Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.
Charles BAUDELAIRE
Le serpent qui danse
Extrait de Les Fleurs du Mal, 28
dans Œuvres complètes
Paris, Seuil, Collection "L'Intégrale", 1968,
p. 97
Premières phrases du conte du "Prince prédestiné", au verso du Papyrus Harris 500, retranscrites en écriture hiéroglyphique par Sir Alan Gardiner.
HARRIS.
Mis à part les quelques rares parmi vous qui, en juin 2008, déjà furent les premiers lecteurs de mon blog né trois mois auparavant ; mis à part ceux qui, lors de l'une ou l'autre recherche au sein de mes articles durant ces deux lustres écoulés, auraient par hasard croisé ce patronyme, peu connaissent les chants d'amour égyptiens du Nouvel Empire que je publiais régulièrement le samedi : eh oui, à cette époque-là, ÉgyptoMusée proposait deux articles par semaine !
Quoi qu'il en soit, dans l'un d'eux, celui du 28 juin 2008, j'évoquai le nom de l'amateur et marchand d'antiquités anglais Anthony Charles Harris, (1790-1869), dans la mesure où, acquise par le British Museum suite à la vente qu'organisa sa fille adoptive en 1871, la majorité de sa collection de papyri nous est maintenant bien connue, bien étudiée, bien traduite : c'est ce que les égyptologues sont convenus de désigner sous les appellations de Papyrus Harris I, - ou Grand Papyrus Harris -, de Papyrus Harris II, de Papyrus Harris 500 qui contient un conte de chaque côté du rouleau ainsi que quatre groupes inégaux de poèmes inscrits au recto, et enfin de Papyrus Harris 501 donnant pour sa part à connaître un texte magique.
Ces quelques mots introductifs et surtout les propos qui clôturèrent mon intervention de la semaine dernière, vous auront permis de comprendre, amis visiteurs, qu'aujourd'hui j'ai choisi de vous entretenir du P. Harris 500, - également référencé P. BM EA 10060 -, puisqu'il contient deux contes dont l'un constitue celui que, d'après le titre de mon présent article, est appelé par les égyptologues le Prince prédestiné ou, notamment par leurs homologues allemands, Der verwunschene Prinz (Le Prince ensorcelé) ou encore, par les Anglais, à la suite de Sir Alan H. Gardiner, The doomed Prince (Le Prince condamné).
Au verso de ce manuscrit de quelque 154,5 centimètres de longueur et 19,5 de largeur, actuellement subdivisé en plusieurs "pages" présentées sous cadre, il est copié en écriture hiératique faisant suite à un récit intitulé La Prise de Joppa.
Dans la présentation du conte du Prince prédestiné au sein de son ouvrage dédié aux Contes populaires de l'Égypte ancienne, Gaston Maspero, (1846-1916), nous apprend que le papyrus fut découvert par l'égyptologue anglais Charles Wycliffe Goodwin (1817-1878) qui en publia une traduction en 1874, puis qui le mit en dépôt à Alexandrie, dans une maison qui s'effondra en partie quelques années plus tard suite à l'explosion d'une poudrière toute proche ; de sorte que le document que possède aujourd'hui le British Museum s'en retrouve mutilé à plusieurs endroits ...
Quant à lui, dit-on, un roi, on n'avait pas mis au monde pour lui d'enfant mâle ...
Ainsi, littéralement traduit, commence le texte du conte du Prince prédestiné qui daterait, selon l'égyptologue français Gustave Lefebvre, de la XIXème dynastie, soit de la fin du règne de Séthi Ier ou du tout début de celui de Ramsès II.
Mais il est évident que la traduction qu'il nous en offre, et dont je vous proposerai ce matin d'en découvrir de larges extraits, a été réalisée dans un français bien plus facile et agréable à lire.
