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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 00:00

 

      A en juger par leurs images dans les temples et les tombes, à dénombrer les types qui en sont passés dans l'écriture hiéroglyphique, à feuilleter les savants ouvrages où des spécialistes classent chronologiquement, selon les types, les originaux, intacts ou brisés retrouvés dans les villes et les nécropoles, les vases, dans l'Égypte ancienne, étaient de formes diverses et spécialisées.

 

 

Jean YOYOTTE

 

Vases

 

dans POSENER, SAUNERON et YOYOTTE,

Dictionnaire de la civilisation égyptienne

Paris, Hazan, 1959,

p. 295

 

 

 

 

    Au terme de notre dernier rendez-vous, nous nous sommes séparés sur la promesse de vous expliquer comment les Egyptiens des premières époques, en parallèle avec une vaisselle quotidienne faite de terre cuite, réalisèrent à très grande échelle des récipients en pierre, tendre ou dure, qu'ils destinèrent essentiellement à des fins funéraires.

 

     Quand, au terme de l'année 1997, forts de l'apport d'espaces nouveaux - quelque 2500 mètres carrés -, les Conservateurs du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre nous dévoilèrent le redéploiement des collections qu'ils avaient imaginé pour les ailes est et sud de la Cour Carrée, beaucoup d'entre nous furent subjugués par l'idée qui avait été leur non seulement de distinguer deux axes de visite - un parcours thématique, dans lequel, vous et moi amis lecteurs, nous évoluons régulièrement en nous attardant ces derniers mois dans la salle 5 du rez-de-chaussée devant les fragments peints provenant du mastaba de Metchetchi et, à l'étage, un circuit chronologique - mais, également, et il fallait l'oser !, des galeries d'étude : comprenez d'immenses "murs-vitrines" remplis à ras bord, disposés en parallèle, formant ainsi une sorte de couloir qui donne à découvrir, dans plusieurs salles successives, quantité d'objets entreposés avec une volonté perceptible d'accumulation, telles ces deux-ci, traversant le côté gauche de la salle 21, au devant de laquelle je vous avais conviés à me retrouver ce matin ...

 

 

Galerie-d-etude---Salle-21--Louvre-2009-.JPG

 

 

     Vous vous souvenez assurément que mardi, à propos du fragment E 25530, j'avais attiré votre attention sur un récipient vraisemblablement en calcite qu'un porteur d'offrandes s'en venait présenter à Metchetchi. 

 

     Ici devant nous, de part et d'autre de cet espace longiforme, vous constatez sans peine ce que je vous expliquais alors, à savoir : la grande diversité et d'apparence, et de taille, et de type de pierre de ces récipients des premiers temps égyptiens. (Ceux-ci datent de l'époque thinite).

 

     Comment, voici près de sept millénaires, des hommes qui étaient loin de disposer des mêmes réflexes techniques, des mêmes instruments performants que nous mais qui, judicieusement, profitèrent de la richesse pétrographique tant de la vallée du Nil que du désert oriental, s'y prirent-ils pour travailler la pierre et en faire, in fine, un art d'éternité ?

 

 

     Il subsiste, sur le mur est de la chambre A3 de l'imposant mastaba de Mererouka, à Saqqarah, proche de la pyramide du roi Téti, premier souverain de la VIème dynastie dont il fut un des vizirs, - tombeau que, cadeau appréciable, vous pouvez découvrir sur l'excellent site OsirisNet - (Merci Thierry) -, un bas-relief extrêmement intéressant présentant des artisans à l'ouvrage.

 

 

Mererouka - Ch. A3 - Bas-relief des potiers

 

 

      Et parmi eux, au troisième registre, juste en dessous d'une série de vases rangés sur une étagère, deux hommes accroupis se faisant face.   

