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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 00:00

 

 

     Parce que du printemps à l'automne 2013, sur ce blog, je vous emmenai, amis visiteurs, aux confins du Delta occidental du Nil, en Alexandrie d'Égypte, dans le but d'abondamment rendre compte de l'exposition que, cette année-là, consacra le Musée royal de Mariemont à la ville créée ex nihilo à la fin du IVème siècle avant notre ère en bordure de la Méditerranée par le fils de Philippe II de Macédoine, Alexandre III, dit "le Grand", (356-323), conquérant grec devenu d'autorité souverain égyptien ; parce qu'à l'automne 2016, après avoir lu l'été l'excellent ouvrage de la romancière d'origine belge Marguerite Yourcenar, j'entamai une série d'articles dédiés à Antinoüs et à son mentor, Hadrien, empereur romain devenu d'autorité souverain égyptien, j'eus l'opportunité d'évoquer cette ville cosmopolite où cohabitèrent, pas toujours cordialement, Grecs, Judéo-chrétiens et Égyptiens d'origine, il m'agréerait ce matin de m'y promener à nouveau avec vous pour y rencontrer quelques musiciens à l'époque où précisément Alexandrie était romaine.

     Cela me permettra, avant les deux semaines de congés belges de Printemps qui se profilent à l'horizon d'ÉgyptoMusée, d'apposer le point final à ces quelques échanges que nous eûmes vous et moi, amis visiteurs, consacrés à la musique égyptienne en général, et à la harpe plus particulièrement.     

 

     Souvenez-vous, le mardi 14 février dernier, je vous avais proposé de découvrir les harpes angulaires, - trigones les nomme-t-on également -, à partir du superbe exemplaire (N 1411) de la première vitrine de la salle 10 du département des Antiquités égyptiennes du Louvre, proposé ici par Ch. Décamps, un des photographes officiels du musée,

 

 

HARPE TRIGONE - Louvre N 1411 (C. Décamps)

 

 

que le cartel date sans autre précision de "Basse Époque", - que je préfère nommer Époque tardive -, alors que les musicologues penchent plutôt pour l'époque gréco-romaine, et plus particulièrement au IIème siècle de notre ère. 

 

     Si à votre admiration je le soumets derechef aujourd'hui, c'est parce que, dans un premier temps, ce type d'instrument exceptionnellement bien conservé constitue une des sources servant de référence incontournable pour une meilleure compréhension de ce que représentait la musique égyptienne bien après que les pharaons autochtones se fussent éteints.

     Dans le même ordre d'idée, à l'encontre de l'abondance des peintures murales de l'Ancien et du Nouvel Empires qui nous ont souvent accompagnés lors de nos précédentes rencontres, peu de sources égyptiennes du Haut-Empire romain restent à notre disposition, hormis, et celles-là, d'autant, sont importantes, les figurines de terre cuite, catégorie dans laquelle, parmi d'autres figurations de musiciens et de musiciennes, les harpistes sont en nombre considérable. J'y reviendrai au terme de notre entretien.

     Et dans un second temps, c'est aussi parce qu'à la différence des harpes cintrées qui ne furent plus vraiment en faveur dans l'Égypte gréco-romaine, la harpe angulaire, pour sa part, non seulement perdura mais aussi conserva sa forme originelle, ainsi que ses mécanismes d'accord : toujours pas de chevilles mais plutôt des cordes et des lanières de tissu ou de papyrus mêlées, que le musicien resserre à son gré.

 

     En Égypte, principalement dans la ville hellénisée d'Alexandrie, réputée dans le monde antique pour abriter un public de passionnés dont la culture musicale était considérée hors du commun, - Dion Cassius dans son Histoire romaine ne rapporte-t-il pas (LXIII, 27) que l'extravagant Néron, craignant de perdre le pouvoir, avait conçu le dessein, lui qui pratiquait la cithare à un haut niveau de passion, de se retirer à Alexandrie pour y terminer sa vie, espérant vivre de son talent en y donnant des récitals ? -, et dont le jugement critique était redoutable, notamment pour ce qui concerne la cithare, c'est au sein des cultes gréco-égyptiens en vigueur à cette époque, - ce qu'il est convenu d'appeler "cultes isiaques" -, ou romains , - essentiellement, souvenez-vous, celui voué à Antinoüs, le favori prématurément mort noyé dans le Nil de l'empereur Hadrien -, que bon nombre de cordophones, harpes angulaires, luths, lyres et cithares, furent employés, entre autres par des confréries de musiciens-artistes de théâtre qui, soit processionnaient pour prester ça et là de petits concerts de rues, soit éprouvaient régulièrement leur virtuosité respective lors de concours.

 

     Et à l'instar des athlètes qui avaient brillé dans certains jeux, nombre d'artistes ayant remporté ces compétitions musicales bénéficièrent de privilèges particuliers, mais aussi d'avantages financiers, - eh oui, déjà en ces temps-là ! - ; ce qui les autorisait à s'exhiber non seulement à travers l'Égypte mais aussi dans maintes cités du monde romain.    

     Ainsi, évoquons à nouveau Hadrien pour épingler l'édit qu'il signa, au IIème siècle de notre ère donc, aux fins d'entériner et de garantir aux artistes de la confrérie de Dionysos celles des libéralités accordées déjà par ses prédécesseurs sur le trône impérial, telles que l'exemption du service militaire, la dispense des services publics obligatoires, l'exonération d'impôts de tous leurs gains aux concours et dans les autres spectacles, le droit de ne limiter leurs mouvements sous nulle autre contrainte, le droit de ne pas être passibles de la peine de mort ...  

