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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 23:02

 

 

 

     Ma promenade a duré six heures. Je suis entré, en revenant à mon auberge, dans une cour délabrée, aux murs de laquelle sont appliquées des pierres sépulcrales chargées d’inscriptions mutilées. J’ai copié quelques-unes de ces inscriptions.

(...)

Que peut-il y avoir de plus vain ? Je lis sur une pierre les regrets qu’un vivant donnait à un mort ; ce vivant est mort à son tour, et après deux mille ans je viens, moi barbare des Gaules, parmi les ruines de Rome, étudier ces épitaphes dans une retraite abandonnée, moi indifférent à celui qui pleura comme à celui qui fut pleuré, moi qui demain m’éloignerai pour jamais de ces lieux, et qui disparaîtrai bientôt de la terre.

 

 

 

 

François-René de CHATEAUBRIAND

Voyage en Italie

11 décembre 1803

 

Paris, Éditions Payot et rivages Poche, 2015

pp. 52-3

 

 

 

 

  

     Alors que je vous ai expliqué précédemment, amis visiteurs, que grâce aux relevés des membres de l'expédition de l'égyptologue prussien Carl Richard Lepsius en 1843 dans la nécropole d'Abousir, nous savons que moult scènes peintes de la cour hypostyle du mastaba de Fetekti ressortissaient au domaine de la vie quotidienne, comme par exemple, ci- après, celle évoquant les bovins

 

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fetekti3c.jpg

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fetekti3c.jpg

 

 

ou cette autre, dédiée notamment à la viticulture, 

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fetekti1.jpg

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fetekti1.jpg

 

 

c'est, comme je vous l'avais promis au terme de notre dernier rendez-vous, sur les différentes scènes de marché que nous donnent à voir deux des faces du pilier central de cette cour d'entrée que je voudrais aujourd'hui définitivement clôturer notre visite de cette sépulture.

(©  https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fetekti2.jpg)

(© https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fetekti2.jpg)

    

     Ou plutôt, que donnaient à voir car ce fut une des déconvenues des égyptologues tchécoslovaques qui redécouvrirent le mastaba en 1991, après un siècle et demi d'oubli complet, que de constater que bon nombre des peintures reproduites dans les Denkmäler aus Aegypten und Aethiopien, le magistral ouvrage de Lepsius, n'existaient plus : les pluies torrentielles qui chaque année s'engouffraient dans ce vallon avaient irrémédiablement détruit l'oeuvre des "scribes des contours" antiques.

 

     Il faudra donc vous contenter de la planche 96 ci-dessus extraite du tome II de la somme du savant prussien pour ensemble déambuler sur ce marché égyptien.

 

     Les différentes activités figurées ici, je l'ai précisé la semaine dernière, se déploient sur trois registres horizontaux se subdivisant chacun en deux évocations distinctes : bien que celles du niveau supérieur étaient déjà en partie effacées en 1843,

L'ÉGYPTOLOGIE TCHÈQUE : III. LES FOUILLES D' ABOUSIR DURANT LA DERNIÈRE DÉCENNIE DU XXème SIÈCLE - 6. LA TOMBE DE FETEKTI : LES DIFFÉRENTES PARTIES DE LA SCÈNE DE MARCHÉ

 

vous distinguez ici à gauche, - dans la réalité, sur la face ouest du pilier -, un homme debout qui vraisemblablement tend une pièce de tissu à un autre qui se trouve devant lui, un genou posé sur le sol.

 

     Je souligne vraisemblablement dans la mesure où les commentateurs ne sont pas tous d'accord avec cette vision des choses ; pour ma part, j'ai opté pour l'interprétation de l'égyptologue tchèque Miroslav Barta, qui me paraît être, dans son analyse de l'ensemble de ces scènes, celui qui prend le mieux en considération les textes hiéroglyphiques qui les accompagnent ... quand bien évidemment ils ont été préservés.

 

   Selon lui, seuls deux exemples proposant semblable transaction d'un produit textile, seraient actuellement connus. S'interrogeant sur la raison pour laquelle l'un d'eux se trouve précisément dans ce mastaba-ci, le Profeseur Barta rappelle que Fetekti dirigeait un atelier de fabrication textile au service de la Cour et que cette pièce de tissu pourrait constituer une récompense qui lui aurait été accordée.

