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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 01:00

 

 

     L'année précédente, dans une soirée, il avait entendu une oeuvre musicale exécutée au piano et au violon. D'abord, il n'avait goûté que la qualité matérielle des sons sécrétés par les instruments. Et ç'avait déjà été un grand plaisir quand au-dessous de la petite ligne du violon mince, résistante, dense et directrice, il avait vu tout d'un coup chercher à s'élever en un clapotement liquide, la masse de la partie de piano, multiforme, indivise, plane et entrechoquée comme la mauve agitation des flots que charme et bémolise le clair de lune. Mais  à un moment donné, sans pouvoir nettement distinguer un contour, donner un nom à ce qui lui plaisait, charmé tout d’un coup, il avait cherché à recueillir la phrase ou l’harmonie - il ne savait lui-même - qui passait et qui lui avait ouvert largement l’âme, comme certaines odeurs de roses circulant dans l’air humide du soir ont la propriété de dilater nos narines.

 

     Peut-être est-ce parce qu’il ne savait pas la musique qu’il avait pu éprouver une impression aussi confuse, une de ces impressions qui sont peut-être pourtant les seules purement musicales, inétendues, entièrement originales, irréductibles à tout autre ordre d’impressions. Une impression de ce genre, pendant un instant, est pour ainsi dire, sine materia. Sans doute, les notes que nous entendons alors tendent déjà, selon leur hauteur et leur quantité, à couvrir devant nos yeux des surfaces de dimensions variées, à tracer des arabesques, à nous donner des sensations de largeur, de ténuité, de stabilité, de caprice. Mais les notes sont évanouies avant que ces sensations soient assez formées en nous pour ne pas être submergées par celles qu'éveillent déjà les notes suivantes ou même simultanées. Et cette impression continuerait à envelopper de sa liquidité et de son "fondu" les motifs qui, par instants, émergent, à peine discernables, pour plonger aussitôt et disparaître, connus seulement par le plaisir particulier qu'ils donnent, impossibles à décrire, à se rappeler, à nommer, ineffables - si la mémoire, comme un ouvrier qui travaille à établir des fondations durables au milieu des flots, en fabriquant pour nous des fac-similés de ces phrases fugitives, ne nous permettait de les comparer à celles qui leur succèdent et de les différencier. 

 

 

 

 

 

Marcel  PROUST

Un amour de Swann

 

dans  À  la recherche du temps perdu

Tome I, Du côté de chez Swann

Paris, Gallimard,

pp. 249-50 de mon édition de 1967

 

 

 

 

     Après la lecture de ce si poétique passage du plus connu des romans de Marcel Proust ; après, les propos introductifs nettement plus prosaïques que j'ai tenus les mardis 17 et 24 janvier derniers, c'est, comme je vous l'avais promis amis visiteurs, tout naturellement que nous commencerons aujourd'hui par envisager les harpes cintrées de l'Ancien Empire, les premières à avoir été réalisées sur les rives du Nil.

 

 

     Les plus fidèles d'entre vous se souviendront peut-être que le 14 octobre 2008, sept mois après la naissance d'ÉgyptoMusée, je les avais emmenés découvrir l'intérieur de la chapelle funéraire d'Akhethetep, en salle 4 du Département des Antiquités égyptiennes du Louvre ; celle-là même pour laquelle, jusqu'à aujourd'hui, 31 janvier 2017, par le truchement de la campagne "Tous mécènes ; tous archéologues ...", le musée invitait le public à faire un don pour récolter 500 000 euros aux fins de reconstituer le monument : objectif d'ailleurs déjà atteint depuis un certain temps, si j'en crois le site officiel !

 

    Sur le mur nord de cette chapelle donc, au quatrième registre en commençant par le bas, juste en dessous du siège sur lequel, en taille héroïque, est assis le propriétaire du mastaba, nous y avions rencontré un ensemble musical, scène si récurrente dans les tombeaux memphites depuis au moins la IVème dynastie.

