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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 00:00

   

     L'Égypte a été surnommée le "Présent du Nil". Une fois par an, le fleuve déborde et dépose une couche de limon fertilisant sur la terre desséchée. Puis il reflue dans son lit, et bientôt tout le pays, à perte de vue, est couvert d'égyptologues.

 

(...)

 

     Il y avait des Égyptiens plus malins que d'autres. Ceux-là inventèrent la moustiquaire, l'astrologie et un calendrier qui ne marchait pas - de sorte que le jour de l'An finissait par tomber un 14 juillet.

 

 

 

Will CUPPY

Grandeur et décadence d'un peu tout le monde,

  Paris, Editions Wombat, 2011,

p. 15

 

 

 

 

     Après avoir, la semaine qui précédait, installé ses caméras dans la prestigieuse Galerie des Glaces du château de Versailles, La Grande Librairie, magazine littéraire proposé par François Busnel sur France 5, s'est transportée, le jeudi 20 décembre dernier, pour la quatrième année consécutive, dans un théâtre parisien. En l'occurrence cette fois sur la scène de la salle Favart, au Théâtre National de l'Opéra Comique, 

 


Grande-Librairie--20-12-2012-.jpg

 

 

où une douzaine de comédiens lurent des textes méconnus ou oubliés de différents auteurs classiques et contemporains.

 

     Ce soir-là, entre Calaferte, Courteline, Dubillard, Eco, Jarry ou Prévert, j'eus l'agréable surprise de découvrir un écrivain humoriste américain, Will Cuppy, avec un extrait de ce qui est, semble-t-il, considéré comme son chef-d'oeuvre : Grandeur et décadence d'un peu tout le monde.


      Certes conscient de vivre en marge de la littérature de mon époque, voilà bien des décennies que je ne lis pratiquement plus de romans contemporains, estimant qu'après Proust, fort peu valent la peine que je m'y attarde et préférant - là réside plus vraisemblablement la raison cardinale - des travaux de philosophie et d'histoire, uniquement pour ce qu'ils m'apportent sur le plan des idées et de la réflexion ... car, malheureusement, eux non plus ne sont pas toujours rédigés dans une langue impeccable ...

 

     Pour l'heure, et malgré qu'il s'agissait d'une traduction de l'anglais d'Amérique, l'humour décalé du portrait de Lucrèce Borgia qu'avait choisi de nous lire Ariane Ascaride me plut. 

 

     Je cherchai tout de go à débusquer d'autres extraits sur le Net. Et trouvai, notamment, les savoureux passages proposés ce matin dans mon exergue. Notoire exception, j'ai commandé l'ouvrage. 

 

 

     Deux raisons m'ont incité, amis visiteurs, à vous offrir semblable clin d'oeil en ce début d'année 2013, avant d'officiellement reprendre ensemble le chemin de l'ancien palais des Rois de France.


     La première, c'est qu'en évoquant le jour de l'An qui advenait effectivement pour les Égyptiens d'alors  à la mi-juillet, quand les crues du Nil annonciatrices de subsistance future s'emparaient goulûment des terres à cultiver, l'auteur me permet, non seulement, de vous remercier toutes et tous pour m'avoir avec autant d'aménité adressé vos voeux - ici, par courriels personnels ou cartes virtuelles -, mais aussi de vous présenter - ou réitérer, pour la majorité d'entre vous - mes propres souhaits pour 2013 : puissent les 358 jours qui s'annoncent - car 7 sont déjà consommés ! - combler l'intégralité de vos attentes, des plus nécessaires aux plus contingentes.

 

     La seconde raison réside dans le fait qu'après s'être appuyé sur le tellement ressassé apophtegme d'Hérodote déclarant que l'Égypte constituait un don du Nil, l'écrivain humoriste américain, se jouant avec habileté de toute logique sémantique, détourne tout bonnement notre attention vers les égyptologues contemporains ; savants sans lesquels, après Champollion, nous ne serions pas à même de connaître le tiers du quart de la moitié de cette grande civilisation ; partant, sans lesquels je ne vous aurais jamais invités à m'accompagner au Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, au sein du parcours thématique qui, précisément, dans trois de ses cinq premières salles, aborde le thème de l'alimentation.