 

  Mererouka - Ch. A3, mur est (Dessin) 

 

     Si vous vous en approchez, vous remarquerez qu'ils s'ingénient à réaliser une coupe pratiquement semblable à celle que nous avons vue mardi entre les mains d'un porteur d'offrandes de Metchetchi,

 

 

Mererouka - Dessin des potiers

 

en maniant un foret constitué d'un axe en bois dont la partie supérieure, sous ce qu'il est convenu d'appeler la "manivelle", est lestée de petits sachets contenant soit du sable, soit des galets - (ce lest peut même être parfois une pierre hémisphérique) -, les trois servant de poids, et dont, malheureusement, la partie inférieure, fichée dans le bloc à creuser, n'est bizarrement jamais représentée. Ce qui, vous en conviendrez, réduit fortement notre connaissance de la composition de l'outil en question.

 

     Qu'à cela ne tienne ! Comme souvent, il suffira de nous tourner vers le corpus hiéroglyphique constitué dès le début de la civilisation : quelques signes guideront notre réflexion, tels, respectivement, U 24,  U 25 et U 25A ci-après, de la liste de Gardiner,

 

U24

U25.jpg U25A.jpg

 

 

 

 

et ainsi nous permettront de visualiser la partie térébrante de l'outil : soit une tige d'un seul tenant se terminant par une fourche bifide à l'écartement variable que traverse une petite pièce, peut-être de bois, soit une constituée de deux morceaux en décalé.

 

     Nonobstant, quelques points d'interrogation entravent encore notre compréhension quant à la manière d'utiliser cet instrument, les techniques du forage des vases lithiques faisant toujours partie des discussions sur lesquelles les égyptologues ne parviennent pas encore à s'accorder.

 

     Ainsi en est-il de la présence de la petite barrette transversale, diversement définie. D'aucuns en effet la considèrent comme le simple symbole de la mèche en silex qui perforera la pierre, alors que d'autres y voient un "martyr" de bois, c'est-à-dire, technologiquement parlant, un élément que l'emploi répété de l'outil finira par détruire et qui, ici, servirait de protection aux dents de la fourche, leur évitant d'être trop vite abîmées par les arrêtes coupantes du croissant en silex.

 

     De plusieurs types, selon que l'on désirait une attaque étroite et profonde de la pierre - pour réaliser un vase, par exemple -, ou un évidement plus large et moins enfoncé - comme pour la coupe apportée à Metechetchi que j'évoque depuis le début de la présente intervention -, ces mèches de silex ont été retrouvées en grand nombre par les fouilleurs.

 

     D'autres ont également été exhumées : faites le plus souvent de roches dures, les différentes traces comme des stries encore visibles laissent supposer un emploi "secondaire" mais tout aussi important, à tout le moins au niveau de la finition de la pièce : son polissage.

 

     Que ce soient avec mèches perforantes ou polissantes, qu'il y ait "martyr" ou non, il est compréhensible qu'utilisées à grande échelle, les tiges en bois des forets s'usaient ou se brisaient très vite. Et comme, inévitablement, la fourche et l'écartement de ses dents se devaient d'être adaptés à l'utilisation qui en était requise, certaines d'entre elles furent, comme l'indique le hiéroglyphe U 25A ci-dessus, constituées de deux pièces assemblées : ce qui indéniablement facilitait le remplacement de la seule partie inférieure. Principe avant la lettre que nous rencontrons de nos jours avec les foreuses électriques et les différentes mèches que nous pouvons intervertir à notre guise suivant le travail à effectuer ... 

 

     Un autre, parmi les points d'interrogation subsistants : le métal composant les différents outils manipulés par les carriers et autres artisans de la pierre.

 

     Même si l'on affirme péremptoirement que ce sont les Hyksos, à l'aube du Nouvel Empire, qui introduisirent le bronze en Egypte, il est indiscutable que ce métal était bel et bien connu des Égyptiens avant l'incursion de leurs envahisseurs dans le Delta oriental : en effet, le British Museum n'expose-t-il pas, mis au jour en Abydos dans la tombe V de Khâsekhemoui, souverain de la IIème dynastie, des récipients en bronze ?

 

     Or, dans la littérature spécialisée, et je pense évidemment à l'excellent ouvrage de J.-C. Goyon et alii concernant La construction pharaonique, les renseignements ne se bousculent guère quant à la chronologie. Ainsi, par exemple, peut-on lire, p. 380, concernant les ciseaux utilisés en percussion pour tailler la pierre :

 

     Au cours du temps, le cuivre arsénié remplace le cuivre, à son tour supplanté par le bronze. Aux temps pharaoniques, l'usage des métaux ferreux, s'il a existé, reste confidentiel.

