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Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...

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PARIS RETROUVÉ - 3. - EXPOSITION "ÉGYPTE DE PIERRE, ÉGYPTE DE PAPIER" AU LOUVRE : L'AKH MENOU ET LA CHAMBRE DES ANCÊTRES DE THOUTMOSIS III

 

J'étais seul, l'autre soir, au Théâtre-Français,
Ou presque seul ; l'auteur n'avait pas grand succès.
Ce n'était que Molière...

 

 

Alfred  de  Musset

Une soirée perdue

 

dans Poésies nouvelles 

Paris, Bibliothèque-Charpentier,

p. 194 de mon édition de 1891

 

 

     Après avoir, samedi dernier, esquissé un portrait professionnel d'Emile Prisse d'Avennes, je vous convie ce matin, amis lecteurs, à m'accompagner à l'intérieur de cette petite salle 12 bis du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre où, en l'honneur du savant français, a été mise sur pied une fort intéressante exposition intitulée "Égypte de pierre, Égypte de papier".

 

     A l'instar d'Alfred de Musset, pendant ma longue visite, mes prises de notes et mes prises de vues, je fus complètement seul, ou presque seul : un temps, un visiteur passa subrepticement la tête. J'aime à croire que ce ne fut pas ma présence qui lui fit très vite se retirer.

Après tout, ce n'était que Prisse d'Avennes !, a-t-il dû penser ...

 

     Un petit incident me fit même plus que sourire : désirant mieux observer un document exposé dans une vitrine sur socle de bois, j'avançai trop vigoureusement le pied qui vint fortement buter contre le meuble. Déjà, ce bruit sourd dans un endroit aussi confiné eût dû interpeller les deux agents de surveillance que j'avais croisés dans l'immense galerie Henri IV toute proche.

 

     Pis : le contact déclencha une alarme qui, elle, ne pouvait laisser indifférent, surtout à une heure où, nous trois mis à part, tout était désert ... Mais peut-être crurent-ils que ce n'était que le fantôme du dieu moabite, Belphégor en personne, qui rejoignait sa statue comme, à l'époque romaine, les pénates leur foyer ...  

 

     Que croyez-vous qu'il arriva ? Eh bien, je continuai à rester parfaitement seul, ce matin-là, en cette salle-là, pour m'attarder tout à mon aise la reconstitution qui y avait été faite de la "Chambre des Ancêtres" de Thoutmosis III quand elle avait, dans le premier quart du siècle dernier, quitté le Cabinet des  Médailles de la Bibliothèque nationale à laquelle l'archéologue français l'avait léguée.


 

Chambre-des-Ancetres.JPG

 

 

      Egypte de pierre , donc, pour commencer notre visite, avec la dite table-vitrine "musicale" proposant, dessiné à partir des relevés de fouilles et annoté par Emile Prisse d'Avennes, en 1859 ou 1860,  un plan l'Akh Menou,  temple de régénération de Thoutmosis III

 

(Paris) 185

 

(Ce document est actuellement conservé au Département des Manuscrits de la BnF.)

 

     Sur le cliché que j'ai pris de ce plan, j'ai personnellement ajouté une flèche rouge de manière que la "Chambre des Ancêtres" devant laquelle nous nous trouvons ce matin vous soit plus facilement repérable, à l'extrémité sus-est de ce que les égyptologues appellent volontiers la "Salle des Fêtes".


     Petit bémol à mon enthousiasme : j'ai estimé didactiquement regrettable que les concepteurs de l'exposition n'adjoignent pas à ce plan une vue d'ensemble du domaine d'Amon-Rê de manière à permettre de visualiser les constructions de Thoutmosis III dans le contexte général du temple de Karnak.

 

     Aussi, me suis-je aujourd'hui autorisé, uniquement pour vous amis lecteurs dont beaucoup, probablement, ont déjà visité les lieux, de rappeler où se situait ce complexe ajouté par ce pharaon au début de son règne autonome, immédiatement après la Cour dite du Moyen Empire, à l'extrémité de l'axe ouest-est du temple divin.

 

     Et c'est ici par un A que, sur la photo ci-dessous, prise d'après l'ouvrage de Golvin/Goyon référencé en fin d'article, j'ai indiqué la situation de la "Chambre des Ancêtres".

 

Plan Karnak

 

 

      De quoi s'agit-il exactement ?

