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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 23:00

     "Qu'est-ce qui ne vient pas de moi dans la maison du roi ?

Le roi mange sur une table qui vient de moi ; la reine boit dans un gobelet qui vient de moi ; le guerrier mange dans une gamelle qui vient de moi ; le cuisinier prend la farine d'une maie qui vient de moi ; je suis aussi le tisserand qui fait les cordes et le tailleur qui habille l'ouvrier.

     Je fournis les instruments du service du dieu ; je suis donc le grand exorciste qui fertilise la demeure du dieu. Je suis le héros sans rival. Je te suis supérieur, je te surpasse six fois, je te domine sept fois. L'orphelin, la veuve mangent de mes dattes sans se priver."

 

 

 

Débat entre le palmier-dattier et le tamaris

 

dans Danielle COCQUERILLAT

Palmeraies et cultures de l'Eanna d'Uruk (559-520)

Berlin, Mann, 1968

pp. 30-1

 

Cité par Margareta TENGBERG & alii

"L'arbre sans rival".

Palmiers-dattiers et palmeraies au Moyen-Orient et en Égypte, de la préhistoire à nos jours, 

dans Revue d'ethnoécologie, 4, 2013,

 pp. 2-3.

 

 

 

 

 

     Qu'il m'eût plu, amis visiteurs, de pouvoir vous traduire un texte hiéroglyphique rédigé dans le même esprit par un scribe égyptien d'approximativement la même époque !

 

     En effet, émanant d'une région qui, dans ce que l'on nomme la Mésopotamie antique, se situe au sud de l'Irak actuel, cet extrait que je vous propose en préambule à notre rendez-vous actuel fut, vers la fin du troisième millénaire avant l'ère commune, composé en écriture cunéiforme sumérienne, idiome que je ne jugeai pas bon d'étudier lors des études universitaires que j'entrepris vers l'âge de 40 ans.

 

     Si, malgré qu'il ne provienne pas des rives du Nil, je l'ai néanmoins choisi, c'est, et indépendamment du fait qu'il constitue un type littéraire particulier présent dans les sources mésopotamiennes, - des dialogues imaginaires entre des êtres ou des idées qui s'opposent, par exemple, au sein des saisons : l'hiver contre été ; des outils agricoles : la houe contre l'araire ; des animaux : le poisson contre l'oiseau ; ou, comme ici, deux espèces végétales : le palmier-dattier contre le tamaris -, parce qu'il me permet d'insister sur la nette prédominance, sur l'incontestable primauté du dattier dans le paysage arboricole de ce que les Historiens appellent traditionnellement le Croissant fertile duquel l'Égypte antique faisait partie.

  

     Malgré l'incertitude qui subsiste quant à ses origines et à sa diffusion à l'aube de l'Humanité,

 

 

Palmiers-dattiers---c-Marie-Louxor.jpg

 

 

- plusieurs hypothèses en lice le font naître soit au Sahara, soit dans le Delta du Tigre et de l'Euphrate, soit au sud de l'Iran, en Inde, quand ce n'est pas aux Canaries -, les recherches récemment basées sur ses plus anciens vestiges archéologiques exhumés et analysés, à savoir des graines de dattes, carbonisées ou conservées par dessiccation - comme les trois qui se trouvaient d'ailleurs avec des fruits entiers également desséchés, dans l'hypogée du jeune Toutankhamon -, accréditent la présence originelle, puis l'exploitation du palmier-dattier sur les sols arides de la région du Golfe Persique, à partir de la fin du 4ème millénaire avant notre ère, précédant de la sorte d'autres espèces fruitières comme le figuier ou l'olivier.

 

      Conservant dans mon propos, par le verbe, son mode et son temps, l'état de prudence tel que je l'ai ressenti à la lecture des documents les plus récents que je cite en référence infrapaginale, j'avance qu'il semblerait que la phoeniciculture - la culture du Phoenix dactylifera, du palmier-dattier donc -, se soit abondamment développée tout au long du troisième millénaire, puis par la suite déplacée vers les déserts nord-africains, investissant très tôt, vous l'aurez compris, l'Égypte pharaonique.


     J'ajouterai qu'il vous faut être conscients que cette expansion sur une aire géographique ancienne pourtant déjà vaste, s'est encore accrue jusqu'à nos jours puisque cet arbre fruitier est maintenant bien introduit sur chacun des cinq continents.


