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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 00:00

 

 

     Parce que du printemps à l'automne 2013, sur ce blog, je vous emmenai, amis visiteurs, aux confins du Delta occidental du Nil, en Alexandrie d'Égypte, dans le but d'abondamment rendre compte de l'exposition que, cette année-là, consacra le Musée royal de Mariemont à la ville créée ex nihilo à la fin du IVème siècle avant notre ère en bordure de la Méditerranée par le fils de Philippe II de Macédoine, Alexandre III, dit "le Grand", (356-323), conquérant grec devenu d'autorité souverain égyptien ; parce qu'à l'automne 2016, après avoir lu l'été l'excellent ouvrage de la romancière d'origine belge Marguerite Yourcenar, j'entamai une série d'articles dédiés à Antinoüs et à son mentor, Hadrien, empereur romain devenu d'autorité souverain égyptien, j'eus l'opportunité d'évoquer cette ville cosmopolite où cohabitèrent, pas toujours cordialement, Grecs, Judéo-chrétiens et Égyptiens d'origine, il m'agréerait ce matin de m'y promener à nouveau avec vous pour y rencontrer quelques musiciens à l'époque où précisément Alexandrie était romaine.

     Cela me permettra, avant les deux semaines de congés belges de Printemps qui se profilent à l'horizon d'ÉgyptoMusée, d'apposer le point final à ces quelques échanges que nous eûmes vous et moi, amis visiteurs, consacrés à la musique égyptienne en général, et à la harpe plus particulièrement.     

 

     Souvenez-vous, le mardi 14 février dernier, je vous avais proposé de découvrir les harpes angulaires, - trigones les nomme-t-on également -, à partir du superbe exemplaire (N 1411) de la première vitrine de la salle 10 du département des Antiquités égyptiennes du Louvre, proposé ici par Ch. Décamps, un des photographes officiels du musée,

 

 

HARPE TRIGONE - Louvre N 1411 (C. Décamps)

 

 

que le cartel date sans autre précision de "Basse Époque", - que je préfère nommer Époque tardive -, alors que les musicologues penchent plutôt pour l'époque gréco-romaine, et plus particulièrement au IIème siècle de notre ère. 

 

     Si à votre admiration je le soumets derechef aujourd'hui, c'est parce que, dans un premier temps, ce type d'instrument exceptionnellement bien conservé constitue une des sources servant de référence incontournable pour une meilleure compréhension de ce que représentait la musique égyptienne bien après que les pharaons autochtones se fussent éteints.

     Dans le même ordre d'idée, à l'encontre de l'abondance des peintures murales de l'Ancien et du Nouvel Empires qui nous ont souvent accompagnés lors de nos précédentes rencontres, peu de sources égyptiennes du Haut-Empire romain restent à notre disposition, hormis, et celles-là, d'autant, sont importantes, les figurines de terre cuite, catégorie dans laquelle, parmi d'autres figurations de musiciens et de musiciennes, les harpistes sont en nombre considérable. J'y reviendrai au terme de notre entretien.

     Et dans un second temps, c'est aussi parce qu'à la différence des harpes cintrées qui ne furent plus vraiment en faveur dans l'Égypte gréco-romaine, la harpe angulaire, pour sa part, non seulement perdura mais aussi conserva sa forme originelle, ainsi que ses mécanismes d'accord : toujours pas de chevilles mais plutôt des cordes et des lanières de tissu ou de papyrus mêlées, que le musicien resserre à son gré.

 

     En Égypte, principalement dans la ville hellénisée d'Alexandrie, réputée dans le monde antique pour abriter un public de passionnés dont la culture musicale était considérée hors du commun, - Dion Cassius dans son Histoire romaine ne rapporte-t-il pas (LXIII, 27) que l'extravagant Néron, craignant de perdre le pouvoir, avait conçu le dessein, lui qui pratiquait la cithare à un haut niveau de passion, de se retirer à Alexandrie pour y terminer sa vie, espérant vivre de son talent en y donnant des récitals ? -, et dont le jugement critique était redoutable, notamment pour ce qui concerne la cithare, c'est au sein des cultes gréco-égyptiens en vigueur à cette époque, - ce qu'il est convenu d'appeler "cultes isiaques" -, ou romains , - essentiellement, souvenez-vous, celui voué à Antinoüs, le favori prématurément mort noyé dans le Nil de l'empereur Hadrien -, que bon nombre de cordophones, harpes angulaires, luths, lyres et cithares, furent employés, entre autres par des confréries de musiciens-artistes de théâtre qui, soit processionnaient pour prester ça et là de petits concerts de rues, soit éprouvaient régulièrement leur virtuosité respective lors de concours.