  Texte-Thoutmosis-III---Akh-Menou.jpg

Richard  LEJEUNE

 

 

     ... Il a fait, en tant que son monument pour son père Amon-Rê, l'aimé, l'acte d'élever pour lui l'Akh-Menou, comme quelque chose de nouveau, en pierre de grès.

 

 

     A plusieurs endroits du temple de Karnak, souvenez-vous du "Mur des Annales" qu'en décembre 2009 et janvier 2010 nous avions abondamment évoqué ensemble, Thoutmosis III fit graver des épisodes de sa vie, essentiellement militaires. Sur un des murs extérieurs de l'Akh Menou, l'on peut ainsi lire ses intentions pour glorifier Amon, dieu tutélaire de Thèbes, de lui avoir permis de remporter la (non-) bataille de Megiddo : lui ériger, à l'est de la cour du Moyen Empire, sur un espace quasiment vierge de toute construction antérieure, un temple de quelque 79 x 39 mètres, qu'il appellerait Menkheperrê est brillant de monuments - (Menkheperrê, entendez Thoutmosis III) -, se composant de plusieurs chambres, de magasins et d'une imposante salle à piliers et colonnes, communément appelée donc, "Salle des Fêtes".

Nous sommes en l'an 24 du règne.

 

     C'est dans l'angle sud-est de cette salle hypostyle que se trouvait une petite chapelle indépendante, quasiment de plan carré (2, 47 x 2, 65 m), s'ouvrant sur l'Akh Menou et dont les trois murs internes alignaient, en élégants bas-reliefs, une théorie de statues de souverains antérieurs à Thoutmosis III - 61 en tout -, figurés assis sur un simple siège cubique sans dossier ni accoudoirs et répartis sur quatre registres. Les noms respectifs de ces monarques se lisent dans des cartouches qu'accompagnent trois petites colonnes de hiéroglyphes .

 

     Sur la paroi de gauche,

 

Chambre des Ancêtres - Mur de gauche

 

 

le roi en taille héroïque présente par deux fois à ces illustres prédécesseurs les offrandes alimentaires traditionnelles disposées sur une table.

 

     Vous remarquerez que les parties de blocs manquants ou fortement dégradés ont été complétées par des dessins à l'encre  : il faut savoir que, par souci d'exactitude, de recherche d'authenticité pour une éventuelle reproduction - but inlassablement poursuivi dans toute son oeuvre -, Prisse d'Avennes avait pris soin, avant de démonter le monument, de relever l'ensemble des figures et des décors par estampage.


     Sur la paroi du fond, vous comprendrez qu'un axe central organise tout l'espace de manière que les personnages assis à gauche soient tournés vers la gauche, c'est-à-dire vers Pharaon offrant et, inversement, ceux à la droite de cette ligne médiane imaginaire regardent vers la droite, pour exactement la même raison.   

 

 

Chambre des Ancêtres - Mur du fond (2009)

 

 

     Mais quoi qu'il en soit de la direction, ces souverains - et c'est important à noter- ne sont en rien classés chronologiquement ! 

 

     Sur la paroi de droite, à nouveau Thoutmès III fait offrande à certains de ceux qui se sont succédé avant son propre règne.

 

Chambre-des-Ancetres---Mur-de-droite.jpg

 

 

     Comme le propose une autre vitrine, de tous ces cartouches royaux, pour en faciliter l'étude, l'égyptologue français Théodule Devéria (1831-1871), Conservateur-adjoint du Louvre, réalisa lui aussi en son temps des estampages, 

 

 

-Paris--196.jpg

 

 

c'est-à-dire des moulages sur papier vergé

 

-Paris--198.jpg

 

 

et put ainsi dessiner en plan l'ensemble des trois parois aux fins de consigner le tout dans un manuscrit.

 

 

-Paris--187.jpg

 

     Si certains des cartouches des rois ici convoqués ont été passablement abîmés et ne sont donc plus lisibles, un grand nombre restent néanmoins identifiables : de sorte que subsiste une importante liste de souverains des IVème, Vème et VIème dynasties - soit huit ayant gouverné aux temps les plus anciens de l'histoire égyptienne -, et des XIème, XIIème, XIIIème et XVIIème dynasties thébaines ; ces deux dernières, avec respectivement dix et neuf rois, constituant le corpus le plus développé.

 

     Il fut longtemps de tradition de considérer ce monument comme une table généalogique de ceux qui, avant Thoutmosis III, avaient régné à Thèbes ou avaient marqué de leur sceau de nouveaux apports architecturaux dans le temple de Karnak.