Il y avait une fois, dit-on, un roi (d'Égypte) auquel n'était pas né d'enfant mâle. (Alors Sa Majesté, vie, santé, force) demanda aux dieux de son temps de lui (accorder) un fils, et ceux-ci ordonnèrent qu'il lui en naquit un. (...)
Il coucha donc cette nuit-là avec sa femme et (celle-ci devint) enceinte. Et quand elle eut accompli les mois de la naissance, voici que naquit un garçon. Alors vinrent les Hathors pour lui fixer un destin. Elles dirent : "Il périra par le crocodile ou par le serpent, ou encore par le chien." Les gens qui étaient auprès de l'enfant entendirent (ces paroles) et les rapportèrent à Sa Majesté, vie, santé, force.
Autorisez-moi à interrompre une première fois votre lecture pour, dans un premier temps, vous signaler qu'ici, les "Hathors" prédisant au bébé un bien triste avenir loin des félicités auxquelles l'on serait en droit de s'attendre, furent, dans la statuaire égyptienne, toujours au nombre de sept belles et gracieuses jeunes femmes, ainsi que vous pourriez les voir figurées en visitant les temples de Louxor et de Deir el-Bahari, par exemple.
Mais aussi, dans un second temps, pour accréditer une opinion du psychologue américain d'origine autrichienne Bruno Bettelheim (1903-1990) qui dans son ouvrage "Psychanalyse des contes de fées", avançait que "pour qu'il y ait conte de fées, il faut qu'il y ait menace ; une menace dirigée contre l'existence physique du héros, ou contre son existence morale.
Et de poursuivre : "De toute façon, dès que l'histoire commence, le héros est précipité dans de graves dangers." Bettelheim, bien évidemment, n'évoquait nullement le conte égyptien que vous découvrez ce matin. Ceci posé, je trouve extrêmement intéressant le fait que quelques milliers d'années avant les contes de fées "traditionnels" auxquels l'étude de Bettelheim fait allusion, l'auteur antique plaça déjà son héros dans un cas de figure tout à fait semblable.
Alors Sa Majesté, vie, santé, force, son cœur devint triste excessivement. Et Sa Majesté, v. s. f. (lui) fit construire, sur le plateau désertique, (une maison) en pierre, qui fut fournie en personnel et en toute sorte de bonnes choses provenant du palais, v. s. f., car l'enfant ne devait pas aller dehors.
Quand l'enfant fut devenu grand, étant monté sur sa terrasse, il aperçut un chien qui suivait un homme marchant sur la route. Alors il dit à son serviteur qui était près de lui : "Qu'est-ce, ce qui marche derrière l'homme qui s'avance sur la route" ? Il lui répondit : "C'est un chien". Et l'enfant dit : "Qu'on m'en amène un pareil". Alors le serviteur alla répéter ces propos à Sa Majesté, v.s.f. Et Sa Majesté, v.s.f. dit : "Qu'on lui amène un jeune (chien) frétillant afin que son cœur (ne soit pas) triste ."
Or, après que des jours eurent passé là-dessus, l'enfant prit de l'âge dans tout son corps, et il manda à son père, disant : "À quoi sert-il que je reste inactif ici ? Vois, je suis promis au Destin. Permets donc que je sois laissé libre d'agir à ma fantaisie, jusqu'au jour où le dieu fera ce qu'il a l'intention (de faire)." On attela pour lui un char muni d'armes de toute sorte et on plaça un (serviteur) à sa suite comme écuyer. Puis on le fit passer sur la rive est, et on lui dit : "Va maintenant à ta guise." Son chien était avec lui. Et il alla au nord, à sa fantaisie, sur le plateau désertique, se nourrissant de ce qu'il y avait de mieux parmi tout le gibier du désert.