 

     Et à l'instar des athlètes qui avaient brillé dans certains jeux, nombre d'artistes ayant remporté ces compétitions musicales bénéficièrent de privilèges particuliers, mais aussi d'avantages financiers, - eh oui, déjà en ces temps-là ! - ; ce qui les autorisait à s'exhiber non seulement à travers l'Égypte mais aussi dans maintes cités du monde romain.    

     Ainsi, évoquons à nouveau Hadrien pour épingler l'édit qu'il signa, au IIème siècle de notre ère donc, aux fins d'entériner et de garantir aux artistes de la confrérie de Dionysos celles des libéralités accordées déjà par ses prédécesseurs sur le trône impérial, telles que l'exemption du service militaire, la dispense des services publics obligatoires, l'exonération d'impôts de tous leurs gains aux concours et dans les autres spectacles, le droit de ne limiter leurs mouvements sous nulle autre contrainte, le droit de ne pas être passibles de la peine de mort ...  

(Voir référence BGU dans ma bibliographie infrapaginale.)

 

     Avant de clore cette première partie de notre entretien, j'ajouterai que d'autres documents papyrologiques font état de la perdurance de ces spectacles jusqu'au siècle suivant, ainsi que des largesses impériales qui furent encore prodiguées par Caracalla et les souverains de la famille des Sévères, Septime et Alexandre ...

 

     Terminons maintenant, voulez-vous, en nous tournant, comme promis tout à l'heure, vers l'art de la statuaire alexandrine en terre cuite, parodique et souvent érotique, les instruments à cordes étant évidemment mis à l'honneur en son sein.

 

     Que j'eusse aimé, pour illustrer mon propos, que le site internet du Musée du Louvre en montrât divers exemples. Malheureusement, - oubli, censure délibérée ou, plus vraisemblablement, absence de clichés parce que ces statuettes somnolent dans les réserves non accessibles au public ? -, il vous faudra vous contenter, amis visiteurs, de brèves descriptions de ma part que seule la documentation écrite en ma possession me permet.

 

     La littérature et l'art de la terre cuite de l'époque le confirment, il est de notoriété publique que la satire, l'ironie, l'invective cruelle, - souvenez-vous du "Harpiste dévoyé" -, le goût de la caricature aussi font viscéralement partie de l'idiosyncrasie des Alexandrins. Les temps gréco-romains n'échapperont pas à cette complexion, qui la reprendront à leur compte - combien de représentations de singes assis jouant de la harpe ou de la lyre les musées ne contiennent-ils pas ? -, mais qui l'exploiteront dans un sens plus spécifique encore, ressortissant nettement au domaine de l'érotisme.

 

     L'Alexandrie romaine fut donc friande de figurations de cinocéphales musiciens exhibant un sexe disproportionné en guise de médiator,  - que chez nous, en Belgique, l'on nomme "onglet" -, destiné à gratter les cordes de leur instrument de musique.

     Dans les collections du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre existent une statuette en terre cuite d'un cithariste ithyphallique de 14,2 cm de hauteur, répertoriée sous le numéro d'inventaire E 20661 et une représentation d'une joueuse de cithare, de 9,8 cm, assise sur un énorme phallus (E 20668) : ces deux objets sont parmi tant d'autres répertoriés dans le Catalogue des terres cuites gréco-romaines d'Égypte que l'égyptologue française Françoise Dunand publia en 1990.

