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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:00

 

     Partir à la découverte des hommes du passé (...), c'est poser pour principe que la nécessité de comprendre ne doit jamais le céder en rien au désir de tout expliquer. L'ignorance avouée n'est pas un échec, mais la conscience prise des espaces à découvrir.

A vouloir occuper ceux-ci, à tout prix, par les chatoyances de l'imagination, plaisir de l'instant, l'on ne peut que s'écarter davantage de ces hommes du lointain que l'on se proposait de rejoindre.

 

 

Dimitri MEEKS

  Approche de la civilisation égyptienne


dans Egypte et Provence -

Civilisation, survivances et "Cabinetz de curiositez"

Avignon, Fondation du Museum Calvet, 1985

p. 15

 

 

 

 

      Souvenez-vous, amis visiteurs : lors de notre rencontre du 15 janvier dernier, je tins absolument à sacrifier aux présentations d'usage de manière à vous permettre de mieux connaître Tepemânkh, ce nouvel "Ouvreur de chemins" destiné à nous accompagner un temps lors du premier trimestre de cette nouvelle année académique.

 

     Parce que j'escomptais bien par la suite y revenir avec force détails, je n'avais à l'époque cru bon que de simplement vous citer le prénom des autres personnages présents au registre inférieur de l'imposant bloc de calcaire E 25408


 

E 25408 - C. Larrieu

 

 

exposé dans le très haut mur-vitrine séparateur, au centre de la salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre.


     Peut-être l'avez-vous oublié, mais nous les avions également croisés au premier étage de cette "Aile Sully", dans la Galerie d'étude n° 2 de la salle 22, sur un autre important fragment provenant du même mastaba D 20 du cimetière ouest de Gizeh.



05. Quatre fils de Tepemânkh et Aoutib - Louvre E 11161 (Cliché : SAS)

 

   

    

     Pour l'heure, approchons-nous d'eux voulez-vous, aux fins de comprendre la raison de leur présence dans la tombe de Tepemânkh.

 

 

E 25408 - Quatre fils de Tepemânkh (Cliché - C. Larrieu)

 

 

  

      A la différence du bloc E 11161 de la salle 22, sur E 25408 ici devant vous, les fils n'avancent pas vers leurs parents - Tepemânkh se tenait en effet là-haut aux côtés de son épouse Aoutib -, mais sont agenouillés devant leur père assis à sa table d'offrandes : ce lien de parenté, ce lien de filiation est clairement indiqué sur les deux monuments, devant chacun des personnages sur l'un, au-dessus de leur tête sur l'autre.  

 

    Si à l'étage, seuls les deux premiers fils arboraient un vêtement à devanteau triangulaire entourant leur taille, ici devant nous, tous sont ceints d'un autre type de pagne de lin, très simple, court et collant, que l'on retrouve donc à cinq reprises sur les deux bas-reliefs.

  

     Tous portent également la perruque courte, typiquement masculine, sauf ici le premier qui a manifestement opté pour une coiffure un peu plus longue lui couvrant la nuque.

 

     Ces quelques petits détails mis à part, ces deux scènes ressortissent au même rituel : les quatre jeunes hommes, en bons fils aimant, pourvoient aux besoins d'offrandes funéraires de leurs parents sur l'un, d'uniquement leur père, sur l'autre.


 

     En salle 22, Qaptah, le premier à gauche, tend une fleur de lotus, symbole - je l'ai déjà souvent souligné au sein de la rubrique Décodage de l'image égyptienne - de régénérescence des défunts ; Khénouka, le deuxième, présente un canard - également symbole régénérateur - ; le troisième, Kaenitef, une aiguière et le bassin qui l'accompagne, connotant évidemment une notion de pureté et enfin, en quatrième position, Tepemânkh le jeune, propose un plateau de divers pains ; offrande alimentaire celle-là sur laquelle, après notre rendez-vous de la semaine dernière, vous me permettrez de ne plus m'appesantir.

 

     Relevant du même rituel, quelques peu différentes sont toutefois les offrandes proposées par ses fils à ce père aimé sur le bloc E 25408 ici dans la grande vitrine 5 : ainsi, Khenouka, en première position, le genou gauche posé sur le sol, la jambe droite relevée, tend la main droite vers Tepemânkh assis de l'autre côté de la table, et récite (ou chante ?) un texte manifestement écrit sur le papyrus qu'il tient dans la gauche. 

 

     Deux autres de ses frères, Qaptah et Kaenitef, pour leur part complètement agenouillés, tendent chacun deux vases évasés, contenant soit des produits de purification, comme de l'encens, soit du vin.

Quoi qu'il en soit, ce geste simple métaphorise la notion d'offrande. 