 

 

Musiciens-chez-Akhethetep.jpg

(© Louvre - C. Décamps)

 

 

     Gravés en léger relief mais également peints, deux groupes d'hommes accroupis face à face, chacun un genou posé à même le sol, animent le banquet funéraire d'Akhethetep, propriétaire des lieux. Au-dessus d'eux, quelques hiéroglyphes se lisent soit de gauche à droite, soit de droite à gauche, selon la position du personnage dont ils définissent l'action.

 

     À l'extrême gauche : un harpiste qui, pour l'heure, retiendra plus particulièrement notre attention.  

 

      Vous noterez au passage qu'il s'agit bien d'un homme, la harpe, comme je vous l'ai rappelé la semaine dernière, n'étant absolument pas, ainsi qu'on l'imagine trop souvent, réservée à la seule gent féminine !

 

     Même s'ils sont indiqués de droite à gauche, contrairement à mon exemple de la semaine dernière, vous remarquerez les trois derniers hiéroglyphes terminant l'inscription que je vous avais alors désignés comme correspondant à la graphie du nom de l'instrument : bnt

     Et, - à tout le moins je l'espère -, vous vous serez interrogé sur l'absence du déterminatif représentant une harpe qui, dans le vocabulaire égyptien antique, aurait dû, ici, s'ajouter en guise de quatrième élément pour permettre de comprendre dans quelle catégorie lexicologique le terme se classait.

 

      Absence ? Croyez-vous vraiment que sur une simple et succincte séquence  : "Jouer de la harpe", est-il noté -, le lapicide eût pu commettre un aussi grossier oubli, une aussi grossière "faute d'orthographe" ?

 

     En réalité, il s'y trouve bien ce déterminatif de la harpe auquel vous êtes en droit de vous attendre ! Non pas petit, ou caché par l'instrument à la fin de la scène, mais bien en grand, bien en évidence, puisque, - et nous avons déjà rencontré à quelques reprises semblables jeux scripturaux dont étaient friands les scribes égyptiens -, c'est toute la harpe sur laquelle joue le dernier musicien de gauche, celle dont la partie supérieure frôle la fin du texte, qui fait office de réel classificateur sémantique, d'imposant déterminatif, exonérant ainsi le lapicide de graver un petit hiéroglyphe supplémentaire. Aussi, cette harpe doit-elle être comprise tout à la fois comme l'image qui la représente et comme un signe d'écriture visant à compléter son identification lexicographique.

 

     Ce bas-relief d'Akhethetep permet d'emblée de constater que, dès ses premières représentations, l'instrument détenait déjà la forme cintrée, arquée qui traversa, certes consubstantiellement à d'autres modèles confectionnés pour répondre aux besoins inhérents à l'évolution musicale, toute l'histoire du pays, jusqu'à l'époque gréco-romaine, quel que soit d'ailleurs son format.

 

     Arquée, viens-je de signaler de manière presque anodinement. Mais en réalité, rien d'anodin dans ma formulation puisqu'il vous faut savoir que l'ancêtre des ancêtres de la harpe, remontant à la nuit des temps et qu'attestent un peu partout dans le monde des peintures pariétales datant de 10 à 15000 ans, fut l'arc musical, celui-là même qui se pratique toujours actuellement en Afrique noire. Tout logiquement dérivant de l'arme elle-même qu'utilisaient les nomades de la Préhistoire pour chasser le gibier, cet arc connut dans le monde antique une considérable modification, révolutionnant totalement sa finalité : l'adjonction d'une calebasse en guise de caisse de résonance.

 

     Peu me chaut que les spécialistes de l'instrument évoquant la primauté de cet ajout majeur permettant la création de la première "vraie" harpe, pointent qui, les Babyloniens, qui les Égyptiens. Je pense plus sage de considérer que deux civilisations du bassin méditerranéen ancien, chacune de son côté, chacune ignorant à cette époque primitive l'existence de l'autre, mirent au point le bel instrument que nous admirons sur le mur nord de la chapelle du mastaba d'Akhethetep.