     Ce qui autorise les scientifiques à le considérer comme la clé de voûte des agroécosystèmes oasiens. En d'autres termes, à affirmer qu'il constituait, et qu'il constitue toujours, grâce à ses dattes, un apport essentiel dans l'alimentation des populations vivant au sein ou aux alentours des oasis et, vous allez le comprendre ce matin, grâce à quelques-uns de ses constituants, un matériau de base pour la confection d'objets quotidiens ; ce que déjà tendait à prouver l'extrait du dialogue fictif que je vous ai proposé à l'entame de notre entretien.       

 

     Espèce emblématique, pérenne, d'une importance économique sans égale, tel fut le palmier-dattier abondamment présent dans le biotope de l'Égypte antique. Aussi, point n'est anodin  que, très tôt, l'art égyptien s'empara de son image, notamment sur des palettes prédynastiques, comme, par exemple, celle, célèbre, du British Museum (EA 20791) au verso de laquelle subsistent partiellement de part et d'autre du stipe deux girafes dont l'une - mais l'autre aussi, très probablement - se nourrit de dattes.

 

     Ceci posé, c'est essentiellement à partir de la XVIIIème dynastie, au Nouvel Empire, que ses représentations prirent leur plus grand essor, sur des plats ou des vases d'abord, sur les parois des tombes de particuliers ensuite et surtout, laissant à chaque "scribe des contours" le soin de le styliser selon son talent propre.

 

     Bien évidemment, celle d'Ineni que nous avons visitée mardi dernier constitue la plus "spectaculaire" dans la mesure où elle bat tous les records en le figurant 170 fois !

 

     Dans nos musées, vous en retrouverez l'une ou l'autre image jusqu'à Basse Epoque sur des amulettes, des sceaux ou des scarabées. Souvent, l'artiste égyptien, - très soucieux des détails de son environnement immédiat -, l'a accompagné de singes.

     Et parfois, y a même ajouté le souhait nfr rnpt - lisez : néfer rénépet, et comprenez : (Que s'ouvre pour vous une) belle année -, que j'ai pris l'habitude de vous adresser dès les premiers jours de janvier, formule de voeux que vous avez vue, souvenez-vous, gravée sur des gourdes de Nouvel An que s'offraient les Égyptiens à la mi-juillet, à l'arrivée de la crue bienfaitrice tant souhaitée, exposées dans une des vitrines du Musée royal de Mariemont, en septembre 2013.  

 

 

     Dans le droit fil de ce que je vous avais expliqué en juin dernier à propos de son congénère le palmier-doum, autre essence de la famille des Palmae également connue des riverains du Nil antique, je voudrais maintenant attirer votre attention sur le dattier en précisant tout de go qu'il est, lui aussi, un arbre dioïque, c'est-à-dire que chaque individu ne porte que des inflorescences de même sexe ou, pour faire simple, que les fleurs mâles poussent sur des arbres distincts des fleurs femelles.

 

     Un autre point que je souhaiterais évoquer - ne fût-ce que pour être le plus exhaustif possible sur un plan lexicographique -, c'est que les botanistes contemporains lui dénient l'appellation d'arbre, préférant lui allouer celle d'arborescence.

     Mais par respect des premiers naturalistes qui l'étudièrent et, surtout, des textes égyptiens originaires proposant le hiéroglyphe de l'arbre en guise de déterminatif, souffrez que je m'arroge le droit  de continuer à le considérer comme tel. Et donc à employer ce vocable, même si, probablement aux yeux de certains puristes, apparaîtrai-je scientifiquement incorrect.

 

 

     Susceptibles d'allègrement atteindre les 20 mètres de hauteur - ce qui, je l'indique au passage, correspond à celle des statues colossales de Ramsès II assis en façade du grand temple d'Abou Simbel ! -, le dattier est constitué d'un stipe d'où émergent, imbriquées en spirale, les bases pétiolaires des anciennes feuilles,


 

06.-Palmier-dattier.JPG

 

 

à tout le moins pour les arbres les plus jeunes, les vieux en étant dépourvus.