 

     Quant au quatrième fils - car n'en déplaise à ceux qui sur le Net ont regardé ce monument sans véritablement le voir - il exista bien, avant que cette scène subisse quelques déprédations sur son côté droit, un quatrième homme derrière les trois autres dont on n'aperçoit plus que deux mains tenant également chacune le même petit récipient et, au-dessus, le début des deux hiéroglyphes signifiant : son fils.

      Si comme moi vous vous référez au bloc fragmentaire E 11161 de la salle 22 que je viens d'évoquer, vous n'aurez aucune difficulté, amis visiteurs, à considérer qu'il s'agit de Tepemânkh junior.  

 

     Vous aurez aussi bien évidemment remarqué sur chacune de ces deux pièces la différence de taille notoire entre le personnage assis et ceux qui l'honorent : il s'agit, comme déjà je l'ai ailleurs expliqué, de l'application d'une convention qui veut que l'on figure traditionnellement le propriétaire d'une tombe en taille héroïque, - selon la terminologie habituellement employée par les égyptologues. Le maître sera dès lors reconnu en tant que tel ; les autres, quels qu'ils soient par rapport à lui, quels que soient leur âge, leur sexe et leur condition sociale, étant obligatoirement de taille réduite.

 

      Cet apport d'offrandes essentiellement alimentaires de la part d'un ou de plusieurs enfants de défunts fait évidemment partie intégrante d'un processus ritualisé de devoirs post mortem sur lequel je me suis également épanché lors d'une intervention dédiée à Metchetchi, ici même, en décembre 2011.

 

     Si, d'aventure, cette conversation à propos de l'amour filial vis-à-vis d'un père défunt vous a échappé ou si votre mémoire vous fait quelque peu défaut, puis-je vous suggérer de profiter du repos que je nous octroie la prochaine semaine aux fins de dignement célébrer le carnaval pour, éventuellement, prendre le temps de relire les notes que je vous avais alors fournies ?

 

     Tout en vous souhaitant un excellent congé, je fixe d'ores et déjà notre nouveau rendez-vous au mardi 19 février, toujours devant le bas-relief de Tepemânkh, dans la vitrine 5 de la salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre.

 

     Bon carnaval à tous !

 


 

 

(Ziegler : 1990, 253-60)

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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commentaires

FAN 18/02/2013 10:20

Bonjour Richard, je vais revenir lire vos posts toujours très intéressants dès que j'aurai plus de temps!!fin Mars sans doute!!!En attendant, j'insère sur mon blog quelques vidéos sur l'Egypte afin
de rester dans l'ambiance de recherches qui me sied!! BISOUS FAN

Richard LEJEUNE 18/02/2013 15:28



     A votre meilleure convenance, chère Fan ...



JA 17/02/2013 15:52

Bonjour
pensez vous que l'aiguière contenait uniquement de l'eau?
Merci pour tous ces informations détaillées
A bientôt
JA

Richard LEJEUNE 18/02/2013 07:29



     Oui, Jocelyne, je le pense dans la mesure où il s'agit ici d'un geste purificateur et, comme je l'avais expliqué dans cet article, à l'Ancien Empire, c'est toujours avec de l'eau qu'il s'effectuait alors qu'à partir du Nouvel Empire, et pour certains rites bien définis, le lait fut aussi utilisé.



Cendrine 14/02/2013 00:41

Bonsoir Richard,

Le plaisir de festoyer en votre compagnie, auprès de ce défunt et de ses "quatre fils aimant", refleurit. Vous me donnez très envie de retourner au Louvre où je suis allée chaque jour, pendant près
de six ans, avant que je ne puisse plus sortir aisément de chez moi...
Envie de poser un autre regard sur ces objets qui ont traversé le temps et qui s'animent, avec passion,sous votre plume.
Je vous souhaite un excellent Carnaval, le "temps entre les temps" mérite cette parenthèse ô combien nécessaire à la perception des cycles de la vie.
Avec mon amitié
Cendrine

Richard LEJEUNE 18/02/2013 07:43



     Que voilà, pour ma rentrée après ce petit congé, un très beau cadeau que vous me faites, Cendrine : si grâce à mes articles, l'envie vous
prend de visiter à nouveau le Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre et de poser un autre regard sur les merveilles qui y sont exposées, c'est que j'ai quelque
peu atteint mon objectif.


 


     Regarder, examiner, prendre le temps d'admirer, puis de comprendre - et non voir en passant rapidement : là réside la volonté même de
chacune de mes interventions.


 


     Merci à vous ...


 


(PS : Entrer au Louvre chaque jour pendant autant d'années signifie-t-il que vous y avez travaillé ?)