(Voir référence BGU dans ma bibliographie infrapaginale.)

 

     Avant de clore cette première partie de notre entretien, j'ajouterai que d'autres documents papyrologiques font état de la perdurance de ces spectacles jusqu'au siècle suivant, ainsi que des largesses impériales qui furent encore prodiguées par Caracalla et les souverains de la famille des Sévères, Septime et Alexandre ...

 

     Terminons maintenant, voulez-vous, en nous tournant, comme promis tout à l'heure, vers l'art de la statuaire alexandrine en terre cuite, parodique et souvent érotique, les instruments à cordes étant évidemment mis à l'honneur en son sein.

 

     Que j'eusse aimé, pour illustrer mon propos, que le site internet du Musée du Louvre en montrât divers exemples. Malheureusement, - oubli, censure délibérée ou, plus vraisemblablement, absence de clichés parce que ces statuettes somnolent dans les réserves non accessibles au public ? -, il vous faudra vous contenter, amis visiteurs, de brèves descriptions de ma part que seule la documentation écrite en ma possession me permet.

 

     La littérature et l'art de la terre cuite de l'époque le confirment, il est de notoriété publique que la satire, l'ironie, l'invective cruelle, - souvenez-vous du "Harpiste dévoyé" -, le goût de la caricature aussi font viscéralement partie de l'idiosyncrasie des Alexandrins. Les temps gréco-romains n'échapperont pas à cette complexion, qui la reprendront à leur compte - combien de représentations de singes assis jouant de la harpe ou de la lyre les musées ne contiennent-ils pas ? -, mais qui l'exploiteront dans un sens plus spécifique encore, ressortissant nettement au domaine de l'érotisme.

 

     L'Alexandrie romaine fut donc friande de figurations de cinocéphales musiciens exhibant un sexe disproportionné en guise de médiator,  - que chez nous, en Belgique, l'on nomme "onglet" -, destiné à gratter les cordes de leur instrument de musique.

     Dans les collections du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre existent une statuette en terre cuite d'un cithariste ithyphallique de 14,2 cm de hauteur, répertoriée sous le numéro d'inventaire E 20661 et une représentation d'une joueuse de cithare, de 9,8 cm, assise sur un énorme phallus (E 20668) : ces deux objets sont parmi tant d'autres répertoriés dans le Catalogue des terres cuites gréco-romaines d'Égypte que l'égyptologue française Françoise Dunand publia en 1990.

 

    Indépendamment de la référence quelque peu obscène de semblables statuettes, il nous faut remarquer, amis visiteurs, que toutes, - qu'elles représentent des humains ou des animaux auxquels un rôle d'humain fut prêté -, impliquent uniquement les instruments à cordes.

     Une explication à cela ? 

 

       Avancer que la culture gréco-romaine, à Alexandrie ou ailleurs, favorisa l'érotisme ?

     Que me répondriez-vous si je vous prouvais - et je le ferai après le congé de printemps, à la mi-avril -, que la sensualité, que la sexualité, qu'un érotisme latent est sous-jacent dans la civilisation égyptienne, et cela, dès le Nouvel Empire ? 

 

     Avancer que, très souvent la langue égyptienne se régalant de double sens et de jeux de mots, au contact de la langue latine apprécia grandement la même amphibologie mâtinée d'un brin de grivoiserie : ainsi si vous comprenez que "neruus" latin nomme la corde de boyau d'une harpe, d'une lyre ou d'une cithare mais aussi le sexe mâle ; si vous admettez aussi que semblable ambiguïté érotique se retrouve dans "tractare" latin, verbe qui définit la manière de toucher les cordes de ces mêmes instruments, que  me répondriez-vous si j'avançais comme début d'explication que les "terracotta" de l'Alexandrie gréco-romaine ne pouvaient, elles aussi, pour ne pas être en reste, que développer une connotation érotique ? Qui ne fut pas, soyez-en convaincus, amis visiteurs, pour  déplaire aux citoyens de l'époque ... 

 

 

     Au terme de ces quelques considérations que je souhaitais partager avec vous pour clore notre dossier dédié à la musique égyptienne, permettez-moi de vous souhaiter à tous d'excellentes vacances de Printemps et de d'ores et déjà vous fixer rendez-vous au mardi 18 avril prochain.

   

     

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

BGU = Berliner Griechische UrkundenPapyrus documentaires grecs des musées égyptiens de Berlin, (Berlin, Neues Museum, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung), BGU VII, 1074. 

 

 

LEWIS  NaphtaliLa mémoire des sables - La vie en Égypte sous la domination romaine, Paris, Armand Colin, 1988, pp. 146-7.

 

 

VANDRIES Christophe, Harpistes, luthistes et citharôdes dans l'Égypte romaine. Remarques sur quelques singularités musicales, dans Revue belge de philologie et d'histoire, Tome 80, Fascicule 1, 2002, Antiquité-Oudheid, pp. 171-98.

(Consultable sur le site "Persée")

 

 

ZIEGLER ChristianeLa musique égyptienne, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1991, p. 16.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 09:22
EXPOSITIONS AUX MUSÉES ROYAUX D'ART ET D'HISTOIRE DE BRUXELLES

 

 

      Jusqu'en avril 2016, se tiennent en parallèle aux Musées royaux d'Art et d'Histoire, Parc du Cinquantenaire, à Bruxelles, deux remarquables expositions : l'une, "Djehoutyhotep", met l'accent sur un siècle de fouilles menées en Égypte par des archéologues belges :

 

http://www.kmkg-mrah.be/fr/expositions/djehoutihotep

 

     Et l'autre, "Sarcophagi - Sous les étoiles de Nout" présente des sarcophages découverts dans la deuxième cachette de Deir el-Bahari à l'extrême fin du XIXème siècle, faisant maintenant partie des collections bruxelloises et qu'une équipe italienne réfectionne sous vos yeux. 

