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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 00:00

 

     Le passé est, par définition, un donné que rien ne modifiera plus.

Mais la connaissance du passé est une chose en progrès, qui sans cesse se transforme et se perfectionne.

 

 

Marc  BLOCH

Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien

 

(Nouvelle édition critique de l'ouvrage posthume et inachevé)


Paris, Armand Colin, 1993

p. 105.

 

 

 

 

  E 25408 - C. Larrieu

 

 

 

      Le 8 février 1879, lors d'une conférence proposée à la Sorbonne pour l'Association scientifique de France, le grand égyptologue français Gaston Maspero, celui-là même qui l'année suivante, dégageant les chambres funéraires à l'intérieur des tombeaux des souverains des Vème et VIème dynasties, découvrit avec un bonheur incommensurable le plus ancien corpus funéraire de l'Humanité, - ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui Textes des Pyramides -, s'adressa en ces mots à l'assemblée :


 

     "Messieurs,

 

     Pour la plupart des personnes qui visitent le Louvre, la salle égyptienne n'est guère qu'un lieu de passage, un endroit qu'on traverse, sans presque s'arrêter, avant d'aller aux galeries de peinture." 


 

     Il nous faut malheureusement penser - je vous en ai d'ailleurs souvent touché un mot, amis visiteurs -, que près de 150 ans plus tard, les habitudes de beaucoup de nos contemporains ne le cèdent en rien à cette façon d'agir que stigmatisait Gaston Maspero : combien de fois, au fil des années, ne me suis-je pas retrouvé seul dans l'une ou l'autre petite salle de ce Département des Antiquités égyptiennes qui en compte maintenant trente, à prendre notes et clichés ?

     Combien de fois n'ai-je pas été tenté de héler le ou la porte-étendard d'un groupe d'une trentaine de visages avides qui, au pas de charge et le verbe haut, n'avaient visiblement qu'un mot de cinq lettres à l'esprit, fort différent, je vous l'avoue, de celui que j'avais envie de leur crier ! : momie

     Combien de fois ai-je manifestement gêné par ma présence ceux qui se précipitant d'une salle à l'autre me trouvaient exactement au beau milieu de leur chemin, bic ou appareil photo numérique en main ?

 

     Assurément, voilà quelques-unes des raisons pour lesquelles j'ai pensé intéressant d'ouvrir ce blog et de "contraindre" ceux qui me suivraient à véritablement prendre conscience de l'intérêt de tous ces petits et grands monuments exposés, fruit du travail de maints et maints artistes antiques, auxquels parfois l'on ne jette même pas un regard rapide.

 

     Après Metchetchi de longs mois durant, voici venu le tour de Tepemânkh puisque depuis quelques mardis, nous nous retrouvons ici, devant la grande vitrine 5 de la salle 5 dans laquelle est déposé un bloc de calcaire de 118 centimètres de hauteur et de 101 de largeur, transversalement fracturé, dépourvu de sa partie supérieure gauche et dont le milieu du côté droit pâtit lui aussi d'une substantielle cassure.

 

     Souvenez-vous, le 15 janvier, nous fîmes connaissance avec son propriétaire, destiné à devenir notre hôte ; je vous ai également emmenés à l'étage supérieur, dans la Galerie d'étude n° 2 de la salle 22, pour y admirer un relief semblable provenant de son mastaba, sur lequel il était là assis en compagnie de son épouse.

 

     Le 22 janvier, j'ai quelque peu mis l'accent sur ce qui est considéré comme la partie principale de cette scène et qui, d'ailleurs, justifie le titre donné à ce monument par les égyptologues, à savoir : le "menu". En fait, je vous ai plutôt décrit ce qui, par suite des dégradations inhérentes aux pillards qui arrachèrent la pièce à une des parois murales du tombeau, manque ici au texte, verticalement, sur toute la hauteur droite et, horizontalement, en toute sa partie supérieure.

 

     Ensuite, ce que beaucoup d'entre vous attendaient avec une certaine impatience, ce avec quoi, au départ, je me proposais de terminer l'ensemble de mes interventions, la composition du "menu" funéraire en lui-même, je vous la présentai le mardi suivant, 29 janvier.