     

     C'est de son sommet que se déploient des palmes de 3 à 4 mètres de long,  

 

 

05.-Palmier-dattier.JPG

 

 

feuilles composées pennées, c'est-à-dire dont les folioles sont disposées de part et d'autre d'un axe médian, le rachis.

 

     Chaque année, naissent de 12 à 20 nouvelles feuilles ; chacune d'elles étant susceptible de vivre de 4 à 7 ans.  


     Espèce thermophile et héliophile, en Égypte actuelle, vous croiserez des palmiers-dattiers dans le Delta évidemment, dans la Vallée du Nil également et, si vous sortez des sentiers battus, dans les oasis des déserts libyque et arabique, ainsi qu'à l'embouchure des oueds.

     Enfin, si vous préférez résider dans les stations balnéaires, vous en admirerez sur les côtes de la Mer Rouge. 

    En un mot comme en cent, dans les endroits où des ressources hydriques suffisantes permettent sa croissance, l'eau provenant d'une nappe aquifère abondante ou, s'il est "cultivé" par l'homme, d'une irrigation idoine.

 

     Un minimum de 18 à 25° lui sont nécessaires pour subsister : mais il est évident qu'entre 30 et 40°, voire un peu plus, il bénéficie de conditions optimales l'amenant à vivre jusqu'à 100 ans.

 

     Outre l'appoint alimentaire qui fut le sien, - apparemment dès l'époque préhistorique -, il vous faut savoir qu'à l'instar du palmier-doum, son bois, malgré paraît-il une qualité qui n'est pas exceptionnelle, mais aussi ses composants furent et sont encore amplement utilisés : débité, le stipe servait de matériau de construction ; avec les fibres des gaines membraneuses de la base des feuilles, les artisans tressaient des cordes leur permettant de confectionner des filets ; les feuilles pouvaient couvrir les toits des maisons ou entraient dans la confection de divers objets de vannerie, comme par exemple des paniers ; leurs filaments constituaient l'essentiel des poils de brosses, mais aussi, selon M.-A. Beauverie - qui ne cite malheureusement pas sa source -, de quoi envelopper les sabots des taureaux choisis pour être sacrifiés. 

 

     Si l'homme, souvent, rechercha l'ombre des larges palmes se déployant en majestueuses couronnes au sommet de cet arbre fruitier providentiel, celles-ci avaient naturellement pour but premier de protéger les nombreuses grappes de dattes qui s'y développaient chaque année.

 

     C'est à ces dernières, amis visiteurs, qu'il me siérait, mardi 23 septembre prochain, d'entièrement consacrer notre rencontre.

      

     Prenez-en date !

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 


 

BAUM  Nathalie

Arbres et arbustes de l'Égypte ancienne, OLA 31, Louvain, Peeters, 1988, pp. 90-106.

(Partiellement téléchargeable sur ce site.)

 

 

BEAUVERIE Marie-Antoinette

Description illustrée des végétaux antiques du Musée égyptien du LouvreB.I.F.A.O. 35, Le Caire, I.F.A.O., 1935, pp. 123-4.

(Librement téléchargeable sur ce site.)

 

 

 

GROS-BALTHAZARD Muriel, NEWTON Claire, IVORRA Sarah, TENGBERG Margareta, PINTAUD Christophe, TERRAL Jean-Frédéric 

Origines et domestication du palmier-dattier (Phoenix dactylifera L.) - État de l'art et perspectives d'étude, dans  Revue d'ethnoécologie, 4, 2013.

(Librement téléchargeable sur ce site.)

 

 

 

NEWTON Claire, TERRAL Jean-Frédéric, IVORRA Sarah, GROS-BALTHAZARD Muriel, TITO DE MORAIS Claire, PICQ Sandrine, TENGBERG Margareta, PINTAUD Jean-Christophe 

Graines d'histoire. Approche morphométrique de l'agrobiodiversité du palmier-dattier, actuelle et d'Égypte anciennedans Revue d'ethnoécologie, 4, 2013.

(Librement téléchargeable sur ce site.) 

 

 

 

TENGBERG Margareta, NEWTON Claire, BATTESTI Vincent 

"L'arbre sans rival". Palmiers-dattiers et palmeraies au Moyen-Orient et en Égypte de la préhistoire à nos jours, dans Revue d'ethnoécologie, 4, 2013.

(Librement téléchargeable sur ce site.)