 

    Luc Delvaux, Conservateur et maître d'oeuvre de cette manifestation vous en parle :

     

https://www.youtube.com/watch?v=orLuEGvgAD8

 

     Cette présentation d'une dizaine de minutes vous convaincra-t-elle de venir dans les trois prochains mois jusqu'à Bruxelles ? Je l'espère vraiment ...

 

     Quelques informations supplémentaires à éventuellement glaner sur le site des M.R.A.H. :

 

http://www.kmkg-mrah.be/fr/expositions-actuelles 

 

    

     Je vous souhaite de belles découvertes

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 09:19

 

      Revenir des pyramides, c'est comme si vous reveniez de Montléry.

 

 

     Vous conviendrez avec moi, amis visiteurs, que l'on ne peut plus explicitement exprimer un désenchantement.

 

    Je quittai Jérusalem, j'arrivai à Jaffa, et je m'embarquai pour Alexandrie. D'Alexandrie, j'allai au Caire, et je laissai Julien chez monsieur Drovetti, qui eut la bonté de me noliser un bâtiment autrichien pour Tunis.  

  

      Vous conviendrez également qu'aussi rapidement présenter le "programme" d'un séjour en Égypte n'augure pas vraiment de pages et de pages de considérations enflammées.

 

     Je m'étais imaginé, après avoir constaté que ce n'est que dans la sixième des sept parties que contient son ouvrage Itinéraire de Paris à Jérusalem et de Jérusalem à Paris, en allant par la Grèce et revenant par l'Égypte, la Barbarie et l'Espagne, et en seulement une petite trentaine de pages que François-René de Chateaubriand "expédie" la relation de son séjour en terre égyptienne ; je m'étais naïvement imaginé donc que de brillantes descriptions viendraient émailler ses Mémoires d'Outre-Tombe dans lesquelles je prends tant de plaisir à voyager depuis cet automne. 

 

     Que nenni ! Malheureusement pour les amateurs de comptes-rendus que nous sommes vous et moi de tous ces grands écrivains qui, à partir de cette époque, entreprirent ce qu'il est convenu d'appeler dans la littérature idoine, le "Voyage en Orient".

 

     Nonobstant, ce matin, je me propose de vous offrir, extraites du deuxième chapitre du dix-huitième livre de ses Mémoires d'Outre-Tombe, quelques précisions additives à son Itinéraire de Paris à Jérusalem, qu'absent de la blogosphère pendant ces vacances d'hiver j'ai préalablement programmées la semaine dernière à votre seule intention.

 

 

    Chateaubriand et Julien, son domestique, ont embarqué à Alexandrie aux fins de rallier Tunis :

 

    Un orage du sud-est s'éleva à notre grande joie, et en cinq jours nous arrivâmes dans les eaux de l'île de Malte. Nous la découvrîmes la veille de Noël ; mais le jour de Noël même, le vent, se rangeant à l'ouest-nord-ouest, nous chassa au midi de Lampedouse. Nous restâmes dix-huit jours sur la côte orientale du royaume de Tunis, entre la vie et la mort.

Je n'oublierai de ma vie la journée du 28. [décembre 1806] 

 

     Nous jetâmes l'ancre devant les îles de  Kerkeni. Nous restâmes huit jours à l'ancre dans la petite Syrte, où je vis commencer l'année 1807.

     Sous combien d'astres et dans combien de fortunes diverses j'avais déjà vu se renouveler pour moi les années, qui passent si vite ou qui sont si longues ! Qu'ils étaient loin de moi ces temps de mon enfance où je recevais avec un coeur palpitant de joie la bénédiction et les présents paternels ! Comme ce premier jour de l'année était attendu ! Et maintenant, sur un vaisseau étranger, au milieu de la mer, à la vue d'une terre barbare, ce premier jour s'envolait pour moi, sans témoins, sans plaisirs, sans les embrassements de la famille, sans ces tendres souhaits de bonheur qu'une mère forme pour son fils avec tant de sincérité ! Ce jour, né du sein des tempêtes, ne laissait tomber sur mon front que des soucis, des regrets et des cheveux blancs.   

 

 

François-René de CHATEAUBRIAND

Mémoires d'Outre-Tombe

Livres XV à XXIV

 

Lausanne, Éditions Rencontre, 1968

pp. 202-3

 

 

EXCELLENTE FIN D'ANNÉE

 

    Vous aurez évidemment compris que ces propos, superbes, de Chateaubriand m'invitent, avec malheureusement moins d'éloquence, à d'ores et déjà vous adresser à toutes et à tous mes voeux les plus enthousiastes pour que cette période traditionnellement de fêtes vous soit la plus excellente possible, et à vous donner rendez-vous le mardi 5 janvier prochain.

 

    Très bonnes vacances à tous ... 

 

Richard 

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 12:00
DE STARGATE ™  AUX  COMICS : LES DIEUX ÉGYPTIENS DANS LA CULTURE GEEK

 

     Du 21 mai au 20 novembre 2016, le Musée royal de Mariemont (Morlanwelz, Belgique) présentera une exposition intitulée

 

De StargateTM aux comics. Les dieux égyptiens dans la culture geek.

