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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 00:00

 

   "Proust ne peut être l'objet que d'un colloque infini : colloque infini parce que plus qu'aucun autre auteur, il est celui dont il y aura infiniment à dire. Ce n'est pas un auteur éternel, mais c'est je crois, un auteur perpétuel, comme on dit d'un calendrier qu'il est perpétuel.

     (...) Ceci fait que je lis Proust, qui est l'un des très rares auteurs que je relise, comme une sorte de paysage illusoire, éclairé successivement par des lumières qui obéiraient à une sorte de rhéostat variable et feraient passer graduellement, et inlassablement aussi, le décor par différents volumes, par différents niveaux de perception, par différentes intelligibilités."

 

 

 

 

Roland  BARTHES

Table ronde

Colloque "Proust et la nouvelle critique" (1972)

 

dans Cahiers Marcel Proust, 7

Études proustiennes, II

Paris, Gallimard, 1975

p.87.

 

 

© dvarg

© dvarg

 

 

         L'ultime dossier à la navigation égyptienne consacré paru le 3 juillet dernier m'a opportunément permis de comprendre que pour moi aussi il devenait temps de prendre le large sur un bateau, ivre d'horizons littéraires en général, et proustiens en particulier ; ce qui, convenons-en, ne constitue nullement un secret d'État pour vous tous qui m'avez emboîté le pas essentiellement dans les salles égyptiennes du Musée du Louvre, à Paris ou, plus ponctuellement, dans celles du Musée de Mariemont, en Hainaut belge.

 

     Entré maintenant de plain-pied dans l'adolescence de la vieillesse, j'ai, après mûre réflexion au cours de ces dernières semaines, - geste toutefois envisagé depuis un certain temps déjà -, pris la décision de fermer le rideau du théâtre des rendez-vous que nous eûmes vous et moi, amis visiteurs, depuis plus de 10 ans sur ÉgyptoMusée ; rideau rouge au cœur de ce bonheur de vous avoir tous rencontrés et d'avoir pu converser avec certains, ici sur mon blog et aussi sur mes pages FB.

 

     Pour tous ces moments d'exception auxquels il me sied d'associer ce don hors du commun qu'à l'intention d'ÉgyptoMuséee ont fait deux amis parisiens, - elle et il se reconnaîtront - , en se rendant au Louvre en vue d'y prendre des photos,

  

 

IMMENSE MERCI À VOUS TOUS.

 

 

     Si dorénavant je ne cesserai point de (re)lire Montaigne, Saint-Simon ou Chateaubriand, parmi d'autres, c'est encore plus à Marcel Proust que j'accorderai désormais le temps que la vie de famille, notamment de Papy, me laissera de libertés.

 

     Parce que tout au long de ce printemps, j'eus le grand bonheur de m'offrir à prix véritablement inespérés les quatorze volumes des "Cahiers Marcel Proust", deuxième série, publiés à partir de 1970, ainsi que, plus rares à dénicher, quelques-uns de la première série proposés dès 1927 par la Nouvelle Revue française (NRF) chez Gallimard dans lesquels des articles évoquant moult aspects de son oeuvre et donnant à comparer maints brouillons avec le texte définitivement présenté dans la prestigieuse collection de la "Pléiade" ; dans lesquels aussi ont été consignées les interventions d'éminents "proustologues" lors de colloques qui lui furent dédiés, notamment à  Liège en 1959, à Paris en 1972 ou à New York en 1984 ; dans lesquels enfin j'ai découvert des textes inédits,  ainsi que son époustouflante correspondance, le tout débusqué à la Bibliothèque nationale de France (BNF), à Paris, par feu l'érudit américain Philip Kolb dans les carnets et les cahiers, dits "d'addition", je dispose à présent à l'entrée de mon bureau, tout à côté de mes ouvrages d'histoire et d'égyptologie, quelques étagères uniquement de "proustologie" qui n'attendent que mon incommensurable soif, que mon bon plaisir de lecteur. 