Souffrez qu'une fois encore j'interrompe le bon déroulement de votre lecture de ce conte, amis visiteurs, afin que je puisse vous préciser qu'ici réside l'unique et bien mince allusion, vous en conviendrez, à la navigation telle que je l'épingle dans tous mes articles du moment ressortissant à la littérature égyptienne : la traversée d'un fleuve, non mentionné, comme d'ailleurs nulle part précédemment, je le souligne, le texte originel n'indique que l'histoire se passe en Égypte. De sorte que ce que vous avez lu dans les parenthèses a été ajouté par le traducteur, Gustave Lefebvre, de manière à en faciliter la compréhension.
La seule notation géographique, - le nord de la Syrie actuelle, côtes à l'ouest du Liban exceptées -, apparaîtra dans quelques instants : il s'agira de l'endroit où aboutit le jeune prince, ce qui vous permettra de comprendre, avec ici l'indication de la "rive est", de quel pays il est parti. Je souligne également, mais vous l'aurez déjà assurément remarqué, que ni le nom du souverain ni celui du prince n'ont été indiqués !
Comme chaque fois qu'après avoir évoqué "Sa Majesté", l'auteur originel ajoute la célèbre formule d'eulogie que je vous ai dernièrement détaillée : phrase exclamative se déployant en trois souhaits valant pour son avenir post mortem, souvent abrégés en trois hiéroglyphes,
[ankh, oudja, seneb] ; vœux pouvant aussi être traduits par cette proposition optative : puisse-t-il être vivant, intact et en bonne santé !, - ainsi que l'expliquent Pierre Grandet et Bernard Mathieu à la treizième leçon de leur cours, (référence dans ma bibliographie infrapaginale) -, vous ne pouvez que déduire que le début de cette narration se déroule en terre égyptienne ; mais sans toutefois plus de précision.
Et poursuivant les réflexions de B. Bettelheim énoncées tout à l'heure, j'ajouterai que si certains héros de contes de fées "pleurent jusqu'au moment où un ami magique survient pour leur dire ce qu'ils doivent faire pour lutter contre la menace ", d'autres préfèrent tenter "d'échapper à leur horrible destin par la fuite" : partir en terres étrangères et y commencer une nouvelle vie. Voilà donc ce que décidèrent le Prince prédestiné et Sinouhé, que nous avons lu avant les vacances de Printemps.
Il arriva ainsi chez le chef de Naharîn. Or il n'était pas né d'enfant au chef de Naharîn, sauf une fille, pour laquelle fut construite une maison, dont la fenêtre était à soixante-dix coudées au-dessus du sol. Il se fit amener tous les fils de tous les chefs du pays de Syrie et il leur dit :" Celui qui atteindra la fenêtre de ma fille, il l'aura pour femme." (...)
Or, après que beaucoup de jours eurent passé, le jeune prince vint pour sauter avec les fils des chefs. Il sauta et atteignit la fenêtre de la fille du chef de Naharîn. Elle le baisa et l'embrassa sur tout son corps.
Dans un premier temps, le père de la jeune fille refuse d'entériner cet exploit au motif que le jeune homme est étranger et n'est point fils d'un des chefs du pays. Il lui conseille de retourner en Égypte. Mais la jeune fille qui ne l'entend pas de cette oreille jure
"Par Rê-Harakhti ! qu'on me l'enlève et je cesserai de manger, je cesserai de boire, et je mourrai sur l'heure. (...) Par Rê ! qu'on le tue et, quand le soleil se couchera, je serai déjà morte. Je ne lui survivrai pas d'une heure."
Ainsi contraint d'infléchir sa décision première, le père consent aux objurgations de sa fille unique. Au jeune prince, il
témoigna de la considération : il l'embrassa et le baisa sur tout le corps, puis lui dit : "Dis-moi quelle est ta condition, car tu es pour moi comme un fils". Il lui répondit : Je suis le fils d'un officier du pays d'Égypte. Ma mère mourut et mon père prit une autre femme. Mais elle se mit à me haïr et je m'en allai fuyant devant elle. "
Alors il lui donna sa fille pour femme ; et il lui donna une maison et des champs, également des troupeaux et toute sorte de bonnes choses.
