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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 23:00

 

     Charme profond, magique, dont nous grise

Dans le présent le passé restauré !

 

 

Charles Baudelaire

Un fantôme

 

Les Fleurs du Mal, 41, II,

Le Parfum


  Oeuvres complètes, Paris, Seuil

p. 64 de mon édition de 1968

 

 

 

     Une ultime fois, nous nous retrouvons vous et moi, amis lecteurs, ici en salle 12 bis du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre pour ensemble admirer - le verbe n'est point superlatif ! - d'importants documents du XIXème siècle consacrés à l'histoire du prélèvement par Emile Prisse d'Avennes, en 1843, de la "Chambre des Ancêtres" de Thoutmosis III, initialement sise dans le coin sud-est de la Salle des Fêtes de l'Akh Menou, à l'extrémité de l'axe ouest-est du temple d'Amon-Rê, à Karnak. 


 

Chambre des Ancêtres - Dessin de Prisse

 

     (Dessin  d'Emile Prisse d'Avennes datant de 1843 (BnF, Estampes, Ya 1-148-4), rendant compte de l'état du monument avant son enlèvement, lithographié par Alfred Guesdon et publié par le Moniteur des Arts, 1845, T. II, p. 113, que j'ai pris la liberté de photographier à partir de sa reproduction à la page 54 du Catalogue de l'exposition Visions d'Egypte, à la BnF.) 

 

 

     Dans leur plus grande majorité, ces trésors de papier ont été prêtés par le Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale de France, sise dans le "Quadrilatère Richelieu" (2ème arrondissement) - à n'évidemment pas confondre avec celle, voulue par François Mitterrand, quatre livres symboliquement ouverts sur le monde de la culture, en face de Bercy, dans le 13ème arrondissement de Paris.

 

     A l'intention de ceux qui, parmi notamment mes lecteurs belges, ne seraient pas vraiment familiarisés avec cet important lieu de mémoire parisien, vous me permettrez d'ouvrir ici une petite parenthèse.

     Désigné en toutes lettres sous le vocable de Département des Monnaies, Médailles et Antiques de la Bibliothèque Nationale de France, l'endroit abrite en fait la collection d'objets rares, donc précieux, tels manuscrits, pièces d'orfèvrerie, pierres gravées, monnaies antiques que, sous Philippe Auguste déjà (1165-1223), les rois de France se sont constituée au fil des siècles. De sorte que,  toute proportion gardée, ce "Cabinet du Roi" peut à bon droit se prévaloir du titre de plus ancien musée de France.

     Au XVIIIème siècle, le comte de Caylus, né, excusez du peu, Anne-Claude-Philippe de Pestels de Lévis de Tubières-Grimoard (cela ne s'invente pas !), au demeurant un des grands précurseurs de l'archéologie française, grand collectionneur aussi, rédigea un catalogue de l'ancien fonds : sept volumes furent ainsi édités entre 1752 et 1767. Publication qui, avec le temps, donna naissance à un inventaire complété, augmenté et mis à jour.


     Déménageant du 58 de la rue de Richelieu, la majorité des pièces égyptiennes qui s'y trouvaient réunies prirent, dans le premier quart du XXème siècle, le chemin  vers les quais de Seine, vers le Louvre tout proche ; et parmi elles, la "Chambre des Ancêtres".

     Enfin, pour information, il me reste à rapidement signaler à ce sujet que ce qu'il est maintenant convenu d'appeler à Paris "Quadrilatère Richelieu", en fait le berceau historique de la Bibliothèque nationale de France (BnF), est entré dans une phase de transformations, de rénovations suite aux nombreux espaces laissés libres depuis le départ, en 1998, des collections d'imprimés, de périodiques, de documents visuels et informatiques sur le site François-Mitterrand, dans le 13ème arrondissement.

     Cela permet un redéploiement de ce qui est resté à "Richelieu" : les manuscrits, les estampes, la photographie, les cartes et les plans, les monnaies, les médailles, les objets antiques, ainsi que les départements de la Musique et des Arts du spectacle ; et d'accueillir  aussi les bibliothèques de l'Institut national d'Histoire de l'Art et de l'Ecole nationale des Chartes.