 

     Pas de panique si vous n'êtes pas un Geek, l’événement s’adresse aussi à vous. Toutes les références seront expliquées et contextualisées ; c'est ça aussi le rôle d’un musée.  

 

 

De l'Égypte au Grand Écran ! Un mariage détonnant

 

     Bien que de nombreuses expositions se soient penchées sur les raisons de la fascination qu’exerce l’Égypte antique sur les hommes d’aujourd’hui, rares sont celles qui touchent à l'univers Geek. Et pourtant, dieux égyptiens et science-fiction ont été régulièrement associés ces quarante dernières années. La franchise la plus connue et la plus explorée est celle de Stargate

 

 

Stargate, La Porte des Étoiles

 

     Lorsqu’en 1928, un archéologue exhume sur le plateau de Guizèh un gigantesque anneau composé d’un métal inconnu, il n’imagine pas qu’il vient de retrouver La Porte des Étoiles : un appareil permettant de voyager à travers la galaxie. Dans les différents mondes habités qu’ils découvrent, les explorateurs de la Terre rencontrent une race alien hostile se faisant passer pour des dieux : les Goa’ulds.

     Au cours de leurs aventures, ils vont affronter les grandes figures du panthéon égyptien représentées par Râ, Apophis, Hathor, Heru’ur (Horus), Seth … mais des divinités d’autres civilisations du monde antique.

 

     Les scénaristes, conseillés par des spécialistes en histoire de l’art et en archéologie, et le travail remarquable des costumiers ont rêvé la survivance d’un monde ancien en l’adaptant à notre époque.   

 

 

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      Dans l'exposition, nous pourrons admirer quelques-uns des somptueux costumes portés par les dieux – les Goa’ulds – et leurs guerriers – les Jaffas.

 

     Des objets et des artworks originaux issus du film Stargate seront aussi dévoilés exceptionnellement.

     Cet ensemble de près d’une cinquantaine de pièces remarquables sera mis en dialogue avec les mythes et les dieux égyptiens de façon à discerner la réalité des adaptations apportées par la fiction.   

 

 

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De la Momie à Immortel en passant par Dr. Who

  

     D’autres réalisations cinématographiques se sont également penchées sur les dieux égyptiens. Ainsi, Immortel ad Vitam, Le retour de la Momie  ou encore le très attendu X-Men : Apocalypse ne sont que quelques exemples.

     Ces différents films seront évoqués par le biais de bandes dessinées ou  encore d’affiches.  

 

 

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     L’univers de Dr. Who n’échappe pas aux dieux égyptiens : les Osirians, les Anubians et même Styx le Sontaran … sont autant de races rencontrées par le ‘Seigneur du Temps’ à l’origine des mythes et de la civilisation égyptienne …

     Différents comics vous plongeront dans cet univers fabuleux. Ne vous méprenez pas, le Tardis est plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur…

 

 

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DC ComicsMarvelVertigo...

 

 

     L’Égypte et la bande-dessinée c’est une grande histoire d’amour ! Papyrus, Alix, Tintin ... sont autant de références devenues classiques, mais on rencontre également de nombreux dieux égyptiens dans les comics ! Thor, Batman, Mighty Isis, Wonder Woman, les Avengers, Apocalypse, Shazam, Les 4 Fantastiques … autant de personnages des franchises DC ComicsMarvel ou encore Vertigo

     Certains numéros de ces bandes-dessinées et comics vous emmèneront à la rencontre de Sekhmet, Khonsou, Osiris… 

 

 

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Jeux de plateau, jeux vidéo (rétrogaming) et jeux de rôle (RPG)

 

     Que serait l'univers Geek sans les jeux vidéo et les jeux de rôle ? Les dieux égyptiens y occupent une place de choix.

     Citons par exemple les grands classiques comme Age of Mythology, Pathfinder, Deus ... 

     Bienveillants ? Maléfiques ? Quels rôles y jouent-ils? Plusieurs exemples de ces jeux seront présentés.

 

 

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Le monde des dieux égyptiens s’offre à vous !

Ôserez-vous franchir la porte et venir à leur rencontre ?

 

 

 

 

     Le projet d'exposition est porté par Arnaud Quertinmont geek assumé, nostalgique de la Nes, de Stéphanie de Monaco et de Xéna la Guerrière ainsi que par Bertrand Federinov, inconditionnel de Marty McFly, de Willy le Borgne et bien entendu de Stargate. 

     Ils sont également conservateurs au Musée royal de Mariemont (Egypte et Réserve précieuse).

 

 

 

     Grand merci à toi, Arnaud, de m'avoir permis de relayer ici, sur mon blog, ainsi que sur mes deux pages Facebook, ces quelques informations à propos de l'exposition à venir au printemps 2016 au Musée royal de Mariemont (Morlanwez - Belgique).

 

                     

 

                

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 17:06

 

 

     Lors de la conférence de presse, tenue à Louxor ce 28 novembre en fin de matinée, dans la maison de Howard Carter, le ministre des Antiquités, le Dr Mamdouh El-Damaty a annoncé que les scans radar ont révélé l’existence d’un grand vide, avec un long couloir, derrière ce que nous savons maintenant être un faux mur (une "ruse", un stratagème, destinés à déjouer d'éventuels pilleurs de tombes) dans la chambre funéraire de Toutankhamon. Il est utile de rappeler que la tombe a été pillée plusieurs fois dans l'antiquité.


     Le Ministre a ensuite déclaré : "Nous avons parlé précédemment d’une chance de 60 pour cent qu’il y ait quelque chose derrière les murs. Mais maintenant, à la lecture des premières analyses, nous sommes en mesure d'affirmer une probabilité à 90 pour cent.”