 

     Pour la petite histoire, j'ai en revanche lu dans un ouvrage qu'ici l'homme debout présenterait plutôt une planche à son vis--à-vis ! Mais comme aucune légende hiéroglyphique permettant de préciser le geste n'a été conservée au-dessus de ce fragment peint, le débat reste pour vous ouvert, quant à votre propre interprétation ...

 

     Ceci posé, si M. Barta est dans le vrai, cela incline à penser, dans un premier temps, qu'il ne s'agirait alors nullement d'une scène de marché ; ensuite, que nous aurions là avec le personnage agenouillé un "portrait" du défunt lui-même.

 

 

     Au registre médian, nettement moins endommagé,

L'ÉGYPTOLOGIE TCHÈQUE : III. LES FOUILLES D' ABOUSIR DURANT LA DERNIÈRE DÉCENNIE DU XXème SIÈCLE - 6. LA TOMBE DE FETEKTI : LES DIFFÉRENTES PARTIES DE LA SCÈNE DE MARCHÉ

 

la scène de droite, - en réalité, sur la face sud du pilier -, relate un échange entre deux hommes mêmement vêtus d'un pagne, celui de gauche, debout, tenant des sandales dans une main, propose toutefois de l'autre un collier de perles à celui assis devant son panier de gâteaux : ayant déjà agrippé le bijou qui semblerait l'intéresser, ce dernier tend une de ses pâtisseries.

 

     Les textes hiéroglyphiques apparents qui encadrent le début de l'échange fournissent l'une ou l'autre précision : ainsi apprenons-nous que l'homme debout se prénomme Iounek mais surtout restituent les propos de chacun : Vois, mon gâteau est suave, dit l'un ; Vois, mes sandales sont solides, rétorque l'autre.

 

     La scène de gauche, - comprenez : sur la face ouest du pilier -, vous donne quant à elle à comprendre deux transactions qui se déroulent en même temps : tout en éviscérant un des poissons de son panier, l'homme assis discute avec une jeune femme à robe longue et cheveux courts portant un coffret sur l'épaule.

     Vous souvenez-vous de la similitude avec le relief existant sur une des parois de la "Chaussée d'Ounas" que je vous avais montré lors de notre précédente rencontre ?

 

     Trop de hiéroglyphes ont disparu sur la droite pour que nous puissions encore reconstituer les dialogues : la dame offre-t-elle le contenu de son fardeau ? Sont-ils en train de négocier le prix des poissons alors qu'elle n'a rien à proposer en échange ?

     Ici aussi, les avis divergent chez les exégètes ...

 

     Tout proche, une autre femme, à cheveux longs cette fois, essaie, selon les inscriptions, de troquer deux bols nemset, contre un vase mesekhet. Faut-il comprendre, par l'attitude de l'homme assis qui maintient son récipient sur le sol alors que la chalande lui tend les siens, que la proposition ne lui paraît pas recevable, partant, que l'échange sera difficile ?

 

 

     Au registre inférieur, incontestablement la partie la moins détériorée de l'ensemble de ces scènes de marché,

L'ÉGYPTOLOGIE TCHÈQUE : III. LES FOUILLES D' ABOUSIR DURANT LA DERNIÈRE DÉCENNIE DU XXème SIÈCLE - 5. LA TOMBE DE FETEKTI : PRÉMICES À LA SCÈNE DE MARCHÉ

 

la scène de droite, - en réalité, sur la face sud du pilier -, relate un échange entre deux hommes mêmement vêtus d'un pagne : celui de gauche, debout, tenant des sandales dans une main, propose toutefois de l'autre un collier de perles à celui assis devant son panier de gâteaux : ayant déjà agrippé le bijou qui semblerait l'intéresser, il présente une de ses pâtisseries.

 

     Les textes hiéroglyphiques apparents qui encadrent le début de l'échange fournissent à la fois l'une ou l'autre précision - ainsi apprenons-nous que l'homme debout se prénomme Iounek -, mais surtout restituent les propos de chacun : Vois, mon gâteau est suave, dit l'un ; Vois, mes sandales sont solides, rétorque l'autre.