 

     Que déjà je m'impatiente de découvrir de nouvelles pages de belle venue ! Que déjà je m'impatiente d'aborder ses esquisses, de m'adonner à une comparaison de différents états d'avancement de tel ou tel morceau d'anthologie de son grand oeuvre pour m'y abîmer avec dilection. 

     Que déjà je m'impatiente de retrouver du temps pour me gorger de ses feuillets, aux fins de, brouillons après brouillons, paperoles après paperoles jusqu'à presque son dernier souffle dans les marges ajoutées, jouir d'appréhender la genèse de cet incontestable monument qu'est "À la recherche du temps perdu".  

 

     Bref, vous l'aurez compris amis visiteurs, de l'égyptologie à la proustologie, il n'y a qu'un pas que le passionné que je suis a désormais décidé de franchir.

     

     J'espère que vous me comprendrez mais aussi que vous admettrez sans peine qu'après plus de 45 années véritablement offertes à l'enseignement, officiellement jadis dans ma vie professionnelle, officieusement depuis deux lustres dans celle de mon blog, je m'offre aujourd'hui l'envie de définitivement me retraiter pour embrasser à bras démesurément ouverts des études proustiennes ...

 

     À toutes et à tous, qui m'avez tant apporté, je souhaite le meilleur à venir ...

     

    Puissiez-vous comme moi agréer ces vers de Baudelaire, extraits d'un des quatre poèmes de ses "Fleurs du Mal" intitulés "Spleen", (76) :

 

 

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,

Quand sous les lourds flocons des neigeuses années,

L'ennui, fruit de la morne incuriosité, 

Prend les proportions de l'immortalité.        

 

***

 

     Richard LEJEUNE

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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 06:13

 

     Oyons le conseil que donne le jeune Pline à Cornelius Rufus, son ami, sur ce propos de la solitude : "Je te conseille, en cette pleine et grasse retraite où tu es, de quitter à tes gens ce bas et abject soin du ménage, et t'adonner à l'étude des lettres, pour en tirer quelque chose qui soit toute tienne".  Il entend la réputation.

     D'une pareille humeur à celle de Cicéron, qui dit vouloir employer sa solitude et séjour des affaires publiques à s'en acquérir par ses écrits une vie immortelle : " Quoi donc ! ton savoir n'est-il donc rien, si les autres ne savent pas que tu sais ? "         

 

 

 

Michel de MONTAIGNE

De la Solitude

 

dans Essais, Livre I, Chapitre XXXIX,

Lausanne, Éditions Rencontre, 1968,

p. 261

 

 

 

 

     À événement exceptionnel, article non moins exceptionnel, à tout le moins pour ce qui concerne plus spécifiquement sa date de publication car enfin, "Nous ne sommes pas un mardi !", seriez-vous parfaitement en droit de vous étonner, amis visiteurs.


     Pour quelle raison, dès lors, ai-je ainsi ex abrupto décidé de m'immiscer chez vous avec cette intervention impromptue à l'entame d'un samedimanche ?
 
     Point n'est besoin, je vous assure, de chercher midi là où il n'est nullement : le bien-fondé de mon intrusion inopinée ne repose en rien sur une éventuelle tonitruante déclaration à propos d'une chimérique découverte au sein de la pyramide de Chéops ou de la tombe de Toutânkhamon qu'il m'eût plu de vous annoncer, et dont vous auriez loisir de vous gaudir ! 

     L'événement, - car à mon modeste niveau, c'en est un ! -, que, d'emblée, j'évoquai à l'instant en le qualifiant d' "exceptionnel" et dont, par respect pour votre présence à mes côtés dans les différentes salles du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre essentiellement, du Musée royal de Mariemont occasionnellement, il m'eût déplu de faire l'économie, se résume simplement à une date, des plus banales en vérité mais cardinale pour ce qui me, - et vous -, concerne : celle de notre toute première rencontre sur ce blog, voici dix ans déjà, le 18 mars 2008.   