 
 
Photo de Égypte-actualités.
 

     En novembre 1922, après une dizaine d'années de fouilles et de recherches dans la Vallée des Rois, Howard Carter et Lord Carnarvon découvrent enfin la première marche de la tombe de Toutankhamon qu'ils cherchaient désespérément.


     Au sein de cette KV62, d'une superficie à peine supérieure à 100 m², c'est une équipe composée des meilleurs experts qui travaillera au déblaiement et à la sauvegarde des objets. Certains y consacreront près de dix années, et le monde entier, fasciné par ce jeune pharaon sorti de l'oubli, s'émerveillera des inestimables trésors qui l'entouraient pour son au-delà.

     Depuis plus de 90 ans, le nombre de visiteurs ayant pénétré dans la tombe du pharaon afin de s'imprégner d'une petite parcelle de son éternité, n'a cessé d'augmenter, mettant en péril sa survie. L'humidité engendrée par ces visites a fortement détérioré les peintures et généré des moisissures, causant des atteintes conséquentes, qui ont conduit le Service des Antiquités, dans un premier temps à limiter le nombre de visites quotidiennes, puis à en fermer l'accès au public en 2011.

     Ce contexte qui semblait devenir inévitable avait été appréhendé, dès 2002, et les bases de construction d'une réplique de la KV62 avaient été étudiées.
 

     C'est l'entreprise Factum Arte, fondée par le peintre britannique Adam Lowe, basée à Madrid, qui a été choisie pour construire cette réplique, financée pour partie par les ministère du Tourisme et des Antiquités égyptiens, ainsi que par des fonds de l'Union Européenne.

Des techniques innovantes, des plus pointues, la 3D notamment, ont été mises en œuvre, utilisées et pilotées par des as de ces technologies nouvelles. En 2009, pendant de longs mois, l'équipe de Factum Arte a investi la tombe afin d'en mémoriser chaque centimètre avec la plus haute précision. "Le premier travail a consisté à relever minutieusement le relief des parois et du sarcophage avec un scanner spécialement conçu pour l’occasion. Sa résolution atteint cent millions de points par m². Puis la deuxième étape a consisté à photographier les peintures avec une très haute résolution et en respectant fidèlement les couleurs." 
 

     Munis de ces données, les techniciens de Factum Arte sont repartis dans leurs locaux de Madrid où ils ont commencé à fabriquer le fac-similé sous la forme de centaines de panneaux en polyuréthane à haute densité. Puis ceux-ci ont été assemblés sur place pour constituer les quatre parois de la chambre mortuaire. L'inauguration du "double" de la tombe a eu lieu en avril 2014.

     Et c'est là que débute une autre partie de cette belle histoire…

 

     Nicholas Reeves, égyptologue anglais grand spécialiste de Toutankhamon, étudie avec attention les photos réalisées par Factum Arte dans la chambre funéraire. Cette pièce est la seule de la tombe qui soit ornée de peintures "rudimentaires, classiques, d'une simplicité austère", exécutées sur un enduit de plâtre peint en jaune, qui reflètent le nom rituel qui lui était donné dans l'antiquité : "la Salle de l'Or". Il remarque alors des reliefs qui pourraient être des ouvertures rebouchées donnant sur deux pièces inexplorées jusqu’à ce jour. En poussant plus loin sa réflexion, il estime que l’une (mur nord) serait le lieu de sépulture de la reine Néfertiti, alors que l’autre (mur ouest) serait un espace de stockage.

     Nicholas Reeves appuie son hypothèse - contestée, est-il besoin de le rappeler, par d’autres égyptologues - tout d’abord sur son interprétation des fresques du mur nord du tombeau (qui représenteraient le jeune roi Toutankhamon accomplissant un rituel funéraire pour sa mère, la reine Néfertiti), puis sur le fait que Toutankhamon est décédé prématurément, à l’âge de 19 ans, et que, faute de tombeau disponible, les prêtres auraient pris la décision de rouvrir la tombe de Néfertiti, dix années après sa mort, pour inhumer le jeune roi dans un hypogée non prévu pour lui.

     Pour vérifier cette hypothèse, le ministère des Antiquités a donné son feu vert à l’entrée en scène de techniques non invasives et non destructrices. Tout d’abord, la thermographie infrarouge, opération pilotée par Jean-Claude Barré, venu en Égypte dans le cadre de la mission “Scan Pyramids”. Cette technique, basée sur des images captées à un rythme régulier durant 24 heures, peut révéler des écarts de température induisant éventuellement la présence de cavités sous une surface donnée. Ce fut en effet le cas dans la tombe de Toutankhamon où de tels écarts de température ont été détectés à travers l’enduit peint du mur nord, sans en qu’il ait été possible de déterminer la configuration exacte d’un espace creux ni, a fortiori, son contenu.

     Après quelques tests dans une tombe dont on connaît déjà la configuration (la KV5) pour vérifier l’efficacité et la fiabilité du matériel utilisé, la deuxième série de prospections dans la tombe de Toutankhamon a été effectuée à l’aide de la technique du radar, ce dispositif étant placé à 5 cm du mur de manière à ne pas l’endommager.

     Lors de la conférence de presse, tenue à Louxor ce 28 novembre en fin de matinée, dans la maison de Howard Carter, le ministre des Antiquités, le Dr Mamdouh El-Damaty a annoncé que les scans radar ont révélé l’existence d’un grand vide, avec un long couloir, derrière ce que nous savons maintenant être un faux mur (une "ruse", un stratagème, destinés à déjouer d'éventuels pilleurs de tombes) dans la chambre funéraire de Toutankhamon. Il est utile de rappeler que la tombe a été pillée plusieurs fois dans l'antiquité.

