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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 23:00

 

     Si la photographie avait été connue en 1798, nous aurions aujourd'hui des images fidèles d'un bon nombre de tableaux emblématiques, dont la cupidité des Arabes et le vandalisme de certains voyageurs a privé à jamais le monde savant. Pour copier les millions et millions de hiéroglyphes qui couvrent, même à l'extérieur, les grands monuments de Thèbes, de Memphis, de Karnak, etc., il faudrait des vingtaines d'années et des légions de dessinateurs. Avec le daguerréotype, un seul homme pourrait mener à bien cet immense travail.

 

 

Dominique-François ARAGO

 

Rapport sur le daguerréotype ...

Paris, Bachelier, 1839

pp. 27-30.

 

  

Arago François

 

 

     A Paris, à la séance de la Chambre des Députés du 3 juillet 1839, ainsi qu'à l'Académie des Sciences, le 19 août suivant, l'astronome et homme politique français Dominique-François Arago défendit, dans une allocution mémorable, l'invention toute récente de la photographie ou, plus précisément, du daguerréotype, procédé photographique mis au point par Louis Jacques Mandé Daguerre.

 

     Ses arguments - allusion aux dessinateurs qui, dès 1798, accompagnèrent Bonaparte lors de sa Campagne d'Egypte, ainsi qu'à l'égyptologie naissante que le déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion, en 1822, ne pouvait que favoriser -, eurent l'heur de convaincre voyageurs, archéologues et égyptologues de terrain. Et parmi eux, Emile Prisse d'Avennes.

 

     Souvenez-vous, amis lecteurs, nous lui avons emboîté le pas tout ce mois de septembre aux fins d'admirer le talent avec lequel il a calqué, dessiné et peint ou estampé pour rendre le plus exactement compte des monuments qu'il avait croisés sur le sol égyptien, qu'ils fussent antiques ou arabes.

 

     Plus particulièrement lors de son second voyage, de 1858 à 1860, c'est la photographie - à laquelle il ne pouvait rester indifférent - qui retint son attention :  n'était-il pas l'ami proche, au point de donner à son fils le prénom de ce grand précurseur de la photographie en Egypte que fut Maxime Du Camp ? ; n'avait-il pas collaboré à l'élaboration de textes légendant la publication de clichés de l'artiste ? 

 

     Quoiqu'il en soit, pour sa relativement courte nouvelle mission en Egypte, en plus de Willem de Famars Testas que nous avons rencontré à ses côtés mardi dernier, Prisse s'adjoint les services du tout jeune, peu coûteux et pourtant déjà talentueux photographe parisien Edouard Jarrot (1835-1873)

 

     Toutes inédites parce qu'issues du fonds Prisse d'Avennes (Fonds PA) appartenant à la BnF et, plus spécifiquement des documents iconographiques conservés au sein de son Département des Manuscrits, qu'elles n'ont jamais quitté, ce sont quelques-unes de ces oeuvres - qui dépassent, et de loin, leur initial dessein à prétention documentaire -, qu'ici, dans la galerie Mansart où nous déambulons depuis quelques semaines maintenant, sur les cimaises de gauche consacrées à l'Egypte pharaonique et ensuite celles de droite, à l'Egypte arabe, nous allons dans un instant  pouvoir admirer.

 

     Mais avant cela, et sans évidemment avoir la prétention d'esquisser une histoire exhaustive de la photographie et de ses techniques, j'aimerais à grands traits quelque peu en présenter les premiers moments, ne fût-ce que pour préciser certains termes employés dans les cartels de l'exposition comme par exemple papier albuminé, papier salé, papier ciré sec, négatif papier, négatif verre ...

 

     Quand, dans la première moitié du XIXème siècle, des archéologues ou des voyageurs tels Karl Richard Lepsius ou Gérard de Nerval désirèrent utiliser les techniques les plus modernes pour immortaliser les monuments qu'ils rencontraient sur le rives du Nil, c'est tout naturellement vers le daguerréotype que, dans un premier temps, et avec des fortunes diverses, ils se tournèrent : Lepsius, pour ne citer qu'un seul exemple, ne ramena aucune prise de vue dans la mesure où il cassa malencontreusement son matériel.