     Loin de moi l'envie de vous rebattre les oreilles avec des statistiques de fréquentation : peu me chaut d'étaler ici et maintenant mon nombre d'abonnés, qu'il me faudrait ensuite non seulement multiplier par la racine carrée de l'ineffable "blogrank", cette carotte si chère à certains "Overblogueurs", mais aussi, mathématique informatique oblige, diviser par le nombre de pages vues en un tour d'horloge et ce, dans le seul but  hagiographique de me faire accroire que je suis indispensable et incontournable dans le P.A.F., comprenez : dans le "Paysage Affreusement Fallacieux" d
e la blogosphère ou de Facebook.

     Permettez-moi de juger totalement spécieux ce type d'analyse mathématique !

     Nonobstant que ce n'est certes pas, - et ici, je reprends à mon compte les propos de Montaigne choisis pour vous en exergue ce matin -, par souci de quêter une quelconque réputation, encore moins une bien improbable immortalité, que je me suis jadis lancé dans la création de ce blog, je n'aurai garde de le nier ou de vous donner l'impression de bouder mon plaisir : qu'ensemble nous devisions consécutivement à l'un ou l'autre de mes articles non seulement me sied au premier chef, vous ne pouvez un seule seconde en douter, mais aussi "chatouille de mon cœur l'orgueilleuse faiblesse", comme l'écrivit sur un tout autre sujet Chateaubriand, en citant Agamemnon, dans l'Iphigénie de Racine.

 

     Que vous soyez quelques-uns, quelques dizaines, puis au fil des ans, plusieurs centaines à me lire, jamais vous n'estimerez à sa réelle valeur le bonheur qui est mien, arrivé au seuil de l'adolescence de ma vieillesse, après avoir enseigné près de trente-cinq années durant, d'être toujours, alors que désormais emplit mes jours ce qu'il est convenu d'appeler la retraite, à même de rédiger pour vous un nouvel article et de fouiller, un temps parfois démesuré, chacune des bibliothèques de la maison pour mettre enfin la main sur LE document idoine qui me permettra d'étayer telle ou telle hypothèse, d'avancer tel ou tel axiome, de rappeler tel ou tel événement historique.

     Grâce à votre fidélité à m'emboîter le pas, à vos visites hebdomadaires, aux commentaires libellés par les plus assidus parmi vous, sur le blog ou sur mes pages FB ; grâce à ceux des amis qui souhaitent là partager mes articles ; grâce à vos courriels et messages privés, voici deux lustres que vous éclairez ma vie, que vous me comblez
chaque semaine avec le plus beau, le plus roboratif, le plus coruscant des cadeaux d'anniversaire : votre présence.



     Voilà l'unique motif pour lequel, aujourd'hui, il m'importait d'épingler cette date aux fins de vous adresser un mot, un seul, frappé à l'initiale d'une majuscule : Merci.

     Merci à vous de m'avoir offert l'opportunité, ces dix années si rapidement écoulées, de poursuivre sur la voie de l'allumeur d'étincelles, de l'ouvreur de chemins, qu'inlassablement et modestement, j'ai toujours cherché d'être ma vie durant.

    Merci à vous de continuer à m'accorder votre confiance de manière que ma seconde retraite ne s'inscrive pas trop vite à l'ordre du jour.

 

     Car assurément vous l'avez tous compris, amis visiteurs, demain, dimanche 18 mars, c'est mon anniversaire de blogueur, partant, VOTRE anniversaire de lecteur : 10 ans de "vie commune" pour certains, moins pour la majorité des autres mais qu'importe, ces noces d'étain, c'est avec vous tous qu'il m'agréerait à présent de les célébrer autour de ces quelques bulles, aux fins de réitérer à mon, à votre ÉgyptoMusée, des vœux de longues et belles années encore de découvertes "égypto-louvresques" ...

 

 

 

 

 

MERCI

 

 

 

 

 

DEUX LUSTRES ...

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

CHATEAUBRIAND  François-René (de), Mémoires d'Outre-Tombe, Tome II, Livre XXIV, Chapitre XIV, Lausanne, Éditions Rencontre, 1968, p. 646. 

 

 

MONTAIGNE Michel (de), De la Solitude, dans Essais, Livre I, Chapitre XXXIXLausanne, Éditions Rencontre, 1968p. 261.