 

     Ayant ainsi bousculé à votre seule intention mon projet initial, et parce que j'estimais avoir encore tellement de détails à vous faire découvrir, le 5 février, avant le congé de carnaval, je revins à la description de ce qu'indépendamment du "menu", vous aperceviez sur la pierre, en commençant par les quatre fils qui, comme en salle 22, apportent des offrandes, là-haut à leurs parents réunis, ici, à leur père seul.

 

     Après cette semaine de "repos" qui, j'espère, vous fut des plus agréables - sauf peut-être si vous avez avalé, avec quelques bonnes bières belges pour mieux les ingurgiter, trop de confetti à votre goût -, il m'agréerait à partir d'aujourd'hui de consacrer plusieurs mardis consécutifs à deux éléments du mobilier représenté dans cette scène et cela, sous l'angle particulier ressortissant au domaine très pointu du problème de la datation. Et, pour ce faire, m'appuyer sur les travaux pertinents entamés dès 1977 par l'égyptologue belge Nadine Cherpion qui érigea certains détails de monuments au rang de critères stylistiques révélateurs.


 

     Il ne vous a probablement pas échappé, tout au long des semaines précédentes, que j'ai défini la tombe de Tepemânkh que l'archéologue allemand Georg Steindorff avait exhumée dans le cimetière ouest de Gizeh au début du XXème siècle par l'appellation, probablement quelque peu sibylline pour la majorité d'entre vous, de D 20.

 

     L'on doit en réalité ce type de nomenclature au grand égyptologue français Auguste Mariette qui, pour faciliter sa tâche et celle des historiens futurs, avait établi ce que nous pouvons sans conteste considérer comme le premier classement chronologique systématique de la nécropole (selon les propres termes de Madame Cherpion), en divisant les quelque six cents mastabas et hypogées de particuliers à Saqqarah qui présentent reliefs et/ou peintures, en six groupes distincts qu'il identifia par une lettre suivie d'un nombre.


      Ainsi, si je m'en réfère aux pages 57 à 67 de la publication de son ouvrage de 1889 intitulé Les mastabas de l'Ancien Empire que nous offre de télécharger gratuitement sur le Net le site de l'Université de Heidelberg : A correspondait aux tombeaux archaïques ; B à ceux qu'il estima datés du début de la IVème dynastie ; C à ceux de la seconde moitié de la IVème dynastie ; D aux tombes de la Vème dynastie ; E à celles de la VIème et F aux sépultures dont la datation lui paraissait douteuse à établir.


     Un système de dénomination semblable - il y a de quoi s'y perdre !  - fut également créé uniquement pour les tombes de Gizeh : ainsi le G et quatre chiffres définissent les mastabas fouillés là par les égyptologues allemand Herman Junker et américain George Reisner ; LG suivis de un ou deux chiffres, ceux exhumés par Richard Lepsius et un D qu'accompagnent également deux chiffres, ceux mis au jour par Georg Steindorff : ceci vous permettant de comprendre l'origine de cette dénomination D 20 que j'ai si souvent citée à propos de Tepemânkh !

 

     Mais il faut bien reconnaître que ce qu'Auguste Mariette avait choisi comme critère, à savoir un cartouche enfermant un nom de souverain  - pour autant qu'il soit visible sur une paroi, ce qui n'était pas toujours le cas -, souffrait de très nombreuses exceptions qui conduisirent à quelques erreurs certaines.

    

      

     Au fil du temps, d'autres égyptologues se sont succédé, chacun avec un système différent, chacun apportant sans conteste sa contribution à cet important dossier de détermination chronologique : au début des années soixante, Klaus Baer, de l'Institut oriental de l'Université de Chicago, qui se basa sur les titres de fonctionnaires ; ou, rappelez-vous, le savant allemand Winfried Barta qui étudia minutieusement les listes des offrandes alimentaires proposées au défunt ; ou encore Elisabeth Staehelin, de l'Université de Göttingen, qui se fonda sur les vêtements portés par les propriétaires des tombes ; ou, ou ... les uns, parfois, avançant des dates en total désaccord avec celles des autres. 