Après que beaucoup de jours eurent passé là-dessus, le jeune homme dit à sa femme : "Je suis promis à trois destins : le crocodile, le serpent, le chien." Elle lui répondit : "Fais tuer le chien qui te suit". Mais il lui dit : "Je ne permettrai pas qu'on tue mon chien, que j'ai élevé quand j'étais petit."
Alors elle se mit à veiller sur son mari avec le plus grand soin et elle ne le laissait pas sortir seul.
(...)
Après la fin de la brise du soir, le jeune homme se coucha sur son lit et le sommeil s'empara de son corps. Sa femme remplit une (écuelle de vin et) une autre de bière. (Un serpent) sortit (de son) trou pour mordre le jeune homme : sa femme était assise à côté de lui, mais elle ne dormait pas. Alors les (écuelles) attirèrent le serpent : il but et s'enivra ; puis il s'endormit et se retourna (sur le dos). Et sa (femme le fit) mettre en morceaux avec sa hache. Puis on réveilla son mari ... et elle lui dit : "Eh bien ! ton dieu a mis un de tes destins dans ta main ; il veillera (encore sur toi, à l'avenir. " Il) fit alors des offrandes à Rê, l'adorant et exaltant sa puissance chaque jour.
Et après que (des jours eurent passé là-dessus), le jeune homme sortit pour se promener en manière de divertissement dans son domaine ; (sa femme cependant) ne sortit pas (avec lui), tandis que son chien l'accompagnait. Or son chien reçut le pouvoir de parler : "Je suis ton destin." Alors il courut devant lui et, étant arrivé au fleuve, il descendit dans l'eau. Mais le crocodile le (saisit) et le traîna à l'endroit où se tenait (d'ordinaire) l'esprit des eaux. (...) Le crocodile dit au jeune homme : " Je suis ton destin qui t'a poursuivi. Voici (trois mois pleins) que je combats avec l'esprit des eaux. Or, vois, je suis disposé à te rendre la liberté. Si mon (ennemi s'avance) pour combattre et que tu veuilles prendre mon parti, tue l'esprit des eaux.
(Lacune dans le papyrus)
Et après que la terre se fut éclairée et qu'un second jour fut venu, (l'esprit des eaux) revint
Mais ici s'arrête le manuscrit ...
De sorte que nous ne saurons jamais qui du chien ou du crocodile accomplira l'irréparable prédiction des Hathors : le jeune prince tuera-t-il l'esprit des eaux pour que la clémence du crocodile lui assure sa vie ? Si tel était le cas, que ferait alors le chien, compagnon mais troisième destin funeste du jeune homme ?
Après le Naufragé, souvenez-vous, voici donc un autre conte ressortissant au domaine du merveilleux, - même si je me crois autorisé à avancer que cette notion, que ces recours à la magie me semblent majoritairement récurrents dans le corpus des contes de l'Égypte antique.
Le Prince prédestiné constitue un récit dans lequel la magie détient un rôle prépotent, que ce soit dès les premières lignes, - la naissance de l'enfant princier - ; que ce soit l'épisode dans lequel le jeune prince arrivé au Naharina saute de manière telle qu'il atteint la fenêtre des appartements de la belle à une hauteur humainement inconsidérée, ou que ce soit enfin ceux qui vous ont permis de croiser son propre chien et un crocodile, tous deux doués de parole ...
Les contes égyptiens, à la différence, importante quand même, il faut le savoir, de ceux qui, plus tard, s'écriront dans la Grèce antique puis en notre Moyen âge essentiellement destinés à distraire les enfants, furent quant à eux toujours considérés en tant qu'œuvres littéraires à part entière ; raison pour laquelle, par exemple, je vous l'ai il n'y a guère rappelé, ils servirent de modèles d'écriture pour les apprentis scribes ... mais également, et c'est là que je souhaitais en arriver, devinrent-ils d'éventuelles sources d'inspiration pour d'autres auteurs en d'autres lieux comme en d'autres temps, avant que Champollion nous ait appris à déchiffrer les hiéroglyphes, soit bien avant que la littérature égyptienne nous fût familière !