 

 

WALLERT Ingrid

Die Palmen im Alten Ägypten. Eine Untersuchung ihrer praktischen, symbolischen und religiösen Bedeutung, Berlin, Verlag Bruno Hessling, 1962. 

 

 

 

(Merci à Marie Louxor qui, grâce aux clichés qu'elle m'a offerts, a remarquablement illustré la présente intervention.)

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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commentaires

Cendrine 02/10/2014 19:58

Bonsoir Richard,
J'ai entendu chuchoter les arbres et je suis arrivée jusqu'à votre blog, fascinée par ces dialogues « imaginaires », imaginaires... vraiment ? Je me plais à croire que les végétaux
murmurent entre eux et que certains humains perçoivent ces échanges secrets... Poètes, rêveurs, "fadas" comme on le dit affectueusement dans ma chère Provence d'enfance. Je suis emportée par
l'aspect poétique de votre article, vous l'avez compris, mais je n'oublie pas pour autant les notions égyptologiques que vous évoquez et votre généreux travail de recherches au sujet de cet arbre
providentiel. A bientôt pour de nouvelles dégustations littéraires ! Belle soirée, amicalement.
Cendrine

Richard LEJEUNE 03/10/2014 07:28



     Et moi qui croyais que c'était Overblog qui prévenait mes lecteurs de la parution de mes articles !!  Que me ravit l'idée que le bruissement
des palmes du dattier soit en réalité un chuchotement vous invitant faire quelques pas sur le chemin qu'ÉgyptoMusée a ouvert ! Merci Cendrine. 



wolfe 20/09/2014 14:50

Bonjour
Ce n'est pas que Wikipedia, je fais des recherches sur internet, livre, émissions de télé, et ensuite, je créer mon propre article.

Richard LEJEUNE 20/09/2014 15:04



     Parfait. Alors, je le lirai ...


 


     Bon samedimanche à vous.


     Et à très bientôt ...



wolfe 20/09/2014 14:39

Non en fait, les photos sont trouvé sur wikipédia, j'attends par contre des photos de mon frère très bientôt.
Belle journée

Richard LEJEUNE 20/09/2014 14:44



     Ok. Je comprends mieux.


 


     Et votre texte, ce n'est pas du "vécu", alors ? C'est aussi Wikimachin ??  



wolfe 20/09/2014 13:49

Moi de nouveau.
Ni l'un ni l'autre. J'ai juste une passion pour ce pays (ainsi que mon frère aîné et mon frère cadet). D'ailleurs mon frère cadet est parti s'y installer, depuis le 3 septembre, c'est tout
récent.
Merci beaucoup pour votre compliment.
Belle journée

Richard LEJEUNE 20/09/2014 14:36



     Ni l'un ni l'autre ???


     Ah bon. 


 


     Et les photos qui accompagnent notamment votre intéressant article sur Nagoya de ce 19 septembre vous ont été envoyées par votre frère, alors
??



wolfe 20/09/2014 13:19

Bonjour
Je n'y manquerait pas, mais je trouve cela très intéressant et instructif.
Belle journée

Richard LEJEUNE 20/09/2014 13:43



     Très intéressant, je ne puis que l'espérer ; instructif, je le revendique : même à la retraite, un Enseignant reste toujours un
Enseignant dans ses moindres propos !


 


     Ceci posé, j'ai été fort impressionné par la prolixité des sujets que vous développez sur votre blog et, dès que j'aurai terminé la préparation
des articles que je consacre actuellement à l'arboriculture égyptienne, je me propose de bientôt venir lire chez vous ceux que j'ai repérés dédiés au Japon ...


 


     Vous y vivez d'origine ou vous êtes un expatrié ?


 


     A bientôt. 



wolfe 19/09/2014 17:44

Du blog de plumefée.

Richard LEJEUNE 19/09/2014 18:04



     Merci pour la célérité de votre réponse.


 


     Je vous souhaite une excellente navigation sur mon blog et vous engage à ne jamais hésiter à me poser des questions si vous estimez qu'un sujet
ne vous semble pas suffisamment approfondi.


 


     A bientôt. 



wolfe 19/09/2014 15:23

Bonjour
Je découvre votre blog et le trouve magnifique!
Belle journée

Richard LEJEUNE 19/09/2014 17:40



     Merci à vous.