 

     Cette scène de musique au Louvre offre en outre l'intéressante opportunité, - et cela me paraît suffisamment rare pour que je vous le signale -, de grandement détailler l'instrument : sa caisse de résonance, son cordier et ses sept chevilles, ses cordes de différentes longueurs qui, à l'encontre de celles de la lyre que les musiciens égyptiens importeront bien plus tard d'Asie mineure qui seront tendues sur des montants parallèles, sont ici bandées sur le vide ; cordes que, par réel souci de minutie, une fois n'est pas coutume, le graveur a patiemment indiquées en haut relief dans la pierre.     

 

     De taille relativement imposante, cette harpe "classique" de l'Ancien Empire était donc dotée d'un manche à peine courbé, concavité dirigée vers l'avant, que l'artiste ici accroupi, - mais il aurait tout aussi bien pu être agenouillé ou assis -, appuie contre son corps, plus précisément, contre son épaule. À mains nues, il pince les cordes, interprétant les notes que lui suggère le chironome/chanteur de la main droite grâce à la position de ses doigts ; sa main gauche étant posée sur l'oreille gauche dans un geste qui nous est devenu si familier grâce, vous vous en souvenez certaienement, Gilbert Bécaud.

     Remarquez que la position et le geste des doigts de la main droite diffèrent totalement si vous considérez celui qui guide le harpiste et celui qui est devant le flûtiste. 

 

     ("Chanter", est-il laconiquement inscrit au-dessus de chacun de ces deux hommes, tout à la fois rhapsode et "chef d'orchestre").

 

     Les cordes, de boyau ou de tendon, fixées à l'aide de boutons d'arrêt inamovibles, - et non de chevilles pivotantes comme on le croit souvent -, dont la plus longue se trouve la plus éloignée de l'artiste, étaient retenues par les incisions pratiquées dans une "baguette de suspension" ; entailles bizarrement en nombre plus souvent supérieur à celui des cordes elles-mêmes. 

 

     Parce que fixes, ces boutons d'arrêt n'avaient aucune incidence sur la manière d'accorder l'instrument ; pour ce faire, des lanières de tissu ou de papyrus étaient entremêlées à la corde : susceptibles d'être resserrées ou rendues plus lâches par le harpiste, elles en augmentaient ou en diminuaient d'autant la tension.

 

     À l'extrémité inférieure, posée sur le sol, la caisse de résonance, dans ce cas relativement petite, avait une forme vaguement triangulaire, de sorte que, vue de face, elle pouvait évoquer la silhouette d'une pelle ou d'une bêche. Parfois beaucoup plus large, elle était de toute manière transpercée par le manche. 

  

     Il est possible qu'un jour, sur certaines représentations pariétales, vous remarquiez, lui aussi sur le sol, immédiatement devant la calebasse de résonance, un butoir en forme de lion couché : il servait manifestement à  empêcher l'instrument de glisser.

 

     Ces harpes cintrées en usage à l'Ancien Empire furent rarement décorées. Nonobstant mon assertion qui se voudrait généralité, la harpe représentée dans la chapelle funéraire du mastaba d'Akhethetep, dément allègrement mon propos : en effet, avec d'excellents yeux, vous distinguerez probablement, sur la partie inférieure du caisson, à hauteur du genou droit du musicien, la présence d'un très discret oeil oudjat, symbole de protection.    

  

     Il faudra attendre les époques postérieures, les Moyen et Nouvel Empires, et même aux époques grec et romain, pour en voir apparaître de tailles différentes et, surtout, décorativement plus sophistiquées.

 

     C'est ce que, si me lire vous agrée toujours, je me propose de vous faire découvrir lors de notre nouvelle rencontre hebdomadaire, amis visiteurs, le tout prochain 7 février.

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

CARREDU  Giorgio,  L'art musical dans l'Égypte antique, CdE 66, Fasc. 131-32, Bruxelles, F.E.R.E., 1991, pp. 39-59.

 

DUCHESNE-GUILLEMIN  Marcelle, Sur la typologie des harpes égyptiennes, CdE 44, Fasc. 87, Bruxelles, F.E.R.E., 1969, pp. 60-8.

 

EMERIT  SibylleA propos de l'origine des interdits musicaux dans l'Egypte ancienne, B.I.F.A.O. 102, Le Caire, I.F.A.O., 2002, p. 197.