 

     Souvenez-vous, dès la salle 3 dans laquelle nous sommes entrés le mardi 29 avril 2008, nous avons fait connaissance avec le Nil, ses embarcations, ses poissons, ses batraciens et ses canards, ses crocodiles et ses hippopotames ... pour terminer, le 30 août, par un long texte hymnique qui lui était entièrement dédié.

 

     En rapport évidemment avec ce fleuve nourricier dont les Égyptiens attendaient tant à l'époque, la salle 4 nous permit, entre autres, de croiser des porteuses d'offrandes alimentaires, de détailler des scènes d'agriculture parmi les fragments peints de la chapelle d'Ounsou, de comprendre le régime juridique des terres, d'assister aux vendanges et à l'élaboration du vin, de faire connaissance avec les outils agricoles, de rencontrer des bovidés, etc.

 

     Dans la salle 5 que nous explorons en détail maintenant depuis déjà le 8 septembre 2009, l'élevage fut au centre de nos préoccupations, mais également la chasse, la pêche, la capture de volatiles aquatiques ; sans évidemment oublier les instruments nécessaires à toutes ces activités ...

 

     Enfin, Metchetchi vint qui monopolisa notre attention jusqu'en décembre dernier en nous offrant l'opportunité d'approfondir un nombre considérable de nos connaissances.

 

     Et maintenant, seriez-vous en droit de me demander, que pourrait bien encore nous réserver cette salle 5 ?

 

     Tant et tant de choses qu'il me tarde de vous retrouver le plus rapidement possible pour que nous puissions les découvrir au sein des cinq autres armoires vitrées qui, dans sa seconde moitié, n'attendent que notre venue.

 

     Aussi, prenez déjà note que mardi prochain 15 janvier, c'est devant la première d'entre elles, la vitrine 5 encastrée dans le grand mur transversal, que je vous donne rendez-vous pour faire plus ample connaissance avec Tepemânkh, votre nouveau cicerone pour quelques semaines.

 

     A mardi ?

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Publié par Richard LEJEUNE - dans A propos de ce blog
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commentaires

Cendrine 25/01/2013 11:06

Bonjour Richard,

Je découvre, grâce à vous, Will Cuppy et ses mots brillants. La citation sur les égyptologues que j'imagine, subitement libérés d'une gangue limoneuse, avec leur panoplie d'aventureux intellectuels
prête à l'emploi, est très drôle et fort belle aussi.

Sans les chercheurs et leur opiniâtreté, leur passion toujours renouvelée, leur désir de transmettre ce qu'ils ont collecté et les échecs qu'ils parviennent à surmonter, le monde serait dans
l'ignorance et les merveilleux objets, les tableaux, les bâtiments que nous admirons tant auraient sombré depuis longtemps dans le néant.

L'émotion de Proust me rappelle mes premières années d'étudiante. J'ai mené de front des études de Lettres Modernes et d'Histoire de l'Art et pendant trois ans, chaque mercredi soir, sous le
bienveillant regard d'un professeur passionné, nous lisions à voix haute des textes de Proust, de Zola, de Maupassant... J'ai continué ensuite avec des amies et seule, à la clarté d'une bougie. Les
mots se dégustent dans un bonheur silencieux mais nous réjouissent aussi de leur émulsion sonore. J'ai relu l'oeuvre de Jules Verne l'année dernière, vous me donnez très envie de me replonger dans
les parfums de l'écriture proustienne.

Je vous remercie pour ce préambule qui me donne envie, une nouvelle fois, de vous suivre, avec mon stylo et mon carnet.

Je vous souhaite une excellente journée, amitiés

Cendrine

Richard LEJEUNE 25/01/2013 13:48



     Ah ! Will Cuppy, Cendrine : à vous, à tous les visiteurs de mon blog, je ne puis qu'en conseiller la lecture.





     Après l'émission, en décembre dernier, j'avais commandé - et reçu depuis - son petit ouvrage : un feu d'artifice à chaque page !! Surtout
pour les passionnés d'Histoire qui ne peuvent que se régaler de l'éclairage franchement décalé qui est sien.


 


     Ses recherches - qui lui prirent paraît-il tellement de temps - lui permirent de composer des portraits de personnages historiques célèbres
avec toute la rigueur scientifique qui s'impose.


Et qui m'agrée.