 

      Pour l'heure, il est temps maintenant de revenir au Louvre et à nos manuscrits. Sur le mur à droite de l'entrée, face à celles que, souvenez-vous, nous avons déjà examinées samedi dernier, de nouvelles vitrines titillent ma curiosité, notamment la première d'entre elles, avec d'inestimables souvenirs historiques qui, pour la première fois, ont été exhumés des collections.

 

     Les Archives Modernes (AM) de la BnF conservent en effet dix-neuf lettres ayant la "Chambre des Ancêtres" pour centre d'intérêt. Il s'agit d'une correspondance reçue à l'époque par l'Administration de ce qui était encore appelé Bibliothèque royale : dans ce lot apparaissent des lettres de Prisse d'Avennes et des différents ministères concernant le déroulement de toutes les opérations  - démontage, transport, travaux de présentation et restauration - qui concernent le monument.

 

     Un véritable trésor que ces archives inédites ! Non seulement parce qu'elles permettent de préciser - et donc de reconsidérer - des fait importants de toute cette épopée mais aussi, et ce n'est peut-être pas le moindre de leur intérêt -, parce qu'elles autorisent de relire avec un esprit un peu plus critique la relation - partisane - qu'en fit le propre fils de Prisse, Emile-Maxime. 

 

     Sept de ces lettres capitales s'offrent ainsi à mes yeux embués par l'émotion :

 

-Paris--218---Lettres.jpg

 

j'ai l'impression d'avancer dans un rêve qui me permettrait de remonter le temps, de me trouver au XIXème siècle, dans un des bureaux ministériels parisiens ...


     Je dois m'efforcer un court instant à conserver ma sérénité avant d'enfin pouvoir lire une :

 

* Lettre du 15 juin 1844 émanant du ministre de l'Instruction publique, en réponse à Emile Prisse d'Avennes, à propos de la nécessité de réparer, à Toulon, certaines des caisses endommagées lors du trajet méditerranéen depuis Alexandrie et cela, avant leur départ pour Brest et Le Havre.

 

* Lettre du 6 septembre 1844 du même ministre mais, cette fois, au directeur de la Bibliothèque royale et au ministre de la Marine, aux fins de leur notifier l'arrivée, au Havre, de la corvette de charge l'Adour transportant les 27 précieuses caisses.

 

* Lettre du 21 novembre 1844 dans laquelle le ministre annonce l'acheminement, par erreur, de la cargaison au Musée du Louvre alors qu'incontestablemente Prisse la destinait à la Bibliothèque royale.

 

* Lettre du 7 avril 1845  par laquelle le ministre souhaite que soient achevés le plus rapidement possible les travaux d'aménagement du local destiné à recevoir la chapelle thoutmoside.

 

* Lettre du 15 octobre 1845 adressée par Prisse à M. Naudet, directeur de la Bibliothèque royale : certains blocs nécessitant des mesures d'interventions, de restaurations, le remontage de la chapelle se révèle plus problématique que prévu. De sorte que l'Avesnois propose de réaliser un bas-relief en stuc pour remplacer l'un d'eux trouvé en miettes ; et de dessiner par un trait d'encre toutes les parties manquantes ailleurs. 

 

     Procès-verbal consignant ces propositions fort discutées est rédigé :

 

-Paris--211.jpg

 

 

* Rapport du chimiste Dumas au sujet de la restauration à opérer sur le monument lui-même.

 

* Lettre du 25 octobre 1845 par laquelle le ministre Salvandy annonce sa venue à la Bibliothèque royale en vue de prendre connaissance de la présentation de la "Chambre des Ancêtres".

 

     Tout un périple ainsi renaît devant moi ; et il suffit de quelque peu tourner la tête pour retrouver, là au fond à droite, la matérialité de tout ce qui est ici évoqué par cette précieuse correspondance : la "Chambre des Ancêtres" de Thoutmosis III.

 

     Rêve ou réalité ?