 

 

RACINE Jean, Iphigénie, Acte I, scène 1, dans Œuvres complètes de Racine, Tome II, Paris, Librairie générale française, Livre de Poche n° 1157-58, 1964, p. 167. 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 00:00
ET PYTHAGORE M'INTIMA ...

 

     Dans un premier temps, je n'y pris pas vraiment attention quand je croisai son visage, hiératique, partiellement dissimulé dans la pénombre, m'observant peut-être depuis un certain temps déjà. 

 

     Une seule idée me taraudait alors depuis mes déambulations au sein du chantier de fouilles et des ruines exposées en plein air tout autour du Musée archéologique :

 

ET PYTHAGORE M'INTIMA ...

 

descendre vers le vieux port de Pythagorion et me rafraîchir au plus vite, estimant qu'aussi insignifiante "fontaine" archaïque ne me serait d'aucune utilité.

 

ET PYTHAGORE M'INTIMA ...

 

 

     Ce n'est qu'après mon quatrième ou cinquième vin doux de Samos, - cette petite merveille que les dieux de l'Olympe n'eurent malheureusement jamais l'heur de déguster -, que je l'entendis nettement m'apostropher sous la forme d'un sympathique tutoiement depuis l'autre rive du petit port : Richard, août s'achève, annonça-t-il, - telle la pythie dont la légende veut que son nom provienne -, et avec lui, sois-en conscient, le terme de tes vacances ! 

     Septembre se profile à l'horizon de ton ÉgyptoMusée, cher Richard. N'oublie dès lors point de tenir la promesse que tu fis à tes lecteurs voici deux mois déjà : votre rendez-vous du mardi 5 septembre prochain, pour évoquer à nouveau de conserve une thématique à propos de cette Égypte que j'ai jadis tant aimée.

 

     Et c'est à ce moment précis que, joignant le geste à la parole, je le vis, oui, je vous assure que je le vis distinctement, - tel Platon au second plan, au centre de la fresque que Raphaël peignit dans la "Chambre de la Signature", au Vatican -, lever l'index droit vers le ciel, alors que dans cette oeuvre célèbre, l'immense artiste d'Urbino nous présentait ce même Pythagore, au premier plan, à gauche, rédigeant quelques notes sur une page d'un imposant ouvrage.

     Et tout aussi distinctement, je l'entendis ajouter, le doigt toujours pointé vers l'azur embrassant l'île de Samos : "Est venu maintenant pour toi, Richard, le temps de reprendre l'avion vers ta Belgique natale."

 

   

ET PYTHAGORE M'INTIMA ...

  

     Quelque peu ébaubi, mais décidant de réguler mes émotions, je commandai un ultime vin doux des caves autochtones.

     Puis je  me dirigeai vers le premier des taxis qui, en enfilade, sommeillaient dans la moiteur ambiante, le long du trottoir de la rue commerçante toute proche.

 

     Et le lendemain matin, obtempérant à l'injonction du grand philosophe mathématicien, je pris l'avion qui, via Santorin, me reconduisit à Bruxelles, 

 

ET PYTHAGORE M'INTIMA ...

 

abandonnant en chemin un soleil perpétuellement généreux et plus d'une trentaine de degrés si profitables à mes vieilles articulations, toutefois bien décidé à me contenter d'un ciel si gris, d'un ciel si bas qu'un canal ou se perdrait ou se pendrait, mais néanmoins sous lequel, amis visiteurs, avec un immense bonheur, aussi longtemps que vous me suivrez, il me siérait que nous continuions à cheminer ensemble ... 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 00:00
JE PENSE, DONC JE SUIS ... LE COURS DE MES PENSÉES

 

     ... et je crois que cela me prendra beaucoup d'énergie et de temps ...

 

     Souffrez, amis visiteurs, vous qui, semaine après semaine, m'accordez votre confiance, vous qui souvent par vos commentaires me faites comprendre que pour ÉgyptoMusée vous avez les yeux de Chimène, souffrez donc que je m'autorise, - et vous impose -, deux mois de total repos, deux mois de vacances à mille lieues des articles hebdomadaires pour lesquels vous éprouvez une certaine dilection.