Tout est vrai dans ce qu'il avance. Son génie consiste à accoler des parcelles d'une vérité historique qui, au départ, n'ont aucun rapport entre elles. De sorte
qu'avec une aisance qui n'a certes d'égale que son sens de l'humour, il crée des scènes hors de la logique, véritables oxymores invitant très souvent au rire franc ... 


 


     Si l'on aime, il ne faut jamais se priver de relire l'un ou l'autre passage de Proust : ne fût-ce que pour la beauté de la langue
...



Louvre-passion 12/01/2013 18:04

"Et bientôt tout le pays, à perte de vue, est couvert d'égyptologues....". Je ne connaissais pas ce Will Cuppy et je trouve que cet extrait a une similitude avec l'humour de Woody Allen.
En tout état de cause il a le mérite de nous faire commencer l'année avec le sourire.

Richard LEJEUNE 13/01/2013 12:05



     C'était aussi un peu le but ... et prétexte à introduire Tepemânkh.



christiana 11/01/2013 14:24

Non vraiment, écouter un livre, ce n'est pas mon truc... Mais je vais suivre votre premier conseil et acheter "Du côté de chez Swann" en poche... Dès les beaux jours revenus, je pourrai le lire à
l'ombre du jardin en fleurs.

Richard LEJEUNE 11/01/2013 16:23



... et peut-être sentirez-vous l'espace d'un instant le regard interrogateur d'un de vos personnages façonnés qui, découvrant par dessus votre épaule, en même temps
que vous, ce passage (p. 203 de mon édition de 1954) :





     "Çà et là, à la surface, rougissait comme une fraise une fleur de nymphéa au cœur
écarlate, blanc sur les bords. Plus loin, les fleurs plus nombreuses étaient plus pâles, moins lisses, plus grenues, plus plissées, et disposées par le hasard en enroulements si gracieux qu'on
croyait voir flotter à la dérive, comme après l'effeuillement mélancolique d'une fête galante, des roses mousseuses en guirlandes dénouées ..."


 


se demandera, ébloui : "Suis-je du côté de chez Swann ou du côté de chez Christiana ?" 



christiana 11/01/2013 11:02

Vous avez raison, j'en suis consciente mais... Un jour sûrement, si je vis assez longtemps, ce sera le point d'orgue de ma vie de lectrice.

Richard LEJEUNE 11/01/2013 12:07



     Puis-je me permettre un conseil, Christiana ?


 


     N'achetez pas tout de go l'édition complète en quatre tomes dans la Pléiade, ni encore moins celle chez Quarto (Gallimard également), en un
seul volume de 2400 pages.


(Oui, vous avez bien lu !)


Vous n'en verrez jamais la fin ; vous n'en aurez probablement d'ailleurs jamais envie d'en voir la fin !


 


     Procurez-vous plutôt en poche, facile à écorner, facile à conserver dans un sac, facile à perdre au besoin, pour quelque 6 ou 7 €, le
premier tome, Du côté de chez Swann.


Ne fût-ce que pour découvrir cet univers ; ne fût-ce que pour apprécier ou catégoriquement rejeter cette langue.


Ensuite, quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, vous pourrez toujours le reprendre et en poursuivre la lecture avec les tomes suivants
...


 


     Pour ma part, vers 16 ou 17 ans, longtemps je me suis couché de bonne heure uniquement pour m'y enfouir et y retrouver Norpois,
Bergotte ou Vinteuil, les Swann, les Verdurin ou les de Guermantes, sans oublier Albertine, une de ces belles jeunes filles en fleurs que j'identifiais à une de mes cousines préférées ...


 


     Un demi siècle plus tard, au gré de mes envies, de mes états d'âme, de ma sensibilité d'un moment, j'en reprends encore la lecture -
quelques pages dans un tome ou un autre suffisent à mon plaisir esthétique ...  


 


     Une autre suggestion, peut-être - sans vouloir vous importuner outre mesure : pourquoi pas télécharger une version audio que vous écouteriez
en sculptant, peignant ou simplement dégustant un verre de ces bons vins italiens que tant vous appréciez ?


(Personnellement, je ne suis pas vraiment adepte de ce type d'approche, mais à chacun sa perception ...)


 


(http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/proust-marcel-du-cote-de-chez-swann.html) 



christiana 10/01/2013 17:02

Je ne connais pas Will Cuppy.