 

Chambre des Ancêtres

 

 

     Une toute dernière table vitrée, avant de quitter les lieux,

 

 

-Paris--222.jpg

 

propose, autour des 4 gravures d'Alfred Guesdon tirées des dessins de Prisse publiés dans L'Illustration et conservées dans les propres archives de Théodule Devéria, à gauche : précisément le dit Journal universel (L'Illustration), ouvert aux pages 245 et 246, du 26 juin 1846, 

 

-Paris--220.jpg

 

où je me régale à parcourir, iconographie à l'appui, un article signé De Paucelier : Chambre des rois. Tableau généalogique des prédéceseurs de Thoutmès III, conservé à la Bibliothèque royale

 

     Et  à droite, datant de 1845, le deuxième tome de la Revue archéologique,

 

-Paris--221.jpg

 

dans laquelle un texte de Prisse d'Avennes en personne, Notice sur la salle des Ancêtres de Thoutmès III déposée à la Bibliothèque royale, nous prouve, si besoin en était encore, que l'archéologue du Nord est véritablement devenu au fil des années un savant de qualité : en effet, il établit des relations entre les noms des souverains de la liste de Karnak et d'autres sources, comme par exemple, un autel conservé au Musée de Leyde, aux Pays-Bas, une inscription rupestre à El Quseir, au bord de la mer Rouge et une stèle de la collection Harris, actuellement conservée au British Museum. 

 

 

     Aussi petite soit-elle, cette salle 12 bis réaménagée pour une bien remarquable exposition qui dura trois mois, dans laquelle j'ai  avec délectation passé tout un avant-midi, m'aura apporté moult détails nouveaux sur Emile Prisse d'Avennes, égyptologue, et sur le monument qu'il offrit à Paris, non seulement par le biais de panneaux muraux didactiques mais, surtout, par la lecture de documents inédits de première main exhumés des archives de la Bibliothèque nationale - plus précisément du Fonds PA, comme on aime à l'appeler là-bas.

 

     Que vouloir de plus, ou de mieux, pour accroître nos connaissances égyptologiques sur semblable vestige, et sur l'homme, exceptionnellement prolixe, qu'il fut ?  Et qui nous permet maintenant à tous, grâce à la prodigieuse manne de renseignements et de documents iconographiques qu'il a ramenée, de rencontrer des monuments à jamais disparus depuis !

 

     J'ai modeste espoir, amis lecteurs, que la visite virtuelle en quatre épisodes qu'à cette première exposition j'ai consacrée, à défaut de vous avoir peut-être enthousiasmés comme je le fus alors, aura au moins quelque peu contribué à peaufiner vos connaissances personnelles sur ce considérable vestige et son inventeur.

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Publié par Richard LEJEUNE - dans Égypte : ô Louvre !
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commentaires

Louvre-passion 03/07/2011 14:47


Grâce à ton article j'apprends que, déjà en 1845, existait la préoccupation de ne pas déformer les oeuvres antiques par des restaurations abusives. Je pensais que cette idée de préservation était
née au XXe siècle.


Richard LEJEUNE 04/07/2011 08:03



     De cet exemple bien précis de refus de restauration abusive parce que, d'après les textes, dans l'esprit de la BnF, il ne faut
malheureusement pas déduire une généralité ...


 


     Mais tu as raison, des règles plus strictes en la matière ont été heureusement mises au point après la Deuxième guerre mondiale ; toutefois,
des divergences de vues existent  toujours, par exemple, entre les pays anglo-saxons et nous.


 


     Sujet délicat que celui-là puisque, régulièrement, quelques accusations sont encore portées par d'aucuns quant à des partis-pris de
restauration : rappelle-toi, en 2010, pour un Véronèse du Louvre ... (Pèlerins d'Emmaüs)


 


     Et sans évoquer des décisions autocrates comme celle prise il y a quelques mois par Berlusconi
concernant une statue en marbre de Mars et Vénus !     



JA 30/06/2011 21:50


Comme quoi certains fantomes (allusion à Baudelaire) nous apportent de fortes et agréables émotions.....
il y a je crois demain une émission consacrée à madame Desroches Noblecourt
a bientôt
JA


Richard LEJEUNE 01/07/2011 10:23



    Tout à fait exact : c'est ce soir sur France 5 à 21, 25 H. et c'est à la place du reportage prévu consacré à Nathalie Baye.