     Les analyses menées par Hirokatsu Watanabe, un spécialiste japonais du radar, fournissent également des preuves d'une seconde porte cachée dans le mur ouest attenant.

     Le Ministre a ensuite déclaré : "Nous avons parlé précédemment d’une chance de 60 pour cent qu’il y ait quelque chose derrière les murs. Mais maintenant, à la lecture des premières analyses, nous sommes en mesure d'affirmer une probabilité à 90 pour cent.” 
Il précise que les données recueillies seront rapidement examinées de manière plus approfondie au Japon.

 

     Il a évoqué ensuite une possible prochaine étape qui consisterait à creuser un petit trou dans le mur (sur un espace non peint) de la salle voisine, dénommée "Salle du Trésor" , jouxtant le “vide” derrière le mur dans la chambre funéraire, pour introduire une caméra fureteuse.

     Il est en effet impensable de prendre le risque d'abîmer ces parois peintes, ou de les détériorer. Il est utile de rappeler que Howard Carter, lors de la seconde saison de fouille avait en effet détruit une partie de la scène du mur sud, dont il avait ensuite récupéré les fragments, mais ces pratiques ne sont plus de mise aujourd'hui.
 

     Les questions demeurent, et même se multiplient... Mais une réponse est certaine : Toutankhamon n'a pas fini d'être sur le devant de la scène !
 

MG-MC

 

    Immense merci à vous, Marie Grillot et à toi, Marc, de m'avoir permis d'intégralement reproduire ici le texte sur ce sujet que vous avez publié dans Égypte-actualités.

 

Pour compléter l’information :

http://egyptophile.blogspot.fr/2015/11/toutankhamon-lhistoire-continue.html

http://news.nationalgeographic.com/…/151126-nefertiti-tomb…/

http://news.nationalgeographic.com/…/151128-tut-tomb-scans…/

http://english.ahram.org.eg/…/Radar-test-underway-before-se…

https://youtu.be/ZNil-IgCIoc

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 15:50
LE JOUR SE LÈVE ENCORE ...

Quand tu n'y crois plus, que tout est perdu 
Quand trompé, déçu, meurtri 
Quand assis par terre, plus rien pouvoir faire 
Tout seul, dans ton désert 
Quand mal, trop mal, on marche à genoux 
Quand sourds les hommes n'entendent plus le cri des hommes 

Tu verras, l'aube revient quand même 
Tu verras, le jour se lève encore 
Même si tu ne crois plus à l'aurore 
Tu verras, le jour se lève encore 
Le jour se lève encore 

La terre saigne ses blessures 
Sous l'avion qui crache la mort 
Quand l'homme chacal tire à bout portant 
Sur l'enfant qui rêve ou qui dort 
Quand mal, trop mal, tu voudrais larguer 
Larguer, tout larguer 
Quand la folie des hommes nous mène à l'horreur 
Nous mène au dégoût 

N'oublie pas, l'aube revient quand même 
Même pâle, le jour se lève encore

 Etonné, on reprend le corps à corps 
Allons-y puisque le jour se lève encore 
Le jour se lève encore 

Suivons les rivières, gardons les torrents 
Restons en colère, soyons vigilants 
Même si tout semble fini 
N'oublions jamais qu'au bout d'une nuit 
Qu'au bout de la nuit, qu'au bout de la nuit 

Doucement, l'aube revient quand même 
Même pâle, le jour se lève encore, 
Étonné, on reprend le corps à corps 
Continue, le soleil se lève encore 
Tu verras, le jour se lève encore 
Tu verras, le jour se lève encore 
Même si tu ne crois plus à l'aurore 
Tu verras, le jour se lève encore 
Le jour se lève encore 
Le jour se lève encore 
Le jour se lève encore 
Encore 
Encore...

 

 

BARBARA

1993

(https://www.youtube.com/watch?v=FxF8cRwAiLs)

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 09:19
PARIS, VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015 ...

 

 

 

     TEL EST LE FANATISME : C'EST UN MONSTRE SANS COEUR, SANS YEUX ET SANS OREILLES.

IL OSE SE DIRE LE FILS DE LA RELIGION ... 

 

 

 

VOLTAIRE

(Château de Ferney, 9 février 1769)

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 23:05

 

 

 

PATRIMOINES EN DANGER

 

27  NOVEMBRE  2015

 

 

JOURNÉE D'ÉTUDE

AU MUSÉE ROYAL DE MARIEMONT

 

(BELGIQUE)

 

 

PATRIMOINES EN DANGER


     La mise en danger, la mutilation, la destruction ou même l’éradication d’un patrimoine, qu’il soit mobilier, immobilier ou même immatériel, est malheureusement encore beaucoup trop fréquente de nos jours. La presse internationale titre d’ailleurs régulièrement sur le sujet. Cette atteinte à des biens culturels peut être la conséquence d’un conflit armé, d’un choix politique délibéré ou encore le résultat de l’absence de conditions de conservations adéquates. En effet, si nous pensons d’emblée aux patrimoines syriens ou irakiens, il ne faut pas oublier que les témoins historiques de ces cultures, disséminés aux quatre coins du monde, peuvent également être en danger dans les différents endroits où ils sont conservés.
 

     Au cours de cette journée d’étude, le Musée royal de Mariemont, établissement scientifique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, se propose de mettre en avant ces différents patrimoines et en particulier ceux de l’Égypte et du Proche-Orient. Des experts venus de Belgique et de l’étranger apporteront leur témoignage sur ces dangers, qu’ils soient d’ici ou de là-bas et sur ce qu’il est possible de faire pour les éviter.