 

    Indépendamment de la référence quelque peu obscène de semblables statuettes, il nous faut remarquer, amis visiteurs, que toutes, - qu'elles représentent des humains ou des animaux auxquels un rôle d'humain fut prêté -, impliquent uniquement les instruments à cordes.

     Une explication à cela ? 

 

       Avancer que la culture gréco-romaine, à Alexandrie ou ailleurs, favorisa l'érotisme ?

     Que me répondriez-vous si je vous prouvais - et je le ferai après le congé de printemps, à la mi-avril -, que la sensualité, que la sexualité, qu'un érotisme latent est sous-jacent dans la civilisation égyptienne, et cela, dès le Nouvel Empire ? 

 

     Avancer que, très souvent la langue égyptienne se régalant de double sens et de jeux de mots, au contact de la langue latine apprécia grandement la même amphibologie mâtinée d'un brin de grivoiserie : ainsi si vous comprenez que "neruus" latin nomme la corde de boyau d'une harpe, d'une lyre ou d'une cithare mais aussi le sexe mâle ; si vous admettez aussi que semblable ambiguïté érotique se retrouve dans "tractare" latin, verbe qui définit la manière de toucher les cordes de ces mêmes instruments, que  me répondriez-vous si j'avançais comme début d'explication que les "terracotta" de l'Alexandrie gréco-romaine ne pouvaient, elles aussi, pour ne pas être en reste, que développer une connotation érotique ? Qui ne fut pas, soyez-en convaincus, amis visiteurs, pour  déplaire aux citoyens de l'époque ... 

 

 

     Au terme de ces quelques considérations que je souhaitais partager avec vous pour clore notre dossier dédié à la musique égyptienne, permettez-moi de vous souhaiter à tous d'excellentes vacances de Printemps et de d'ores et déjà vous fixer rendez-vous au mardi 18 avril prochain.

   

     

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

BGU = Berliner Griechische UrkundenPapyrus documentaires grecs des musées égyptiens de Berlin, (Berlin, Neues Museum, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung), BGU VII, 1074. 

 

 

LEWIS  NaphtaliLa mémoire des sables - La vie en Égypte sous la domination romaine, Paris, Armand Colin, 1988, pp. 146-7.

 

 

VANDRIES Christophe, Harpistes, luthistes et citharôdes dans l'Égypte romaine. Remarques sur quelques singularités musicales, dans Revue belge de philologie et d'histoire, Tome 80, Fascicule 1, 2002, Antiquité-Oudheid, pp. 171-98.

(Consultable sur le site "Persée")

 

 

ZIEGLER ChristianeLa musique égyptienne, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1991, p. 16.

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Publié par Richard LEJEUNE - dans RICH'ART
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commentaires

Angeline 22/04/2017 21:05

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog. merci

Carole 14/04/2017 15:56

Les Anciens étaient sans doute moins pudibonds que nous, ou l'étaient autrement.
Et puis l'Egypte n'était-elle pas, Nil obligeant, vouée au culte de la fertilité, sous toutes ses formes ?

Richard LEJEUNE 18/04/2017 07:04

Culte de la fertilité ; culte aussi de l'Au-delà ; tout à fait, oui, Carole.
Quant à la pudibonderie dans nos sociétés contemporaines, il y aurait tellement à écrire en dissertant de pair sur l'hypocrisie ...

le-gout-des-autres 04/04/2017 09:47

Alors que l'érotisme et la sexualité sont des moteurs puissants des civilisations, si lointaines soient elles, j'ai bien peur que la bigoterie nous ramène au Moyen Âge ou le bonheur étant censé n'arriver que de dieu un déclin de la natalité obligea le clergé à se soucier un peu de tout ce que pouvoir avoir d'efficace pour le renouvellement des populations, la découverte de tactu, de visu et de gustu de l'anatomie de ses camarades de jeux.
Merci Mr Lejeune (quelle chance !) de nous le rappeler avec talent.
Hélas, ça fait toucher du doigt le risque que nous courons, si nous n'y prenons garde, de voir petit à petits cachés, si ce n'est interdits, tous ces jeux, ces danses, ces images, ces chants, ces musiques qui ont -du moins à ma connaissance- toujours été une ode à la vie, à l'amour et à la joie.
Même celle qui rit d'avoir échappé cette fois-ci encore à la mort lors des cérémonies funéraires.
Merci.
Je ne vous commente que rarement mais je vous lis depuis des années.