Oserais-je avouer que je n'ai pas lu Proust? (hou! la vilaine!) Je n'en ai jamais eu le courage, repoussant toujours à "quand je serai vieille et que j'aurai du temps..." Il se trouve que je suis
vieille et de moins en moins de temps! Et pourtant j'ai lu tout Zola, tout Zweig, ect mais Proust non... Un jour peut-être...

D'accord pour le rendez-vous avec Tepemânkh le 15. (Jour d'interview à RTC, je déteste ça alors ça sera ma récréation!)

Richard LEJEUNE 11/01/2013 08:31



     Rassurez-vous, Christiana : ne pas avoir lu Proust n'est pas rédhibitoire !


     Personnellement, je pense que l'on est simplement quelque peu amputé de la pure Beauté littéraire ...


 


     Ne pas avoir lu Proust, c'est comme si était bancale votre bibliothèque à laquelle il manquerait toujours quelques centimètres ; c'est comme
si était absente d'un bouquet que vous auriez amoureusement composé avec les plus belles fleurs de votre jardin, la plus exquise d'entre elles ; c'est comme si les plus grands parfumeurs de
Grasse ou d'ailleurs avaient omis la "note de fond" dans l'une de leur composition, celle qui emporte l'engouement et concrétise le souvenir.


 


     Ne pas avoir lu Proust, c'est comme si Chanel avait appelé son plus emblématique parfum, le numéro 4 ...  



Selkis-C@t 10/01/2013 07:53

François a écrit : "Ben, c'est ta faute, Richard, tu nous as laissés sur notre faim pendant ces vacances, alors...."

si je puis ajouter.... "et notre soif d'apprendre est loin d'être étanchée" ......

Richard LEJEUNE 10/01/2013 08:02



... Et celle de distiller mes quelques connaissances loin d'être tarie !


 


Merci à toi aussi, chère Selkis, pour cette fidélité bienveillante à mon blog.



JA 09/01/2013 20:41

C'est là que je m'aperçois que ma culture littéraire est bien proche du plancher....je garde le moral quand même en ce début d'année et puis si j'ai bien compris il va s'agir de
nourriture.....alors patience....
A bientôt
JA

Richard LEJEUNE 10/01/2013 07:49



     Nous avons tous, Jocelyne, ancré en nous, une pépite qui nous permet de traverser la vie avec bonheur : pour certains, il s'agit de l'art de
cultiver son potager ; pour d'autres, ce peut être la littérature ; pour d'autres l'art du dessin, ou celui de la photographie ...


Tous appellent cela une passion !


Et là réside l'essentiel : être passionné.


 


     D'évidence, nous ne sommes plus - ou si peu - des artistes complets comme le furent tant de ceux qui vécurent en Italie à la
Renaissance.


De sorte que ce n'est point grave qu'à chacun d'entre nous il manque toujours, peu ou prou, un fragment de la culture de l'Autre.


 


     Ce qui fait notre force et notre humanité, c'est que tous nous apportons cette pépite, nous en partageons l'éclat, nous la faisons vivre,
déposant ainsi dans un immense athanor de quoi permettre à l'Autre d'y puiser parcelles de ce qui lui manque.


 


     Et c'est là notre caractéristique vitale par rapport à ceux que les concepts d'individualisme et/ou de racisme animent ...



François 09/01/2013 13:48

Ben, c'est ta faute, Richard, tu nous as laissés sur notre faim pendant ces vacances, alors...

Richard LEJEUNE 10/01/2013 07:24



     Merci, cher François, pour cette gentillesse qui, toujours, sous-tend tes commentaires ...



François 09/01/2013 11:04

Voilà une mise en bouche pleine d'esprit ! Et la découverte d'un auteur que j'ignorais.

Je sens que "pain bière et toutes bonnes choses" vont pour quelques temps nous régaler, et je m'en délecte par avance.

Richard LEJEUNE 09/01/2013 12:21



     Mais quelle impatience chez mes amis du Forum égyptologique !!!


 


     Depuis quand, je vous prie, invité chez quelqu'un, se précipite-t-on ainsi à table, ou au buffet ???


 


     Je ne me prononcerai point sur les us genevois ou niçois que je ne connais guère, mais ici, dans ma petite Wallonie, il est de bon augure de
faire préalablement connaissance avec ses amphitryons.


 


     Et c'est, chers commensaux, ce que je vous proposerai d'abord mardi 15 janvier prochain ...


 


     Patience, patience ...


