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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 23:00

    ... Brichot était trop heureux de pouvoir donner d'autres étymologies végétales (...) :

"Un des Quarante, dit Brichot, a nom Houssaye, ou lieu planté de houx ; dans celui d'un fin diplomate, d'Ormesson, vous retrouvez l'orme, l'ulmus cher à Virgile et qui a donné son nom à la ville d'Ulm ; dans celui de ses collègues, M. de la Boulaye, le bouleau ; M. d'Aulnay, l'aulne ; M. de Bussière, le buis ; M. Albaret, l'aubier (je me promis de le dire à Céleste) ; M. de Cholet, le chou ; et le pommier dans le nom de M. de la Pommeraye" (...)

 

 


 

Marcrel  PROUST

A la recherche du temps perdu, V 

Sodome et Gomorrhe 

 

Paris, Gallimard, Livre de Poche 1641-1642,

p. 332 de mon édition de 1966. 

  

 

 

 

     A l'extrême fin du XVIème siècle avant notre ère, - sous les règnes d'Amenhotep Ier et de ses successeurs immédiats -, le Directeur des Tombes royales, Directeur des Travaux du Temple d'Amon, Directeur des Greniers d'Amon et par ailleurs Gouverneur de Thèbes, Ineni, obtint l'insigne privilège régalien d'être inhumé à Cheik abd el-Gournah, dans la montagne thébaine, sur la rive ouest du Nil, parmi les hauts fonctionnaires, ses pairs.

 

     Les égyptologues qui étudient les conceptions funéraires se sont abondamment penchés sur le programme iconographique des hypogées de ces riches particuliers du Nouvel Empire et ont ainsi constaté qu'il s'ouvrait sur quelques changements, voire de flagrantes nouveautés, dans le répertoire des scènes peintes ou gravées avec, notamment pour certains d'entre eux, les représentations de jardins, qu'ils fussent ceux de temples, comme chez Neferhotep, Sennefer et Merenrê ou le leur propre, comme Rekhmirê, Senedjem ou Pached.

     

     Ainsi que je le mentionnai sans plus de détails le 20 mai dernier, celui d'Ineni (TT81) eut ceci de spécifique d'avoir conservé, sur la face ouest du deuxième pilier de la partie sud du portique d'entrée, une représentation en couleur d'une importance extrême pour notre appréhension de la végétation arboricole de la XVIIIème dynastie : en effet, sur le dessin un peu naïf ci-dessous que j'ai exporté d'un forum espagnol 

 

 

Jardin-tombe-d-Ineni.jpg

 

 

l'on voit un jardin, - que dis-je ? une propriété - qui dut être immense.

 

     Outre que les trois premières colonnes du texte hiéroglyphique présent dans la partie supérieure gauche de la scène, au-dessus de ce qui subsiste encore du défunt et de son épouse assis sous un dais, - voir sur ce site copie d'un gros plan réalisé à l'encre par l'égyptologue anglais Norman de Garis Davies -, indiquent, de haut en bas et de droite à gauche, qu'Ineni est en train de regarder ces arbres, grands et parfaits que, sur terre, il a plantés dans (son) jardin, sous les éloges de ce noble dieu Amon, Seigneur de Karnak, la suite énumère pas moins d'une vingtaine d'arbres et arbustes, en nombre imposant pour certains d'entre eux, que le défunt souhaita y voir associés : 73 sycomores, 31 mimusops, 170 dattiers, 120 palmiers-doum, 5 figuiers, 5 grenadiers, 12 vignes, 9 saules et 10 tamaris.

 

     Oeuvre unique, semble-t-il, - Ineni, dans l'état actuel des données archéologiques, est bien le seul notable à avoir dressé semblable liste -, ce "jardin", vous l'aurez compris, amis visiteurs, contrairement à ceux que nous connaissons aujourd'hui, ne fut manifestement pas que d'agrément mais, et pour les évidentes raisons religieuses et funéraires que je vous ai également déjà signalées, délibérément empreint de connotations symboliques de manière à assurer à son propriétaire la meilleure existence possible dans l'Au-delà.