Richard LEJEUNE 04/04/2017 18:45

Merci à vous pour ce pénétrant commentaire et pour la fidélité à ÉgyptoMusée dont il fait état ...
Si les échanges possibles avec mes visiteurs motivent en partie ma volonté de conserver mon blog le plus longtemps possible, la rareté de certains d'entre eux accroît d'autant mon plaisir de découvrir que ce que j'écris peut plaire - ou parfois déplaire -, mais au moins ne laisse pas indifférent.

Cendrine 01/04/2017 13:25

Bonjour Richard,
Nous continuons d'avancer en terre de culture et de passion artistique et je vous adresse un grand MERCI ! Je vous suis volontiers dans la découverte d'objets qui évoquent l'Eros à travers le prisme de la musique et je savoure votre article en compagnie d'un thé agrémenté de délicieuses fleurs de cerisier. La suavité naturelle des arômes s'accorde avec ce voyage fort réussi, voyage en terre musicale à travers lequel palpite le frisson des sens.
Le sujet me fait dire combien je suis inquiète de voir que des associations à caractère religieux, s'efforcent d'annihiler ce qui comporte la moindre allusion érotique en histoire de l'art. Je ne sais si vous avez ces « spécimens » en Belgique mais en France ils sont malheureusement nombreux à militer pour que ce qui parle d'amour et de sexualité disparaisse des bibliothèques et des musées.
Amateurs éclairés et historiens d'art écrivant à ce sujet sont de plus en plus honnis et censurés. Le directeur du musée du Louvre s'est exprimé dans plusieurs reportages, révélant qu'il devient de plus en plus difficile de laisser certaines oeuvres exposées car elles suscitent la violence verbale de plusieurs visiteurs. Il a ajouté qu'il craignait que la violence physique s'ajoute à la violence verbale...
Il y a quelques semaines, une émission culturelle sur France 2 traitant du thème du « pénis dans l'art » a suscité une foule de réactions agressives de la part de téléspectateurs qui ont saisi le CSA avec une myriade de plaintes... Le musée d'Orsay a récemment dû retirer des oeuvres montrant des corps nus et n'oublions pas que ces gens excités par la haine du corps et de la sexualité veulent ouvertement la destruction d'oeuvres qu'ils ont soigneusement listées. Le musée du Louvre reçoit tout les jours des courriers très inquiétants. Orsay également ainsi que nombre de musées de province. Les pouvoirs publics devraient faire plus attention à ce qui est en train de se passer.
Le directeur du musée des Beaux-Arts de Bordeaux est englué dans des procès avec ces associations qui lui demandent de retirer plusieurs oeuvres et il a dit dans un reportage qu'il n'aurait jamais pensé en arriver là mais qu'il était obligé de censurer, la rage au ventre, un certain nombre d'expositions...
Merci encore pour votre article et votre démarche culturelle pleine de générosité, je vous souhaite un beau week-end, bien amicalement !
Cendrine

PS : Comme j'ai publié, en ce premier avril, une nouvelle édition de mon article sur les poissons, je me suis permis de reprendre, en vous citant bien sûr, un commentaire que vous m'aviez envoyé, avec le lien vers votre blog.

Richard LEJEUNE 02/04/2017 09:43

Merci chère Cendrine pour ce commentaire qui, une fois encore, me permet de comprendre que l'Art semble bien en danger.
Et pas seulement, dans les pays musulmans car si, au départ, après avoir lu il n'y a guère, que la visite du président iranien Hassan Rohani au Musée du Capitole, à Rome, avait entraîné, de la part de la direction, la volonté de dissimuler derrière des paravents quelques statues antiques dénudées, j'avais tendance à imputer à l'islamisme intégriste cette dérive culturelle, je me rends aujourd'hui compte, en vous lisant, qu'au sein même de nombre de nos concitoyens européens, la censure reprend tristement et furieusement vigueur.

