devaient être incommensurablement nombreux, bien plus en tout cas que les quelques dizaines de signes des alphabets latin, hébraïque, grec, amharique, bref les alphabets du coin.
Bonjour à vous.
Merci de votre passage et, surtout, de la question que vous m'adressez oui, bien évidemment, la langue égyptienne pouvait être rendue par trois types d'écritures différentes : les hiéroglyphes, le hiératique et le démotique.
Bien qu'elles aient été peu ou prou évoquées dans plusieurs articles : notamment, le 9 septembre 2008 à propos de la Pierre de Rosette, 6 janvier 2009 et le 26 septembre de la même année, je vais pour vous ce matin résumer ma pensée en reprenant l'un ou l'autre passage de mes précédentes interventions.
Dans le deuxième des quatre articles que j'avais consacrés à la petite ville médiévale de Figeac, dans le Quercy, à son extraordinaire musée tout entier tourné vers la diversité des écritures du monde, mais aussi, inévitablement, aux deux frères Champollion, j'ai déjà eu l'opportunité de préciser que l'écriture cursive démotique - celle que vous retrouvez au centre de la célèbre Pierre de Rosette -, fut inventée dans le but de faciliter la rédaction de communications courantes; et notamment des différents contrats juridiques.
Ce que les philologues nomment "écriture démotique", (en grec, le terme demos fait référence au peuple), constituait en fait l'abrégé, employé à partir du milieu du VIIème siècle A.J.-C., d'une autre écriture cursive, de toute éternité celle-là, le "hiératique", dérivant pour sa part directement des premiers signes hiéroglyphiques de l'Ancien Empire.
Les très nombreux documents libellés dans ces cursives, hiératique et démotique, représentent pour les égyptologues un fonds extrêmement précieux dans la mesure où, abordant tous les domaines de la vie quotidienne, ils évoquent des sujets que les hiéroglyphes traditionnels, parce qu’exclusivement réservés aux documents officiels et religieux ne s’autorisaient jamais.
J'espère que ces quelques précisions répondent à votre attente.
Si tel n'était pas le cas, n'hésitez pas une seule seconde : contactez-moi à nouveau.
Cordialement,
Richard
Je ne morrais pas moins bête mais sûrement moins ignorant...
N'est-ce pas là le but de notre quête de connaissances ?