 

     Des études historiques plus poussées, notamment menées par Madame Elisabeth Delange, Conservateur en chef au Département des Antiquités égyptiennes ici au Louvre, permettent aujourd'hui de concevoir que les 61 pharaons figurés - loin d'être tous célèbres ! - ne constituent évidemment pas un document exhaustif et encore moins que leur présence n'est nullement le fruit d'un hasard : tout au contraire,  ils procèdent d'un choix délibéré du troisième thoutmoside.  

 

    Ainsi, qu'il ait voulu voir apparaître les souverains de la XIème dynastie, la famille des Antef et des Montouhotep, incontestablement fondateurs de la royauté thébaine, n'est pas innocent. Qu'y soient associés des rois de l'Ancien Empire ayant dressé des stèles triomphales dans le Sinaï là où, précisément,  il a mené une expédition personnelle en l'an 16 de son règne, relève assurément de la volonté idéologique de politiquement légitimer ses intrusions proche-orientales. 

 

     Bref, et sans vouloir ici reprendre tous les arguments avancés par Madame Delange - ce qui serait fastidieux pour le propos de notre rendez-vous de ce matin -, en un mot comme en cent, ses réflexions extrêmement pertinentes permettent de considérer la "Chambre des Ancêtres" de Thoutmosis III sur nouveaux frais, de la concevoir sous l'angle, notamment, d'un concept d'unification du pays, d'assise d'autorité et de pouvoir unanimement reconnu au-delà des frontières ... 

 

     Ce qui, vous en conviendrez amis lecteurs, nous entraîne bien loin d'une nomenclature ânonnée ad libitum comme celle des rois de France, qu'en  notre jeunesse, le professeur d'histoire nous obligeait d'entièrement mémoriser !   

 

 

      A ceux qui désireraient approfondir les notions développées par Madame Delange, je puis suggérer la lecture de la communication qu'elle a présentée au IXème Congrès international des égyptologues, à Grenoble en septembre 2004, publiée sous le titre Nouvelles clés de lecture de la Chambre des Ancêtres, aux pages 405 à 415 du premier des deux tomes du volume 150 de Orientalia Lovaniensia Analecta.

2032 pages malheureusement vendues 286 € par les éditions Peeters de Louvain (Belgique) et heureusement consultables en bibliothèques universitaires.

 

   

     Une ultime question reste à résoudre avant de nous quitter aujourd'hui  : comment et pour quelles raisons ce monument se retrouve-t-il à Paris ?


 

     ... des voyageurs m'ayant appris qu'on exploitait de nouveau les ruines de Karnac, je me suis empressé de remonter le Nil pour sauver de la débâcle la petite salle des ancêtres de Thoutmès III, peut-on lire sous la plume de Prisse d'Avennes dans un document conservé à la BnF, sous la référence NAF 20422, f. 368.

 

     Il faut savoir que l'égyptologue avait déjà déploré, en 1840, la destruction à Karnak de trois petits temples situés aux alentours de celui de Mout (...) pour fournir des matériaux à la construction d'une salpêtrière. Il assista même, impuissant, au dynamitage d'un pylône !

 

     Avant son démontage, de cette chapelle des souverains qui avaient précédé Thoutmosis III, Emile Prisse d'Avennes réalisa, au printemps 1843, le dessin ci-dessous, que j'ai photographié p. 54 du catalogue de l'exposition et qui se trouve actuellement dans les estampes de la BnF, sous la référence Ya 1-148-4.

 

 

Chambre des Ancêtres - Dessin de Prisse

 

     Avec l'accord des autorités françaises, l'archéologue démonte donc le monument qui, cette lithographie le prouve, menaçait de s'écrouler sous le poids des dalles du plafond.   

 

     Les destructions du temps auxquelles celles, récurrentes, des carriers venaient s'ajouter, avaient emporté l'adhésion :  au printemps 1844, 27 caisses contenant les blocs gravés quittent Alexandrie pour Toulon à bord du Cerbère, un bateau à vapeur, puis remontent vers Brest sur l'Adour, une corvette de la marine française et arrivent au Havre d'où elles seront finalement envoyées à Paris.