 

     La scène de gauche, - comprenez : sur la face ouest du pilier -, quant à elle, nous donne à comprendre deux transactions qui se déroulent en même temps : tout en éviscérant un des poissons de son panier, l'homme assis discute avec une jeune femme à robe longue et cheveux courts portant un caisson sur l'épaule. Trop de hiéroglyphes ont disparu sur la droite pour que nous puissions encore reconstituer les dialogues : la dame offre-t-elle le contenu de son fardeau ? Sont-ils en train de négocier le prix des poissons alors qu'elle n'a rien à proposer en échange ?

     Ici aussi, les avis divergent chez les commentateurs ...

 

     Tout proche, une autre dame, à cheveux longs cette fois, essaie, selon les inscriptions, de troquer deux bols nemset, contre un vase mesekhet. Faut-il comprendre, par l'attitude de l'homme assis qui maintient son récipient sur le sol alors que la chalande lui tend les siens, que la proposition ne lui paraît pas recevable, partant, que l'échange sera difficile ?

 

 

     Au registre inférieur, incontestablement la partie la moins détériorée de l'ensemble de ces scènes peintes,

L'ÉGYPTOLOGIE TCHÈQUE : III. LES FOUILLES D' ABOUSIR DURANT LA DERNIÈRE DÉCENNIE DU XXème SIÈCLE - 5. LA TOMBE DE FETEKTI : PRÉMICES À LA SCÈNE DE MARCHÉ

 

vous voyez, à droite, - c'est-à-dire sur la face sud du pilier -, un producteur installé avec son imposant panier d'osier apparemment rempli de légumes dont on peut distinguer, du côté des deux hommes qui s'approchent, la partie supérieure de jeunes oignons : le premier des acheteurs potentiels, celui qui porte un sac en bandoulière, se présente avec un collier à  échanger, tandis que le second tient en mains deux types distincts d'éventails (ou de chasse-mouches).

 

     Vois cette parure, vois ce beau bijou, vois ces éventails, précisent les textes.

     Laisse-moi voir, répond le paysan en s'emparant du collier, et donne-moi ton prix.

 

 

     A gauche de cette scène, - sur la face ouest du pilier, donc -, deux autres, comme au registre médian, se déroulent en parallèle : la première, plus difficile à analyser parce qu'abîmée au niveau d'une grande partie de la légende hiéroglyphique, nous montre deux hommes dont un seul tient quelque chose dans chacune de ses mains : peut-être des hameçons dans la droite et un papyrus qu'il brandit dans la gauche? 

 

     Tout à côté, une jeune femme en robe longue, cheveux courts et caisson sur l'épaule - serait-ce la même qu'au registre médian ? -,  dont le nom, Minmeret, est cette fois inscrit juste devant les jambes, discute avec un autre poissonnier assis près de son éventaire. Il semblerait, d'après la portion de texte traduisible, qu'elle juge le prix demandé excessif et en appellerait à un certain Ibi, superviseur du marché, afin qu'il tranche leur différend.

 

     Quoiqu'il en soit exactement des analyses que l'on peut - ou ne peut exactement -  déterminer, il n'en demeure pas moins que ces quelques "prises de vues" d'un marché égyptien antique réalisées par un ou plusieurs artistes de l'Ancien Empire, et que Lepsius a eu la bonne idée d'enregistrer dans ses dessins,  restituent parfaitement une ambiance, une réalité sociale qu'en Égypte comme ailleurs nous pouvons encore en partie retrouver à notre époque ...

 

     J'ai même eu, un instant, l'impression d'entendre une voix chaude qui me fredonnait :

 

     J'ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas ce monde émerveillé qui rit et qui s'interpelle le matin au marché :

     Voici pour cent francs du thym de la garrigue, un peu de safran et un kilo de figues.
     Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches ou bien d'abricots ?
     Voici l'estragon et la belle échalote, le joli poisson de la Marie-Charlotte.
     Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande ou bien quelques oeillets ? ...

 

 

 

     Pas vous ??