 

     On ne peut, vous en conviendrez, amis lecteurs, être scientifiquement plus imprécis pour ce qui concerne l'apparition dans le temps des métaux convoqués, tout en laissant supposer une succession dans l'histoire de leur emploi !  

 

 

     Bien que non encore complètement explicitées car il reste, comme je l'ai signifié tout à l'heure, de grandes zones d'ombre, les techniques de manufacture des vases, coupes et autres bols en pierre peuvent dans leur ensemble, à la lumière des documents lithiques en notre possession, être en partie énoncées.   

 

     Il faut d'abord, dans un premier temps, distinguer ceux taillés dans des pierres tendres - grès, calcaire, calcite - (que, très souvent encore, les catalogues nomment "albâtre égyptien") - de ceux en pierre dure - schiste, granite, quartzite, par exemple. En effet, suivant le cas, l'instrument d'évidement était différent : percuteurs en dolérite et ciseaux de cuivre suffisaient pour les premiers, tandis que forets avec mèche en pierre encore plus dure se révélaient nécessaires pour les seconds.

 

     De multiples récipients brisés ou abandonnés en cours d'exécution furent mis au jour par les archéologues : ils nous permettent de mieux appréhender les étapes successives du travail. Quel que soit le matériau de base, il fallait obligatoirement dégrossir le bloc choisi de manière à en délimiter plus ou moins la forme puis, entamer l'opération de creusement. 


 

Saqqarah-borings.jpg

 

 

    Quand l'on observe, provenant de l'excellent album de photos de Kairoinfo4u, un exemple inachevé tel que ce bloc trouvé parmi d'autres à Saqqarah et dans lequel subsistent quelques traces de forage, l'on se rend compte que creuser se faisait en pratiquant des trous successifs, proches les uns des autres de manière que, ce geste préparatoire terminé, il ne restait plus qu'à délicatement briser les cloisons internes pour qu'apparaisse le trou désiré ; la dernière manipulation consistant à polir l'intérieur - les coupes notamment, plus que les vases -, tout autant que l'extérieur avec une mèche idéalement en grès silicifié, roche principalement composée de sable de quartz.

 

     Force m'est de reconnaître que bien plus hypothétique se révèle le procédé d'évidement des vases pansus ; et plus conjecturelles encore semblables réalisations en pierre dure, paradoxalement beaucoup plus susceptibles de rapidement se briser que les tendres ...

 

    Aussi, quand on prend conscience de la quantité phénoménale de récipients lithiques retirés des sépultures égyptiennes ; quand, comme ici dans cette galerie d'étude de la salle 21, l'on reste confondu par tant de maîtrise technique des artisans de l'Ancien Empire et, bizarrement, tant de désinvolture de la part des visiteurs qui la traverse quasiment au pas de charge en n'y jetant qu'un regard peu intéressé, une évidence s'impose : cet artisanat des temps lointains ne bénéficie nullement de toute la considération que pourtant il mériterait.    

 

 

 

(Goyon/Golvin/Simon-Boidot/Martinet : 2004, 380-3 ; Simon-Boidot : 2008, 37-46

 

 

 

     Avant de prendre congé de vous, amis lecteurs, il m'est plaisir en cette fin de semaine de vous annoncer la création, depuis peu, sur le Forum qu'il m'arrive de fréquenter, d'un agenda listant les manifestations égyptologiques telles expositions, colloques, conférences, visites guidées tant en France qu'en Belgique et, pourquoi pas, dans une avenir proche, en tous lieux où l'histoire de l'Égypte antique s'inscrira en lettres d'importance.


     Certes existaient déjà, sur le Net comme au sein même du Forum, des parutions d'annonces semblables. Nonobstant, la grande nouveauté réside ici dans l'ouverture à tous, membres comme non membres, inscrits comme non inscrits. Entendez donc : opportunité à vous aussi amis lecteurs qui auriez connaissance dans votre région, dans votre ville, à la librairie de votre quartier d'un événement à l'égyptologie consacré de venir là le signaler à tous.