 

     Car vous vous imaginez sans peine, amis lecteurs, que ce qu'il fallait, en ces temps anciens, emporter d'Europe n'était en rien comparable à nos petits appareils numériques de poche : en effet, le procédé inventé par Daguerre en 1839 consistait à utiliser une chambre obscure posée sur pieds dans laquelle on introduisait une plaque de cuivre recouverte d'une mince couche à base d'iodure d'argent, composé sensible à la lumière.

 

     Après avoir pris la photo - c'est-à-dire après avoir respecté un temps de pause qui pouvait atteindre de très nombreuses minutes -, le daguerréotype était alors placé dans une boîte en bois pour être développé sous les effets de vapeurs de mercure et ainsi donner l'image attendue.

 

     Ce procédé présentait malheureusement plusieurs inconvénients : il coûtait cher, il exigeait une préparation assez longue et difficile qui incombait à celui qui s'en servait, il était fragile dans la mesure où, par exemple, il ne résistait pas à des traces de doigts et, surtout, il n'était pas reproductible. Partant, il ne pouvait être retenu comme type de document pour figurer dans des publications ; de sorte que les premiers ouvrages illustrés consacrés à l'Egypte ne purent proposer de daguerréotypes, mais seulement des gravures réalisées à partir d'eux.

 

     Quelque vingt ans plus tard, quand, pour sa seconde mission en Egypte, Prisse d'Avennes se fit accompagner d'Edouard Jarrot, la technique avait considérablement évolué.

 

     En effet, depuis 1841, l'AnglaisWilliam Henry Fox Talbot (1800-1877) avait mis au point un procédé qui fixait de manière permanente l'image sur du papier albuminé ou du papier salé (et non plus sur des plaques de cuivre) et qui, avantage notoire, permettait de tirer un nombre d'épreuves quasiment illimité. 

 

     Appliquant le procédé négatif-positif à l'origine de toute la photographie moderne, ce calotype - c'est ainsi qu'on le nomme -, qu'utilisa notamment Du Camp lors de son séjour égyptien avec Flaubert, fut lui aussi très vite remplacé. Ainsi, en 1851, quand le Français Gustave Le Gray (1820-1884), met au point un papier ciré sec permettant une meilleure image argentique et des contrastes plus appuyés que ce qu'offrait le calotype.

 

    La même année, c'est à nouveau à un Anglais, Frederick Scott Archer (1813-1857) que l'on doit un autre procédé : il remplace le négatif papier comme support par une plaque de verre : non seulement les images étaient bien plus nettes mais, surtout, elles nécessitaient des temps d'exposition considérablement moins longs. Certes, avant lui, Claude Félix Abel Nièpce de Saint-Victor (1805-1870), lointain parent de ce Joseph Nicéphore Nièpce que l'on considère volontiers comme l'inventeur de la photographie parce qu'en 1822, l'année même où Champollion parvint à déchiffrer les hiéroglyphes - il est des siècles où soufflent de grands esprits ! -, il réalisa la première héliographie, Niepce de Saint-Victor donc avait déjà mis au point un procédé de négatif sur verre à l'albumine, mais sans vraiment l'exploiter à grande échelle.

 

     Le Gray, encore lui, remplacera l'albumine par du collodion, substance découverte en 1847 en milieu chirurgical par un médecin de Boston. Humide, visqueux, le produit qui contenait de l'iodure et du bromure d'argent devait être appliqué de manière régulière sur la plaque de verre afin de la rendre photosensible.

 

     En Egypte où, de 1858 à 1860, il accompagne Prisse d'Avennes, Edouard Jarrot, utilisera tout à la fois des négatifs sur papier ciré et d'autres sur verre au collodion, selon les conditions climatiques du moment sachant que le rendu est différent suivant le degré de chaleur ou de sécheresse de l'air ambiant, mais aussi selon le sujet exigé par son "patron" qui estimait que le négatif papier convenait mieux à certains clichés d'architecture ... Quant aux tirages, il les réalise sur papier salé ou albuminé ; parfois, il joue même sur les contrastes de manière à permettre à Prisse d'ajouter de la couleur, voire de confirmer l'un ou l'autre détail au crayon, comme déjà, rappelez-vous, il le faisait sur ses calques et estampes.