 


     Puis-je vous demander comment vous êtes arrivé (e ?) chez moi ?



christiana 19/09/2014 09:51

Cela m'a fait penser à ce jeu "pierre-feuille-ciseaux" parce que ce sont des opposés, avec une notion de compétition entre eux... Bof, je te l'accorde, c'est un peu tordu, je t'ai livré mon
commentaire sans tourner 7 fois mes doigts sur la souris avant de cliquer.

Et à présent, je pense à une chanson de Carla Bruni (non, ce ne sont pas mes références poétiques:-(

des êtres et ou des idées qui s'opposent, certes, mais sont néanmoins complémentaires...

http://youtu.be/rAf_HIzdgxI

Richard LEJEUNE 19/09/2014 13:34



     Bof !


     Oui ...


     Monopoly aussi, c'est une compétition entre joueurs qui s'opposent, non ? 


    


     Quant à Madame Sarkozy, ces oeuvres n'ayant pas encore eu l'heur d'être invitées au sein de la prestigieuse "Pléiade", j'avoue mon
incompétence à juger de la validité de son talent de poétesse.


     Mais si quelqu'un m'a dit, et que ce quelqu'un, c'est toi, alors j'accepte de revoir mon jugement ...



christiana 18/09/2014 18:30

Moi aussi j'ai installé un "croc-pop-up" et il en croque pas mal!

J'adore toutes ces précisions fines et documentées car la botanique m'intéresse beaucoup. Savoir démêler les différences entre palmiers n'est pas évident.
Les dialogues imaginaires entre des êtres ou des idées qui s'opposent, par exemple, la houe contre l'araire me fait penser au jeu que nous avons tous pratiqué: pierre-feuille-ciseaux.
( Ouf! Je commence à rattraper mon retard sur ce blog)

Richard LEJEUNE 19/09/2014 07:14



     Tu n'avais en définitive pas vraiment un énorme retard, Christiana : tu n'es partie qu'une semaine, non ?


 


     J'aime assez le vocabulaire "cool" et "branché" de ta première phrase !


Cette terminologie anglo-saxonne qu'emploie l'informatique m'oblige toujours à une recherche parce que, d'une fois à l'autre, j'en ai déjà oublié la signification
...


 


     Je n'ai malheureusement en ma possession qu'un extrait de ce type de dialogue fictif : celui que j'ai mis en exergue dans mon intervention de ce
mardi.


Mais il me plairai d'en lire plus, et, bien sûr, entre d'autres "participants" ...


 


     Toutefois, je ne comprends pas bien la comparaison que tu établis avec le jeu de notre enfance ... 



Etienne Rémy 18/09/2014 08:54

Bonjour,

oui, en effet tu avais prévenu, je viens de le faire et le système bloque 8 pubs sur ta page!
Merci en tous cas!

Amitiés!

Richard LEJEUNE 18/09/2014 08:58



     Heureux que cela fonctionne chez toi aussi ...


 


     A bientôt.



Etienne Rémy 18/09/2014 00:50

Pr contre Richard,

en bas de ton article il apparaît des spams ou autres saletés informatiques disant:

qu'il y a des mises à jour à faire avec windows!!!

Je sais que tu n'y peux rien, mais là overblog abuse, des pubs oui, mais pas des frauduleuses, tant qu'il y sont il n'ont qu'à mettre des pubs de rencontres ou X!!!

Si ça n'est que moi alors, mon pc est infecté!
Aye!

Mais tout comme toi, en informatique, je suis une bille! :-)

Amitiés,
Etienne

Richard LEJEUNE 18/09/2014 07:37



     Je sais, Etienne, Overblog semble se déchaîner depuis mon retour de vacances ... 


 


     Dans la lettre d'information que j'ai envoyée à tous mes abonnés le 28 août dernier à propos de ce fléau, j'ai suggéré une solution, donnée par
une lectrice (Carole) : télécharger ADBLOCK PLUS.


 


     Voici le lien que j'ai personnellement utilisé, c'est ultra-facile - le nul en informatique te l'affirme ! -, et, surtout, gratuit :


 


http://www.commentcamarche.net/download/telecharger-254-adblock-plus


 


     Chez moi, cela fonctionne à merveille : plus aucune pub !