 

     Puis vint Nadine Cherpion qui eut l'heur de passer trois années durant en Égypte, à l'Institut français d'archéologie orientale du Caire (I.F.A.O.) et d'ainsi bénéficier de l'opportunité de visiter tout à son aise mastabas après mastabas. Très vite, elle y décela maintes variantes dans la représentation d'objets précis gravés ou peints sur leurs parois : ainsi par exemple les sièges sur lesquels les propriétaires sont assis, les coussins qui les recouvrent, les types de dossiers et de pieds qui les soutiennent ; ou les tables d'offrandes et ce qu'elles contiennent ; ou les fausses-portes ...

      Maintes différences aussi au niveau des vêtements et des accessoires comme, entre autres, perruques ou éventuels colliers et bracelets. 

 

     Forte de ce bagage inestimable dont elle prit évidemment la peine de minutieusement confronter les données, Madame Cherpion publia en 1989 aux éditions bruxelloises "Connaissance de l'Égypte ancienne", son important ouvrage Mastabas et hypogées d'Ancien Empire. Le problème de datation, somme magistrale dont je me servirai lors de nos prochaines rencontres - d'où la présente introduction - pour envisager avec vous deux éléments importants du bloc de calcaire de Tepemânkh que nous avons ici devant nous : la table d'offrandes, le 26 février et le 5 mars ; et le siège sur lequel il est assis, le 12 mars

 

 

 

 

(Cherpion : 1989,  7-25 ; Maspero : 1893, 35)

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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commentaires

Alain 04/03/2013 12:14

A mes yeux, tu n’as raison qu’en partie, Richard.
Ce n’est pas toujours nous qui nous formons. Nous ne faisons pas toujours les choix nous-mêmes. Nous sommes dépendant de notre lieu de vie, de notre famille, d’une société qui en avantage certains
par rapport à d’autres. N’ayant pas fait de longues études, c’est ma passion, entrée très lentement en moi, qui m’a permis, comme tu le dis, de pénétrer dans ce monde qui n’était pas « au fond de
mon biberon ». Et j’ai mis beaucoup de temps pour me hisser au niveau du peu que je crois connaître.
A côté de cela, combien d’individus, qui n’ont pas la chance de même effleurer cette connaissance qui pourrait faire naître en eux une passion, n’y accèdent pas. Ils ne s’en rendent souvent pas
compte et ne sont pas malheureux… mais passent à côté d’un épanouissement personnel, d’une culture qui demeure encore, moins aujourd’hui, réservée à certains.
En étudiant la peinture, et d’autres choses, dans mon petit coin, j’ai compris qu’il était difficile de s’élever à la connaissance lorsque les bases sont absentes, et que personne ne vous a aidé à
les obtenir.
Cela ferait l’objet d’un long débat que beaucoup ont déjà exploré depuis longtemps.

Richard LEJEUNE 05/03/2013 08:40



     Tes arguments sont évidemment valables, Alain : notamment sur les bases non acquises. Difficile, oui, mais pas impossible : avec
une certaine volonté, il n'est à mon sens jamais trop tard pour les acquérir : j'avais 38 ans quand j'ai repris des cours à l'Université pour m'initier à l'égyptologie. Et à partir de là, je me
suis constitué une imposante bibliothèque en photocopiant des articles à tour de bras, en achetant aussi des bouquins, bien sûr, en lisant beaucoup, en prenant des notes - tout en poursuivant en
parallèle l'Enseignement que je prodiguais depuis une quinzaine d'années déjà ...