 

     En espérant toutes et tous vous retrouver dans une forme éblouissante le mardi 5 septembre prochain, dès le lever du jour,

 

JE PENSE, DONC JE SUIS ... LE COURS DE MES PENSÉES

 

je vous souhaite un excellent été.

 

     Mais après aussi longue séparation, me donnerez-vous encore quitus pour que nous continuions à déambuler de conserve en égyptologie ?

 

     Richard

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 13:36

 

 

 

     Honte à moi !

   Overblog vient de me le rappeler ... en m'offrant une promotion commerciale si je souscrivais à une de ses propositions.

 

     Mais ma seule, ma vraie promotion, Amis Visiteurs, c'est de vous avoir rencontrés !!

 

     Autorisez-moi, en ce samedi 18 mars qui faillit passer comme n'importe quel jour, d'emprunter, tout en les transformant quelque peu, ces propos bien connus qui célébraient les rapports profondément amicaux entre Michel de Montaigne et Étienne de la Boétie, aux fins de vous réitérer mes remerciements les plus appuyés pour m'avoir, depuis le 18 mars 2008, indéfectiblement honoré d'une aussi belle et grande amitié.

 

     À vous qui m'accompagnez depuis neuf années maintenant ; à vous qui avez au cours du temps, ici ou sur Facebook, toujours plus nombreux, découvert ÉgyptoMusée, "parce que c'est vous, parce que c'est moi", merci pour cette présence qui me porte, me stimule, m'encourage, me nourrit ...

 

     Merci pour votre réceptivité à mes coups de coeur, voire de gueule. Merci pour l'intérêt que vous manifestez au point de m'adresser vos commentaires, vos questions ; au point d'importer certaines de mes interventions sur votre propre page Facebook pour les partager avec vos lecteurs. 

 

     Aujourd'hui, c'est mon anniversaire de blogueur, partant, votre anniversaire de lecteur : 9 ans de "vie commune" pour certains, moins pour la majorité des autres mais peu me chaut : c'est à vous tous qu'il me sied d'offrir ces quelques bulles. 

 

     "Parce que c'était vous, parce que c'était moi", l'aventure de mon, de VOTRE ÉgyptoMusée, fut et reste toujours un immense et indispensable pan de ma vie de retraité.

 

    Puisse-t-il perdurer de longues et belles années encore ...

 

 

"PARCE QUE C'ÉTAIT VOUS, PARCE QUE C'ÉTAIT MOI ...
 
 
 
MERCI à tous.
 
 
Richard
 
 
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 01:00
MUNCH, Le Cri  -  © https://fr.wikipedia.org/wiki/Edvard_Munch#/media/File:The_Scream.jpg

MUNCH, Le Cri - © https://fr.wikipedia.org/wiki/Edvard_Munch#/media/File:The_Scream.jpg

 

 

     Plusieurs attaques terroristes, encore, pour terminer 2016 qui en compta plus d'une centaine ; six ou sept déjà, pour entamer 2017. Et ne nous leurrons pas ; d'autres, par dizaines, émailleront derechef dans le monde de nombreux jours de l'année nouvelle ... 

 

     Que dire ? Comment, au niveau politique, enrayer ce fléau ? Que tenter, nous, hommes quelconques, pour ne pas hurler notre désespoir de plus en plus térébrant vis-à-vis de l'humanité ? 

 

     Inutile d'éployer grand le rideau du fanatisme religieux dans lequel, au cours de l'Histoire, l'être dit humain s'est toujours drapé pour impunément se débarrasser de ces "impies" refusant d'embrasser la même religion que lui : cette lourde étoffe mensongère se déchire, se délite et s'effondre, tant de mains l'ayant manipulé, et le manipulent toujours !

 

     Qu'ineptes me paraissent ces injonctions ressassées ad nauseam après chaque outrage à la vie depuis "Charlie Hebdo" : Priez pour Paris, priez pour Bruxelles, pour Orlando, pour Nice, pour, pour ...

     Priez qui, d'ailleurs ? Un de ces dieux aux noms desquels, depuis les temps premiers, des milliers d'hommes ont éliminé des millions d'hommes ? 