J-P. Silvestre 30/06/2011 19:37


Suite à votre réponse à mon commentaire : Hélas non ! La plupart des habitants ont été expulsés sans ménagements. Mon père avait signé un bail commercial en 1938, juste avant la reprise de
l’immeuble par la BN. Il est resté en procès avec le nouveau proprio pendant trente ans. Ce dernier voulait l’évincer sans bourse déliée. Il a fini par obtenir une indemnité d’éviction juste avant
son soixante dixième anniversaire, au-delà la loi française se serait opposée à son expropriation. D’autres n’ont pas eu cette chance… Il y avait, en bas de l’immeuble, un ’’clicheur’’ ; son
Entreprise travaillait pour la presse. Il s’était installé, précédemment, dans l’immeuble à côté, au n° 2 de la même rue, bâtiment repris par la BN avant le n° 4 - elle rachetait tout dans le
quartier - Avant de le démolir, elle avait proposé un marché au ‘’clicheur’’ : ‘’ Sur votre bail, il n’est pas fait mention d’une chambre de bonne que vous occupez, nous allons vous faire un
nouveau bail l’intégrant, ce qui vous permettra d’obtenir une indemnité plus élevée ‘’ Confiant, le commerçant, un Suédois, avait accepté. Résultat, la BN l’avait viré sans indemnité ! Il n’y avait
pas droit, son bail étant trop récent ! Ensuite, il avait eu le malheur de s’installer dans l’immeuble à côté (au 4) juste avant qu’il soit racheté par la BN. Je ne sais pas s’il a pu négocier son
nouveau départ plus favorablement… Que l’Administration cherche à limiter ses frais est parfaitement justifiable, c’est l’argent du contribuable qui est en jeu. Utiliser des méthodes mafieuses
l’est beaucoup moins…


Richard LEJEUNE 01/07/2011 10:13



Effectivement, oui ...



Alain 30/06/2011 12:32


Je n’ai pas eu les yeux embués comme toi en voyant les lettres que tu nous montres, effectivement lavées par tes larmes…
Cela m’arrive souvent aussi ! Heureux et sensibles êtres humains que l’émotion étreint en face d’objets, oeuvres ou documents en lien avec leur passion.
Merci pour ce compte-rendu détaillé d’un lieu qui, il est vrai, n’attire pas les foules, car moins médiatique que les statues ou autres objets égyptologiques du Louvre.


Richard LEJEUNE 30/06/2011 14:27



     Merci, Alain, de comprendre mon émotion ; cela, toutefois ne m'étonne pas : quand on te lit, que ce soit sur Van Gogh ou sur Vermeer, on est
persuadé que toi aussi as dû maintes et maintes fois frissonner devant telle ou telle toile !


 


     Crois bien que je déplore sincèrement que cet hommage national à Prisse d'Avennes - au Louvre comme à la Bnf - n'ait pas attiré les foules,
même si, comme je pense d'ailleurs l'avoir déjà précisé quelque part, cela m'a arrangé de ne pas être en permanence bousculé par des importuns qui se précipitent de salle en salle pour enfin
admirer LE Scribe (quand ce n'est pas la Joconde ...)


 


     Et tant pis pour ceux qui ne veulent point voir ! J'aurai au moins essayé de les déciller  ...



N@n 29/06/2011 13:49


Régulièrement, je me replonge dans "l'art égyptien" (Ed. L'Aventurine, 2002) pour contempler les superbes dessins de Prisse d'Avennes.
Un régal pour les yeux... Agrémenté maintenant par le plaisir d'en apprendre davantage sur ce personnage important de l'égyptologie, en ta compagnie, cher Richard !

Amitiés et bises ;-)

PS: je ne connais pas "L'Illustration"... Par contre, enfant et ado, j'ai lu de nombreuses pages des "Je sais tout" (que possédait mon grand-père), où j'ai découvert, entre autres, les aventures
d'Arsène Lupin !
N@n


Richard LEJEUNE 29/06/2011 14:39



     Quand on prend conscience - comme ce fut mon cas à Paris ; et comme j'ai essayé d'en faire part ici sur mon blog- du parcours d'Emile Prisse
d'Avennes, je me rends compte, moi en définitive esprit étriqué, vers la seule égyptologie tourné, qu'il fut à même d'exceller en bien des domaines, le dessin n'étant pas un des moindres de ses
talents !


 


     Mutatis Mutandis, je le compare à ces "grands" de la Renaissance capables d'être toujours au sommet de leur art, qu'ils soient de
sculpture, de peinture, d'architecture ...


 


     Le jeune Prisse - sans mauvais jeu de mots ! - était ingénieur hydrographe au tout point de départ ... C'est prodigieux de le retrouver
égyptologue, islamologue, critique d'art ...


Un passionné, dans toute l'acception noble du terme ; finalement, à l'instar de Madame Ch. Desroches Noblecourt !


J'espère d'ailleurs qu'à la rentrée de septembre, la relation que je ferai de l'exposition à la Bnf permettra de plus encore découvrir - si besoin s'avérait -
l'immense éventail de ses talents ...