Depuis, un petit hexagone rouge est présent dans la partie supérieure droite de l'écran qui indique parfois le nombre d'intrus qu'il bloque ... 


Pas vraiment important de le savoir, mais comparativement aux invasions publicitaires d'avant, cet petit truc rouge occupe une place dérisoire.



FAN 17/09/2014 17:47

la découverte de mes premiers palmiers fut dans les années 60 lors de mon séjour sur la côte d'Azur et jamais je ne faisais le parallèle avec les palmier dattier qui est un arbre de vie. En
revanche, désormais, dès que j'entends ou lit "huile de palme" je bondis car ce palmier n'est pas synonyme de palmier de vie saine! le pharaon ne devait l'apprécier que sur sa peau??BISOUS FAN

Richard LEJEUNE 18/09/2014 08:21



     Je sais, chère Fan, que de nombreux sites sur le Net, ne fournissant aucune référence égyptologique et répétant à l'envi les mêmes propos
invérifiables, affirment péremptoirement que l'on en a retrouvé traces dans une tombe d'Abydos.


 


       Mais il y a confusion dans les esprits : ce n'est nullement le palmier-dattier égyptien qui fournit cette huile de palme tant décriée
depuis un certain temps, mais une autre espèce, appelée Elaeis guineensis qui, d'après le nom latin qu'on lui a attribué, proviendrait de Guinée.


 


      La biologiste française Emmanuelle GRUNDMANN, dans Un
fleau si rentable. Vérités et mensonges sur l'huile de palme, publié chez Calmann-Lévy en 2013, indique quant à elle que dans cette tombe, furent découvertes, datant de 5000 avant notre
ère, des traces de "graisse aux caractéristiques étonnamment similaires à l'huile de palme" - la formulation est déjà toute différente, convenez-en ! -, et ajoute que
les études biogéographiques, c'est-à-dire concernant la distribution géographique des espèces, lui accordent plutôt une origine américaine ; et que ce palmier à huile n'aurait migré en Afrique
occidentale qu'au 16ème siècle.


 


     Il était donc totalement inconnu dans l'Égypte antique.


 


     Je précise aussi que ses fruits, d'où actuellement l'huile est extraite, sont appelés "noix de palme" et ne sont en rien des dattes




Carole 16/09/2014 23:42

Un arbre à vivre, en somme. J'aime beaucoup le petit "débat" qui ouvre votre article. Je m'étais toujours doutée que les arbres se parlaient tout bas.

Richard LEJEUNE 17/09/2014 08:06



     Dans votre commentaire tout empreint de poésie, vous avez eu raison, Carole, de mettre le mot débat entre guillemets, façon
très délicate de me faire remarquer que j'aurais dû procéder de même dans mon article, y compris avec le terme dialogue : en effet, si je n'avais personnellement cité ces deux
mots, rien dans ce que j'ai donné à lire hier n'eût pu l'indiquer dans la mesure où ce n'est qu'un extrait, et que je n'ai donc pas pris l'initiative de proposer les "paroles" du palmier et du
tamaris in extenso.  


 


     Comme toujours avec vous sur votre blog : acuité du
regard ! Merci.



J-P.Silvestre 16/09/2014 17:54

Le palmier-dattier n'aurait-il pas fourni la manne trouvée par les Hébreux dans le désert ?

Richard LEJEUNE 17/09/2014 07:52



     Apparemment, pas du tout, Jean-Pierre !


 


     Au risque de vous faire rire, je me suis pris à relire ce seul passage de la Bible où il était question de cette célèbre "manne", ce "pain"
quotidien qui viendrait du ciel, comme il est répondu à Moïse.


 


     Sachant que je ne puis accorder aucun crédit historique à ce livre, je me suis donc immédiatement tourné vers les scientifiques qui se sont
penchés sur ce phénomène particulier : ce dont se nourrissaient les Hébreux serait une sécrétion naturelle qui jonchait le sol chaque matin, produite la nuit par des cochenilles sur le tamaris,
arbre bien connu et répandu en Égypte, - 10 figurent d'ailleurs dans la liste d'Ineni -, et auquel s'adresse le palmier-dattier du début de mon article d'hier.


 


     De sorte qu'en référence à cet épisode de l'Ancien Testament (Exode) mais aussi du Coran, les botanistes férus de latin ont nommé cette espèce
Tamarix mannifera, comprenez : "tamaris porteur de manne".  