 

     Que me siéent infiniment mieux les réflexions de penseurs ou de philosophes qui, depuis Platon, par le concept d'Absolu, n'entendirent nullement une quelconque divinité mais, entre autres notions, celle de Beauté, d'Oeuvre d'art, à quelque domaine que celle-ci ressortit : littérature, musique, peinture ...

 

     Se souvenir des propos du philosophe allemand Schelling (1775-1854) identifiant l'art comme la seule et éternelle révélation qui existe

     Se souvenir aussi de Schiller (1759-1805) et de ses Lettres sur l'éducation esthétique de l'homme, manifeste dans lequel, notamment en vue d'éviter que se reproduisent les abominations et la barbarie de la Terreur, au temps de la Révolution française de 1789, il préconisait une éducation esthétique aux fins d'élever l'homme au rang d'être moral.

 

     Consentir aux aspirations du Beau, adhérer à une meilleure connaissance des Arts, - voire en pratiquer l'un ou l'autre -, plébisciter les artistes plutôt que les "prophètes" : voilà ce qui, enfin, attesterait de notre humanité !

 

     Parfaite utopie, penseront certains d'entre vous. Peut-être. Mais elle me parle : pourquoi ne pas essayer une éducation au Beau dès l'école ?

 

 

     À mon très modeste niveau, j'ai eu envie, en cette rentrée d'ÉgyptoMusée, d'évoquer à nouveau avec vous, amis visiteurs de mon blog et de mes pages Facebook, un art que l'antienne populaire, après Aristote et Platon, définit comme adoucissant les moeurs ; un art à propos duquel l'immense Nietzsche avançait avec justesse que sans lui, la vie serait une erreur ; et plus spécifiquement, - mais en douteriez-vous ? -, un art prisé en l'Égypte antique : la musique.

 

 

     À mardi 17 janvier prochain pour ensemble nous engager sur un des chemins menant à la Beauté ?

 

 

 

 

 

La musique souvent me prend comme une mer !

Vers ma pâle étoile,

Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,

Je mets à la voile. 

 

 


Charles  BAUDELAIRE

La Musique

 

Les Fleurs du Mal, LXIX

dans Oeuvres complètes,

Paris, Seuil,

p. 82 de mon édition de 1968

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

SCHELLING Friedrich Wilhelm Joseph von, Système de l’idéalisme transcendantal, Essais, Paris, Aubier, 1946, pp. 169-71.

 

SCHILLER, Friedrich von, Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, Paris, Aubier-Montaigne, 1943.

 

TODOROV Tzvetan"La beauté sauvera le monde", dans Études théologiques et religieuses, 3/2007 (Tome 82), pp. 321-335.

 

 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 10:21
LA RENTRÉE POINT À L'HORIZON D'ÉGYPTOMUSÉE ...

 

Est-ce la main de Dieu

Est-ce la main de Diable

Qui a tissé le ciel de ce beau matin-là

Lui plantant dans le coeur

Un morceau de soleil

Qui se brise sur l'eau

En mille éclats vermeils ? 

(...)

Est-ce Dieu, est-ce Diable

Ou les deux à la fois

Qui, un jour, s'unissant

Ont fait ce matin-là ?

Est-ce l'un, est-ce l'autre ?

Vraiment, je ne sais pas.

Mais pour tant de beautés,

Merci, et chapeau bas !

 

BARBARA

Chapeau bas

(1958)

 

 

 

     À tout bientôt, mardi 6 septembre prochain : avec l'Histoire, avec la Littérature, avec l'Égyptologie ; en un mot : avec la Beauté, serez-vous au rendez-vous, amis visiteurs ?

 

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 07:15
AYONS DU CARACTÈRE !

 

 

Tentons d'oublier ce début de printemps maussade et meurtrier, tournons-nous vaillamment vers la Culture qui devrait nous sauver de la barbarie ambiante ...

 

 

Maintenant que je vous ai suggéré la direction d'un Soleil possible, amis visiteurs, j'espère que vous ne regarderez pas que le pied !