 

 

     À l'extrême fin du XXème siècle de notre ère, - sous la présidence de Pierre Rosenberg -, le nouveau redéploiement des collections au sein du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre met en évidence, devant nous dans cette salle 5, sur l'étagère de gauche du panneau central, côté Seine, séparant en deux portions distinctes la vitrine 6,


 

Vitrine 6 (Côté Seine) (L.-p.)

 

 

certains des fruits qu'Ineni dut savourer : réalisés en différentes matières, ces modèles ont appartenu à quelque trousseau funéraire dont tout défunt aisé espérait bénéficier dans sa maison d'éternité.

 

     Comme vous l'aurez d'évidence compris la semaine dernière, qu'elles se soient passées en Belgique ou à l'étranger, et même si, en Crète, le récit légendaire du Minotaure enfermé par le roi Minos en son labyrinthique palais de Cnossos aux fins que non seulement il ne s'échappât point mais qu'en outre nul ne soupçonnât son existence, avait en commun avec maint dieu du panthéon égyptien antique d'être thérianthrope, d'égyptologie dans mon chef, il ne fut guère question tout au long de ces vacances puisque, sur le seul plan intellectuel, je les avais décidées essentiellement proustiennes.

 

     Aussi, ce ne fut qu'après mon retour "définitif" au pays, donc dans la dernière semaine d'un août relativement frais et pluvieux et aux premiers jours d'un septembre guère plus favorable que, mettant à profit les notes de lecture rédigées avant mes escapades estivales sur becquets et paperoles, morceaux de papier, chiffon ou de Japon, de riz ou d'Arménie - j'eusse là pu composer une chanson ! -, je décidai de reprendre le fil des considérations qui nous occupent depuis un temps certain pour, à partir d'aujourd'hui, vous entretenir du palmier-dattier, ainsi que le titre donné à notre présent entretien vous l'aura évidemment permis de deviner. 

 

     Toujours bien présent dans le paysage égyptien contemporain, 

 

 08.-Palmier-dattier.JPG

 

 

cet arbre produit de généreuses grappes de fruits, les dattes,

 

 

09.-Fruits-Palmier-dattier.JPG

 

 

qu'ici, en cette salle 5, nous retrouvons tout à la fois dans le récipient en verre n° 15 du socle vitré 9 (N 1418)

 

 

 Coupe 15 - Dattes et noyaux de dattes (N 1418)

 

 

et, sur l'étagère devant nous, entre les simulacres de laitues romaines, en bois, à gauche, et la coupe de faïence, à droite, deux modèles également en bois, (E 9316 et E 9317), peut-être du Nouvel Empire, le cartel assortissant cette indication d'un prudent point d'interrogation. 

 

 

 Etagere---Partie-gauche.jpg

 


     Je me garderai bien de parodier pour vous le Professeur Brichot, sorbonnard dont, selon Proust, les habitués des soirées du mercredi chez les Verdurin se gaussaient volontiers dès qu'il se lançait dans une de ses explications d'étymologie botanique semblable à l'extrait que j'ai choisi ce matin en guise d'exergue.

 

     Nonobstant, arrivés au terme de cet entretien et avant de lui consacrer notre prochain rendez-vousaccordez-moi quelques instants supplémentaires pour rapidement signaler les diverses acceptions que vous seriez susceptibles de rencontrer au sein de la littérature consacrée à cet arbre plurimillénaire.

 

     À ce que l'on désigne en français sous le vocable de palmier-dattier, - mais aussi date palm en anglais, Dattelpalme en allemand, palmera datilera en espagnol ou palma da datteri en italien -, il vous faut savoir que les Égyptiens avaient attribué le nom féminin de bnrt (prononcez : bénéret).