     Vous pour qui les seules interventions d'EgyptoMusée ne constituent qu'une première approche, vous qui désirez maintenant en savoir plus encore que ce que vous apportent nos deux rendez-vous hebdomadaires au Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, une seule adresse : l'agenda du Forum de ddchampo, désormais VOTRE propre calendrier de futures nouvelles rencontres égyptologiques. 

 

     Aux fins d'informer et d'être informés, rendez vous donc toutes affaires cessantes sur http://agenda.ddchampo.com/

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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commentaires

JA 13/02/2012 20:07

Bel hommage à ce travail artisanal d'une civilisation parmi tant d'autres et qui se valent bien........ chacune avec leurs valeurs.....ou leurs défauts...
A bientôt,
JA

Richard LEJEUNE 14/02/2012 08:10



     Il y a en effet tant à dire sur les arts de toutes ces civilisations qui se sont succédé à l'Antiquité ... J'ai choisi l'Égypte et d'autres,
sur la toile, s'intéressent plus particulièrement à la Grèce ou à Rome ...


 


     De l'intérêt - sous cet aspect, notamment - de disposer d'Internet qui donne la parole aux passionnés !



FAN 13/02/2012 17:58

Enfin, j'ai un peu de temps pour lire vos deux derniers posts qui nous interpellent surtout sur la fabrication des objets en creux et en pierre afin de les rendre "éternels"!!Très judicieuse la
manière qu'avait les artisans mais il leur fallait énormément patience et amour du beau!! Je pense que vous allez nous parler ensuite de la fabrication des objets en bronze ou cuivre!! Merci pour
la partage du ddchampo où les passionnés d'Egypte Ancienne seront ravis d'y trouver agenda et forum!!! BISOUS FAN

Richard LEJEUNE 14/02/2012 08:06



     Désolé de peut-être vous décevoir, chère Fan, mais non, je n'escompte pas intervenir - pour l'instant, à tout le moins - sur les monuments
en bronze ou en cuivre.


Pour la bonne et simple raison que le sujet ne s'y prête pas en rapport avec la vitrine 4² de la salle 5 que nous découvrons depuis un certain temps déjà : aucun des
fragments peint arrachés au mastaba de Metchetchi ne m'invite à aborder l'art du métal ...  



TIFET 12/02/2012 17:56

et comme vous le faites si bien Richard !! rendre hommage à ces milliers d'artisans qui effectivement dans l'anonymat créaient et travaillaient pour Pharaon, sans penser que peut-être un jour
d'autres hommes retrouveraient leurs créations......Merci pour cet agenda, une très bonne idée !

Richard LEJEUNE 13/02/2012 07:24



     Je suis également persuadé que la création de ce calendrier des manifestations égyptologiques constitue un outil nécessaire à tous ceux de
mes lecteurs qui, non seulement, désirent être tenus au courant mais aussi souhaiteraient informer d'un événement se déroulant dans leur région. Raison pour laquelle j'ai jugé important de
l'évoquer ici même ...


Chacun en fera ce qu'il voudra !



etienne 11/02/2012 19:13

merci Richard pour ces informations relatives à l'art des ouvriers égyptiens si habiles.
l'agenda ddchampo est évidement un plus, ce qui rend ce forum encore plus incontournable égyptologiquement parlant!

amicalement!
Etienne.

Richard LEJEUNE 12/02/2012 09:50



     Cette habileté de tant d'anonymes, vous l'aurez compris Etienne, fait partie des sujets qui, à propos de cette civilisation, me fascinent le
plus ...


Et leur rendre semblable hommage ne constitue qu'un simple acte humaniste !



François 11/02/2012 18:45

Exceptionnels artisans : ces récipients en minéraux sont toujours générateurs d'émotion lorsqu'on en croise dans les vitrines des musées...
Merci de nous rappeler ici l'extrême habileté de ces hommes.
Et que dire de ceux qui ont exécuté dès l'Ancien Empire cette coupe admirable de finesse visible ici :

http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SbEf-On7YgI/AAAAAAAAM6k/M_-6zfU1QMQ/s400/ScreenShot007.jpg

Merci, aussi, de te faire le relais de cet "agenda évènementiel" de l'égyptologie qui donnera, j'espère, une audience méritée aux multiples personnes qui se dévouent à faire connaître et expliquer
les merveilles de l’Égypte Ancienne...