 

     Ironie du sort, erreur administrative : alors que la volonté de Prisse les destinait à la Bibliothèque royale, les reliefs aboutirent au Louvre ... où, en définitive, ils se trouvent à présent  en la salle 12 bis du Département des Antiquités égyptiennes, sous le numéro d'inventaire E 13481 bis.

 

 

Chambre-des-Ancetres--Salle-12-bis-.JPG

 

 

 

     Au moment de se quitter, permettez-moi, à ceux qui voudraient en savoir davantage, de conseiller ces deux liens :

 

* Une  Histoire de la "Chambre des Ancêtres" proprement dite, sous la plume - laudative  et à envisager avec beaucoup de circonspection - d'Émile-Maxime Prisse d'Avennes, fils de l'égyptologue.

 

* Un relevé, en allemand, des textes et cartouches visibles sur les trois parois, publié par Kurt Sethe dans ses "Urkunden IV".

 

* Et, grâce à François, un relevé des parois plus lisible que ma photo de celui de T. Devéria, dans le corps de l'article ci-dessus.

 


 

 

 

 

(Barguet : 2008, 157-82 ; Delange : 2011, 52-61 ; Golvin/Goyon : 1987, 14 ; Maruéjol : 2007, 204-10)

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L
<br /> Très étonnant cet épisode de l'alarme qui ne déclenche aucune réaction des agents de surveillance.<br /> Et dire que la communication du Louvre serine que le musée est "hyper protégé".....<br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br />      Etonnant et tout à fait réel, je te l'assure !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />     Ceci posé, il se peut que les deux agents de surveillance qui se tenaient dans l'immense salle 12 n'y étaient plus au moment où mon pied a<br /> rencontré le socle de la vitrine en question, tout au loin, en salle 12 bis ...<br /> <br /> <br /> Il se peut aussi que d'un central situé quelque part dans le Musée, une caméra a constaté qu'il ne s'agissait nullement d'une tentative d'effraction de ma part, mais<br /> d'un geste malencontreux. D'où le manque de réaction.<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> Quelle histoire que ce sauvetage! Heureusement qu'il y a eu de tous temps des passionnés pour nous montrer ces précieux témoignages culturels.<br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br />      Ce sauvetage ressemble effectivement à un grand feuilleton ainsi narré par le fils de Prisse d'Avennes. Mais, comme je l'ai mentionné en<br /> fournissant le lien, il faut être très prudent et ne pas entériner les yeux fermés tout ce qu'il écrit à la gloire de son père.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />      Comme je l'indiquerai dans le second des deux derniers articles à paraître avant la fin du mois de juin, la correspondance diplomatique<br /> entre Prisse et le ministère français de l'Instruction publique, par exemple, - correspondance inédite, exhumée de l'énorme fonds de la Bnf et donc nouvellement dépouillée et étudiée par les<br /> égyptologues, aux fins de préparer les expositions de ce printemps -, a permis de faire la part des choses entre la réalité historique et les allégations "romanesques" du fils du savant.<br /> <br /> <br /> Un exemple : la rencontre avec Karl Richard Lepsius que vous avez lue dans son récit n'a jamais eu lieu !!! Et d'autres et d'autres détails qu'il a cru bon<br /> d'embellir ...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />      C'est en cela aussi que compulser des archives est passionnant  et suprêmement intéressant pour tout historien qui se doit de ne pas<br /> sempiternellement ressasser ce que ses prédécesseurs ont avancé sur la bonne foi de documents imprécis, voire même faux et, partant, de ne rechercher qu'une chose : la vérité !<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> OULALA Richard, votre visite parisienne nous a enrichit puisque vous n'êtes pas avare de vos recherches et trouvailles! Nous avons un prof exceptionnel!! Je suis époustouflée du dessin de Prisse<br /> d'Avennes et suis allée lire son périple sur "histoire" de la Chambre des Ancêtres!!Quelle aventure!! Dès que j'ai l'occasion d'aller AU lOUVRE, je file droit sur la salle 12bis en faisant bien<br /> attention de ne pas me cogner contre la paroi musicale!!BISOUS FAN<br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br />      Merci chère Fan, vous êtes très aimable.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />      Pour vous, le problème ne se posera pas : l'exposition est terminée depuis le tout début de ce mois de juin. La vitrine "musicale"<br /> renfermant le plan de l'Akh Menou dessiné par Prisse a donc quitté les lieux.