Vous souvenez-vous de la découverte de la pyramide de Khay qu'avait faite la mission conjointe de l'ULB (Université libre de Bruxelles) et de l'ULg (Université de Liège), dirigée par Laurent Bavay et Dimitri Laboury ?
J'insiste bien : il s'agit d'une pyramide précédant l'hypogée proprement dit - tradition d'une certaine époque - et non d'une tombe comme il est erronément titré par M. Tonic, dans un article pour une revue grand public croisé sur le Net.
Vraisemblablement en contrebas sous une maison villageoise dont vous apercevez un mur ci-dessus à l'extrême gauche de la photographie et que voici, vue de face,
dominant le Ramesseum,
le tombeau de Khay reste en effet encore à mettre au jour, comme je vous l'avais indiqué dans le compte-rendu que je vous avais proposé le 23 février dernier.
J'ai la grande chance de virtuellement connaître Marie, une compatriote résidant à Louxor, qui s'est tout récemment rendue avec des amis dans la Vallée des Nobles pour y voir le monument et qui, comme elle me l'avait promis, y a réalisé quelques clichés.
D'une amabilité qu'il n'est plus à démontrer, charmante à tous points de vue, Marie m'a sans hésiter permis de les publier ici pour que vous puissiez vous aussi en bénéficier.
Rappelez-vous : nous sommes dans la montagne thébaine, à l'arrière du village de Gournah.
Plus précisément près de la tombe TT C3 d'un certain Amenhotep, bras droit du chancelier Sennefer, à la XVIIIème dynastie.
Dans ce périmètre de fouilles octroyé par l'Égypte à la mission belge, les deux archéologues et leur équipe découvrent les vestiges d'une pyramide effondrée que des preuves irréfutables permettent d'attribuer à Khay, un des vizirs de Ramsès II.

Le 1er mars 2013, le travail terminé, le silence reprend ses droits, le
chantier se clôt et la pyramide de Khay, telle une oeuvre de Christo, se retrouve précieusement emballée pour passer l'été "bien au chaud", en
attendant le retour
des égyptologues, à l'automne prochain ...

Gageons que nous patienterons avec elle pour connaître la suite de son histoire ...
(Immense merci à Marie et à Raymond de nous avoir offert ces intéressants documents ; ainsi qu'au Professeur D. Laboury pour l'avant-dernier cliché que je vous avais déjà précédemment donné à découvrir.)
Petite mise au point qui n'a strictement rien à voir avec ce qui précède : je spécifie à tous ceux qui, très fréquemment, introduisent "Richard Lejeune" dans Google que seules les références à EgyptoMusée me concernent : je ne suis inscrit et n'ai donc aucun profil sur un quelconque réseau social et les photos que l'on peut voir ne me représentent nullement. En outre, je ne suis fort heureusement pas celui dont on annonce, sur le site "in memoriam.be", le décès le 11 mars dernier dans une commune où j'ai jadis résidé !
ADDENDA
Jeudi 2 mai 2013
Permettez-moi, amis visiteurs, de partager avec vous une intéressante précision que m'a, hier soir 1er mai, adressée Dimitri Laboury :
"En quelques mots, oui, la maison sur l'entrée de la tombe de Khay est toujours habitée (sinon nous serions déjà allés y voir de plus près, bien sûr). Sa démolition a été retardée par le propriétaire, qui est un ancien membre du SCAE, mais le programme de démolition a été arrêté depuis la révolution.
Donc, c'est l'inconnue. On verra ce qui pourra être négocié avec lui et avec le SCAE."
J'ajouterai simplement que le CSAE, - SCAE,
en anglais -, est le Conseil suprême des Antiquités de
l'Égypte.
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