Amicalement !
François

Richard LEJEUNE 12/02/2012 09:46



     Merci François, grâce à ce lien judicieux que tu proposes, d'avoir attiré l'attention de mes lecteurs sur cette superbe coupe en gneiss aux
bords repliés datant de la IVème ou de la Vème dynastie retrouvée dans un des mastabas de Guizeh : on la croirait en céramique et de notre époque ! Quelle belle preuve, une fois encore, de la
maîtrise des artistes de l'époque ...


 


     Quant à ce calendrier des événements, nouveauté bien intéressante de "notre" Forum égyptologique, dont
ici j'ai cru bon de me faire l'écho, tu auras compris que je lui souhaite longue et fructueuse vie ...



Alain 11/02/2012 14:36

Je me souviens de cette salle 21 remplie de récipients collés les uns contre les autres.
Effectivement, les visiteurs passent rapidement sans se poser de questions sur leur fabrication qui paraît presque moderne.
A mon avis, tu devrais te faire embaucher au Louvre comme guide... A moins que l’on accroche ton article bien en évidence ? Les visiteurs comprendraient l’incroyable travail de patience qui permit
à ces artistes égyptiens, avec des outils déjà assez sophistiqués pour l’époque, d’élaborer des récipients au fini aussi parfait.

Richard LEJEUNE 12/02/2012 09:33



     Il y a effectivement tant de vitrines dans ce Département qui mériteraient que l'on s'y attarde, ne fût-ce que pour rendre hommage au
travail de ces artistes des temps anciens ...


 


    Au-delà des conotations politico-religieuses, au-delà de la vie d'hommes illustres, cet éclairage que je mets sur celle d'hommes de l'ombre,
constitue un des messages que, très modestement, j'essaie aussi de faire passer ...



christiana 11/02/2012 10:41

De tous temps, les hommes ont toujours su tirer parti des matières qui les entouraient et des techniques nouvellement découvertes pour arriver, parfois, à un art d'éternité.
Ce bas-relief présentant des artisans à l'ouvrage est une source d'informations extrêmement intéressante! On dirait une bande dessinée expliquant leur travail!

Concernant le procédé d'évidement des réalisations en pierre dure qui risquent, c'est vrai, de se briser plus que les tendres ... Je suppose qu'ils ont employé un processus de protection, c-à-d
qu'on taille d'abord l'extérieur du récipient, puis on l'enfuit dans le sable et on peut ainsi creuser l'intérieur plus facilement puisqu'il est soutenu avec une pression tout autour...

Richard LEJEUNE 12/02/2012 09:28



     Souvent, effectivement, les peintures et gravures murales égyptiennes sont ressenties à l'égal de nos bandes dessinées modernes.


 


     Elles constituent, vous le soulignez judicieusement, une mine d'informations que les fouilles archéologiques menées par les égyptologues
viennent confirmer ou, parfois infirmer car, ne l'oublions jamais, l'art égyptien est empreint de certains codes à connotations funéraires : tout n'est donc pas aussi "réaliste" que l'on pourrait
le croire !


 


     Il nous faut aussi, pour expliquer ce que les artistes n'ont pas forcément montré nous contenter de l'avancée des recherches in
situ. C'est ainsi que, par rapport à votre dernière remarque, la découverte, au début du XXème siècle, de ce qui fut un atelier de forage de vases en pierres dures pourrait corroborer ce que
vous avancez.


 


     En effet, furent mis au jour sur un site de Haute-Egypte situé à quelques kilomètres d'Assouan, à Hieraconpolis très précisément (l'ancienne
Nekhen des Égyptiens ; Kom el-Ahmar en arabe) des cavités dans le sol permettant de comprendre que les vases fabriqués là y avaient vraisemblablement été déposés pendant leur forage, ne fût-ce
que pour absorber l'onde de choc due aux percussions qu'ils subissaient.


 



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  • : Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
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