Comment, dès lors, expliquer l'indubitable filiation existant jusqu'à un certain point entre ce texte antique du Prince prédestiné que vous venez de lire et le conte du dix-septième siècle de La Belle au Bois dormant, de Charles Perrault, - ainsi que l'avait déjà parfaitement identifié dans le commentaire qu'il m'avait adressé la semaine dernière, Guillermo Fernandez Oria, un visiteur fidèle de mon blog, à partir de son site "Egiptomaniacos en France" qui accepte de régulièrement publier mes articles ?
Remémorez-vous les premières phrases :
" Il était une fois un roi et une reine qui étaient si fâchés de n'avoir point d'enfants, si fâchés qu'on ne saurait dire. Ils allèrent à toutes les eaux du monde ; vœux, pèlerinages, menues dévotions, tout fut mis en oeuvre, et rien n'y faisait. Enfin pourtant la reine devint grosse, et accoucha d'une fille : on fit un beau baptême. On donna pour marraines à la petite princesse toutes les fées qu'on put trouver dans le pays, il s'en trouva sept, afin que chacune d'elles lui faisant un don, comme c'était la coutume des fées en ce temps-là, la princesse eut par ce moyen toutes les perfections imaginables. (...)
Mais comme chacun prenait sa place à table, on vit entrer une vieille fée qu'on n'avait point priée parce qu'il y avait plus de cinquante ans qu'elle n'était sortie d'une tour et qu'on la croyait morte, ou enchantée. (...)
La vieille crut qu'on la méprisait, et grommela quelques menaces entre ses dents (...)
Interpellant, n'est-il pas ?
S'appuyant sur un extrait de la préface que Victor Bérard rédigea pour l'Odyssée, d'Homère, publiée aux éditions Armand Colin en 1942, Gustave Lefebvre, dans son introduction aux Romans et contes égyptiens de l'époque pharaonique, avance que les contes et romans d'aventure égyptiens furent une inépuisable manne dans laquelle, pirates, marins et commerçants dont les embarcations sillonnaient la Méditerranée entre l'Égypte et la Phénicie, puisèrent allègrement.
Voilà peut-être ce qui explique qu'au-delà des mers, au-delà des temps, le Prince prédestiné d'un anonyme auteur égyptien du Nouvel Empire arriva sur la table de rédaction de Charles Perrault qui en fit, avec beaucoup de talent, une Belle au bois dormant ... qui tant nous plut jadis, ainsi qu'à nos enfants ... et plaît toujours autant à nos petits-enfants.
BIBLIOGRAPHIE
BETTELHEIM Bruno, Psychanalyse des contes de fées, Paris, Robert Laffont, Le Livre de Poche Pluriel 8342, 1976, pp. 220-1 et 333-47.
GARDINER Alan H., The tale of the Doomed Prince, in Late-Egyptian stories, dans Bibliotheca Aegyptiaca I, Bruxelles, 1981, Édition de la Fondation égyptologique Reine Élisabeth de Belgique, p. 1.
(Reproduction anastatique de l'édition de 1932)
GRANDET Pierre/MATHIEU Bernard, Cours d'égyptien hiéroglyphique, Volume I, Paris, Éditions Khéops, 1990, pp 146-7.
LEFEBVRE Gustave, Le Prince prédestiné, dans Romans et contes égyptiens de l'époque pharaonique, Paris, Librairie d'Amérique et d'Orient Adrien Maisonneuve, 1988, pp. 114-24.
MASPERO Gaston, Conte du Prince prédestiné, dans Contes populaires de l'Égypte ancienne, Paris, Libella, 2016, pp. 57-8 et 333-47.
PERRAULT Charles, La Belle au Bois dormant.
(Lien vers l'intégralité du texte disponible sur le Net)