 

 

À bientôt ...

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 14:08

 

     Autorisez-moi, amis visiteurs, en ce vendredi 18 mars, d'emprunter, tout en les transformant quelque peu, ces propos bien connus qui célébraient les rapports profondément amicaux entre Michel de Montaigne et Étienne de la Boétie, aux fins de vous réitérer mes remerciements les plus appuyés pour m'avoir, depuis le 18 mars 2008, indéfectiblement honoré d'une aussi belle et grande amitié : à vous qui m'accompagnez depuis huit années maintenant ; à vous qui avez au cours du temps, ici ou sur Facebook, toujours plus nombreux, découvert ÉgyptoMusée, "parce que c'est vous, parce que c'est moi", merci pour cette présence qui me porte, me stimule, m'encourage, me nourrit ...

     Merci pour votre réceptivité à mes coups de coeur, voire à mes coups de gueule. Merci pour l'intérêt que vous manifestez au point de m'adresser vos commentaires, vos questions, au point d'importer certaines de mes interventions sur votre propre page Facebook pour les partager avec le plus grand nombre ... 

 

     Aujourd'hui, c'est mon anniversaire de blogueur, partant, votre anniversaire de lecteur : 8 ans de "vie commune" pour certains, moins pour la majorité des autres mais peu me chaut : c'est à vous tous qu'il me sied d'offrir ces quelques bulles. 

 

     "Parce que c'était vous, parce que c'était moi", l'aventure de mon, de votre ÉgyptoMusée, fut et reste toujours un immense et indispensable pan de ma vie.

 

    Puisse-t-il perdurer de longues et belles années encore ...

 

 

"PARCE QUE C'ÉTAIT VOUS, PARCE QUE C'ÉTAIT MOI ...
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 00:39
Vincent VAN GOGH : Le Pont du Carrousel et le Louvre (1886)

Vincent VAN GOGH : Le Pont du Carrousel et le Louvre (1886)

 

 

Fiers nous sommes. 

Fier je suis. Immodestement, peut-être ...

 

 

     À l'heure où se termine agréablement la semaine du congé de Carnaval dans l'Enseignement belge qui m'a permis de vous laisser en repos de mon blog, amis visiteurs, j'ai été informé voici quelques heures d'une nouvelle délectable à lire et, pour tout avouer, éminemment agréable à vous annoncer tant je me sens honoré de la partager avec vous : sur la page Facebook du Musée du Caire, le Directeur Khaled el Enany a publié avant-hier une liste - au demeurant prestigieuse dans la mesure où les noms de grandes institutions muséales y figurent ! -, de "sites utiles pour aider les égyptologues et jeunes chercheurs dans leurs recherches" ; liste donc qu'il invite à consulter et à grandement utiliser ; liste dans laquelle trois sites incontournables d'amis passionnés sont répertoriés : "OsirisNet" de Thierry Benderitter, "Projet Rosette" de Vincent Euverte et "Promenade en Égypte" d'Alain Guilleux.

    Liste aussi au sein de laquelle, page 8, vient timidement s'immiscer "ÉgyptoMusée", le blog de votre serviteur.

 

     Bravo à nous pour cette reconnaissance internationale qui ne peut que personnellement me ravir : savoir qu'à l'avenir, nos modestes apports pourront servir à de jeunes égyptologues, à de jeunes chercheurs réjouit au plus haut point notre soif d'ouvrir des chemins ...  

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Présentation

  • : D' EgyptoMusée à Marcel Proust- Le blog de Richard LEJEUNE
  • : Visite, au Musée du Louvre, au fil des semaines, salle par salle, du Département des Antiquités égyptiennes.Mais aussi articles concernant l'égyptologie en Belgique.Mais aussi la littérature égyptienne antique.Et enfin certains de mes coups de coeur à découvrir dans la rubrique "RichArt" ...
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Table des Matières (13-12-2012)

 

METCHETCHI

 

OU

 

Sinouhé - Hiéroglyphes

 

SINOUHE

Ou Encore ...

L' INDISPENSABLE



Les dessins au porte-mines

de Jean-Claude VINCENT

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