 

 

 

PROGRAMME

 


10h      Accueil et café
 

10h30 Mot de bienvenue de Marie-Cécile Bruwier, Directrice scientifique, directrice a.i. du Musée royal de Mariemont
 

        Introduction à la journée d’études par Arnaud Quertinmont, Conservateur au Musée royal de Mariemont

 

 

10h45 Jan Tavernier, Professeur à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve
          Elynn Goris, Docteur en Histoire, Art et Archéologie,

 

     "Le patrimoine culturel dans les zones de guerre dans l'antiquité et maintenant"
 

 

11h15 Nicolas Camoisson, Photographe et scénographe
     

     "Norias de Hama, les roues interdites"

 


11h45 Arnaud Quertinmont, Conservateur au Musée royal de Mariemont
 

     "Les obélisques de la Concorde et de New York sont-ils en danger ?"

 


12h15 Henri de Cordes, juriste, Belspo


     "Provenance, expertise et bonne foi : quelles garanties lors de l'acquisition d'une oeuvre d'art ?"

 


12h45-14h      Pause déjeuner
 

 

14h     Marie-Cécile Bruwier, Directrice scientifique, directrice a.i. du Musée royal de Mariemont
 

     "Médiation muséale et protection du patrimoine en Égypte"

 


14h30 Benjamin Goes, Quatrième Président du comité intergouvernemental pour la Protection des biens culturels en cas de conflit armé.
 

     "La protection internationale des biens culturels en cas de conflit armé : défis nationaux et internationaux"

 


15h Mahmoud Ismaïl, Ingénieur-architecte, Docteur en conservation urbaine de l'Université Paris 8

 
     "Le patrimoine urbain des XIXe et XXe siècles : une seconde chance pour le Caire islamique"

 


15h30 Guy Sion, Architecte, Urbaniste, membre du Conseil d’administration du comité belge du Bouclier Bleu


     "Le Bouclier Bleu international et les travaux du Comité belge"

 


16h00 Roland Van der Hoeven, Directeur opérationnel du Musée royal de Mariemont
 

            Synthèses
 

 

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES


Musée royal de Mariemont
Chaussée de Mariemont, 100 – 7140 Morlanwelz – Belgique.

Tél. : 0032 (0) 64 27 37 47
 

Mail : arnaud.quertinmont@musee-mariemont.be.
 

Site Internet du Musée : www.musee-mariemont.be.

 

Prix d’entrée : 10€  - Réservation indispensable
 

Trajet en voiture :
* De Bruxelles : E19, sortie 20 (Feluy), N59 direction Thuin, puis direction Fayt-lez-Manage et Mariemont.

 

* De Liège, Charleroi et Mons : E42, sortie 18bis (Chapelle-lez-Herlaimont), N59 direction Thuin, puis direction Fayt-lez-Manage et Mariemont.

 

Parking aisé à l’extérieur du Domaine, le long de la Drève.

 

***

 

     Merci à toi, Arnaud, de m'avoir permis de relayer sur mon blog et mes pages Facebook tes informations à propos de cette intéressante journée d'étude.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 07:19
SARCOPHAGI - SOUS LES ÉTOILES DE NOUT

À BRUXELLES

À PARTIR DE CE JEUDI

 

ET JUSQU'AU 20 AVRIL 2016 

 

 

 

SARCOPHAGI
SOUS LES ÉTOILES DE NOUT

Les fantastiques secrets des sarcophages 

 

Masque de momie, fin 18e dynastie. Origine inconnue, de l’ancienne collection de Léopold II, bois, lin et stuc, 49x30 cm.

 

MUSÉE DU CINQUANTENAIRE

Parc du Cinquantenaire 10 
B-1000 Bruxelles 

INFORMATIONS :

• Tél. : +32 (0)2 741 72 11 
• Mail : info@mrah.be 
• Site : www.mrah.be 

HORAIRES :

• Du mardi au dimanche de 10h à 17h (la caisse ferme à 16h) 
• Fermé les 1er et 11 novembre, 25 décembre et 1 janvier. 
• Le musée ferme à 14h les 24 et 31 décembre 

TARIFS :

• Tarif normal : 13 € 
• Tarifs réduits : 7 € et 10 € 
• Comprend l’accès aux collections permanentes et à l’expositionDjehoutihotep – 100 ans de fouilles en Égypte 

COMMISSARIAT :

• Luc Delvaux 
• Isabelle Therasse 

CONTACTS PRESSE :

• Denis Perin 
Responsable Communication 
d.perin@mrah.be 
+32 (0)2 741 72 90 


L’éternité. Renaître, tel Osiris, tel le soleil qui, depuis l’origine des temps, revient chaque matin à la vie grâce à la déesse Nout, la voûte céleste : telles étaient les espérances des anciens Égyptiens concernant leur vie après la mort. C’est donc sous le signe de Nout qu’est placée la grande exposition du Musée du Cinquantenaire. Elle retrace l’évolution des rites funéraires de l’Égypte ancienne, de la préhistoire jusqu’à la période gréco-romaine. 

 

 

Cercueil de chat (fragmentaire), Basse Époque. Origine inconnue, ancienne collection Hagemans, bois doré, 38 cm.