Bien sincèrement, je vous avoue n'avoir encore rien lu à ce propos pour ce qui concerne nos musées belges : car pourtant, avec les nudités féminines qui fleurissent chez Magritte, Delvaux ou Félicien Rops, par exemple, nous pourrions aussi craindre l'ire des catholiques intégristes ...

FAN 31/03/2017 09:59

Cher Richard, je suis certaine que votre post du 18 Avril nous en apprendra encore plus sur les instruments dits "érotiques" par rapport à ces harpes et autres instruments de musiciens de cette époque où les religions sectaires n'avaient pas encore tempéré les ardeurs des humains!! Bisous Fan

Richard LEJEUNE 31/03/2017 19:55

Merci chère Fan.

Je pense que dès le mardi de la rentrée après les congés belges de Printemps, je vais envisager les sous-entendus érotiques inhérents à certaines scènes peintes dans les tombeaux égyptiens ou dans l'un ou l'autre extrait de la poésie amoureuse du Nouvel Empire, comme je l'ai indiqué avant hier ici même à Alain.
Nonobstant, vous me suggérez judicieusement de, plus tard, revenir sur cette importante connotation que recèle l'emploi de certains instruments de musique autres que ceux que j'ai déjà évoqués ...
Que j'aime ces lectrices et ces lecteurs de mon blog qui, sans vraiment l'imposer, me tracent une certaine voie au sein de laquelle avancer dans mes recherches ...

Alain 29/03/2017 12:19

Que voilà un thème qui mérite bien quelques vacances pour le cogiter : « Que me répondriez-vous si je vous prouvais - et je le ferai après le congé de printemps, à la mi-avril -, que la sensualité, que la sexualité, qu'un érotisme latent est sous-jacent dans la civilisation égyptienne, et cela, dès le Nouvel Empire ? »
L’érotisme a toujours existé puisqu’il fait partie de l’aventure humaine. L’art, dès ses débuts, s’en est emparé puisque l’on voit déjà dans la grotte de Lascaux, le seul homme au milieu des animaux, dessiné avec une tête d’oiseau et un sexe en érection, étendu devant un bison blessé. Je ne doute donc guère que la civilisation égyptienne, surtout à l’époque gréco-romaine, l’ait brillamment représenté sous des formes diverses.
Bonne vacances

Richard LEJEUNE 29/03/2017 17:16

Merci Alain : elles ne pourront qu'être bonnes puisque déjà quelques nouveaux ouvrages sont prêts à être dévorés !

Tu as entièrement raison : la sensualité, la sexualité et l'érotisme ont toujours fait partie de la nature humaine ...que certaines religions, - dont la judéo-chrétienne -, ont le plus souvent essayé d'occulter, quand ce n'est pas de franchement brider, voire interdire !
Ce qu'après les vacances, je souhaite démontrer dans l'un ou l'autre article, c'est qu'en Égypte, au Nouvel Empire notamment, les connotations sensuelles ou sexuelles ne sont nullement étalées au grand jour, mais ne sont compréhensibles, "visibles", que quand l'on possède les clés permettant de les décoder ...

christiana 28/03/2017 10:11

Les harpes angulaires, trigones... est-ce que la forme de ces harpes a été choisie pour être fonctionnelle ou est-ce une forme symbolique chère aux Égyptiens, à l'instar des pyramides?

Il existe au musée de Naples, un cabinet secret des oeuvres érotiques de Pompei, que l'on peut visiter à certaines heures, depuis seulement une dizaine d'années et qui contient de ces musiciens qui exhibent un sexe disproportionné en guise de médiator.

Richard LEJEUNE 28/03/2017 10:34

Je pense que la forme et le format furent choisis pour leur fonctionnalité : possibilité de marcher dans les rues avec ce type d'instrument ; ce qui n'était évidemment pas le cas avec celles que nous avions vues posant sur le sol, beaucoup plus grandes, beaucoup moins manipulables.
Merci pour le renseignement, Christiana : je sais effectivement que certains musées disposent de ce type particulier de terres cuites, mais sans connaître exactement lesquels ...

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