 


 



christiana 08/02/2013 15:50

Que de précieux renseignements!
Paris n'est pas à l'ordre du jour en ce moment mais lorsque j'irai, je ne manquerai pas de m'informer auprès de vous.

Richard LEJEUNE 08/02/2013 17:30



     Bien volontiers, Christiana.


 


     C'est, je pense, ce qu'il est convenu de nommer un échange de bons procédés : vous à propos de la Toscane, moi, de Paris ...



François 08/02/2013 11:59

Aujourd'hui, je m'attarderai plus particulièrement sur ta citation en exergue...
Remarquable réflexion de Dimitri Meeks, et combien vraie !

Merci pour ça, Richard, en attendant de voir où tu vas réussir à nous conduire à partir de cette énumération de victuailles pour l'éternité !

Amicalement !
François

Richard LEJEUNE 08/02/2013 12:38



     Tout à fait François : elle se doit d'être méditée, et pas uniquement dans le landerneau des savants !


 


     Fais-moi confiance, ce relief m'inspire encore beaucoup d'interventions. Il semblerait, d'après mes notes et brouillons en cours, ainsi que
le "saucissonnage" qu'il faudra que je m'impose, que je sois susceptible de vous emmener tous d'un étage à l'autre de ce Département des Antiquités égyptiennes au moins jusqu'à la fin de du mois
de mars.


Ou, pour m'exprimer dans le langage des Enseignants, belges à tout le moins : jusqu'aux prochaines vacances (dites de Printemps) qui, chez nous, débutent le samedi
30 mars.



Christiana 08/02/2013 11:23

De toute façon, je me perds toujours au Louvre. J'avais visité les salles égyptiennes il y a bien longtemps, avant la pyramide. J'étais trop jeune, je ne savais pas apprécier à sa juste valeur et
ne me souviens que du sphinx. Il faut vraiment que j'y retourne la prochaine fois.

Richard LEJEUNE 08/02/2013 11:54



     Et n'oubliez pas, aux fins de ne plus vous "perdre", de passer par l'îlot d'accueil central : de grands plans en différentes langues de 30
centimètres de long, en quatre volets, un par niveau, sont gratuitement mis à notre disposition.


 


     Petit conseil également : des bornes sont disponibles dans le Hall Napoléon pour payer et recevoir votre ticket d'entrée. Peu de gens s'en
rendent compte et font, aux moments d'affluence, d'interminables files aux caisses "officielles".


 


     Avant dernier tuyau : si vous ne souhaitez pas stagner parmi des centaines et des entaines de visiteurs zigzaguant - parfois sous la pluie -
entre les cordes disposées dans la cour de la pyramide en vue de canaliser la foule, préférez entrer par le 99 de la rue de Rivoli, descendre les escalators vers la pyramide inversée, tourner à
gauche par l'avenue des boutiques et arriver directement dans le Hall Napoléon. Non seulement il y a moins de monde mais surtout, par mauvais temps, vous êtes à l'abri ! 


 


      Et le dernier, évidemment : c'est gratuit le dimanche. Mais là, bonjour la foule, avec drapeau japonais brandi en tête de nombreux
cortèges !!!



Christiana 08/02/2013 10:03

Je connais les Musées royaux d'Art et d'Histoire, au Cinquantenaire car j'ai vécu à Bruxelles et j'y allais fréquemment mais à l'époque, je n'avais pas un professeur pour m'expliquer tout cela!

Paris, j'adore... Mais chaque fois que je vais à paris, il y a tant et tant de choses à voir! Chaque fois que je vais au Louvre, je me promets de retourner au département Egypte et puis... C'est
plus fort que moi, je ne peux m'empêcher de m'arrêter aux salles italiennes et le temps passe vite, et je suis fatiguée mais la prochaine fois, je passerai les yeux fermés pour ne pas être tentée
de m'y arrêter et aller droit au but égyptien.
Quant aux fresques in situ... C'est sûr, rien ne remplacera mais ce n'est pas à l'ordre du jour, hélas.

Richard LEJEUNE 08/02/2013 10:26



     Nul besoin de passer les yeux fermés, Christiana.


     Sous la Pyramide, dans le Hall Napoléon, des trois escalators possibles, empruntez celui qui mène à "Sully" : certes vous traverserez
d'abord la partie consacrée aux fondations du Palais du Louvre mais tout au bout de cette passerelle en bois, vous apercevrez le sphinx qui vous attend.


      Après l'avoir un temps admiré, il ne vous restera plus qu'à emprunter l'escalier de gauche : vous arriverez ainsi immédiatement au
sein même du Département des Antiquités égyptiennes ...


 


     Souvenez-vous
!