 

     Avec notamment Maxime du Camp, Gustave Le Gray et Edouard Jarrot, la photographie encore naissante s'imposera progressivement en tant que témoin incontournable de l'Histoire, et pas nécessairement qu'égyptienne : Le Gray, pae exemple, deviendra le photographe officiel de la cour de Napoléon III.

 

     Nonobstant, la photographie immortalisant les antiquités des rives du Nil acquiert aussi à cette époque ses lettres de noblesse ; bien d'autres artistes, tous européens, tous professionnels, suivront, qu'il serait ici hors de propos de mentionner.

 

     Vous me permettrez néanmoins d'en épingler trois : Henri et Emile Béchard, deux frères collaborateurs de certains égyptologues - Gaston Maspero, entre autres - qui, à la fin du XIXème siècle, fixèrent pour l'éternité moult monuments de Karnak ; ainsi qu'Antonio Beato, d'origine vénitienne qui, près d'un demi-siècle durant, jusqu'à sa mort en 1906, s'intéressa notamment à Louxor et dont les clichés constituent de nos jours encore l'essentiel des cartes postales vendues là-bas.       

 

 

     Il me semble grand temps maintenant, avant de mettre fin à notre visite de ce samedi, de voir quelques-unes des 150 photographies d'Edouard Jarrot, - évaluation que l'on trouve, rappelez-vous, sous la plume de Prisse en personne.

 

     Pour ce faire, je vous propose d'abord de visionner un court document vidéo : défilent - malheureusement trop vite - différents aspects de cette superbe exposition, au détour desquels vous apercevrez certaines des oeuvres de l'Avesnois.

 

 

     Nous terminerons ensuite avec deux d'entre elles : pour ce qui concerne l'Egypte pharaonique, j'ai choisi de présenter une des cinq qu'il réalisa en mai 1860 du moulage du buste de la statue de Chephren.

 


Jarrot - Moulage du buste de la statue de Chephren

 

 

(Photographie, papier albuminé/négatif verre - Fonds PA, 19-I-3, f. 6 - Catalogue : p. 135)

 

 

 

      Et, pour l'Egypte arabe, celle de la mosquée d'Ibn Touloun flanquée du nouvel hôpital


  Jarrot - Mosquée d'Ibn Touloun avec le nouvel hôpital

 

 

(Photographie retouchée, papier salé/négatif papier - Fonds PA, 25-I-6, f. 7 - Catalogue : p. 126)

 

 

      Si d'aventure vous êtes libres mardi 4 et samedi 8 octobre prochains, deux derniers rendez-vous pourraient nous réunir dans cette Galerie Mansart de la Bibliotèque nationale de France pour découvrir l'ultime partie de l'exposition Visions d'Egypte.

 

     Cela vous tente-t-il ?

 


 

 

( Grimal : 2008 1, 556-8 ; Le Guern : 2001, passim)

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Publié par Richard LEJEUNE - dans L'Égypte en France
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commentaires

christiana 05/10/2011 09:34


Hélas oui... Je ne peux m'en empêcher, j'adore le silence de la nuit quand la maison est calme.


Richard LEJEUNE 05/10/2011 09:46



     C'est un choix de vie qui, s'il vous convient ainsi qu'à vos proches, en vaut bien un autre ...



christiana 04/10/2011 09:55


Je l'avais bien compris et désolée pour les horribles "fôtes d'aurtaugrafe" dans mon commentaire...Pour ma défense, il était presqu'une heure du matin quand j'ai écrit.


Richard LEJEUNE 05/10/2011 07:09



     Vous me semblez effectivement favoriser la nuit pour les commentaires.


En est-il ainsi pour la réalisation de vos oeuvres en général ?



christiana 04/10/2011 00:11


Je souhaite quand même rendre un hommage au pauvre Nicéphore Niepce qui a eu la mauvaise idée de mourir prématurément...
Dès 1818 il s'était lancé dans des recherches sur la fixation des images projetées au fond des chambres obscures
En 1829 il s'associe avec Daguerre.
En 1832 les associés utilisent comme produit photosensible le residu de la distillation de l’essence de lavande et obtiennent de images en moins de 8 heures de temps de pose. Ils nomment leur
nouveau procédé : le Physautotype.