 



PASSION SCULPTURE 08/01/2013 21:02

C'est mon petit fils qui m'a fait, ENFIN, apprécié PROUST et en savourer toutes ses connaissances, notamment sur les peintres.
Il m'a fait découvrir également HESSE et ZWEIG - on peut dire tant de choses en si peu de mots !!!!!
Il va falloir que je mette, à nouveau, dans l'égyptologie car j'ai perdu un peu mes connaissances et je me sens tellement nulle en lisant tes articles.
bien amicalement

Richard LEJEUNE 09/01/2013 08:31



     Il est un fait que le tellement connu "petit pan de mur jaune" de la Vue de Delft de Vermeer décrit par Proust constitue
une page d'anthologie de premier choix que personne ne peut oublier !



Jean-Pierre 08/01/2013 18:47

Ce Will Cuppy a un humour très anglo-saxon !

Richard LEJEUNE 09/01/2013 08:27



     Et qui, dans les extraits entendus ou lus de cette galerie de portraits de célèbres personnages historiques qu'il s'est complu à brosser, me
ravit pleinement.



Selkis-C@t 08/01/2013 15:07

Un petit banquet juste après les agapes de cette fin d'année!? Est-ce bien raisonnable? Tous mes voeux pour 2013 et ravie de découvrir le menu en ta compagnie......

Richard LEJEUNE 09/01/2013 08:24



     N'est-ce pas souvent autour d'une bonne table que les discussions sont le plus passionnnantes ? Rassure-toi, Selkis, comme la majorité
d'entre nous, tu auras eu le temps j'espère de digérer les agapes précédents avant que Tepemânkh nous en propose véritablement de nouveaux.


Et quand bien même, pour certains, ce ne serait pas le cas, il suffira simplement que nous l'abordions avec parcimonie, son menu que, déjà, tu sembles bien connaître
...


 


     En outre, ce n'est pas parce que l'on dévore une carte que l'on est contraint de se farcir l'ensemble des mets qu'elle propose !


 


     Pour terminer, faisons-nous plaisir, retrouvons Proust une nouvelle fois, dans le deuxième volume d'A la recherche du temps perdu,
celui intitulé A l'ombre des jeunes filles en fleurs (pp. 33-4 de mon édition de 1954) où, après avoir longuement évoqué lors d'un dîner la Berma qu'il était allé écouter dans
Phèdre, il rapporte les propos de M. de Norpois s'extasiant devant le plat principal :





Le bœuf froid aux carottes fit son apparition, couché par le Michel-Ange de notre cuisine sur d’énormes cristaux de gelée pareils à des blocs de quartz
transparent.


— Vous avez un chef de tout premier ordre, Madame, dit M. de Norpois. Et ce n’est pas peu de chose. Moi qui ai eu à l’étranger à tenir un certain train de
maison, je sais combien il est souvent difficile de trouver un parfait maître queux. Ce sont de véritables agapes auxquelles vous nous avez conviés là.



Carole 08/01/2013 13:00

Merci de m'avoir fait connaître Will Cuppy : ces extraits m'ont beaucoup plu. J'essaierai de faire plus ample connaissance avec lui.
Je vous renouvelle mes voeux de bonne année.

Richard LEJEUNE 09/01/2013 07:37



     Je vous en dirai probablement un peu plus quand je recevrai l'ouvrage commandé car, hormis quelques citations, le Net me semble fort peu
prolixe à son sujet ...



Alain 08/01/2013 09:21

C’est reparti, cette fois avec Tepemânkh. Plus facile à prononcer que Metchetchi. Quoique…
Je suis un peu d’accord avec toi pour les auteurs contemporains.
Proust est un monument. J’ai fini par apprécier la musique de ses phrases interminables qui peuvent endormir lorsque l’on n’est pas en forme, mais, surtout, charmer en lecture audio car « Albertine
disparue » me berce à nouveau ces jours ci.
Je te renouvelle mes vœux les meilleurs pour 2013.

Richard LEJEUNE 09/01/2013 07:34



     Et oui, pour quelques semaines, nous allons nous laisser guider par Tepemânkh : on ne change pas une équipe qui gagne, prétend l'antienne
populaire !


 


     Je ne sais ce qu'offre une lecture audio de Proust, mais je reconnais avec toi que c'est un monument de la littérature.
Incontournable. Indépassable.    



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