 

VANDIER  JacquesManuel d'archéologie égyptienne, Tome IV, Bas-reliefs et peintures - Scènes de la vie quotidienne * , Paris, Picard, 1964, pp. 365 sqq.


ZIEGLER  ChristianeLes instruments de musique égyptiens au Musée du Louvre, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1979, pp. 101-5. 

 

ZIEGLER  ChristianeLa musique égyptienne, Collection Petit Guide du Louvre n° 62, Paris, Éditions de la Réunion des Musées Nationaux, 1991, 15-9.

 

ZIEGLER  ChristianeLe mastaba d’Akhethetep, une chapelle funéraire de l’Ancien Empire, Paris, Éditions de la Réunion des Musées Nationaux, 1993, 86.

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Rééditions partielles
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commentaires

christiana 05/02/2017 14:37

Avec du retard, mais toujours autant de plaisir, je viens de profiter du dimanche plus calme pour lire la suite musicale de tes articles. Si je suis prise dans un tourbillon durant la semaine, dimanche me laisse souffler et c'est très reposant de parler musique et instruments, de rêver à ces temps lointains où l'homme avait déjà ces passions pas si éloignées des nôtres. Merci pour cet interlude décontractant et à très bientôt pour la suite des explications.

Richard LEJEUNE 06/02/2017 07:09

Ma thématique actuelle constitue évidemment un élément en ma faveur, mais heureux néanmoins non seulement qu'elle retienne ton attention, qu'elle te plaise mais surtout qu'elle ait pu te décontracter quelques instants au sein de ce tourbillon littéraire qui est aujourd'hui tien ...

FAN 02/02/2017 11:26

J'ai lu avec intérêt ce post qui nous apprend que les chasseurs préhistoriques auraient imaginer un instrument musical en écoutant les quelques vibrations des cordes de leur arc!! J'aime penser à ce côté culturel de ces hommes que l'on pourraient croire rustres , mais que nenni puisque les peintures rupestres nous prouvent leur sensibilité!! J'aime beaucoup la harpe des égyptiens que l'on voit gravée sur le relief, mais dans quel bois était elle réalisée? un bois lourd ou léger? Il fallait la tenir sur une épaule donc, pas facile pour les femmes! Bien sûr, j'ai relu Proust et ses longues phases et me suis dit qu'il aurait pu tenter de jouer un instrument, voir de tenter de peindre pour encore mieux exprimer les émotions et sensations que cela procurent! mais cela, est une autre histoire!!Bisous Fan

Richard LEJEUNE 02/02/2017 15:59

Je suis bien en peine, chère Fan, avec la documentation que je possède, de répondre à votre question dans la mesure où le site du Louvre lui-même, quand il évoque les harpes égyptiennes qui font partie de ses collections, les dit simplement "en bois", sans aucune autre précision matérielle et que l'ouvrage de Madame Ch. Ziegler mentionné en toute denière position dans ma bibliographie, n'est nullement plus disert à ce sujet.
Toutefois, j'en sais une, richement décorée, qui avait été taillée dans de l'ébène : mais vous conviendrez comme moi qu'une hirondelle ne fait pas le printemps !
Je pense en outre qu'il ne faut pas vous tracasser d'un point de vue pondéral car ces instruments, même s'ils étaient appuyés contre l'épaule des artistes, posaient quand même sur le sol : leur corps n'en supportait donc pas tout le poids !

Alain 01/02/2017 15:24

Je n’aurais pas pensé que la harpe puisse avoir son origine dans l’arc de nos ancêtres préhistoriques. Et pourtant cela paraît effectivement évident que des chasseurs aient pu un jour avoir l’idée en tirant sur la corde de leurs arcs d’émettre quelques sons, et, ensuite, de rajouter d’autres cordes, etc.…
L'ensemble du passage de Proust est superbe : « il avait cherché à recueillir la phrase ou l’harmonie - il ne savait lui-même - qui passait et qui lui avait ouvert largement l’âme, comme certaines odeurs de roses circulant dans l’air humide du soir ont la propriété de dilater nos narines. »

Richard LEJEUNE 01/02/2017 21:32

Sais-tu ce qui me fait le plus plaisir dans ton commentaire, Alain, voire m'émeut ?
C'est, alors que nous en avons déjà toi et moi conversé en privé et qu'en ces temps-là, tu me paraissais être un "irréductible Gaulois", tu arrives maintenant à comprendre mon "amour" immodéré pour le langage proustien et que, indubitablement, tu parais proche de l'apprécier ...
Merci à toi pour cette belle récompense que tu offres à ma pugnacité de l'inviter en exergue de mes articles ... car, avec d'autres harpes, il sera des nôtres à nouveau la semaine prochaine !