 

     De manière à être universellement compris, les scientifiques contemporains, plébiscitant d'évidence la langue latine plutôt que les dénominations vernaculaires, l'appellent désormais Phoenix dactylifera L.

 

     Phoenix probablement parce que, selon le savant qui, en 1734, détermina et dénomma l'espèce, le naturaliste suédois Carl von Linné, auquel déjà j'eus rapidement l'opportunité de faire allusion lors de notre rendez-vous du 20 mai dernier, les Grecs de l'Antiquité le considéraient comme l'arbre des Phéniciens (Phoinike ou Phoinix).

     La culture du palmier-dattier est d'ailleurs appelée phoeniciculture.

 

     Existe une autre hypothèse qui, faisant appel à ces mêmes Grecs, établit une comparaison entre le phénix, oiseau légendaire qui renaissait de ses cendres et le dattier qui avait la propension de reprendre vigueur même après avoir subi les assauts des flammes.

     Aux philologues, - ou aux poètes- , de trancher !

 

     Dactylifera parce que Linné voyait dans les dattes que l'arbre portait (fero, du verbe "porter" en latin) une forme de doigt (dactylus, en latin).

 

     Quant au "L." dont cette dénomination est assortie, n'allez pas vous imaginer qu'il connote une quelconque classification alphabétique. Non, il représente plus prosaïquement la première lettre du patronyme du savant suédois.

 

     Dans le même ordre d'idées, permettez-moi de vous rappeler que nous avons précédemment croisé le Mimusops laurifolia (Forsk.) et le Hyphaena thebaïca (Del.) faisant respectivement référence à Pehr Forsskal, autre figure suédoise de l'étude des végétaux et au Français Alyre Raffeneau-Delile, ce dernier déjà évoqué le 10 juin.

 

     Ce que les naturalistes, ce que les égyptologues qui ont étudié les espèces botaniques de l'antique Kemet nous apprennent à propos du palmier-dattier, je me propose donc, amis visiteurs, de vous l'exposer  le mardi 16 septembre prochain si, comme je l'espère, nous nous retrouvons ici même, devant la vitrine 6, côté Seine, de la salle 5 du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre.

 

 

     (Permettez-moi de réitérer mes remerciements à Marie, résidant à Louxor et à mon collègue parisien Louvre-passion pour m'avoir proposé certains de leurs clichés en vue d'étayer mes propos du jour.)         

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

BAUM  Nathalie

Arbres et arbustes de l'Égypte ancienne, OLA 31, Louvain, Peeters, 1988, p. 1.

 

 

 

GROS-BALTHAZARD Muriel & alii 

Origines et domestication du palmier-dattier (Phoenix dactylifera L.) - État de l'art et perspectives d'étude, dans  Revue d'ethnoécologie, 4. (2013).

Librement téléchargeable sur ce site.

 

 


LOEBEN  Christian E.

Les jardins égyptiens. Les plus anciens du monde, dans Égypte, Afrique & Orient 72, Avignon, Centre d'égyptologie, 2014, pp. 25 sqq. 

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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commentaires

christiana 19/09/2014 16:23

Hé hé!

Richard LEJEUNE 19/09/2014 17:39



?



christiana 19/09/2014 09:55

Je ne sais si le mien est mâle ou femelle mais le pauvre, ne me donnera jamais de dattes, hélas!
Néanmoins, j'y tiens. Il a 14 ans et est un souvenir vivant d'un voyage à Marrakech qui me tient à cœur. Bien sûr, il passe l'hiver dans la maison.

Richard LEJEUNE 19/09/2014 13:36



     Tu devrais peut-être l'enfermer quelques jours dans ton frigo pour enfin savoir si c'est une femelle ou un mâle !



christiana 18/09/2014 18:19

Une bonne façon de revenir ici avec le palmier-dattier. C'est curieux car chez moi aussi j'ai retrouvé mon petit palmier (planté à partir d'un noyau de datte) en pleine forme sur la terrasse. Sans
doute le soleil durant mon absence?