 


     Merci, à vous Jean-Pierre, de m'avoir posé cette question à laquelle, sans vous, je ne me serais probablement jamais intéressé et qui m'a ce
matin appris quelque chose de neuf : voilà donc une journée qui, pour cette première raison, ne pourra qu'être réussie ! 



Etienne Rémy 16/09/2014 14:32

Mais tu sais bien que je te suis fidèlement et les répétitions inévitables et Proust m'ennuie.
Je rigole mais c'est vrai.
C'est par pure passion et grande curiosité impatiente que je dis cela.
Mais je respecte ton amour de la littérature que je ne comprends pas vraiment en fait.
Peut être par manque d'éducation en ce domaine.
Mais j'aime lire dans d'autres registres.
Et quand tu as cité Pierre Loti, là je me régale.
Alors ce n'est pas irrémédiable.

Desolé de me répéter.
Amitiés cher Professeur-ouvreur des chemins.

Richard LEJEUNE 17/09/2014 07:15



     Mais je le sais, évidemment, cher Etienne : c'est mon côté quelquefois facétieux.


 


     J'aime titiller ... en prenant un air docte !



Selkis-C@t 16/09/2014 08:41

oh j'adore plus que tout le" Prenez-en date ! " , dernière phrase de l'article!

Richard LEJEUNE 16/09/2014 10:15



     À vrai dire, j'aime aussi ...



Etienne Rémy 16/09/2014 08:23

hrw nfr cher ami!

Voici enfin le reprise, avec cet article qui entre dans le vif du sujet.
J'adore cet arbre, l'apercevoir est un ravissement puisque pour moi, il est synonyme de vacances loin de ma Lorraine natale!

Voir une oasis ou une palmeraie est superbe!
Bien sûr avec le palmier vient la chaleur première satisfaction en quittant l'avion à notre arrivée en pays méditerranéen quel qu'il soit: Tunisie, Maroc, Grèce: les autres suivront j'espère!
Surtout notre âme sœur l'Egypte que j'attends de découvrir!

Ravi de retrouver tes rendez-vous cher ami!
Amitiés,
Etienne.

Richard LEJEUNE 16/09/2014 10:08



     "Enfin la reprise" ? C'est mal me lire, cher Etienne !


 


     Quand un bon Enseignant reprend contact avec son auditoire après une période de vacances, quand il ne table pas sur l'excellente mémoire de ceux
qui se sont égaillés dans la nature estivale, quand, de surcroît, il poursuit la thématique qu'il avait fatalement interrompue deux mois plus tôt, il se doit, - principe on ne peut plus
élémentaire d'une pédagogie qui se veut autre que simplement ex cathedra, ta compagne te l'expliquera certainement mieux que moi -, de faire une synthèse de ce qui avait été envisagé
auparavant.


 


     Ce fut mon cas le 2 septembre dernier. Plutôt que lasser les visiteurs d'ÉgyptoMusée avec une longue introduction bien nécessaire, j'ai opté pour
un compromis : proposer une sorte de table des matières avec renvois informatiques possibles aux précédentes interventions, tout en abordant quelque peu un autre thème, à la littérature française
voué.


 


     Bien m'en pris car ainsi je fis d'une pierre deux coups : rappeler les notions égyptologiques déjà évoquées et susciter d'intéressantes réactions
à propos de la phrase proustienne. 


 


     Et au risque d'épingler une lecture peu attentive de ta part, je te fais aimablement remarquer, cher ami, que le mardi suivant, le 9, à propos du
palmier-dattier aujourd'hui plus détaillé, j'indiquai un certain nombre de points nouveaux, j'avançai un certain nombre d'explications qui n'avaient jamais figuré sur mon blog. 


 


     Je pense l'avoir déjà suffisamment souligné : par bonheur, près de 35 années durant, enseignant je fus et c'est en enseignant que je conçois ce
blog.


 À accepter ou non par mon lectorat !


 


     Apparemment, tu l'acceptes puisque après deux semaines de silence, tu consens à faire fi de ta "déception" et reviens avec un commentaire qui se
termine très aimablement.


 


     À bientôt, Etienne.



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  • : EgyptoMusée - Le blog de Richard LEJEUNE
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  • : Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
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