Cendrine 31/01/2017 16:27

Alors là, il y a un mystère... Ai-je la berlue ou vois-je mon texte écrit deux fois? Ou alors mes doigts ont fait "je ne sais quoi" sur le clavier...

Richard LEJEUNE 01/02/2017 09:44

Oui, effectivement, votre commentaire apparaît dédoublé : j'ai cru un instant que me supposant devenu un vieil homme quelque peu sénile, vous aviez cru bon de réitérer vos propos toujours si agréables à lire aux fins que je puisse mieux m'en imprégner ... :)

J'ai tenté de retirer la seconde moitié, mais pas possible car en fait, j'eusse tout effacé ; ce à quoi, bien évidemment, je ne tenais pas...

Cendrine 31/01/2017 16:24

Ces harpes anciennes semblent très impressionnantes et peu importe, en effet, les querelles de spécialistes pour savoir à qui l'on peut attribuer l'invention de cet instrument. Plusieurs civilisations ont eu le droit d'être inspirées simultanément. Le jeu d'écriture associé à la présence de la harpe nous séduit comme à chaque fois que les artistes de l'Égypte antique expriment leur talent. J'imagine les sons puissants de ces beaux objets, portant des pensées musicales vers ceux qui les écoutaient, dotés d'un sens bien particulier du sacré.
Les mots de Proust ont enchanté mon esprit par leurs saveurs poétiques. Je suis éclectique en matière de style. Certains n'aiment pas -et c'est leur liberté- les phrases trop longues et « charnues » en matière de mots. Je me souviens de vieilles et harassantes querelles universitaires à ce propos. Souvent, pendant ce genre d'agitation, on oublie d'apprécier...
Le passage que vous avez choisi est en tous points magnifique. Il nous dit combien la musique, à travers une « impression confuse », est riche de saveurs et de possibilités. Musique « gouleyante » et en évolution constante.
A la semaine prochaine, pour d'autres saveurs associées à ce précieux instrument. Merci pour ce brillant article, Richard, je vous souhaite une belle soirée et une excellente semaine, amitiés !
CendrineCes harpes anciennes semblent très impressionnantes et peu importe, en effet, les querelles de spécialistes pour savoir à qui l'on peut attribuer l'invention de cet instrument. Plusieurs civilisations ont eu le droit d'être inspirées simultanément. Le jeu d'écriture associé à la présence de la harpe nous séduit comme à chaque fois que les artistes de l'Égypte antique expriment leur talent. J'imagine les sons puissants de ces beaux objets, portant des pensées musicales vers ceux qui les écoutaient, dotés d'un sens bien particulier du sacré.
Les mots de Proust ont enchanté mon esprit par leurs saveurs poétiques. Je suis éclectique en matière de style. Certains n'aiment pas -et c'est leur liberté- les phrases trop longues et « charnues » en matière de mots. Je me souviens de vieilles et harassantes querelles universitaires à ce propos. Souvent, pendant ce genre d'agitation, on oublie d'apprécier...
Le passage que vous avez choisi est en tous points magnifique. Il nous dit combien la musique, à travers une « impression confuse », est riche de saveurs et de possibilités. Musique « gouleyante » et en évolution constante.
A la semaine prochaine, pour d'autres saveurs associées à ce précieux instrument. Merci pour ce brillant article, Richard, je vous souhaite une belle soirée et une excellente semaine, amitiés !
Cendrine

Richard LEJEUNE 01/02/2017 09:38

Merci chère Cendrine, pour ce très beau commentaire et l'appréciation toujours si sympathique que vous accordez à mes articles.

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