Alain 03/03/2013 12:41

Voir, détailler, comparer, admirer… Encore faut-il avoir la connaissance des époques et des oeuvres !
Tes propos, et ceux de Cendrine, reflètent le problème des grands musées où de nombreuses salles sont désertées.
Pourquoi ? Manque de connaissances suffisamment pointues pour pouvoir tout apprécier, et aussi de temps pour les plus curieux. L’enseignement pour les enfants et l’univers médiatique d’information
pour les adultes ne s’intéressent pas à de nombreux arts qui restent réservés aux initiés.
Heureusement que des blogs comme le tien renforce nos connaissances, même si, s’agissant de l’Egypte, l’information en tout genre est déjà bien fournie. Ce n’est malheureusement pas le cas pour les
sumériens et mésopotamiens dont parle Cendrine. Qui les connaît vraiment ?

Richard LEJEUNE 04/03/2013 08:38



     Tu mets ici l'accent, Alain, sur un éventuel "manque de connaissances pointues", sur ces arts qui, d'après toi, seraient
"réservés aux initiés"...


 


     Je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit qui soit réservé à qui que ce soit !


Nous sommes tous responsables de nous-mêmes ! C'est nous qui nous formons, qui décidons des sujets vers lesquels nous nous tournons, et qui délaissons ceux que nous
etimons ne pas nécessairement nous intéresser.


Nous sommes responsables de ce que nous faisons de nous. Ou ne faisons pas !


C'est nous qui effectuons ces choix. Maintenant, que l'on ne perce pas toujours les motivations de nos choix, cela, je te l'accorde.


Mais là n'est pas l'essentiel.


 


     Il y a évidemment des blogs qui peuvent aider à avancer ; mais il y a surtout des bibliothèques qui n'attendent que le bon vouloir de ceux
qui désirent vraiment accéder à une certaine culture. Gratuite, ou quasiment ...


Mais rien n'est réservé à des initiés, rien n'est fermé à personne, j'en suis convaincu.


 


     Toi à propos de la peinture, moi de l'égyptologie, des quantités d'autres sur bien d'autres sujets, crois-tu vraiment que nous sommes nés
avec ces notions au fond de nos biberons ? C'est parce que tu as, nous avons voulu, un jour, pénétrer dans ces mondes que nous avons acquis un certain niveau de connaissances, non ?


 


     De sorte que si l'on souhaite, pour reprendre les exemples cités, véritablement "connaître" les Mésopotamiens en général et les Sumériens en
particulier, il suffit d'ouvrir des livres.


Elle est là avant tout la possibilité de "s'initier" ...



Cendrine 27/02/2013 17:35

Bonsoir Richard,

J'ai pris grand plaisir à lire votre article plusieurs fois et à en apprécier les détails, me remémorant des "scènes" qui m'ont aussi consternée.
Pendant plusieurs années, je suis allée au Louvre tous les jours, pour mon travail et pour le plaisir de contempler, d'étudier et de laisser mon imagination cheminer entre les oeuvres d'art. J'ai
tellement vu ces groupes bruyants et obnubilés par la Joconde et la Vénus de Milo, traverser des salles remplies d'objets remarquables et les dédaigner. (J'aime aussi beaucoup la Joconde et la
Vénus de Milo!) Parfois, une personne s'arrêtait, l'esprit en éveil, et son regard caressait les précieuses reliques de civilisations disparues. J'étais là, avec un de mes carnets et nous
échangions un "bonjour".
Il y a tant et tant de choses à découvrir et à redécouvrir. Merci d'attirer ainsi notre attention sur ces trésors.
Outre de nombreuses salles égyptiennes, je me souviens aussi des salles mésopotamiennes, très souvent désertées et de combien d'autres. (Je songe aux sceaux-cylindres sumériens, aux pions de tric
trac, aux pyxides et aux diptyques consulaires byzantins... Il m'est arrivé de ne croiser devant certaines vitrines que trois personnes en plus d'une heure!)

Les passionnés d'art, les archéologues et les historiens ne pourront jamais être remplacés par une "application" ou je ne sais quel appareil ultra sophistiqué. Ils sont des messagers de
connaissance et ils n'auront jamais fini de s'enrichir, d'apprendre et de transmettre.

La citation de Marc Bloch est remarquable et les différents noms que vous citez ne peuvent que cristalliser notre admiration.

Je vous souhaite une excellente soirée cher professeur!