Hélas le 5 juillet 1833 Niépce meurt subitement sans qu’aucune de ses inventions n’aient été reconnues!


Richard LEJEUNE 04/10/2011 08:32



     Quelle excellente initiative, Christiana ! L'une de celles que je n'eus pu prendre de manière à ne pas alourdir davantage mon propos qui ne
visait qu'à associer une petite histoire de la photographie à celle de l'égyptologie et à préciser certains termes des cartels de l'exposition ...


 


     Et vous avez raison, j'aurais pu ajouter oh ... bien des choses en somme ...



TIFET 02/10/2011 18:13


Je suis comme Louvre-Passion, si la photographie a été sans nul doute une formidable invention, j'aime beaucoup revoir les dessins qui ont été faits avant, on peut se représenter les dessinateurs
sur place, avec leur matériel, devant passer certainement beaucoup de temps pour représenter ce qu'ils voient de leurs propres yeux ! un travail admirable !


Richard LEJEUNE 03/10/2011 08:09



     Certes, Tifet, un travail admirable, mais avec la restriction que je viens d'écrire à Louvre-passion ...



Louvre-passion 02/10/2011 17:52


Comme tu le rappelle, la photographie fut une aide précieuse pour les égyptologue. Mais si on se situe avant cette invention je suis toujours étonné de la qualité des relevés "fait à la main", que
ce soit par Prisse ou ces prédécesseurs de l'expédition d'Egypte impulsée par Bonaparte.


Richard LEJEUNE 03/10/2011 08:07



     Entièrement d'accord avec toi, sauf que concernant les artistes dont Bonaparte s'était entouré, dans la mesure où Champollion n'avait pas
encore fourni la clé de la connaissance des hiéroglyphes, maintes erreurs de copie, partant, maintes erreurs textuelles, émaillent leurs dessins, notamment rapportant certains murs de temples
...


Ce qui, conviens-en ne sera jamais le cas d'une photographie !



FAN 01/10/2011 17:40


Très intéressant ce post un peu "technique" mais qui m'a permise de connaître ce jeune talent que fut Edouard Jarrot!! Merci pour les beaux clichés!!! BISOUS FAN


Richard LEJEUNE 02/10/2011 08:04



     J'ai pensé qu'un petit apport "technique" était ici indispensable pour, par exemple, expliquer les quelques ouvrages d'art de l'époque
publiant les premières photographies prises en Egypte ...


 


     Et je vous assure, chère Fan, que j'eus pu être plus prolixe encore ...



JA 01/10/2011 17:02


Je me souviens très bien de la photo de la mosquée avec l'hôpital,le cliché a été retouché par des techniques modernes, c'est bien, il est très beau, comme les autres:les cadrages sont aussi très
bons.

Concernant Edouard JARROT, je l'avoue, je n'avais jamais entendu parler de lui: j'avais observé qu'il était mort jeune, déjà à cette époque l'espérance de vie était courte,mais les voyages dans
d'autres contrées n'arrangeaient rien (idem pour Champollion)
A bientôt
JA


Richard LEJEUNE 02/10/2011 07:59



     Heureux d'avoir pu, grâce à la relation d'une partie de cette exposition Prisse d'Avennes à la BnF, rendre un peu d'aura à la personne
d'Edouard Jarrot ...


Je pense qu'il le mérite grandement. Et qu'il est dommageable, ne fût-ce que pour l'histoire de la photographie naissante, qu'il ne soit pas plus connu, même de ceux
qui rédigent des ouvrages encyclopédiques ou des thèses universitaires.


 


     Mais il est vrai que si Paris, ce printemps, n'avait pas rendu hommage à l'Avesnois en deux lieux prestigieux de la capitale, beaucoup
ignoraient l'immense travail qui avait été le sien en Egypte, voire même son existence à lui aussi ...  