 

 

 

(Allam : 2008, 133-4 ; Barta : 2001, 75-123 ; ID. : 2005 ³Menu : 2008, 129 ; Montet : 1925, 319-26 ; Peters-Destéract : 2005, 109)

L'ÉGYPTOLOGIE TCHÈQUE : III. LES FOUILLES D' ABOUSIR DURANT LA DERNIÈRE DÉCENNIE DU XXème SIÈCLE - 6. LA TOMBE DE FETEKTI : LES DIFFÉRENTES PARTIES DE LA SCÈNE DE MARCHÉ
 
vous voyez, à droite, - c'est-à-dire sur la face sud du pilier -, un producteur installé avec son imposant panier d'osier apparemment rempli de légumes dont on peut distinguer, du côté des deux hommes qui s'approchent, la partie supérieure de jeunes oignons : le premier des acheteurs potentiels, celui qui porte un sac en bandoulière, se présente avec un collier à  échanger, tandis que le second tient en mains deux types distincts d'éventails (ou de chasse-mouches).

 

     Vois cette parure, vois ce beau bijou, vois ces éventails, précisent les textes.

     Laisse-moi voir, répond le paysan en s'emparant du collier, et donne-moi ton prix.

 

 

     A gauche de cette scène, - sur la face ouest du pilier, donc -, deux autres, comme au registre médian, se déroulent en parallèle : la première, plus difficile à analyser parce qu'abîmée au niveau d'une grande partie de l'inscription hiéroglyphique, nous montre deux hommes dont un seul tient quelque chose dans chacune de ses mains : peut-être des hameçons dans la droite et un papyrus qu'il brandit dans la gauche ? 

 

     Tout à côté, une jeune femme en robe longue, cheveux courts et caisson sur l'épaule - serait-ce la même qu'au registre médian ? -,  dont le nom, Minmeret, est cette fois inscrit juste devant les jambes, discute avec un autre poissonnier assis près de son éventaire. Il semblerait, d'après la portion de signes traduisibles, qu'elle juge le prix demandé excessif et en appellerait à un certain Ibi, superviseur du marché, afin qu'il tranche leur différend.

 

     Quoi qu'il en soit exactement des analyses que l'on peut - ou ne peut exactement -  déterminer, il n'en demeure pas moins que ces quelques "prises de vues" d'un marché égyptien antique réalisées par un ou plusieurs artistes de l'Ancien Empire, et que ceux de l'expédition Lepsius ont eu la bonne idée de reprendre dans leurs dessins, restituent parfaitement une ambiance, une réalité sociale qu'en Égypte comme ailleurs nous pouvons encore en partie comprendre à notre époque ...

 

     J'ai même eu, un instant, l'impression d'entendre une voix chaude, fredonnant :

 

     J'ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas ce monde émerveillé qui rit et qui s'interpelle le matin au marché :

     Voici pour cent francs du thym de la garrigue, un peu de safran et un kilo de figues.
     Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches ou bien d'abricots ?
     Voici l'estragon et la belle échalote, le joli poisson de la Marie-Charlotte.
     Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande ou bien quelques oeillets ? ...

 

 

 

     Et vous, amis visiteurs ??

 

 

 

(Allam : 2008, 133-4 ; Barta : 2001, 75-123 ; ID. : 2005 ³Menu : 2008, 129 ; Montet : 1925, 319-26 ; Peters-Destéract : 2005, 109)

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commentaires

Carole 22/05/2016 22:49

Ces images sont d'une beauté et d'une vie incroyables. Finalement, d'une certaine façon, elles n'ont pas tout à fait disparu. Je vous remercie de nous les offrir ici.

Richard LEJEUNE 23/05/2016 06:28

Effectivement, Carole, les dessins des membres de l'équipe de Lepsius permettant de considérer la beauté de ces scènes nous en pérennisent le souvenir alors que le temps et l'homme ont grandement contribué à leur disparition progressive ...

Christiana 13/05/2016 14:45

Comme je peux comprendre le sentiment de déconvenue des égyptologues tchécoslovaques pour l'avoir éprouvé, à ma toute petite et modeste échelle, lorsque j'avais découvert un site fossilifère intéressant dans l'Aveyron et que revenue quelques années plus tard, il était détruit les agriculteurs... J'en avais été malade! Alors, que dire de ces merveilleuses fresque perdues... Et ce cher romantique François-René! Il a failli m'achever en un gros coup de blues!
Heureusement les scènes de marché sont amusantes et, cerise sur le gâteau suave, avec les dialogues, c'est encore mieux! Une vraie bande dessinée!