Richard LEJEUNE 19/09/2014 07:01



     Très probablement, oui, Christiana : un dicton arabe dit d'ailleurs que le palmier-dattier a les pieds dans l'eau et la tête au
soleil.


 


     Mais il semblerait que tu si avais eu la gentillesse d'inviter dans son entourage un petit palmier mâle, la pollinisation du tien - pour autant
qu'il soit femelle bien entendu - se ferait avec plus de célérité ; ce qui te permettrait, si tu en es friande, d'obtenir une "production" de dattes en conséquence ...


 


     Ceci posé, et dans cette perspective, je pense qu'il vaudrait mieux qu'il soit sous serre car, en Égypte notamment, 35 à 40°, voire plus, sont
nécessaires à sa floraison ...


 


     Températures, il faut bien le reconnaître, qui ne sont pas vraiment fréquentes sous nos cieux belges !



FAN 14/09/2014 17:21

En lisant les commentaires, je m'aperçois que vous êtes "le chéri" de ses dames!! surtout nous tenter avec les bonnes dattes qui nous régalerons dans l'Au delà!! En revanche, pour mon "Là" , en ce
moment, je me régale avec les jujubes qui ressemblent fortement aux dattes pour la forme mais à la pomme pour le goût! Jujubier né en Chine mais qui est cultivé en Méditerranée, donc en Egypte!
BISOUS FAN

Richard LEJEUNE 15/09/2014 08:09



     Le "chéri" des dames ? Croyez-vous ?


 


     Bonne dégustation de dattes chinoises, chère Fan : il paraît que c'est plein de vitamines, ces petites choses-là !


     Personnellement, je n'en ai jamais mangé ... et ne connaîs de jujube que la magnifique Juliette Gréco !



Cendrine 14/09/2014 05:17

Ouvreur et tentateur, je persiste!
Sachant que je ne résiste jamais à la tentation et que la gourmandise (à tout niveau) est pour moi la plus belle et saine des vertus...
Sans gourmandise, pas d'avancée sur les chemins de la vie alors je cède avec bonheur à cette invitation au voyage intellectuel et gustatif!
Amitiés souriantes
Cendrine

Richard LEJEUNE 14/09/2014 07:45



     ÉgyptoMusée devenu en quelque sorte le Chant des Sirènes : cela me plaît, chère Cendrine.


 


     Cédez, cédez à la tentation ... Homère n'aura qu'à reconsidérer son texte ...



Carole 11/09/2014 00:20

Nous devons tout aux plantes, comment pourrais-je ne pas le savoir, moi qui me nomme à la fois Buisson et Chollet (du Chou, selon Brichot, et tous les bons dictionnaires)... ?

Richard LEJEUNE 11/09/2014 08:06



     Avec cet exergue, c'est un petit clin d'oeil que je me suis et vous ai offert, Carole.



Dugt 10/09/2014 11:25

Salut Richard,

"chiant", c'est pour la forme, surtout tard le soir.
"passionnant", c'est pour le fond.

Mais finalement le second l'emporte!

J.Jacques

Richard LEJEUNE 10/09/2014 16:21



     La forme, Jean-Jacques ?


     Mais c'est la langue française, la tienne comme la mienne, celle que nous avons tous apprise à l'École et  dans les livres ... 



Cendrine 09/09/2014 23:49

Je vais donc me laisser emporter par le phénix (l'oiseau des "Cendrine") et aller cueillir de succulentes dattes (un de mes pêchés mignons, un parmi tant d'autres). Merci de partager le fruit de
vos recherches et de vos réflexions avec nous. Mais n'avez-vous pas conscience d'être un tentateur en gourmandise...rires!?
Bonne soirée Richard
Cendrine

Richard LEJEUNE 10/09/2014 17:24



     "Tentateur en gourmandise" ? Moi, Cendrine ?