Cendrine

Richard LEJEUNE 27/02/2013 22:12



     Il est évident que vos propos corroborant les miens me réjouissent pleinement, chère Cendrine, qu'ils épinglent les salles égyptiennes, les
mésopotamiennes, les grecques ou les romaines !!


     Je n'exprimerai jamais assez mon ressentiment en présence de tous ceux qui passent sans jouir du plaisir de voir, de détailler, de comparer
... d'admirer des oeuvres qui peuvent dater d'il y a cinq mille ans ...



Carole Chollet 19/02/2013 23:16

Merci d'attirer notre attention sur les "détails", car les "détails" contiennent des mondes... de découvertes !

Richard LEJEUNE 20/02/2013 08:46



     Certes, et toujours de si belle façon, votre blog, Carole, n'a qu'une seule et même finalité : la manière de porter le regard sur ce qui
vous entoure. A chaque fois, vos propos frappés au coin du bon sens, de la pertinence et de la poésie - ce qui ne gâche rien ! -, éveillent notre réflexion.


 


     Hier, un heureux hasard a fait qu'exprimant mon ressenti sur l'approche des visiteurs du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du
Louvre, j'aie abordé le même thème avec la même optique que vous - mais en nettement moins poétique, évidemment !


 


     Merci pour le commentaire que vous avez laissé ci-dessus qui, à mon sens, fait remarquablement bien le pont entre votre article et le début du mien ...



Jean-Pierre 19/02/2013 17:18

D'après Marc Bloch la connaissance du passé n'est pas statique mais faut-il comprendre qu'elle doit être remise en cause, complétée ou les deux ?

Richard LEJEUNE 20/02/2013 08:59



     Remise en cause, oui, effectivement, Jean-Pierre et, évidemment, complétée, voire amendée, si les nouveaux documents découverts apportent un
éclairage plus précis sur un événement ou si l'analyse de détails de pièces archéologiques permet d'affiner leur étude.


 


     Il reste bien sûr un écueil d'importance que l'honnête homme se doit d'éviter : le révisionnisme !


 


     Et vous aurez certes compris que la réflexion que j'ai choisie en exergue de mon article, due à la plume du Juif Marc Bloch, du Résistant
Marc Bloch, du grand Historien Marc Bloch, torturé puis assassiné par les Allemands en mars 1944, ne marquait en rien la volonté de prôner ce type d'attitude indigne ...



JA 19/02/2013 09:09

bonjour
j'adore la citation de BLOCH
d'ailleurs l'article que je vous ai transmis sur l'ADN peut n'est pas un hasard....
Aussi dans votre texte vous dites que quelquefois les egyptologues ne sont pas d'accord, ne pensez vous pas que les techniques actuelles peuvent mettre tout le monde d'accord....
quant à ce que vous dites sur les salles égyptiennes du LOUVRE, il est certain que je ne les traverserais plus comme avant après vous avoir lu .

Bonne journée
JA

Richard LEJEUNE 20/02/2013 08:17



     Merci Jocelyne de faire partie de mes lectrices et lecteurs qui, à l'avenir, pénétreront dans le Département des Antiquités égyptiennes du
Musée du Louvre avec un regard d'une tout autre acuité : à défaut d'intéresser tout le monde, j'aurai au moins réussi à faire réfléchir sur la manière de visiter, partant, d'appréhender les
oeuvres exposées !


 


     Oh, vous savez, Jocelyne, il est illusoire de croire que la technique peut tout ! Fort heureusement, l'on aura toujours besoin de l'homme :
ce ne sont ni les grammaires ni les dictionnaires, électroniques ou autres,  - même s'ils peuvent être nécessaires -, qui traduiront un texte hiéroglyphique et en rendront l'essence et le
sens.


     Après la connaissance, base évidemment nécessaire ici, la réflexion, la sensibilité humaines se révèlent-là d'une importance majeure ;
raison pour laquelle, vous prenez un texte et vous en lisez des traductions sensiblement différentes chez les uns et les autres ...


 


     J'avais en juillet 2008 essayé de démontrer cela à la fin d'un article consacré à la poésie amoureuse.



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  • : Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
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