J-P. Silvestre 01/10/2011 16:10


Les découvreurs du 19ème siècle étaient tributaires des inventions d'autres chercheurs - notamment en ce qui concerne la photographie - Ils ont pu se distinguer de leurs prédécesseurs grâce à
l'utilisation qu'ils ont su en faire. A qui doivent-ils leur renommée ? A eux-mêmes ou aux inventeurs des techniques qu'ils ont su mettre en oeuvre ?


Richard LEJEUNE 02/10/2011 07:51



     J'estime que les deux - les inventeurs de génie et les techniciens qui ont appliqué les nouvelles découvertes à leur domaine particulier -
ont droit à notre reconnaissance appuyée.


 


     Peut-être pas, toutefois, dans tous les domaines ...


Je pense évidemment au projet Manhattan qui, partant d'Einstein, passe par Oppenheimer et aboutit finalement à la bombe atomique !



N@n 01/10/2011 10:51


Très tentée de poursuivre la découverte de cette expo sur l'Avesnois, en ta compagnie, cher Richard !

Grand merci de m'avoir remis en mémoire l'histoire des débuts photographiques ;-)
Aurais bien aimé trouvé un site consacré aux clichés de Jarrot... hélas rien (ou du moins pas encore). Par contre, au sujet de Le Gray, parti en exil avec mon cher Dumas, et qui finit sa vie au
Caire, il y en a un: http://expositions.bnf.fr/legray/index.htm

Amitiés et bises,
N@n


Richard LEJEUNE 01/10/2011 14:23



     Je ne puis qu'abonder dans ton sens, chère N@n : on ne peut pas vraiment dire qu'il y a, ici sur le Net, pléthore de documents concernant
Jarrot ! Et hormis quelques annotations à son propos sur le site de la Bnf, l'on trouve très peu de choses.


En outre, tu auras très certainement remarqué lors de tes recherches, que la Bnf elle-même hésite quant au prénom à lui attribuer : celui-ci demeurant incertain,
soit elle favorise "Edouard", soit elle note un mystérieux "A."


Dans le doute, il n'a été retenu - notamment dans le catalogue de l'exposition - que celui d'Edouard, parce que le plus fréquemment attesté ...


 


     Jarrot n'a même pas l'honneur de figurer dans les quelques différents ouvrages traitant de l'histoire de la photographie que j'ai pris soin
de consulter. Et en priorité la célèbre série "Time Life" de mon adolescence qui l'ignore elle aussi complètement.


 


     On sait très peu de choses à son sujet, sinon qu'il était le fils de Pierre Isidore Jarrot qui dirigeait un atelier de photographie rue Vanneau,
à Paris, assez proche du domicile de Prisse d'Avennes. Là, déjà, une filiation qui n'est pas à négliger.


 


     Que Prisse l'avait en réalité engagé par défaut, le photographe prévu initialement pour l'accompagner dans sa seconde mission lui ayant fait faux
bond à la dernière minute.


Par défaut, et parce que son budget ne lui permettait pas de s'offrir les services d'un artiste ayant pignon sur rue.


 


     Maintenant, pourquoi ne pas avoir demandé à son ami Maxime Du Camp reste pour moi un mystère que je résoudrai peut-être en poursuivant la
lecture des "Souvenirs" de ce dernier.


 


     Avec Prisse et de Willem Famars Testas, Jarrot connaît en terre égyptienne un séjour extrêmement épuisant ; il y laisse d'ailleurs quelques
bribes de santé.


 


     Il semblerait que, rentré à Paris, il poursuive ses activités de photographe mais, à ma connaissance, aucune publication n'a vu le jour. De sorte
que les seuls clichés qui soient en notre possession émanent des fonds liés à Prisse, à Paris, et à de Famars Testas, aux Pays-Bas. 


 


     Edouard Jarrot meurt, prématurément, à 38 ans. Et comble de mystère : son acte de décès le mentionne en tant qu'artiste peintre !


 


     C'est probablement pour toutes ces raisons que, toi comme moi, nous n'avons malheureusement trouvé ici sur le Net aucun dossier véritable
concernant ce jeune prodige ...



Nat 01/10/2011 07:33


Magnifique découverte que ce daguerréotype...


Richard LEJEUNE 01/10/2011 14:24



     C'est en effet le début d'une longue et belle histoire ...



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