Richard LEJEUNE 13/05/2016 17:01

T'achever ? Le Vicomte ??
Coup de blues ?
Mais il ne dit que d'évidentes vérités !

Je te soupçonne, chère Christiana, être un peu surchargée en ce moment.

Et si tel n'était pas le cas, relis Épicure et, surtout sa célébrissime "Lettre à Ménécée".

C'est, je pense, la grande erreur de beaucoup de gens de notre époque : ne pas lire suffisamment les philosophes grecs : nous sommes mortels, Christiana, il n'y a pas à avoir le blues à ce propos !
Il nous faut absolument être conscients que nous allons mourir pour être à même de bien vivre !
Notre finitude - à mon sens, la seule chose dont nous soyons certains, l'unique certitude que nous ayons sur cette terre ! - doit être prise en considération pour profiter pleinement de chaque instant de notre vie ici-bas.
C'est donc en toute connaissance de cause que Chateaubriand s'adonne à ces quelques considérations qui ne sont que vérités premières.
Et c'est de ne pas vouloir en prendre conscience, c'est de faire semblant de croire que nous sommes immortels, c'est de refuser la mort - ne fût-ce que par un vocabulaire détourné qui préfère "partir", "s'en aller" au simple verbe "mourir" qui semble écorcher la bouche de beaucoup -, qui peut nous rendre si démunis, si peu matures devant cette mort refusée !

Mais je m'éloigne de Fetekti et de "son" marché, excuse-moi ...

FAN 13/05/2016 11:04

Merci Richard, les représentations d'un marché sont bien significatives ! chacun vantant la qualité de leur produit! je ne sais si sur les marchés de Provence, on peut y retrouver encore la même faconde, les marchands ne pensent qu'à leur recette, hélas!! Bisous Fan

Cendrine 12/05/2016 12:58

A travers ces "fantômes" colorés, c'est la vie qui s'exprime dans son universalité gourmande, épicurienne, enivrante. J'aime beaucoup les mots de Chateaubriand, leur mélancolie inspirée, leur lucidité magnifique! Je pense bien à vous Richard, grosses bises! Cendrine

Richard LEJEUNE 13/05/2016 08:29

Merci à vous, Cendrine.

Ah ! Chateaubriand ... qu'au-delà de ses conceptions personnelles sur l'histoire ou la religion, il faudrait au moins relire pour son style !

Belle journée et portez-vous bien.

Jean-Pierre 10/05/2016 23:31

Bécaud semble un peu anachronique mais pourquoi pas ! Chateaubriand, lui, paraît bien désabusé...

Richard LEJEUNE 11/05/2016 10:58

Anachronique, nullement, cher Jean-Pierre : n'exprime-t-il pas, en chanson je vous l'accorde mais les mots sont quasiment identiques, les dialogues que l'on peut lire sur les scènes présentées (et traduites) dans mon article ?

Quant à Chateaubriand visitant d'autres ruines que nous, il éprouve le même sentiment du temps qui passe, des souvenirs qui subsistent dans la pierre et de finitude de l'homme.
Propos typiques de la littérature romantique qui fit florès à son époque, certes ; propos relevant également de la philosophie la plus élémentaire depuis la nuit des temps ...

Alain 10/05/2016 08:34

Nous retrouvons cette superbe BD antique qui, malheureusement, a été en partie détruite.
Ces représentations colorées donne le sentiment, fugace, comme dans le texte de Chateaubriand, de retrouver l’ambiance de ces scènes de vie anciennes.
Bravo pour la chanson de Bécaud « Les marchés de Provence » qui correspond parfaitement aux textes qui devaient s’échanger sur ces marchés bigarrés. Nous ressentons la présence de ces hommes et femmes.

Richard LEJEUNE 10/05/2016 08:45

Paroles échangées que, par ailleurs, souviens-toi, tu avais parfaitement pressenties la semaine dernière, Alain, dans le commentaire que tu m'avais adressé !

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