 


     Il n'y aura plus qu' à ...


 


     (Mais n'oubliez pas : trente salles vous tendent les bras !!!)



Marc Lef 08/02/2013 09:56

Merci pour ce bel article. Voilà une civilisation qui me fascine et sur laquelle je ne cesse de découvrir des choses...

Richard LEJEUNE 08/02/2013 10:10



    Nouveau lecteur ? Merci de votre passage et de votre commentaire, Marc.


 


     Promenez-vous ici à votre aise et à votre meilleure convenance. Et si d'aventure un point vous préoccupe, n'hésitez pas à m'interroger
...


 


     A bientôt, j'espère.


 



christiana 07/02/2013 23:24

Oh c'est vrai... Je l'avais perdu de vue. Tout est possible alors...

Richard LEJEUNE 08/02/2013 08:03



     Eh oui, Christiana : une scène gravée ou peinte sur n'importe quel support arraché jadis par des pillards à un environnement funéraire n'est
représentative que d'elle même.


 


     Tout au plus, et par comparaison - mais faut-il encore que l'on puisse l'établir avec des monuments d'une même époque - peut-on supputer ce
qui manque sur ses bords immédiats - comme je l'ai fait il y a peu, souvenez-vous, avec le "menu" dont il est incontestable que l'on sait ce qui figurait dans les cases horizontales de la rangée
supérieure manquante et dans celles, verticales, mutilées du côté droit.


Mais au-delà de ce cadre précis, la comparaison avec d'autres scènes semblables retrouvées dans d'autres mastabas, prouve que diverses variantes sont possibles ;
variantes qui d'ailleurs - et je vais bientôt évoquer ce point extrêmement important en égyptologie - permettent de dater le monument ... 


     Mais là, déjà, nous serons au mois de mars ... Patience, donc.


 


     Permettez-moi d'ajouter que s'il vous intéresse d'avoir une idée de la "décoration" complète des
quatre murs d'une chapelle funéraire, plusieurs possibilités s'offrent à vous : visiter au Louvre celle d'Akhethetep exposée dans la salle 4 et dont, ici sur le blog, j'avais rendu compte dans un
article de l'automne 2008.


Ou, plutôt que vous rendre à Paris - car il est indéniablement plus intéressant de voir véritablement que lire un article ! -, plus près de nous, la chapelle du
mastaba de Neferirtenef présentée au Département des Antiquités égyptiennes des Musées royaux d'Art et d'Histoire, au Cinquantenaire, à Bruxelles.


 


     Bien évidemment, l'idéal serait de partir en Égypte pour admirer in situ des mastabas comme ceux de Ti, de Mererouka et de bien
d'autres hauts fonctionnaires de l'Ancien Empire ...


(Pour eux, et de chez vous, je vous invite à "feuilleter" l'excellent site OsirisNet qui en propose des études extrêmement détaillées, voire parfois des visites virtuelles en vidéo ...)  


 


     J'espère que parmi ces quelques opportunités rapidement évoquées, il y en aura bien une, Christiana, qui répondra à votre attente ...


 


     Bon(s) voyage(s).



christiana 07/02/2013 00:45

Si Khenouka chante, ça doit être a cappella puisqu'il n'y a pas d'instrument de musique, pas de chironomie...

Je me souviens très bien de la conversation à propos de l'amour filial, c'est encore tout frais dans ma mémoire.

Bonne semaine de carnaval è n'rouvî nin di magnî del djote!

Richard LEJEUNE 07/02/2013 20:41



     Pour Khenouka, et d'autres d'ailleurs, il est parfois question de psalmodie dans les textes. D'où ma parenthèse avec le verbe chanter,
assortie d'un point d'interrogation.


 


     Ceci posé, il ne faut pas oublier, Christiana, que nous n'avons ici qu'un fragment arraché à une paroi murale du mastaba de
Tepemânkh.


Sans préjuger de ce qui était représenté dans le reste de la chambre sépulcrale ..., 



Carole 06/02/2013 00:26

Carnaval ? déjà chez vous ?
J'aime bien votre titre "les quatre fils aimant", il me fait penser aux "quatre fils Aymon" de la chanson de geste.

Richard LEJEUNE 06/02/2013 07:45



     Eh oui, Carole : en Belgique, toutes les écoles seront fermées la semaine prochaine, le 12 étant déjà le mardi gras.


 


     Et pas en France ??? A moins que, comme pour certaines autres périodes de vacances, votre pays soit divisé en trois ou quatre grandes
parties de manière que tout le monde ne se retrouve pas sur les routes en même temps ...


 


     Quant à l'analogie du titre, ce n'est évidemment pas un hasard ... 



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  • : Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
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