     Certes non : je ne suis qu'un simple Ouvreur de Chemins.


     À mes lecteurs de décider s'ils souhaitent ou non les jalonner d'étapes particulières ...


 


     EgyptoMusée propose, ses visiteurs disposent. 



DUGT 09/09/2014 23:16

Salut Richard,

Ce que tu peux être chiant à lire!!! mais ce que tu racontes est passionnant. Vivement la semaine prochaine!

J.Jacques

Richard LEJEUNE 10/09/2014 07:54



     "Chiant" et "passionnant".


 


     J'épingle cette position antinomique que tu m'as adressée hier Jean-Jacques, au moment, je présume, de te coucher et dont, pour ma part, je
prends connaissance ce matin à mon lever, avant tout autre petit-déjeuner.


 


     Il faut absolument que tu m'expliques avec un peu plus de détails : comment puis-je être tout à la fois et "chiant" et
"passionnant" ???


 


    Je vais néanmoins y réfléchir sous la douche, puis en me sustentant ... 



J-P.Silvestre 09/09/2014 18:32

Je vais vous paraître affreusement matérialiste, Richard mais ce magnifique jardin n'avait-il pas aussi un but... alimentaire !

Richard LEJEUNE 10/09/2014 17:11



     Bien évidemment, Jean-Pierre qu'il avait un but alimentaire.


 


     Il vous faut toutefois être conscient que la liste d'Inéni est particulière : vous aurez évidemment compris en me lisant attentivement que les
arbres ou arbustes qui y figurent font à la fois partie de la végétation qu'il connut sur les rives du Nil où, vraisemblablement, ce haut fonctionnaire résida mais aussi, et c'est là peut-être le
plus important, que sont nommées et représentées des espèces typiques se développant à l'embouchure des oueds, à la lisière des déserts environnants, dans les oasis ; le palmier-dattier étant
précisément l'une d'elles.





     Il s'agit donc d'un jardin en partie idéalisé et la figuration dans sa tombe de végétaux de paysages bien éloignés de la riche Vallée du Nil
n'avait d'autre motif que lui assurer une subsistance dans l'Au-delà plus variée encore que celle dont il bénéficia ici-bas.


 


     De la force des images qui, dans l'art égyptien, prennent valeur de réalité. Ne jamais l'oublier ! 



     On n'est jamais trop prudent quand on veut garantir son éternité ! 



François 09/09/2014 15:21

Linné n'a pas eu à chercher bien loin, puisqu'en arabe, "deglet nour" qui s'applique aux dattes signifie "doigt de lumière", image bien significative de ce fruit délicieux...

Merci pour cette grimpette sympathique sur le palmier phénix !

Amicalement !
François

Richard LEJEUNE 10/09/2014 16:22



     Merci à toi pour ma première leçon d'arabe ...



Michèle F. 09/09/2014 08:59

Merci beaucoup, je n'y manquerai pas.

Richard LEJEUNE 09/09/2014 09:45



     À votre meilleure convenance. 



Michèle F. 09/09/2014 08:36

J'apprécie ce balancement de Proust à l'Antiquité (et inversement) car au fond, dans l'infini du Temps, nous nous tenons tous par la main....

Richard LEJEUNE 09/09/2014 08:49



     Tout à fait, Michèle. Merci pour cette belle et judicieuse intervention.


 


     Sans vouloir vous obliger, puis-je me permettre, dans le même ordre d'idées, de vous inviter à découvrir, quand vous en aurez le temps - ou
l'envie -, la traduction du texte hiéroglyphique du roman de Sinouhé que j'avais proposée chaque semaine de l'été 2012 et pour laquelle, en exergue,
j'avais à chaque fois associé un extrait de Saint-John Perse ?


     C'était à partir du 3 juillet.  



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