 


     Comme à ton habitude, tu es extrêmement gentille, Anne : mais toi qui connais bien l'oeuvre de l'Avesnois, mieux que moi probablement avant
de m'intéresser au Papyrus qu'il a ramené à Paris, n'essaie pas de me faire accroire qu'avec ces récents billets sur mon blog tu as encore appris quoi que ce soit le concernant ! 


 


     L'Illustration - comme je l'ai écrit ce matin à notre ami François - ne fait pas partie de la culture dans le paysage belge. Et il
est vrai qu'après en avoir découvert l'existence chez Flaubert, j'avais cru comprendre, sans en voir jamais un seul exemplaire, que c'était un monument journalistique français.


 


     Quant au "Je sais tout" belge auquel tu fais allusion, heureusement que tu as précisé Arsène Lupin, car j'avais tout de suite pensé
à l'encyclopédie éponyme, mais pour enfants celle-là, que notre fille dévora dans son jeune temps ... 


Ce qui n'a évidemment strictement rien à voir ! 



François 28/06/2011 18:34


Ah ! L’Illustration !
Toute mon enfance... Je feuilletais avec délectation les volumes reliés de la bibliothèque du collège, me régalant de ces fameuses illustrations gravées, toute une époque !

Merci pour cette visite, Richard, qui m'en a fait apprendre tant sur PA et l'odyssée de la chambre des ancêtres.

Amicalement !


Richard LEJEUNE 28/06/2011 21:06



     L'"Illustration" - à tout le moins, je ne m'en souviens pas - n'est arrivée jusqu'à nous, ici, en Belgique, avec autant de force
mémorielle que chez vous, Français, que chez toi, François.


 


     C'est uniquement - pour ce qui me concerne ; et je n'en fais donc pas une généralité - au travers des lectures d'Emma - (Bovary, s'entend) -
que j'ai appris, grâce à Flaubert, à connaître cette publication. Mais à vrai dire, elle ne représentait rien pour moi qu'un souvenir littéraire : je n'en avais jamais vu aucun exemplaire
avant  cette exposition au Louvre.


D'où mon émotion ...


 


     Je viens de quelque peu épuiser le Net à son sujet et me suis rendu compte que le tout premier numéro - ô ! symbole, ô ! hasard - parut
l'année où Prisse s'intéressait à la "Chambre des Ancêtres" (1843) ...



FAN 28/06/2011 18:11


Je suis époustouflée des gravures d'Alfred Guesdon tirées des dessins de Prisse!! La perspective est si parfaite!!Merci Richard pour tous les renseignements concernant les lettres BNF où l'on
constate que rien n'a évolué en ce qui concerne la rigidité de l'Administration!!BISOUS FAN


Richard LEJEUNE 28/06/2011 21:10



     Oula ! chère Tifet ! La rigidité de l'Administration ... 


 


     Voilà bien une facette des rapports épistolaires qui ne m'avait point effleuré en parcourant cette correspondance, enfoui que j'étais dans
la seule épopée égyptologique ...



J-P. Silvestre 28/06/2011 17:01


Ca n'a rien à voir avec votre article mais votre évocation du 58 de la rue Richelieu me rapelle des souvenirs. Cet immeuble, la BN, est situé juste devant le square Louvois avec, en face, le
Louvois, un grand hôtel aujourd'hui disparu et deux voies perpendiculaires dont la rue de Louvois. J'ai habité au n°4 de cette rue entre 1945 et 1968 dans un vieil immeuble acquis par la BN. Ses
services juridiques faisaient tout pour exproprier ses habitants au moindre coût afin d'y loger certaines de ses annexes dont l'ACRPP. C'était avant le projet de TGB...


Richard LEJEUNE 28/06/2011 21:14



     Si je vous suis bien, et si j'extrapole un tantinet, Tonton, avec son projet de "Très Grande Bibliothèque", là-bas, à Tolbiac, aurait permis
à des citoyens parisiens d'éviter l'expropriation et de continuer à vivre dans le quartier ...  



etienne 28/06/2011 00:24


bonjour Richard,

votre modeste espoir est exaucé pour ma part!
votre verve littéraire est toujours aussi exquise!
à bientôt!


Richard LEJEUNE 28/06/2011 11:08



Merci Etienne.



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