Les douze heures de la nuit 

 

L’exposition est divisée en douze salles, chacune d’entre elles symbolisant une des douze heures de la nuit, pendant laquelle le soleil effectue son trajet vers sa résurrection quotidienne. Chaque salle est aménagée autour d’une pièce phare sélectionnée pour la richesse de ses significations religieuses, funéraires et historiques, ou pour ses qualités formelles. Dans une première salle plongée dans la pénombre, les visiteurs sont ainsi accueillis par un groupe de quatre extraordinaires pleureuses en terre cuite, qui les immergent d’emblée dans l’atmosphère des funérailles égyptiennes. La deuxième salle familiarise le visiteur avec tout ce dont le défunt doit disposer dans sa tombe pour avoir accès à la vie éternelle. Plusieurs salles présentent ensuite l’évolution des sarcophages au cours du temps, depuis les simples caisses non décorées de la préhistoire et de l’Ancien empire, jusqu’aux cercueils richement ornés des périodes postérieures. Une salle est également consacrée aux momies ainsi qu’aux intrigants sarcophages d’animaux. 

 

 


Restauration en direct 

Rappelant la Ouâbet (« La Place pure ») dans laquelle les prêtres égyptiens momifiaient les défunts, un laboratoire de restauration vitré est installé au cœur de l’exposition. Une équipe de spécialistes de l’Istituto Europeo del Restauro d’Ischia (Italie) y travaillera en permanence sous les yeux des visiteurs pour y restaurer la série des dix sarcophages et planches de momies appartenant au Musée du Cinquantenaire et provenant de la Deuxième Cachette de Deir el-Bahari. Quels sont les secrets des sarcophages ainsi dévoilés? Environ deux tiers des objets qui sont exposés, parmi lesquels plusieurs sarcophages, n’ont jamais été présentés au public. Ils quittent donc pour la première fois le secret de leurs réserves. Les visiteurs découvriront également dans l’exposition les secrets des passionnantes aventures archéologiques qui ont abouti à la découverte de ces sarcophages. Ils apprendront en outre à décoder les secrets du fonctionnement mythologique d’un sarcophage, dont chaque détail de la décoration possède une signification. 

 

 

Radiographie des momies aux Cliniques universitaires Saint-Luc.

Les secrets des sarcophages 

 

La restauration en direct des sarcophages de Deir el-Bahari dans un laboratoire installé au sein de l’exposition, révèlera les secrets de fabrication de ces œuvres. Enfin, les résultats des examens réalisés aux Cliniques universitaires Saint-Luc seront présentés dans l’exposition, dévoilant aux visiteurs les secrets des momies ainsi étudiées. Depuis le mois d’août, trois séances de scans se sont succédées sur 10 momies humaines et 15 momies animales. Ils fournissent notamment des renseignements sur la durée de vie des individus ainsi que sur leur état de santé au moment de leur décès. Plus globalement, ils enrichissent les sources écrites et iconographiques limitées quant aux pratiques funéraires et gestes techniques exécutés par les embaumeurs lors du processus de momification. 

 

 


• À partir du 6 novembre 2015, les visiteurs pourront également visiter Djehoutihotep – 100 ans de fouilles belges en Égypte. Cette exposition thématique est organisée dans les salles Égypte en collaboration avec la KULeuven et est comprise dans le prix d’entrée de l’exposition « Sarcophages » ou des collections permanentes du Musée. 

 

 

 

Pour une lecture plus aisée :

 

http://www.artaujourdhui.info/a06983-sarcophagi-sous-les-etoiles-de-nout.html

 

Pour une lecture en anglais, avec une iconographie différente :

 

http://www.art-of-the-day.info/a06984-sarcophagi-under-the-stars-of-nut.html 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 07:20
AUTOMNE ...

          Simplement pour partager avec vous, amis visiteurs, mes lectures du moment ...

 

 

     Plus la saison était triste, plus elle était en rapport avec moi : le temps des frimas, en rendant les communications moins faciles, isole les habitants des campagnes : on se sent mieux à l'abri des hommes.

 

     Un caractère moral s'attache aux scènes de l'automne : ces feuilles qui tombent comme nos ans, ces fleurs qui se fanent comme nos heures, ces nuages qui fuient comme nos illusions, cette lumière qui s'affaiblit comme notre intelligence, ce soleil qui se refroidit comme nos amours, ces fleuves qui se glacent comme notre vie, ont des rapports secrets avec nos destinées.

 

     Je voyais avec un plaisir indicible le retour de la saison des tempêtes, le passage des cygnes et des ramiers, le rassemblement des corneilles dans la prairie de l'étang, et leur perchée à l'entrée de la nuit sur les plus hauts chênes du grand Mail. Lorsque le soir élevait une vapeur bleuâtre au carrefour des forêts, que les complaintes ou les lais du vent gémissaient dans les mousses flétries, j'entrais en pleine possession de ma nature. Rencontrais-je quelque laboureur au bout d'un guéret ? je m'arrêtais pour regarder cet homme germé à l'ombre des épis parmi lesquels il devait être moissonné, et qui retournant la terre de sa tombe avec le soc de la charrue, mêlait ses sueurs brûlantes aux pluies glacées de l'automne : le sillon qu'il creusait était le monument destiné à lui survivre. Que faisait à cela mon élégante démone ? Par sa magie, elle me transportait au bord du Nil, me montrait la pyramide égyptienne noyée dans le sable, comme un jour le sillon armoricain caché sous la bruyère : je m'applaudissais d'avoir placé les fables de ma félicité hors du cercle des réalités humaines.

 

 

 

François-René de CHATEAUBRIAND

Mémoires d'Outre-Tombe 

 

Livre troisième, chapitre 12

Lausanne, Éditions Rencontre, 1968

pp. 142-3

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