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />      En revanche, vous y trouverez toujours la "Chambre des Ancêtres", ainsi que d'autres monuments exposés dans les alcôves vitrées des parois<br /> latérales. Sans oublier, évidemment, le célèbre "Zodiaque" de Denderah, accroché au plafond, à votre droite en entrant ... <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />      Et rien que pour ces deux merveilles, la salle 12 bis vaut son pesant d'or !<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Merci milles excuses je n'avais pas fait le lien<br /> a bientôt<br /> JA<br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br /> Aucun problème !<br /> <br /> <br /> Vous n'avez d'ailleurs pas à vous excuser ...<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Texte un complexe pour moi mais je fais fonctionner les neurones...<br /> En cette journée de la fête de la musique..... pourquoi la table vitrine est elle musicale ?<br /> a bientôt,<br /> JA<br /> <br /> <br />
Répondre
R
<br /> <br />      Fête de la musique, c'est le pur hasard, évidemment : j'ai toujours publié prioritairement les mardis et samedis, sans rechercher<br /> un rapport avec un événement extérieur.<br /> <br /> <br /> Ceci posé, ce n'est fête de la musique qu'à la télévision parce que Nagui recevait pour Taratata sur la place des palais, à Bruxelles.<br /> <br /> <br /> Car dans les autres villes du pays, ce fut samedi et dimanche derniers.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />      Mais revenons plus précisément à votre question : "musicale" entre guillemets fait allusion aux troisième et quatrième paragraphes de<br /> l'article, danslesquels j'ai narré une anecdote, tout à fait vraie.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />      Il faut vous représenter la situation que j'ai (mal ?) décrite : il est à peine 9 H. du matin et quelques minutes. Deux gardiens à l'entrée<br /> de l'immense galerie Henri IV (salle 12). J'arrive, premier visiteur de la journée et pénètre dans la salle 12 bis, tout au bout, à droite.<br /> <br /> <br /> Seul dans ce petit espace, mon pied rencontre malencontreusement le bas du support en bois de la vitrine : premier bruit. Sourd.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />      Qui, dans la seconde qui suit déclenche une sirène, plus aiguë qui, dans ce désert, dans cet espace vide, résonne d'autant plus que le<br /> silence est énorme.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />      Voilà simplement la raison pour laquelle j'ai qualifié de "musicale" cette table-vitrine devenue si bruyante à cause de ma maladresse<br /> ...      <br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> Voir ici :<br /> <br /> http://antikforever.com/Egypte/Divers/Images/table_karnak01b.jpg<br /> <br /> pour qui désirerait une vue plus claire du relevé de cette "chambre des ancêtres" dont Tu nous fais, comme à l'accoutumée, un fort intéressante et bien documentée visite...<br /> <br /> Excellent, le dessin d'époque montrant à quel point son sauvetage était nécessaire !<br /> <br /> Merci pour tout ça !<br /> <br /> Amicalement !<br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br />      Merci François pour le lien. Je l'ai ajouté en fin d'article ...<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Ton explication est limpide.<br /> J’ai vu le dessin de Prisse d’Avennes montrant la chapelle, où ce qu’il en restait. Il était effectivement tant de faire quelque chose… Mais ce monument, ainsi que le papyrus de la BNF, sont des<br /> trésors importants pour l’histoire même de l’Egypte. Il se pourrait bien que ce pays nous en demande la restitution un de ces jours ?<br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br />      Je ne pense pas que Zahi Hawass aille jusque là car, après tout, la "Chambre des Ancêtres" a été "sauvée" bien avant que des lois en la<br /> matière soient édictées.<br /> <br /> <br /> Mais, évidemment, l'on ne sait jamais ce qu'il peut envisager pour accroître sa popularité et pour que l'on parle de lui !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />      Ceci posé, c'est une question extrêmement délicate  : qu'adviendrait-il si tous les musées du monde étaient contraints de rendre aux<br /> pays d'origine les pièces des civilisations antiques qu'ils ont au XIXème siècle spoliées ?<br /> <br /> <br /> Et que seraient obligés de faire ces pays pour judicieusement les mettre en valeur chez eux ??? <br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> merci cher Richard de toutes ces précisions qui complètent les souvenirs de ma visite de ladite exposition.<br /> <br /> <br />
Répondre
R
<br /> <br />      Si ce premier article - deux autres sont terminés et pré-programmés - vous rappelle de bons souvenirs de visite, j'en suis heureux, cher<br /> Etienne.<br /> <br /> <br /> <br />